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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la verge d’or de Houghton (solidago houghtonii) au Canada

Résumé technique

Solidago houghtonii

verge d’or de Houghton – Houghton’s goldenrod

Répartition au Canada :

Ontario

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²) au Canada

220 km² [total des alvars occupés par les populations]

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue, mais vraisemblablement stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

0,075 km² (7,5 ha) [total des zones occupées]

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue, mais vraisemblablement stable (maque de surveillance précise pour cette espèce)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Peu probable

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

13

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue pour ces sites, mais les alvars en Ontario sont des habitats très rares qui ont été touchés par le développement et les plantes exotiques

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Plusieurs années

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Nombre estimé à 27 000 individus en floraison, mais en raison de la reproduction asexuée, il existe vraisemblablement moins de genêts que le total estimé de plantes matures.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Vraisemblablement stable

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

s. o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Non, mais quelque peu fragmentée

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Vraisemblablement stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

Non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Zone La Cloche : ~ 9 080
  • Île Cockburn : des centaines
  • Baie Tamarack : ~ 4 500
  • Cabot Head : ~ 12 520

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Activités récréatives (surtout les VTT)
  • Les activités relatives à l’exploitation des carrières peuvent devenir une menace, mais ne semblent pas avoir d’incidence à l’heure actuelle sur les populations.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : Michigan (S3); NY (S1) (20 % des populations historiques aux États-Unis sont disparues)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Inconnue

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Inconnu

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

Une immigration de l’extérieure de la population est-elle possible?

Il est possible que des graines des sites se trouvant dans le nord du Michigan atteignent l’Île Cockburn (zone d’occurrence la plus à l’ouest en Ontario)

Analyse quantitative

s.o.

Statut actuel

COSEPAC : Préoccupante (mai 2005)

Statut et justification de la désignation

Statut : Préoccupante

Code alphanumérique : Répond au critère D2 pour espèce menacée, mais est désignée espèce préoccupante car de nombreux plants se trouvent dans des régions inaccessibles et dans une réserve naturelle provinciale.

Justification de la désignation : Il s’agit d’une espèce endémique des Grands Lacs présente en Ontario à l’extrémité de la péninsule Bruce et dans l’île Manitoulin. Les quelques populations occupent de très petites zones dans ces habitats de type alvar, rares en Ontario, et qui sont menacés par l’extraction d’agrégats, l’utilisation de véhicules récréatifs et l’expansion possibles des plantes nuisibles envahissantes.

Application des critères

  • Critère A (Population globale en déclin) : Données insuffisantes relativement au déclin.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Critère non satisfait, bien que les zones d’occurrence et d’occupation se situent bien au-dessous des limites critiques établissant qu’une espèce est en voie de disparition ou menacée et qu’un déclin de la qualité de l’habitat risque de survenir dans le futur. Toutefois, l’aire de l’espèce n’est probablement pas très fragmentée, malgré la discontinuité des habitats de type alvar, car la dispersion par le vent des fruits permettrait peut-être la recolonisation. De plus, les populations de cette espèce vivace ne subiront probablement pas de fluctuations extrêmes.
  • Critère C (Petite population globale et déclin) : On estime que la taille de la population dépasse fortement la limite maximale de 10 000 individus matures.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Satisfait au critère « menacée » D2 en raison de sa très petite zone d’occupation, qui mesure moins de 1 km², et de la présence de menaces permanentes de disparition d’habitats attribuables à l’exploitation de carrières tous près des sites d’alvar, à la possibilité de l’augmentation de l’usage récréatif des VTT et à la compétition continue par des espèces envahissantes dans les alvars. Néanmoins, il est actuellement préférable de considérer l’espèce comme préoccupante, puisque les risques sont limités et qu’environ les deux tiers de la population totale sont protégés. En effet, près de la moitié de la population se trouve dans la réserve naturelle provinciale du Cap Cabot et un nombre assez important d’individus sont présents dans des endroits relativement inaccessibles.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Données insuffisantes.