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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la verge d’or de Houghton (solidago houghtonii) au Canada

Résumé

Verge d’or de Houghton
Solidago houghtonii

Information sur l’espèce

La verge d’or de Houghton (Solidago houghtonii) mesure entre 30 et 60 cm de hauteur; elle possède de minces tiges glabres rougeâtres pourvues de rosettes basilaires, des feuilles linéaires ainsi qu’une inflorescence aplatie comportant de 5 à 30 capitules jaunes. Les espèces avec lesquelles on peut le plus facilement la confondre sont la verge d’or graminifoliée (Euthamia graminifolia) et la verge d’or d’Ohio (Solidago ohioensis). On croit que la verge d’or de Houghton a évolué à partir d’une hybridation entre le S. ptarmicoides et le S. ohioensis ou entre le S. riddellii et le S. ohioensis.

Répartition

La verge d’or de Houghton est endémique des Grands Lacs et ne se trouve qu’en Ontario, au Michigan et dans l’État de New York. En Ontario, l’espèce est présente dans une zone de 215 km² dans l’île Manitoulin et une aire de 5 km² du cap Cabot dans la péninsule de Bruce.

Habitat

La verge d’or de Houghton pousse dans les pavages calcaires saisonnièrement humides (alvars), les plages de sable calcaires ou les terres humides interdunaires le long du littoral des Grands Lacs. La population de l’Ontario se trouve principalement dans les milieux de type alvar. On possède peu de données sur ses besoins microclimatiques.

Biologie

La biologie de la reproduction et la morphologie florale du Solidago houghtonii ressemblent à celles des autres espèces de Solidago. La floraison se produit sur de 6 p.100 à 31 p.100 des tiges. Les fleurs sont pollinisées par les insectes et semblent être incapables d’autopollinisation. Le taux de mise à fruits et le pouvoir germinatif sont faibles. Le Solidago houghtonii peut également se reproduire végétativement par rhizomes souterrains.

Taille et tendances des populations

On estime à 27 000 le nombre d’individus matures produisant des fleurs au Canada. La zone d’occupation mesure environ 7,4 ha. Les populations semblent stables.

Facteurs limitatifs et menaces

La verge d’or de Houghton se limite aux alvars et aux terres humides interdunaires. L’espèce est principalement menacée par la sécheresse, l’utilisation récréative intense des terrains et l’exploitation de carrières. Les inondations, les espèces envahissantes et l’expansion résidentielle constituent également des menaces éventuelles.

Importance de l’espèce

La verge d’or de Houghton est endémique des Grands Lacs, et sa répartition mondiale est limitée. L’appui du public à sa conservation serait faible, car les verges d’or sont généralement considérées comme des plantes nuisibles.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

L’espèce est désignée « menacée » (threatened) aux États-Unis (classement national) ainsi qu’au Michigan. Sa cote mondiale est G3 et sa cote subnationale pour l’Ontario, S2 (en péril [imperiled]). Au Canada, seule la population du cap Cabot est située dans une aire protégée.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétences, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (Novembre 2004)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Espèce sauvage pour laquelle l'information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

« indéterminé » de 1994 à 1999.

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