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Chien de prairie (Cynomys ludovicianus)

Évaluation et statut proposé

 

Il est utile pour évaluer la situation du chien de prairie au Canada de regarder le statut que d’autres compétences attribuent à cette espèce et à d’autres espèces étroitement apparentées. Aux États-Unis, le chien de prairie (Cynomys ludovicianus) n’est pas protégé en vertu de la Endangered Species Act, malgré qu’il ait été considéré en voie de disparition (endangered) jusqu’en 1974 (Hoogland, 1995; Hoogland, 1997; Wuerthner, 1997; U.S. Fish and Wildlife Service, 1998). La U.S. National Wildlife Federation a récemment demandé au U.S. Fish and Wildlife Service d’inscrire cette espèce d’urgence sur la liste des espèces menacées (threatened) en raison du déclin important de son effectif et de son aire de répartition. D’autres espèces du même genre sont protégées par la Endangered Species Act, notamment le C. mexicanus, qui est désigné espèce en voie de disparition (endangered), et le C. parvidens, qui est désigné espèce menacée (threatened) (U.S. Fish and Wildlife Service, 1998).

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) place le chien de prairie (C. ludovicianus) dans la catégorie faible risque, quasi menacé (LR,nt) en raison du déclin important de son habitat au cours du siècle dernier (Hafner, 1998). Le C. mexicanus est considéré comme espèce menacée d’extinction, confrontée à un risque de disparition très élevé et à court terme (EN A1cd), parce que son effectif a chuté au moins de moitié au cours des 10 dernières années (Baillie et Groombridge, 1996). Quant au C. parvidens, il est sur la liste des espèces à faible risque dépendant de mesures de conservation (LR/cd) parce qu’il n’est pas vulnérable et qu’il est à l’heure actuelle expressément visé par un programme de conservation (Baillie et Groombridge, 1996).

The Nature Conservancy et le Saskatchewan Conservation Data Centre (SCDC) attribuent au chien de prairie la cote G4 à l’échelle mondiale, car il ne semble pas en péril (apparently secure globally), N3 à l’échelle nationale, parce qu’il est rare ou non commun (rare or uncommon) et S2 à l’échelle régionale, parce qu’il est rare et en péril (imperiled due to rarity) (SCDC, 1998).

En Saskatchewan, le chien de prairie et son habitat sont protégés en vertu de la Wildlife Act (1997) et de la Wildlife Habitat Protection Act (1997). Ces lois interdisent de causer du tort à l’espèce et à son habitat sur les terres de la Couronne, à moins de détenir un permis spécial du gouvernement provincial.

L’aire totale de répartition de l’espèce au Canada est d’environ 470 km2, mais sa zone d’occupation est inférieure à 10 km2 (931 ha). Des 22 colonies connues, la majorité (20 colonies, soit 96 p. 100 de l’aire occupée) sont établies à l’intérieur des limites actuelles et proposées du PNP. Elles occupent environ 524,3 ha (56 p. 100) dans les terres faisant actuellement partie du parc et 369,5 ha (40 p. 100) dans des pâturages (terres appartenant à la Couronne et terres privées) se trouvant à l’intérieur des limites proposées du PNP. Le premier pas vers la protection de l’espèce serait donc l’extension du parc jusqu’aux limites proposées. À ce jour, 51 p. 100 (267,8 sur 521,3 km2) des terres formant le secteur ouest proposé du PNP ont été acquises (Parcs Canada, données inédites). Les 37,8 ha restants (4 p. 100) qu’occupe le chien de prairie en dehors des limites proposées du PNP font partie d’un pâturage collectif de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies (ARAP) à Masefield (31,4 ha, 3 p. 100) et d’un pâturage collectif appartenant au gouvernement provincial à Dixon (6,6 ha, 1 p. 100). Par conséquent, une garantie de la part de l’ARAP et du Saskatchewan Department of Agriculture and Food qu’aucune autorisation ne sera demandée pour l’extermination des animaux nuisibles dans ces pâturages serait très favorable à la protection de l’espèce.

Le chien de prairie occupe seulement dans une très petite région du Canada (< 0,01 p. 100 de la superficie du territoire), qui constitue la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce, et semble isolé géographiquement de ses congénères des régions plus au sud. La population canadienne est donc particulièrement sensible aux activités humaines et à certains phénomènes naturels. Le statut « vulnérable » devrait être maintenu indéfiniment pour cette espèce au Canada, sauf si les deux conditions suivantes sont réunies : 1) la population canadienne en venait à s’étendre bien au‑delà des limites du PNP et de la vallée de la rivière Frenchman; 2) de nouvelles colonies étaient découvertes dans le Montana, à distance raisonnable des colonies canadiennes, de sorte qu’il puisse y avoir migration entre les deux. Par contre, si la population canadienne venait à diminuer en raison de facteurs locaux imprévisibles (p. ex. lutte contre les animaux nuisibles ou peste sylvatique), il faudrait alors examiner la possibilité de reclasser l’espèce dans une catégorie de risque plus élevé pour mieux la protéger.