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Rapport de situation du COSEPAC sur le meunier de Salish au Canada 2002

On a observé le meunier de Salish (Catostomus sp.) dans six bassins différents de la vallée du bas Fraser, qui se jettent soit dans le Fraser, soit dans des rivières et des lacs qui se déversent dans le Puget Sound, dans l’État de Washington. Ce poisson n’a encore fait l’objet d’aucune description scientifique à titre d’espèce. Il se distingue cependant morphologiquement et génétiquement de son plus proche parent, le meunier rouge, ce qui en fait une unité évolutionnaire significative. Les populations semblent gravement réduites à cause des perturbations associées à l’industrie, à l’agriculture et à l’urbanisation. Malheureusement, les méthodes d’échantillonnage utilisaient par le passé des appareils de pêche électrique, des sennes et des nasses (Gee traps) de petite taille. Ce n’est qu’en 1998 qu’on a commencé à utiliser des nasses plus grandes, méthode qui s’est avérée plus efficace et a permis d’établir que les populations étaient plus abondantes qu’on ne le croyait, notamment dans les bras morts et les fosses profondes. Le meunier fréquentait probablement la Sumas et la région avoisinante avant qu’elles ne soient perturbées par les humains au début du XXe siècle. On pensait que la population du ruisseau Salwein avait disparu, mais on y a de nouveau observé des individus dernièrement. La présence de l’espèce à cet endroit laisse croire qu’elle doit autrefois avoir passé par le système Sumas/Vedder/Chilliwack avant d’immigrer dans le ruisseau Salwein, et que d’autres populations existaient peut-être avant les perturbations causées par l’agriculture et les autres activités humaines. Le meunier de Salish fréquentait aussi un ruisseau du côté nord du Fraser, près des sources thermales de Harrison. On ignore quand cette population a immigré et quels sont ses relations avec les populations du côté sud du fleuve.

Le meunier de Salish présente des caractéristiques biologiques semblables à celles du meunier rouge. Il se reproduit apparemment au cours de sa deuxième année et peut vivre jusqu’à cinq ans. Le succès de la fraye varie d’une année à l’autre. L’avenir de l’espèce est menacé à cause de la disparition des radiers et des étangs riverains due au dragage, à l’envasement, au stockage d’eau, aux activités agricoles et à l’extraction d’agrégats. L’augmentation du ruissellement et l’absence de recharge des eaux souterraines réduit le débit des cours d’eau à certaines époques de l’année, et les eaux cessent complètement de s’écouler dans les petits tributaires pendant la période la plus productive de l’année (Pearson, 1998c). La disparition du couvert végétal sur les berges pourrait faire beaucoup de tort à l’espèce, notamment aux juvéniles. La disparition des habitats situés hors du chenal principal pourrait également nuire au meunier pendant les périodes de fort débit. Pour l’heure, la hausse des températures ne semble pas avoir d’effet dramatique sur l’espèce.

Malgré la contribution de nombreux groupes communautaires à l’amélioration de l’habitat du meunier, il reste toujours à démontrer que les populations augmentent.