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Rapport de situation du COSEPAC sur le meunier de Salish au Canada 2002

En 1986, le meunier de Salish était considéré comme une espèce en voie de disparition (COSEPAC, 2002). L’État de Washington le classait S1 S2, et le B.C. Conservation Data Centre, S1. Cannings et Ptolemy (1998) signalent également la présence de populations en déclin dans six localités, mais leurs données n’englobent pas les résultats obtenus par Pearson (1998a,b et c) ni ses données inédites indiquant qu’une, voire deux populations seraient plus importantes qu’on ne le pensait à l’origine (Pearson, comm. pers., 2002). Pearson insiste particulièrement sur le fait que l’écart apparent entre les chiffres est un artefact méthodologique, et il se fonde sur la perte de l’habitat observée au cours des dernières décennies dans tous les cours d’eau pour juger que la tendance des populations est au déclin. Cannings et Ptolemy (1998) font également état d’un classement G1 à l’échelle mondiale. L’UICN (2002) considérait le meunier de Salish comme une espèce en péril en 1990 et en 1994; elle ne donne par ailleurs aucun classement pour 1996 et n’en fait pas mention en 2000.

Pearson (1998a) passe en revue un certain nombre de méthodes susceptibles d’améliorer l’habitat, dont l’aménagement de radiers, la diversification de l’habitat, l’aménagement d’habitat hors du chenal principal, le clôturage du bétail, la végétalisation des rivages, la lutte contre l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea), le contrôle de la qualité des eaux pluviales, et l’arrêt ou le renversement des altérations hydrographiques. 

Grâce aux encouragements du B.C. Ministry of Water, Land, and Air Protection et à la participation du corps enseignant et des étudiants de la University of British Columbia, on continue de surveiller les populations de meunier de Salish parallèlement à celles des naseux de Nooksack (Rhinichthys sp.). Les résidents et l’industrie ont contribué à l’amélioration de l’habitat du meunier de Salish. On possède de bonnes données de base pour certaines populations mais, dans la plupart des cas, on sait seulement si elles sont présentes ou absentes. On prévoit plus ou moins de maintenir la surveillance des populations, mais cela est loin d’être assuré compte tenu des perspectives budgétaires actuelles (Pearson, comm. pers., 2002).

Comme le meunier de Salish fréquente des endroits qui bordent des terrains privés, sa protection à long terme exige avant tout une bonne collaboration avec les propriétaires fonciers et les administrations municipales locales, de même qu’une assistance du gouvernement provincial. La réglementation fédérale et provinciale concernant les normes environnementales offre par ailleurs une certaine protection à l’espèce, tout comme les actuels règlements sur les pêches, les espèces sauvages, l’agriculture et l’expansion urbaine. Au mois de janvier 2002, il incombait au B.C. Ministry of Water, Land, and Air Protection de gérer toutes les espèces de poissons d’eau douce de la province. Les politiques fiscales du nouveau gouvernement provincial pourraient toutefois avoir une incidence sur les normes de protection. Le grand intérêt suscité par la protection du meunier de Salish a donné lieu à la mise en œuvre de plusieurs projets de rétablissement (Rosenfeld, 2000).