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Programme de rétablissement de l'esturgeon blanc (Acipenser transmontanus) au Canada [proposition]

8.6 Population de la rivière Kootenay

La population d'esturgeon blanc de la rivière Kootenay s'étend des chutes Kootenay (État du Montana), à 50 km en aval du réservoir Libby (État de l'Idaho), au réservoir Corra Linn situé en aval, dans le cours inférieur du bras ouest du lac Kootenay (Colombie-Britannique). L'habitat de frai est situé aux États-Unis, alors qu'une bonne partie de l'habitat des adultes et de celui qui est utilisé par les juvéniles pendant la croissance se trouve dans la partie canadienne de la rivière Kootenay et le lac Kootenay (p. ex., delta de la rivière Kootenay et embouchures des affluents). L'habitat des zones humides hors du chenal, plus abondant par le passé qu'à l'heure actuelle, est vraisemblablement précieux pour les premiers stades biologiques. En raison du caractère transfrontalier de la population de la rivière Kootenay, les activités de rétablissement doivent être coordonnées entre plusieurs instances administratives. Il faudra, pour que cette population se rétablisse, que les habitats essentiels soient désignés et gérés de façon coordonnée dans les deux pays.

Les renseignements sur la population d'esturgeon blanc de la rivière Kootenay sont abondants et s'appuient sur de nombreuses années d'étude intensive, mais il y a relativement plus d'information sur les habitats aux États-Unis qu'au Canada. Les habitats les plus fréquentés dans la portion canadienne de l'aire de répartition ont été définis pour tous les stades biologiques; les renseignements à ce sujet sont résumés dans le tableau 17. À mesure que d'autres renseignements seront recueillis, il deviendra possible de peaufiner les désignations de l'habitat essentiel.

Tableau 17. Résumé des renseignements concernant les habitats essentiels de l'esturgeon blanc dans la rivière Kootenay. Une cellule vide signifie que le stade biologique en question n'utilise pas l'habitat de manière régulière. Le tableau comporte deux colonnes principales, de gauche à droite : Emplacement (voir l'aperçu du bassin à la figure 36) et Utilisation confirmée (crochet), soupçonnée (S) ou possible (point d'interrogation) par stade biologique et densité relative (É=élevée, M=moyenne, F=faible, I=inconnue). Cette dernière colonne est subdivisée en sept sous-colonnes qui se lisent comme suit de gauche à droite : Frai, Larves vésiculées/larves après résorption, Juvéniles précoces, Juvéniles tardifs et adultes, Hivernage, Rassemblement dans les haltes migratoires et Évaluation globale. Juste en dessous des en-têtes des colonnes se trouvent quatre rangées qui se lisent comme suit, de gauche à droite :

Rangée 1 : Cours inférieur de la rivière Kootenay, cellule vide, S (I), crochet (M), crochet (M), crochet (M), crochet (M), Essentiel. Rangée 2 : Delta de la rivière Kootenay, cellule vide, point d'interrogation (I), crochet (E), crochet (E), crochet (E), crochet (M), Essentiel. Rangée 3 : Delta de la rivière Duncan sur le lac Kootenay, cellule vide, cellule vide, S (F), crochet (E), crochet (M), crochet (F), Essentiel. Rangée 4 : Delta du ruisseau Crawford sur le lac Kootenay, cellule vide, cellule vide, crochet (F), crochet (E), crochet (M), crochet (F), Essentiel.

Tableau 17. Résumé des renseignements concernant les habitats essentiels de l'esturgeon blanc dans la rivière Kootenay Une cellule vide signifie que le stade biologique en question n'utilise pas l'habitat de manière régulière.
Emplacement
(voir l'aperçu du bassin à la figure 36)
ŒufsLarves vésiculées et larves après résorptionJuvéniles précocesJuvéniles tardifs et adultesHivernageRassemblementÉvaluation globale
Cours inférieur de la rivière Kootenay S (I)√ (M)√ (M)√ (M)√ (M)Essentiel
Delta de la rivière Kootenay ? (I)√ (É)√ (É)√ (É)√ (M)Essentiel
Delta de la rivière Duncan sur le lac Kootenay  S (F)√ (É)√ (M)√ (F)Essentiel
Delta du ruisseau Crawford sur le lac Kootenay  √ (F)√ (M)√ (M)√ (F)Essentiel

Utilisation confirmée (√), soupçonnée (S) ou possible (?) par stade biologique et densité relative (É=élevée, M=moyenne, F=faible, I=inconnue)

8.6.1 Fonctions, caractéristiques et paramètres biophysiques de l'habitat essentiel (population de la rivière Kootenay)

Le tableau 18 résume les fonctions, les caractéristiques et les paramètres de l'habitat essentiel de la population d'esturgeon blanc de la rivière Kootenay.

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Tableau 18. Résumé des fonctions, des caractéristiques, des paramètres et des emplacements de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. La première colonne décrit l'emplacement géographique de l'habitat essentiel, qui englobe les zones du réseau de la rivière Kootenay dans lesquelles réside l'esturgeon blanc. La deuxième colonne indique le stade de développement pendant lequel le poisson utilise chacune des zones de l'habitat essentiel. La troisième colonne précise la fonction que le stade biologique en question accomplit dans chaque zone. La quatrième colonne décrit les caractéristiques particulières de l'habitat essentiel qui permettent cette fonction. La cinquième colonne détaille les paramètres que doivent avoir les différentes caractéristiques de l'habitat essentiel afin d'assurer la fonction biologique nécessaire à la survie et au rétablissement de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. La dernière colonne contient des notes.

Tableau 18. Résumé des fonctions, des caractéristiques, des paramètres et des emplacements de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay.
Lieu géographiqueStade biologiqueFonctionCaractéristique(s)Paramètre(s)Notes
Cours inférieur de la rivière KootenayLarves vésiculéesCroissanceHabitat du chenal principal et hors du chenal de la rivière, morphologie sinueuse

Remous

Habitat riverain

Et disponibilités alimentaires souvent associées à ce qui précède.
  • Gradient faible (moins de 1 %).
  • Substrats fins (limon et sable).
  • Rarement, remous dont la profondeur dépasse 20 m.
  • Habitat de berges hautes et forêts de peupliers deltoïdes.
  • Source de beaucoup d'invertébrés et de poissons benthiques (c.-à-d. saumon rouge, ménomini de montagnes, méné deux-barres)
Les larves vésiculées et les larves après résorption sont seulement soupçonnées d'utiliser cette zone.

Les complexes de milieux humides (inondés en saison avant le bassin de retenue et l'exploitation du barrage Libby) ont peut-être par le passé joué un rôle important pour l'esturgeon, à la fois directement en tant qu'habitat et en raison de leur contribution à la productivité de la rivière.

L'étendue aréale est une élévation de 533 m dans la rivière Kootenay depuis son delta (limite définie par le train ferroviaire du CP près du km fluvial 122) en allant vers l'amont jusqu'au km fluvial 132,5.

Zone très utilisée toute l'année.
Larves après résorptionCroissance
Alimentation
Juvéniles précocesCroissance
Alimentation
Juvéniles tardifs et adultesAlimentation
Hivernage
AdultesRassemblement
Delta de la rivière KootenayJuvéniles précocesCroissance
Alimentation
Zone de sédimentation importante1

Et disponibilités alimentaires souvent associées à ce qui précède.
  • Substrats fins
  • Source de beaucoup d'invertébrés et de poissons benthiques (c.-à-d. saumon rouge, ménomini de montagnes, méné deux-barres)
  • Les températures élevées, qui s'expliquent par une zone littorale importante d'eaux peu profondes, sont optimales pendant l'été pour la croissance de tous les stades biologiques.
Il n'y a pas de données sur l'utilisation de cette zone par les larves vésiculées et les larves après résorption.

La proximité de frayères en aval, aux États-Unis, contribue à l'importance de cet habitat.

L'étendue aréale va d'une élévation de 533 m à l'extrémité sud du lac Kootenay à une profondeur de 100 m (la transition du delta sédimentaire au fond normal du lac). Cette zone inclut la rivière Kootenay en aval du train ferroviaire du CP près du km fluvial 122.

Zone très utilisée toute l'année.
Juvéniles tardifs et adultesAlimentation
Hivernage
AdultesRassemblementCaractéristique(s) non confirmée(s)
(confluent)
  • Avant la période de frai, qui a lieu aux États-Unis, commence à la mi-mars lorsque les températures quotidiennes moyennes avoisinent les 4 à 6 ºC.
  • Substrats fins
  • Source de beaucoup d'invertébrés et de poissons benthiques (c.-à-d. saumon rouge, ménomini de montagnes, méné deux-barres)
Delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayJuvéniles tardifs et adultesAlimentationDisponibilités alimentaires souvent liées aux :

Baies à l'embouchure des ruisseaux
  • Aliments en abondance, comme le saumon rouge, le ménomini de montagnes et Mysis relicta; en particulier les rassemblements de saumons rouges à l'embouchure des ruisseaux
  • Les températures élevées, qui s'expliquent par une zone littorale importante d'eaux peu profondes, sont optimales pendant l'été pour la croissance de tous les stades biologiques.
Les juvéniles sont seulement soupçonnés d'utiliser cette zone.

L'étendue aréale va d'une élévation de 533 m à l'extrémité sud du lac Kootenay à une profondeur de 100 m (la transition du delta sédimentaire au fond normal du lac).

Grande utilisation toute l'année
HivernageZone de sédimentation importante1
  • Substrats fins
  • Source importante d'invertébrés benthiques ou de poissons benthiques
AdultesRassemblementCaractéristique(s) non confirmée(s)
(confluent)
  • Avant la période de frai, qui a lieu aux États-Unis, commence au milieu de l'hiver
Delta du ruisseau Crawford sur le lac KootenayJuvéniles précocesCroissance
Alimentation
Zone de sédimentation importante1

Baies à l'embouchure des ruisseaux

Et disponibilités alimentaires souvent associées à ce qui précède.
  • Abondance d'aliments, comme le saumon rouge et le ménomini de montagnes
  • Source de beaucoup d'invertébrés benthiques.
  • Substrats fins
  • Les températures élevées, qui s'expliquent par une zone littorale importante d'eaux peu profondes, sont optimales pendant l'été pour la croissance de tous les stades biologiques.
L'étendue aréale va d'une élévation de 533 m à l'extrémité sud du lac Kootenay à une profondeur de 100 m (la transition du delta sédimentaire au fond normal du lac).

Utilisation toute l'année.

Les aires d'alimentation sont peut-être utilisées toute l'année; elles le sont surtout d'août à octobre.
Juvéniles tardifs et adultesAlimentation
Hivernage

1 Zone de sédimentation – En général, zone où la vitesse est faible et où les poissons peuvent se reposer et les espèces de proies se rassembler; souvent à proximité étroite du confluent avec d'autres plans d'eau qui donnent accès à des sources d'aliments supplémentaires.

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8.6.2 Désignation géographique de l'habitat essentiel de la population de la rivière Kootenay

Les emplacements suivants des fonctions, des caractéristiques et des paramètres de l'habitat essentiel ont été désignés à l'aide de la méthode basée sur une parcelle d'habitat essentiel.

Figure 36. Carte du lac Kootenay et de certaines sections de la rivière Kootenay montrant l'emplacement des habitats essentiels. L'habitat essentiel englobe les composantes et les attributs de l'habitat que l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay utilise pour accomplir ses fonctions biologiques. Quatre emplacements situés entre le ruisseau Meadow et Creston sont représentés sur la carte : delta de la rivière Duncan, delta du ruisseau Crawford, delta de la rivière Kootenay et rivière Kootenay. Les coordonnées des limites des différentes points des limites des habitats essentiels sont données dans le tableau 19. L'échelle et la légende de la carte sont indiquées. Un encart montre que les emplacements sont situés surtout dans le bassin de la rivière Kootenay en Colombie-Britannique. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure 36. Carte de référence de l'emplacement des habitats essentiels de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay.
Carte

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Figure 37. Carte d'une section de la rivière Kootenay, en Colombie-Britannique, montrant l'emplacement des habitats essentiels dans le delta de la rivière Kootenay et le cours inférieur de la rivière Kootenay. La carte représente deux polygones qui ont été désignés comme habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. Dans les polygones ainsi désignés, l'habitat essentiel englobe les composantes et les attributs de l'habitat que l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay utilise pour accomplir ses fonctions biologiques. Les coordonnées des limites des différentes pointes des polygones sont données dans le tableau 19. Les codes utilisés dans le tableau 19 pour désigner l'habitat essentiel dans le polygone sont également reportés sur la carte du delta de la rivière Kootenay et du cours inférieur de la rivière Kootenay. L'échelle (au 1:75 000) et la légende de la carte sont indiquées. Un encart montre que les emplacements sont situés surtout dans la région de Kootenay en Colombie-Britannique. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure 37. Carte de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay : delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière Kootenay.Carte

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Figure 38. Carte d'une section du lac Kootenay, en Colombie-Britannique, montrant l'emplacement de l'habitat essentiel dans le delta de la rivière Duncan, sur le lac Kootenay. La carte représente un polygone qui a été désigné comme habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. Dans le polygone ainsi désigné, l'habitat essentiel englobe les composantes et les attributs de l'habitat que l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay utilise pour accomplir ses fonctions biologiques. Les coordonnées des limites des différentes pointes du polygone sont données dans le tableau 19. Les codes utilisés dans le tableau 19 pour désigner l'habitat essentiel dans le polygone sont également reportés sur la carte du delta de la rivière Duncan, sur le lac Kootenay. L'échelle (au 1:18 000) et la légende de la carte sont indiquées. Un encart montre que les emplacements sont situés surtout dans la région de Kootenay en Colombie-Britannique. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure 38. Carte de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay : delta de la rivière Duncan sur le lac Kootenay.Carte

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Figure 39. Carte d'une section du lac Kootenay, en Colombie-Britannique, montrant l'emplacement de l'habitat essentiel dans le delta du ruisseau Crawford, sur le lac Kootenay. La carte représente un polygone qui a été désigné comme habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. Dans le polygone ainsi désigné, l'habitat essentiel englobe les composantes et les attributs de l'habitat que l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay utilise pour accomplir ses fonctions biologiques. Les coordonnées des limites des différentes pointes du polygone sont données dans le tableau 19. Les codes utilisés dans le tableau 19 pour désigner l'habitat essentiel dans le polygone sont également reportés sur la carte du delta du ruisseau Crawford, sur le lac Kootenay. L'échelle (au 1:30 000) et la légende de la carte sont indiquées. Un encart montre que les emplacements sont situés surtout dans la région de Kootenay en Colombie-Britannique. Sur la carte, le Nord est représenté vers le haut.

Figure 39. Carte de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay : delta du ruisseau Crawford sur le lac Kootenay. Carte

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Tableau 19. Coordonnées géographiques des zones de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay. La note de bas de tableau qui correspond au mot « coordonnées » dans la phrase précédente se lit comme suit : La numérisation a été faite à partir de diverses orthophotographies fournies par Pêches et Océans Canada. La résolution des différentes orthophotographies variait considérablement (la taille des cellules allait de 0,2 m à 24 m). Il faudra en tenir compte lorsqu'on évaluera l'exactitude des coordonnées associées à ces points. Pour ce qui est des coordonnées géographiques des points situés sur le périmètre mouillé, cette limite est censée représenter la laisse annuelle des hautes eaux (Hatfield et al. 2012), à moins d'indication contraire pour la population de la rivière Kootenay lorsque l'étendue aréale va d'une élévation de 533 m à l'extrémité sud du lac Kootenay à une profondeur de 100 m (la transition du delta sédimentaire au fond normal du lac). Cette zone inclut la rivière Kootenay en aval du train ferroviaire du CP près du km fluvial 122. Note : dans la rivière Kootenay, on situe les emplacements en comptant les « kilomètres fluviaux » à partir de l'embouchure du fleuve (km fluvial 0) vers l'amont jusqu'à sa source.

Le tableau comporte les huit colonnes suivantes, de gauche à droite : Nom de l'habitat essentiel, Code des coordonnées, Plan d'eau, Kilomètre fluvial, Latitude (DD), Longitude (DD), Latitude (DMS) et Longitude (DMS). DD signifie degrés décimaux et DMS degrés, minutes, secondes. Juste en dessous des en-têtes des colonnes se trouvent 12 rangées. Quatre rangées correspondent à la zone Kootenay - delta du ruisseau Crawford sur le lac Kootenay, quatre à la zone Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac Kootenay et quatre à la zone Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière Kootenay.

Tableau 19. Coordonnées géographiques14 des zones de l'habitat essentiel de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay
Nom de l'habitat essentielCode des coordonnéesPlan d'eauKilomètre fluvialLatitude (DD)Longitude (DD)Latitude (DMS)Longitude (DMS)
Kootenay - delta du ruisseau Crawford sur le lac KootenayKr-CCD1Lac Kootenay 49,623-116,79149° 37' 24" N116° 47' 27" O
Kootenay - delta du ruisseau Crawford sur le lac KootenayKr-CCD2Lac Kootenay 49,625-116,80649° 37' 30" N116° 48' 22" O
Kootenay - delta du ruisseau Crawford sur le lac KootenayKr-CCD3Lac Kootenay 49,663-116,82849° 39' 46" N116° 49' 39" O
Kootenay - delta du ruisseau Crawford sur le lac KootenayKr-CCD4Lac Kootenay 49,666-116,81149° 39' 57" N116° 48' 40" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL1Kootenay Lake 50,166-116,92350° 9' 58" N116° 55' 22" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL2Kootenay Lake 50, 166-116, 92850° 9' 57" N116° 55' 40" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL3Kootenay Lake 50,167-116, 92950° 10' 2" N116° 55' 46" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL4Kootenay Lake 50, 166-116, 93150° 9' 58" N116° 55' 51" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL5Kootenay Lake 50,167-116,93550° 9' 59" N116° 56' 7" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL6Kootenay Lake 50,166-116,94050° 9' 58" N116° 56' 23" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL7Kootenay Lake 50,166-116,94450° 9' 57" N116° 56' 38" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL8Kootenay Lake 50,165-116,94550° 9' 53" N116° 56' 43" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL9Kootenay Lake 50,162-116,94550° 9' 44" N116° 56' 44" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL10Kootenay Lake 50,160-116,95250° 9' 37" N116° 57' 6" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL11Kootenay Lake 50,159-116,95850° 9' 33" N116° 57' 28" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL12Kootenay Lake 50,167-116,95750° 10' 2" N116° 57' 27" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL13Kootenay Lake 50,171-116,94750° 10' 14" N116° 56' 49" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL14Kootenay Lake 50,172-116,94050° 10' 17" N116° 56' 24" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL15Kootenay Lake 50,174-116,93650° 10' 25" N116° 56' 8" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL16Kootenay Lake 50,174-116,93450° 10' 25" N116° 56' 3" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL17Kootenay Lake 50,172-116,93450° 10' 21" N116° 56' 3" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL18Kootenay Lake 50,173-116,92850° 10' 24" N116° 55' 42" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL19Kootenay Lake 50,174-116,92950° 10' 27" N116° 55' 45" O
Kootenay - delta de la rivière Duncan sur le lac KootenayKr-DDKL20Kootenay Lake 50,175-116,92650° 10' 29" N116° 55' 34" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD1Lower Kootenay River122,049,187-116,63049° 11' 11" N116° 37' 48" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD2Lower Kootenay River122,049,185-116,62949° 11' 6" N116° 37' 45" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD3Kootenay Lake132,549,258-116,70349° 15' 29" N116° 42' 12" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD4Kootenay Lake0,049, 264-116, 70049° 15' 50" N116° 42' 0" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD5Kootenay Lake0,049,271-116,69649° 16' 16" N116° 41' 46" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD6Kootenay Lake0,049,276-116,69249° 16' 35" N116° 41' 31" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD7Kootenay Lake0,049,279-116,68649° 16' 44" N116° 41' 10" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD8Kootenay Lake0,049,279-116,68149° 16' 46" N116° 40' 52" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD9Kootenay Lake0,049,281-116,67749° 16' 52" N116° 40' 38" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD10Kootenay Lake0,049,289-116,67549° 17' 21" N116° 40' 31" O
Kootenay - delta de la rivière Kootenay et cours inférieur de la rivière KootenayKr-KRD11Kootenay Lake132,549,301-116,66449° 18' 2" N116° 39' 50" O

8.7 Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel

En vertu de la LEP, la protection de l'habitat essentiel contre la destruction doit être assurée légalement dans un délai de 180 jours suivant la désignation de cet habitat dans un programme de rétablissement ou un plan d'action. En ce qui concerne l'esturgeon blanc, cette protection sera probablement assurée au moyen d'un arrêté ministériel pris en application des paragraphes 58(4) et 58(5) de la LEP, qui interdira la destruction de l'habitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) de la LEP. Il est important de rappeler que l'habitat essentiel peut être détruit par des activités réalisées à l'intérieur et à l'extérieur de son étendue géographique.

Les activités décrites dans cette section ne sont ni exhaustives, ni exclusives; elles ont été retenues en fonction des menaces décrites dans la section 4 (Menaces). L'absence d'une activité humaine donnée ne modifie en rien la capacité du Ministère de la réglementer en vertu de la LEP. De plus, l'inclusion d'une activité n'entraîne pas nécessairement son interdiction. L'interdiction de détruire l'habitat essentiel s'applique si un décret de protection de l'habitat essentiel est pris. Par ailleurs, les activités qui ont un impact sur l'habitat essentiel, mais n'entraînent pas sa destruction, ne sont pas interdites. Étant donné que l'utilisation de l'habitat varie souvent dans le temps, chaque activité est évaluée au cas par cas et des mesures d'atténuation propres à chacun des sites sont prises, lorsque c'est possible et que ces mesures sont fiables. Dans tous les cas où il existe de l'information, des seuils et des limites sont associés aux paramètres, ce qui permet de mieux orienter la prise de décisions en matière de gestion et de réglementation. Cependant, dans de nombreux cas, la connaissance d'une espèce et de son habitat essentiel peut faire défaut. Il y a en particulier peu de renseignements sur les seuils de tolérance d'une espèce ou d'un habitat aux perturbations causées par l'activité humaine; il faut donc en obtenir.

Les menaces connues pesant sur l'habitat essentiel de chacune des populations d'esturgeon blanc ont été évaluées, si bien qu'il est possible de fournir des exemples d'activités susceptibles de se solder par la destruction de l'habitat essentiel.

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8.7.1 Population du haut Fraser

Entre autres activités qui pourraient détruire l'habitat essentiel de la population du haut Fraser, il y a celles qui sont effectuées dans le cours d'eau, comme le dragage de gravier ou de sable, les aménagements linéaires, l'aménagement ou la modification des habitats du cours d'eau et des habitats avoisinants, et les utilisations de l'eau et des terres en amont. L'impact cumulatif éventuel de la sédimentation, de la fragmentation de l'habitat et des travaux sur les disponibilités alimentaires est préoccupant. Il y a de plus, en ce qui concerne l'utilisation de l'habitat par les juvéniles, des inconnues qui pourraient rendre ces impacts importants. Il faudra surveiller attentivement les effets sur les fonctions biologiques de l'esturgeon des modifications de l'habitat consécutives à la déforestation par le dendroctone du pin, bien que l'atténuation complète ne soit peut-être pas possible dans ce cas.

Tableau 20. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population du haut Fraser. Ce tableau comporte cinq colonnes qui se lisent comme suit, de gauche à droite : Menace, Activité, Séquence des effets, Fonction touchée et Seuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable; la dernière colonne est subdivisée en deux sous-colonnes : Caractéristique touchée et Paramètre touché. La colonne Menace indique la nature de la menace pour l'habitat essentiel. La colonne Activité indique les différentes activités qui pourraient se traduire par une menace. La colonne Séquence des effets précise les mécanismes qui font qu'une activité donnée crée une menace pour l'habitat essentiel. La colonne Fonction touchée donne la liste des fonctions de l'habitat essentiel qui sont menacées par une activité donnée. Les deux autres colonnes (Caractéristique touchée et Paramètre touché) décrivent les seuils, les plages de valeur et les caractères qualitatifs des caractéristiques et paramètres de l'habitat essentiel qui sont menacés par une activité donnée.

Tableau 20. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population du haut Fraser
MenaceActivitéSéquence des effetsFonction touchéeSeuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable
Caractéristique touchéeParamètre touché
Fragmentation de l'habitat, et perte de quantité et de qualité d'habitat

Modification du régime thermique

Modification de la biocénose
Travaux dans les cours d'eau et aménagement des terres, comme le changement du moment, de la durée et de la fréquence du débit (p. ex., prélèvement d'eau), dragage, installation de matériel ou de structures dans l'eau, enlèvement ou entretien de structures, enlèvement de la végétation, excavation, nivellement

Introduction d'espèces envahissantes (impacts mal compris)
Modification de la température de l'eau : Pourrait entraîner une réduction de l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y inclus celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Modification des habitudes migratoires : Les barrages ou les obstructions peuvent avoir un impact sur les populations de poissons en empêchant la migration normale entre les frayères et les aires de croissance et d'alimentation, et le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent créer des obstacles à la migration.
Déplacement ou isolement des poissons : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place. Les espèces envahissantes peuvent obliger les poissons indigènes à abandonner leur habitat naturel.
Modification des concentrations de sédiments : Érosion accrue des rives, les sols s'accumulent dans les cours d'eau, modifiant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat d'élevage (par suite du remplissage).
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés. Les espèces envahissantes comme les bivalves peuvent modifier la structure actuelle de l'habitat.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique. Les espèces envahissantes peuvent modifier cet équilibre en l'emportant sur les poissons indigènes avec qui elles sont en compétition pour les proies.
Modification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.

Les espèces envahissantes peuvent mieux tolérer les effets des menaces que les espèces indigènes.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. et 4. Caractéristiques pas encore confirmées 2. Disponibilités alimentaires souvent liées aux :

Fosses profondes

Confluents avec une rivière qui fournit un habitat de frai pour le saumon

3. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

Remous

Zones de sédimentation1

 
Profondeur de 2,1 m à 18 m pour toutes les fonctions

1. Paramètre pas encore observé

2. Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés
 
Zones d'attente pour le saumon

Différence de température (gradient) au point de confluence de la rivière et de ses affluents

Corrélation entre l'augmentation de la prédation et la diminution de la turbidité

Fosses profondes où la vitesse est faible

3. Faible vitesse du courant à la fin de l'automne et en hiver; plus grande vitesse à proximité

Le gradient de température élevé entre McGregor et Fraser crée des conditions hydrauliques uniques qui sont avantageuses pour l'esturgeon.

4. Le frai dans la rivière Nechako commence entre la mi-mai et le début de juillet, quand la température journalière moyenne se situe entre 10 et 16 °C

Conditions du débit : branche descendante des crues nivales

Zones où la vitesse du courant est élevée

D'après d'autres emplacements :

Substrats grossiers, allant du gravier aux galets et offrant des espaces interstitiels

La vitesse moyenne de la colonne d'eau dans la plupart des frayères se situe en général entre 0,5 et 2,5 m/sec-1.
Modification des composantes hydrographiques

Fragmentation de l'habitat

Modification du régime thermique
Activités associées à la régulation du débit ou à la dérivation de l'écoulement, p. ex., les activités forestières résultant de la déforestation par le dendroctone du pinModification de la température de l'eau : Pourrait entraîner une réduction de l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y inclus celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés.
Modification des concentrations de sédiments : Érosion accrue des rives, les sols s'accumulent dans les cours d'eau, modifiant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat d'élevage (par suite du remplissage).
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. et 4. Caractéristiques pas encore confirmées

 

2. Disponibilités alimentaires souvent liées aux :

Fosses profondes

Confluents avec une rivière qui fournit un habitat de frai pour le saumon

3. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

Remous

Zones de sédimentation1
 
Profondeur de 2,1 m à 18 m pour toutes les fonctions

1. Paramètre pas encore observé

2. Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés
 
Zones d'attente pour le saumon

Différence de température (gradient) au point de confluence de la rivière et de ses affluents

Corrélation entre l'augmentation de la prédation et la diminution de la turbidité

Fosses profondes où la vitesse est faible

3. Faible vitesse du courant à la fin de l'automne et en hiver; plus grande vitesse à proximité

Le gradient de température élevé entre McGregor et Fraser crée des conditions hydrauliques uniques qui sont avantageuses pour l'esturgeon.

4. Le frai dans la rivière Nechako commence entre la mi-mai et le début de juillet, quand la température journalière moyenne se situe entre 10 et 16 °C

Conditions du débit : branche descendante des crues nivales

Zones où la vitesse du courant est élevée

D'après d'autres emplacements :

Substrats grossiers, allant du gravier aux galets et offrant des espaces interstitiels

La vitesse moyenne de la colonne d'eau dans la plupart des frayères se situe en général entre 0,5 et 2,5 m/sec-1.

¹ Zone de sédimentation : en général, zone où la vitesse est faible et où les poissons peuvent se reposer et les espèces de proies se rassembler; souvent à proximité étroite du confluent avec d'autres plans d'eau, ce qui donne accès à des sources de nourriture supplémentaires.

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8.7.2 Population de la rivière Nechako

Plusieurs activités pourraient détruire l'habitat essentiel dans le réseau de la rivière Nechako. La régulation de la rivière a sans doute eu une grande influence sur la qualité de l'habitat de la frayère, en particulier parce que les débits de pointe ont été supprimés. Du fait de cette suppression, les bancs de gravier sont moins souvent inondés, la végétation a augmenté sur les bancs et les îles et, de façon générale, le substrat du cours d'eau se déplace moins qu'auparavant (d'où une diminution concomitante de la possibilité pour l'esturgeon blanc de l'utiliser). Selon leurs particularités, d'autres activités, comme le dragage de sable et de gravier, les aménagements linéaires, l'aménagement ou la modification des aires riveraines, de la zone littorale ou de la plaine inondable, les utilisations de l'eau et des terres en amont ainsi que les rejets d'effluents de sources ponctuelles et autres, peuvent être préoccupantes pour tous les habitats essentiels du bassin hydrographique.

L'impact cumulatif éventuel de la sédimentation, de la fragmentation de l'habitat et des travaux sur les disponibilités alimentaires est préoccupant. Il y a de plus, en ce qui concerne l'utilisation de l'habitat par les juvéniles, des inconnues qui pourraient rendre ces impacts importants. Il faudra surveiller attentivement les effets sur les fonctions biologiques de l'esturgeon des modifications de l'habitat consécutives à la déforestation par le dendroctone du pin, bien que l'atténuation complète ne soit peut-être pas possible dans ce cas.

Les organismes fédéraux et provinciaux continuent de collaborer avec les installations hydroélectriques pour atténuer les impacts sur l'esturgeon et équilibrer les impacts résiduels dans toute la mesure du possible. Il faut continuer de coopérer et de surveiller les impacts de la régulation de la rivière.

Tableau 21. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population de la rivière Nechako. Ce tableau comporte cinq colonnes qui se lisent comme suit, de gauche à droite : Menace, Activité, Séquence des effets, Fonction touchée et Seuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable; la dernière colonne est subdivisée en deux sous-colonnes : Caractéristique touchée et Paramètre touché. La colonne Menace indique la nature de la menace pour l'habitat essentiel. La colonne Activité indique les différentes activités qui pourraient se traduire par une menace. La colonne Séquence des effets précise les mécanismes qui font qu'une activité donnée crée une menace pour l'habitat essentiel. La colonne Fonction touchée donne la liste des fonctions de l'habitat essentiel qui sont menacées par une activité donnée. Les deux autres colonnes (Caractéristique touchée et Paramètre touché) décrivent les seuils, les plages de valeur et les caractères qualitatifs des caractéristiques et paramètres de l'habitat essentiel qui sont menacés par une activité donnée.

Tableau 21. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population de la rivière Nechako
MenaceActivitéSéquence des effetsFonction touchéeSeuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable
Caractéristique touchéeParamètre touché
Fragmentation de l'habitat, et perte de quantité et de qualité d'habitat

Modification du régime thermique

Modification de la biocénose
Travaux dans les cours d'eau et aménagement des terres, comme le changement du moment, de la durée et de la fréquence du débit (p. ex., prélèvement d'eau), dragage, installation de matériel ou de structures dans l'eau, enlèvement ou entretien de structures, enlèvement de la végétation, excavation, nivellement

Introduction d'espèces envahissantes (impacts mal compris)
Modification de la température de l'eau : Pourrait entraîner une réduction de l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y inclus celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Modification des habitudes migratoires : Les barrages ou les obstructions peuvent avoir un impact sur les populations de poissons en empêchant la migration normale entre les frayères et les aires de croissance et d'alimentation, et le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent créer des obstacles à la migration.
Déplacement ou isolement des poissons : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place. Les espèces envahissantes peuvent obliger les poissons indigènes à abandonner leur habitat naturel.
Modification des concentrations de sédiments : Érosion accrue des rives, les sols s'accumulent dans les cours d'eau, modifiant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat d'élevage (par suite du remplissage).
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés. Les espèces envahissantes comme les bivalves peuvent modifier la structure actuelle de l'habitat.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique. Les espèces envahissantes peuvent modifier cet équilibre en l'emportant sur les poissons indigènes avec qui elles sont en compétition pour les proies.
Modification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.

Les espèces envahissantes peuvent mieux tolérer les effets des menaces que les espèces indigènes.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. et 4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

Aux substrats benthiques qui produisent/fournissent les aliments

Aux fosses et aux zones avoisinantes qui offrent aux poissons des endroits où se nourrir et se reposer

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour le saumon

À un habitat lacustre

3. Fosses profondes

Ruisselets

Remous
1. Des températures de l'eau de 10,6 à 14 oC sont considérées comme convenables pour ce stade biologique dans le réseau de la Nechako.

Les fluctuations rapides du débit et de la température sont considérées comme nuisibles.

Substrat de gravier ou de galets et espaces interstitiels

Les exigences en matière de débit dépendront du site; les détails ne sont pas connus à l'heure actuelle.

Profondeur de 15 cm à 15 m et couvert pour éviter la prédation.

La vitesse optimale de l'eau serait surtout déterminée par sa capacité de maintenir la dépendance envers le site et de limiter la prédation (p. ex., une vitesse supérieure à 0,8 m/sec-1 a été signalée à la frayère de Waneta).

2. Parmi les paramètres importants, il y a ceux qui offrent un abri (p. ex., le substrat, les débris ligneux, la végétation, la turbidité) et entraînent une augmentation des disponibilités alimentaires (p. ex., augmentation de la production d'invertébrés benthiques, apports riverains).

Les substrats non enfouis produisent peut-être plus d'aliments, et offrent peut-être plus de gravier et de galets.

L'augmentation de la vitesse peut avoir un effet négatif sur les substrats et donc sur les ressources alimentaires et l'adéquation de l'habitat.

Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés

Préférence pour les habitats profonds où la vitesse est faible

Différence de température (gradient) au point de confluence de la rivière et de ses affluents.

Échappée convenable de saumons rouges vers le lac
 
Accès à des lacs

3. Profondeur entre 3 et 15 m, sinon les paramètres ne sont pas confirmés

4. Conditions du débit pour le frai – branche descendante des crues nivales

Substrat de gravier ou de galets avec espaces interstitiels; créé et maintenu par les conditions du site
Composantes hydrographiques modifiées

Fragmentation de l'habitat

Turbidité réduite

Modification du régime thermique
Activités liées à la régulation du débit ou à la dérivation de l'écoulement des eaux, p. ex. :

Activités des installations hydroélectriques

Activités forestières consécutives à la déforestation par le dendroctone du pin
Modification de la pression totale du mélange gazeux : Les gaz dissous peuvent devenir sursaturés lorsque l'air est emprisonné dans l'eau et immergé à une profondeur suffisante (p. ex., à la base des évacuateurs de crues associés aux installations hydroélectriques). Au-dessus d'un certain seuil, la pression totale du mélange gazeux peut blesser ou tuer les organismes.
Modification des signaux ou des obstacles thermiques : La température sert souvent de déclencheur du comportement des poissons; c'est le cas, par exemple, pour le comportement reproductif de l'esturgeon. La pollution thermique entraînant une élévation de la température peut changer le moment de la reproduction et la structure des communautés.
Transfert d'espèces entre les bassins hydrographiques : Les canaux de dérivation peuvent favoriser le transfert de l'eau entre les bassins, lequel peut encourager la survenue d'espèces envahissantes ou d'autres organismes aquatiques non indigènes.
Modification de l'accès à l'habitat/migration : Modification de la profondeur de l'eau, du débit ou de la taille du substrat qui perturbe l'accès aux habitats essentiels pour divers processus biologiques, comme le frai et la croissance, dans des populations de poissons données.
Déplacement ou isolement des poissons : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place.
Modification des concentrations de sédiments et d'éléments nutritifs : Les barrages et l'érosion des rives modifient la façon dont les sédiments et les éléments nutritifs s'accumulent dans les cours d'eau, changeant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat de croissance (par suite du remplissage).
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique.
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés. Les espèces envahissantes comme les bivalves peuvent modifier la structure actuelle de l'habitat.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai
1. et 4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

Aux substrats benthiques qui produisent/fournissent les aliments

Aux fosses et aux zones avoisinantes qui offrent aux poissons des endroits où se nourrir et se reposer

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour le saumon

À un habitat lacustre

3. Fosses profondes

Ruisselets

Remous
1. Des températures de l'eau de 10,6 à 14 oC sont considérées comme convenables pour ce stade biologique dans le réseau de la rivière Nechako.

Les fluctuations rapides du débit et de la température sont considérées comme nuisibles.

Substrat de gravier ou de galets et espaces interstitiels

Les exigences en matière de débit dépendront du site; les détails ne sont pas connus à l'heure actuelle.

Profondeur de 15 cm à 15 m et couvert pour éviter la prédation.

La vitesse optimale de l'eau serait surtout déterminée par sa capacité de maintenir la dépendance envers le site et de limiter la prédation (p. ex., une vitesse supérieure à 0,8 m/sec-1 a été signalée à la frayère de Waneta).

2. Parmi les paramètres importants, il y a ceux qui offrent un abri (p. ex., le substrat, les débris ligneux, la végétation, la turbidité) et entraînent une augmentation des disponibilités alimentaires (p. ex., augmentation de la production d'invertébrés benthiques, apports riverains).

Les substrats non enfouis produisent peut-être plus d'aliments, et offrent peut-être plus de gravier et de galets.

L'augmentation de la vitesse peut avoir un effet négatif sur les substrats et donc sur les ressources alimentaires et l'adéquation de l'habitat.

Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés

Préférence pour les habitats profonds où la vitesse est faible

Différence de température (gradient) au point de confluence de la rivière et de ses affluents

Échappée convenable de saumons rouges vers le lac
 
Accès à des lacs

3. Profondeur entre 3 et 15 m, sinon les paramètres ne sont pas confirmés

4. Conditions du débit pour le frai – branche descendante des crues nivales

Substrat de gravier ou de galets avec espaces interstitiels; créé et maintenu par les conditions du site
PollutionRejets de sources ponctuelles et autresModification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Agents pathogènes, vecteurs de maladies et espèces exotiques : Les lieux de gestion des eaux usées peuvent constituer un mécanisme d'introduction et de transport dans le réseau hydrographique d'agents pathogènes et d'autres contaminants qui empêchent les poissons d'utiliser l'habitat.
Modification de la température de l'eau : Pourrait réduire l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y compris celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.(ministère des Forêts,
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. Les contaminants peuvent avoir une incidence sur les disponibilités alimentaires.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. et 4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

Aux substrats benthiques qui produisent/fournissent les aliments

Aux fosses et aux zones avoisinantes qui offrent aux poissons des endroits où se nourrir et se reposer

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour le saumon

À un habitat lacustre

3. Fosses profondes

Ruisselets

Remous
1. Des températures de l'eau allant de 10,6 à 14 oC sont considérées comme convenables pour ce stade biologique dans le réseau de la rivière Nechako.

Les fluctuations rapides du débit et de la température sont considérées comme nuisibles.

Substrat de gravier ou de galets et espaces interstitiels

2. Substrat, débris ligneux, végétation et turbidité qui peuvent entraîner une augmentation des disponibilités alimentaires (p. ex., augmentation de la production d'invertébrés benthiques, apports riverains).

Les substrats non enfouis produisent peut-être plus d'aliments, et offrent peut-être plus de gravier et de galets.

Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés

Différence de température (gradient) au point de confluence de la rivière et de ses affluents.

Échappée convenable de saumons rouges vers le lac
 
3. Paramètres non confirmés

4. Substrat de gravier ou de galets avec espaces interstitiels; créé et maintenu par les conditions du site
Modification des disponibilités alimentairesSurpêche des espèces de proies

Voir aussi les travaux dans les cours d'eau et l'aménagement des terres, qui peuvent avoir un impact sur les espèces de proies ou leur habitat.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires peuvent modifier la structure de la communauté aquatique.AlimentationDisponibilités alimentaires souvent associées :

Aux substrats benthiques qui produisent/fournissent les aliments

Aux fosses et aux zones avoisinantes qui offrent aux poissons des endroits où se nourrir et se reposer

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour le saumon

À un habitat lacustre
Source de poissons et d'invertébrés, de préférence des salmonidés

Échappée convenable de saumons rouges vers le lac

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8.7.3 Population du haut Columbia

Entre autres activités qui pourraient détruire l'habitat essentiel aux stades juvénile et adulte, on peut citer plusieurs aspects de la régulation du fleuve (activités de retenue des eaux et fonctionnement en suivi de charge [c.-à-d. l'ajustement de la production d'électricité en fonction des fluctuations de la demande quotidienne]); le dragage de gravier ou de sable; les aménagements linéaires; l'aménagement ou la modification des aires riveraines, de la zone littorale ou de la plaine inondable; les utilisations de l'eau et des terres en amont; les rejets d'effluents de sources ponctuelles et autres. Les sujets de préoccupation exacts varient en fonction des particularités des activités et de l'endroit où elles se déroulent dans le bassin hydrographique du fleuve Columbia.

L'impact cumulatif de la sédimentation, de la fragmentation de l'habitat et des travaux sur les cheminements dans l'écosystème et les interactions trophiques est préoccupant aussi. Il y a de plus, en ce qui concerne l'utilisation de l'habitat par les juvéniles, des inconnues qui pourraient rendre ces impacts importants.

Les organismes fédéraux et provinciaux continuent de collaborer avec les installations hydroélectriques pour atténuer les impacts sur l'esturgeon et équilibrer les impacts résiduels dans toute la mesure du possible. Il faut continuer de coopérer et de surveiller les impacts de la régulation de la rivière.

Composante du réservoir des lacs Arrow (ALR) -- La frayère de cette composante se trouve en aval du barrage de Revelstoke (REV), qui à l'heure actuelle fonctionne en suivi de charge. Les activités du barrage influencent sans doute la viabilité de l'habitat d'incubation en asséchant le milieu où se trouvent les œufs et les embryons. On pense que les rejets d'eau hypolimnique (c.-à-d. d'eau froide des profondeurs du réservoir) par le barrage jouent un rôle dans la modification des températures de l'eau et influencent le moment du frai et la durée du développement de l'embryon. L'élévation du réservoir a sans doute modifié la profondeur du chenal et les paramètres de la vitesse en aval du barrage REV par suite d'un effet de remous, ce qui peut avoir une influence sur l'adéquation des habitats de frai et d'incubation.

Les activités menées au barrage REV avant la mise en service du cinquième groupe de production le 20 décembre 2010 limitaient peut-être la connectivité entre les habitats, depuis le ALR jusqu'à la frayère avoisinant le terrain de golf de Revelstoke, pendant les périodes où de débit était minimal. Depuis que le groupe 5 a été ajouté, le débit minimal au barrage REV est passé de 8,5 cm à 142 cm, la proportion du lit du cours d'eau qui est submergée augmentant de 37 % au total; des activités de surveillance visant à déterminer si la connectivité de l'habitat s'est améliorée et quelles sont les propriétés hydrauliques dans les habitats d'incubation et du début de la croissance sont en cours (Jamie Crossman, B.C. Hydro, comm. pers.).

Composante transfrontalière -- La frayère de Waneta est influencée par le fonctionnement en suivi de charge et le stockage de l'eau associés à une série de barrages installés sur la rivière Pend d'Oreille, surtout dans des installations aux États-Unis, mais aussi au Canada, aux barrages Seven Mile et Waneta. Pour contrer cette menace, le fonctionnement en suivi de charge fait à l'heure actuelle l'objet de restrictions pendant la saison du frai. Le frai a lieu surtout au-delà du chenal de la rivière Pend d'Oreille, au confluent du cours principal du fleuve Columbia et en aval sur une courte distance. Les barrages-réservoirs en amont sur le fleuve Columbia et la rivière Kootenay ont donc peut-être une incidence sur les habitats de frai et d'incubation dans la zone de Waneta, mais les conséquences sont limitées. Les effets de remous du lac Roosevelt, aux États-Unis, ne se font pas sentir en amont jusqu'à ces habitats, mais influencent peut-être l'habitat de croissance en aval. Les impacts des contaminants sont préoccupants surtout dans la portion américaine du fleuve (leur incidence a été cotée faible au Canada).

 

Tableau 22. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population du haut Columbia
MenaceActivitéSéquence des effetsFonction touchéeSeuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable
Caractéristique touchéeParamètre touché
Fragmentation de l'habitat, et perte de quantité et de qualité d'habitat

Modification du régime thermique

Modification de la biocénose
Travaux dans les cours d'eau et aménagement des terres, comme le changement du moment, de la durée et de la fréquence du débit (p. ex., prélèvement d'eau), dragage, installation de matériel ou de structures dans l'eau, enlèvement ou entretien de structures, enlèvement de la végétation, excavation, nivellement

Introduction d'espèces envahissantes (impacts mal compris)
Modification de la température de l'eau : Pourrait entraîner une réduction de l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y inclus celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Modification des habitudes migratoires : Les barrages ou les obstructions peuvent avoir un impact sur les populations de poissons en empêchant la migration normale entre les frayères et les aires de croissance et d'alimentation, et le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent créer des obstacles à la migration.
Déplacement ou isolement des poissons : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place. Les espèces envahissantes peuvent obliger les poissons indigènes à abandonner leur habitat naturel.
Modification des concentrations de sédiments : Érosion accrue des rives, les sols s'accumulent dans les cours d'eau, modifiant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat d'élevage (par suite du remplissage).
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés. Les espèces envahissantes comme les bivalves peuvent modifier la structure actuelle de l'habitat.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique. Les espèces envahissantes peuvent modifier cet équilibre en l'emportant sur les poissons indigènes avec qui elles sont en compétition pour les proies.
Modification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.
Les espèces envahissantes peuvent mieux tolérer les effets des menaces que les espèces indigènes.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. Endroits où se cacher aux abords des frayères

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

À des fosses profondes

À des remous

À des rapides

À des aires de sédimentation

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour les salmonidés

3. Zone de sédimentation1

Fosses profondes

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres
1. Substrats grossiers, allant du gravier aux galets et offrant des espaces interstitiels où se cacher.

ALR – La croissance a lieu à l'heure actuelle à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

CIC – La température optimale pour la croissance se situe entre 14 et 18 oC.

Les larves vésiculées qui ne peuvent pas changer de zone à ce stade ont besoin de conditions humides.

La température de l'eau optimale pour les larves après résorption varie entre14 et 18 oC.

2. Source de poissons et d'invertébrés, comme la truite arc-en-ciel, le saumon rouge et le ménomini de montagnes, et de leurs œufs.

2. et 3. Zones d'attente où la vitesse de l'eau est faible.

Fosses de diverses profondeurs (voir les tableaux 14 et 15).

4. ALR – Le frai et l'incubation ont lieu à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

Un talweg d'une profondeur de 4 à 5 m est nécessaire pour les conditions du débit.

CIC – Conditions du débit pour le frai et l'incubation – branche descendante de l'hydrogramme, la température optimale pour l'incubation se situe entre 14 et 18 oC

La vitesse moyenne de la colonne d'eau dans la plupart des frayères est en général supérieure à 0,8m/sec-1.

Les substrats actuels ne sont peut-être pas optimaux.
Composantes hydrographiques modifiées

Fragmentation de l'habitat

Turbidité réduite

Modification du régime thermique
Activités associées à la régulation du débit ou à la dérivation de l'écoulement des eaux, p. ex. les activités des installations hydroélectriquesModification de la pression totale du mélange gazeux : Les gaz dissous peuvent devenir sursaturés lorsque l'air est emprisonné dans l'eau et immergé à une profondeur suffisante (p. ex. à la base des évacuateurs de crues associés aux installations hydroélectriques). Au-dessus d'un certain seuil, la pression totale du mélange gazeux peut blesser ou tuer les organismes.
Modification des signaux ou des obstacles thermiques : La température sert souvent de déclencheur du comportement des poissons; c'est le cas, par exemple, pour le comportement reproductif de l'esturgeon. La pollution thermique entraînant une élévation de la température peut changer le moment de la reproduction et la structure des communautés.
Transfert d'espèces entre les bassins hydrographiques : Les canaux de dérivation peuvent favoriser le transfert de l'eau entre les bassins, lequel peut encourager la survenue d'espèces envahissantes ou d'autres organismes aquatiques non indigènes.
Modification de l'accès à l'habitat/migration : Modification de la profondeur de l'eau, du débit ou de la taille du substrat qui perturbe l'accès aux habitats essentiels pour divers processus biologiques, comme le frai et la croissance, dans des populations de poissons données.
Poissons qui abandonnent leur habitat ou ne peuvent se déplacer : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place.
Modification des concentrations de sédiments et d'éléments nutritifs : Les barrages modifient la façon dont les sédiments et les éléments nutritifs s'accumulent dans les cours d'eau, changeant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat de croissance (par suite du remplissage).
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique.
  1. Croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. Endroits où se cacher aux abords des frayères

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

À des fosses profondes

À des remous

À des rapides

À des aires de sédimentation

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour les salmonidés

3. Zone de sédimentation1

Fosses profondes

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres
1. Substrats grossiers, allant du gravier aux galets et offrant des espaces interstitiels où se cacher.

ALR – La croissance a lieu à l'heure actuelle à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

CIC – La température optimale pour la croissance se situe entre 14 et 18 oC.

Les larves vésiculées qui ne peuvent pas changer de zone à ce stade ont besoin de conditions humides.

La température de l'eau optimale pour les larves après résorption varie entre14 et 18 oC.

2. Source de poissons et d'invertébrés, comme la truite arc-en-ciel, le saumon rouge et le ménomini de montagnes, et de leurs œufs.

2. et 3. Zones d'attente où la vitesse de l'eau est faible.

Fosses de diverses profondeurs (voir les tableaux 14 et 15).

4. ALR – Le frai et l'incubation ont lieu à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

Un talweg d'une profondeur de 4 à 5 m est nécessaire pour les conditions du débit.

CIC – Conditions du débit pour le frai et l'incubation – branche descendante de l'hydrogramme, la température optimale pour l'incubation se situe entre 14 et 18 oC

La vitesse moyenne de la colonne d'eau dans la plupart des frayères est en général supérieure à 0,8m/sec-1.

Les substrats actuels ne sont peut-être pas optimaux.
PollutionRejets de sources ponctuelles et autresModification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Agents pathogènes, vecteurs de maladies et espèces exotiques : Les lieux de gestion des eaux usées peuvent constituer un mécanisme d'introduction et de transport dans le réseau hydrographique d'agents pathogènes et d'autres contaminants qui empêchent les poissons d'utiliser l'habitat.
Modification de la température de l'eau : Pourrait réduire l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y compris celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. Les contaminants peuvent avoir une incidence sur les disponibilités alimentaires.
  1. Début de la croissance
  2. Alimentation
  3. Hivernage
  4. Frai et incubation
1. Endroits où se cacher aux abords des frayères

2. Disponibilités alimentaires souvent associées :

À des fosses profondes

À des remous

À des rapides

À des aires de sédimentation

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

Au point de confluence d'un affluent qui fournit une frayère pour les salmonidés

3. Zone de sédimentation1

Fosses profondes

Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres

4. Conditions hydrauliques particulières à cet emplacement, voir les paramètres
1. Substrats grossiers, allant du gravier aux galets et offrant des espaces interstitiels où se cacher.

ALR – La croissance a lieu à l'heure actuelle à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

CIC – La température optimale pour la croissance se situe entre 14 et 18 oC.

Les larves vésiculées qui ne peuvent pas changer de zone à ce stade ont besoin de conditions humides.

La température de l'eau optimale pour les larves après résorption varie entre14 et 18 oC.

2. Source de poissons et d'invertébrés, comme la truite arc-en-ciel, le saumon rouge et le ménomini de montagnes, et de leurs œufs.

2. et 3. Zones d'attente où la vitesse de l'eau est faible.

Fosses de diverses profondeurs (voir les tableaux 14 et 15).

4. ALR – Le frai et l'incubation ont lieu à une température variant entre 10 et 12 oC, mais la température idéale est de 12 à 18 oC.

Un talweg d'une profondeur de 4 à 5 m est nécessaire pour les conditions du débit.

CIC – Conditions du débit pour le frai et l'incubation – branche descendante de l'hydrogramme; la température optimale pour l'incubation se situe entre 14 et 18 oC

La vitesse moyenne de la colonne d'eau dans la plupart des frayères est en général supérieure à 0,8m/sec-1.

Les substrats actuels ne sont peut-être pas optimaux.

¹ Zone de sédimentation : en général, zone où la vitesse est faible et où les poissons peuvent se reposer et les espèces de proies se rassembler; souvent à proximité étroite du confluent avec d'autres plans d'eau, ce qui donne accès à des sources de nourriture supplémentaires.

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8.7.4 Population de la rivière Kootenay

Entre autres activités qui pourraient détruire l'habitat essentiel de la population de la rivière Kootenay, on peut citer la régulation du débit, les activités effectuées dans le cours d'eau, comme le dragage de gravier ou de sable, les aménagements linéaires, l'aménagement ou la modification des habitats du cours d'eau et des habitats avoisinants, et les utilisations de l'eau et des terres en amont.

L'impact cumulatif éventuel de la sédimentation, de la fragmentation de l'habitat et des travaux sur les disponibilités alimentaires est préoccupant. Il y a de plus, en ce qui concerne l'utilisation de l'habitat par les juvéniles, des inconnues qui pourraient rendre ces impacts importants.

Les organismes fédéraux et provinciaux continuent de collaborer avec les installations hydroélectriques pour atténuer les impacts sur l'esturgeon et équilibrer les impacts résiduels dans toute la mesure du possible. Il faut continuer de coopérer et de surveiller les impacts de la régulation de la rivière.

Tableau 23. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population de la rivière Kootenay. Ce tableau comporte cinq colonnes qui se lisent comme suit, de gauche à droite : Menace, Activité, Séquence des effets, Fonction touchée et Seuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable; la dernière colonne est subdivisée en deux sous-colonnes : Caractéristique touchée et Paramètre touché. La colonne Menace indique la nature de la menace pour l'habitat essentiel. La colonne Activité indique les différentes activités qui pourraient se traduire par une menace. La colonne Séquence des effets précise les mécanismes qui font qu'une activité donnée crée une menace pour l'habitat essentiel. La colonne Fonction touchée donne la liste des fonctions de l'habitat essentiel qui sont menacées par une activité donnée. Les deux autres colonnes (Caractéristique touchée et Paramètre touché) décrivent les seuils, les plages de valeur et les caractères qualitatifs des caractéristiques et paramètres de l'habitat essentiel qui sont menacés par une activité donnée.

Tableau 23. Activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel – population de la rivière Kootenay
MenaceActivitéSéquence des effetsFonction touchéeSeuils/Portée/Caractères qualitatifs de la caractéristique et du paramètre de l'habitat essentiel au-delà desquels l'activité pourrait avoir sur la fonction un impact négatif tel que la destruction de l'habitat essentiel est probable
Caractéristique touchéeParamètre touché
Fragmentation de l'habitat, et perte de quantité et de qualité d'habitat

Modification du régime thermique

Modification de la biocénose
Travaux dans les cours d'eau et aménagement des terres, comme le changement du moment, de la durée et de la fréquence du débit (p. ex., prélèvement d'eau), dragage, installation de matériel ou de structures dans l'eau, enlèvement ou entretien de structures, enlèvement de la végétation, excavation, nivellement

Introduction d'espèces envahissantes (impacts mal compris)
Modification de la température de l'eau : Pourrait entraîner une réduction de l'activité reproductrice ou causer directement la mortalité des juvéniles, y inclus celle des œufs. Les températures élevées favorisent aussi la décomposition microbienne de la matière organique, d'où un appauvrissement en oxygène dissous du plan d'eau.
Modification des concentrations de contaminants : L'augmentation des concentrations de toxines et de polluants dans les sédiments et l'eau peut provoquer une accumulation progressive et persistante dans les sédiments ou les tissus biologiques (bioaccumulation, bioamplification). Des difformités, et des modifications de la croissance, du succès de la reproduction et de la capacité compétitive peuvent s'ensuivre.
Modification des concentrations d'éléments nutritifs : Peut avoir pour conséquence de faibles concentrations d'oxygène dissous et chasser les poissons de leur habitat de prédilection; peut aussi causer la mort d'autres organismes.
Modification des habitudes migratoires : Les barrages ou les obstructions peuvent avoir un impact sur les populations de poissons en empêchant la migration normale entre les frayères et les aires de croissance et d'alimentation, et le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent créer des obstacles à la migration.
Poissons qui abandonnent leur habitat ou ne peuvent se déplacer : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place. Les espèces envahissantes peuvent obliger les poissons indigènes à abandonner leur habitat naturel.
Modification des concentrations de sédiments : Érosion accrue des rives, les sols s'accumulent dans les cours d'eau, modifiant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat d'élevage (par suite du remplissage).
Modification de la structure de l'habitat et du couvert protecteur qu'il offre : L'enlèvement de la végétation dans les cours d'eau et sur les rives peut réduire la stabilité du chenal, le couvert et la protection contre les prédateurs et les perturbations physiques, ainsi que l'existence d'habitats stables et diversifiés. Les espèces envahissantes comme les bivalves peuvent modifier la structure actuelle de l'habitat.
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique. Les espèces envahissantes peuvent modifier cet équilibre en l'emportant sur les poissons indigènes avec qui elles sont en compétition pour les proies.
Modification de l'oxygène dissous : Des concentrations adéquates d'oxygène dissous dans l'eau sont nécessaires à la vie des poissons et des autres organismes aquatiques. Un certain nombre de facteurs, dont la température, l'activité biologique et la turbulence, ont une incidence sur l'oxygène dissous.

Les espèces envahissantes peuvent mieux tolérer les effets des menaces que les espèces indigènes.
  1. Croissance
  2. Alimentation
1 et 2 Habitat du chenal principal et hors du chenal de la rivière; morphologie sinueuse

Remous

Habitat riverain

Zone de sédimentation importante1

Baies à l'embouchure des ruisseaux

Disponibilités alimentaires souvent associées à ce qui précède.
1 et 2 Gradient faible (moins de 1 %).

Substrats fins (limon et sable).

Rarement, remous dont la profondeur dépasse 20 m.

Habitat de berges hautes et forêts de peupliers deltoïdes.

Source de beaucoup d'invertébrés et de poissons benthiques (c.-à-d. saumon rouge, ménomini de montagnes, méné deux-barres)

Plage des températures estivales optimale pour la croissance à tous les stades biologiques.
Composantes hydrographiques modifiées

Fragmentation de l'habitat

Turbidité réduite

Modification du régime thermique
Activités associées à la régulation du débit ou à la dérivation de l'écoulement des eaux, p. ex. les activités des installations hydroélectriquesModification des signaux ou des obstacles thermiques : La température sert souvent de déclencheur du comportement des poissons; c'est le cas, par exemple, pour le comportement reproductif de l'esturgeon. La pollution thermique entraînant une élévation de la température peut changer le moment de la reproduction et la structure des communautés.
Transfert d'espèces entre les bassins hydrographiques : Les canaux de dérivation peuvent favoriser le transfert de l'eau entre les bassins, lequel peut encourager la survenue d'espèces envahissantes ou d'autres organismes aquatiques non indigènes.
Modification de l'accès à l'habitat/migration : Modification de la profondeur de l'eau, du débit ou de la taille du substrat qui perturbe l'accès aux habitats essentiels pour divers processus biologiques, comme le frai et la croissance, dans des populations de poissons données.
Poissons qui abandonnent leur habitat ou ne peuvent se déplacer : Le débit excessif et la vitesse élevée de l'eau peuvent obliger les poissons à abandonner leur habitat et créer des obstacles à la migration. La réduction du débit peut obliger les poissons à rester sur place.
Modification des concentrations de sédiments et d'éléments nutritifs : Les barrages modifient la façon dont les sédiments et les éléments nutritifs s'accumulent dans les cours d'eau, changeant les processus physiques, les paramètres structurels et les conditions écologiques, comme la visibilité, et réduisant la disponibilité et la qualité des frayères et de l'habitat de croissance (par suite du remplissage).
Modification des disponibilités alimentaires : Les aliments aquatiques doivent être abondants et diversifiés pour que la productivité d'un bassin hydrographique se maintienne. L'augmentation ou la diminution de la quantité ou de la composition des disponibilités alimentaires, à commencer par les végétaux et les débris organiques qui tombent dans un cours d'eau, peuvent modifier la structure de la communauté aquatique.
  1. Croissance
  2. Alimentation



La régulation du débit ou la dérivation de l'écoulement des eaux au Canada peuvent avoir un impact sur le frai aux États-Unis.

1. et 2. Habitat du chenal principal et hors du chenal de la rivière; morphologie sinueuse

Remous

Habitat riverain

Zone de sédimentation importante1

Baies à l'embouchure des ruisseaux

Disponibilités alimentaires souvent associées à ce qui précède.
1. et 2. Gradient faible (moins de 1 %).

Substrats fins (limon et sable).

Rarement, remous dont la profondeur dépasse 20 m.

Habitat de berges hautes et forêts de peupliers deltoïdes.

Source de beaucoup d'invertébrés et de poissons benthiques (c.-à-d. saumon rouge, ménomini de montagnes, méné deux-barres)

Plage des températures estivales optimale pour la croissance à tous les stades biologiques.

1 Zone de sédimentation : en général, zone où la vitesse est faible et où les poissons peuvent se reposer et les espèces de proies se rassembler; souvent à proximité étroite du confluent avec d'autres plans d'eau, ce qui donne accès à des sources de nourriture supplémentaires.

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8.8 Calendrier des études visant à désigner l'habitat essentiel

Des études plus approfondies sont indispensables pour désigner ou préciser l'habitat essentiel supplémentaire nécessaire pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition fixés pour l'espèce et protéger l'habitat essentiel contre la destruction. Ce travail supplémentaire, qui a directement trait à l'hypothèse concernant l'échec du recrutement, inclut les études ci-après.

Lorsqu'ils sont combinés à un recrutement fonctionnel dans chacune des populations, les habitats essentiels définis dans le présent document devraient suffire pour assurer la survie et fournir une base solide pour le rétablissement de la population. Il se peut que le rétablissement de l'espèce nécessite des habitats supplémentaires, mais en ce moment nous ne savons pas si c'est le cas. C'est le fonctionnement des habitats désignés actuellement, plutôt que leur étendue spatiale, qui constitue la principale limite au rétablissement. Cet accent correspond aux lacunes dans les connaissances qui ont été relevées dans le programme de rétablissement, qui oriente les prochaines études en insistant nettement sur le diagnostic de l'échec du recrutement et le rétablissement de celui-ci. Les études mentionnées ici mettent donc l'accent sur la compréhension du fonctionnement de l'habitat et le rétablissement du recrutement dans les habitats essentiels. Bien que des études sur la biologie et les déplacements de l'espèce puissent fournir davantage de renseignements sur la définition d'habitats essentiels particuliers, elles ne doivent pas se substituer à des études sur l'échec du recrutement et son rétablissement, puisque ce ne serait peut-être pas dans l'intérêt supérieur de l'espèce.

Tableau 24. Calendrier des études visant à désigner les habitats essentiels. Ce tableau comporte les quatre colonnes suivantes, de gauche à droite : Population (s), Description de l’étude, Justification de l'étude et Calendrier. La note de bas de tableau correspondant à Calendrier se lit comme suit : Les délais mentionnés ici représentent une estimation en années du temps qu'il faudra pour réaliser chacune des études. Comme certaines études dépendent d'autres, ou de la présence de conditions hydrauliques ou biologiques précises, les délais ne mentionnent pas de date de début ou de fin. Il faut pouvoir saisir l'occasion d'effectuer les études lorsque les conditions le permettent.

Juste en dessous des en-têtes des colonnes se trouvent cinq rangées qui se lisent comme suit, de gauche à droite :

Rangée 1 : Populations du haut Columbia, de la rivière Nechako et du haut Fraser; Confirmer l'emplacement des frayères. L'emplacement de toutes les frayères n'est ni connu, ni confirmé à l'heure actuelle; 3 ans Rangée 2 : Toutes les populations inscrites en vertu de la LEP*; Entreprendre des études en laboratoire ou in situ sur l'utilisation de l'habitat par les œufs (p. ex., la survie), les larves vésiculées (p. ex., la survie) et les larves après résorption (p. ex., couvert protecteur et disponibilités alimentaires). Œufs et larves vésiculées – les habitats interstitiels sont bénéfiques; il faut étudier davantage l'utilisation des microhabitats; Larves après résorption – l'utilisation de l'habitat par les larves qui s'alimentent est hautement incertaine; *Pour ce qui est de la population d'esturgeon blanc de la rivière Kootenay, il suffirait d'étudier les larves vésiculées et après résorption, puisque le frai a lieu à l'extérieur du Canada; 2-4 ans, sous réserve que du meilleur substrat soit en place et que les conditions fluviales soient appropriées. Rangée 3 : Populations du haut Columbia et de la rivière Nechako; Procéder aux études préalables nécessaires pour la restauration des frayères. Étudier les conditions hydrauliques indispensables pour maintenir les substrats préférés pour l'incubation; Mieux comprendre les préférences en matière de substrat qui déterminent le choix de l'habitat; 4-5 ans. Rangée 4 : Populations du haut Columbia et de la rivière Nechako; Étudier les déterminants biologiques du choix du microhabitat de frai. Ce qui inclut l'évaluation des conditions physiques (p. ex., hydrauliques) et des indices sociaux ou chimiques (p. ex., présence d'autres poissons, phéromones), ainsi que l'étude de la possibilité de manipuler les paramètres de l'habitat pour amener les poissons à frayer à certains endroits ou les en dissuader; Mieux comprendre les préférences en matière de substrat qui déterminent le choix de l'habitat; 4-5 ans, selon les cycles de frai. Rangée 5 : Haut Columbia; Entreprendre une expérience de restauration de l'habitat de frai (un emplacement au moins) dans la partie transfrontalière; Proposé pour la partie transfrontalière du haut Columbia parce que des expériences ont déjà lieu pour la population de la rivière Nechako et pour la partie Revelstoke du haut Columbia. L'habitat de frai de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay ne se trouve pas au Canada; 4-5 ans.

Tableau 24. Calendrier des études visant à désigner les habitats essentiels
Population(s)Description de l'étudeJustificationDélai15
Populations du haut Columbia, de la rivière Nechako et du haut FraserConfirmer l'emplacement des frayères.L'emplacement de toutes les frayères n'est ni connu, ni confirmé à l'heure actuelle.3 ans
Toutes les populations inscrites en vertu de la LEP*Entreprendre des études en laboratoire ou in situ sur l'utilisation de l'habitat par les œufs (p. ex., la survie), les larves vésiculées (p. ex., la survie) et les larves après résorption (p. ex., couvert protecteur et disponibilités alimentaires).Œufs et larves vésiculées – les habitats interstitiels sont bénéfiques; il faut étudier davantage l'utilisation des microhabitats.

Larves après résorption – l'utilisation de l'habitat par les larves après résorption est hautement incertaine.

*Pour ce qui est de la population d'esturgeon blanc de la rivière Kootenay, il suffirait d'étudier les larves vésiculées et après résorption, puisque le frai a lieu à l'extérieur du Canada.
2-4 ans, sous réserve que du meilleur substrat soit en place et que les conditions fluviales soient appropriées.
Populations du haut Columbia et de la rivière NechakoProcéder aux études préalables nécessaires pour la restauration des frayères. Étudier les conditions hydrauliques indispensables pour maintenir les substrats préférés pour l'incubation.Mieux comprendre les préférences en matière de substrat qui déterminent le choix de l'habitat.4-5 ans
Populations du haut Columbia et de la rivière NechakoÉtudier les déterminants biologiques du choix du microhabitat de frai. Ce qui inclut l'évaluation des conditions physiques (p. ex., hydrauliques) et des indices sociaux ou chimiques (p. ex., présence d'autres poissons, phéromones), ainsi que l'étude de la possibilité de manipuler les paramètres de l'habitat pour amener les poissons à frayer à certains endroits ou les en dissuader.Mieux comprendre les préférences en matière de substrat qui déterminent le choix de l'habitat.4-5 ans, selon les cycles de frai
Haut ColumbiaEntreprendre une expérience de restauration de l'habitat de frai (un emplacement au moins) dans la partie transfrontalière.Proposé pour la partie transfrontalière du haut Columbia parce que des expériences ont déjà lieu pour la population de la rivière Nechako et pour la partie Revelstoke du haut Columbia. L'habitat de frai de l'esturgeon blanc de la rivière Kootenay ne se trouve pas au Canada.4-5 ans

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14 La numérisation a été faite à partir de diverses orthophotographies fournies par Pêches et Océans Canada. La résolution des différentes orthophotographies variait considérablement (la taille des cellules allait de 0,2 m à 24 m). Il faudra en tenir compte lorsqu'on évaluera l'exactitude des coordonnées associées à ces points. Pour ce qui est des coordonnées géographiques des points situés sur le périmètre mouillé, cette limite est censée représenter la laisse annuelle des hautes eaux (Hatfield et al. 2012), à moins d'indication contraire pour la population de la rivière Kootenay lorsque l'étendue aréale va d'une élévation de 533 m à l'extrémité sud du lac Kootenay à une profondeur de 100 m (la transition du delta sédimentaire au fond normal du lac). Cette zone inclut la rivière Kootenay en aval du train ferroviaire du CP près du km fluvial 122.
Note : dans la rivière Kootenay, on situe les emplacements en comptant les « kilomètres fluviaux » à partir de l'embouchure du fleuve (km fluvial 0) vers l'amont jusqu'à sa source.

15 Les délais mentionnés ici représentent une estimation en années du temps qu'il faudra pour réaliser chacune des études. Comme certaines études dépendent d'autres, ou de la présence de conditions hydrauliques ou biologiques précises, les délais ne mentionnent pas de date de début ou de fin. Il faut pouvoir saisir l'occasion d'effectuer les études lorsque les conditions le permettent.