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Chien de prairie (Cynomys ludovicianus)

Introduction

 

Le chien de prairie peut peser de 500 à 1 500 g (corps d’une longueur totale d’environ 40 cm; Hoogland, 1995). Il a un pelage brun ou brun roux sur le dos et blanchâtre sur le ventre (Hollister, 1916; Banfield, 1974), et une queue plutôt longue (d’environ 6 à 11 cm, soit plus de 20 p. 100 de la longueur totale du corps) dont le bout est noir (Hollister, 1916; Clark et al., 1971; Pizzimenti, 1975; Hoogland, 1995). Il s’agit d’un mammifère fouisseur, essentiellement herbivore, aux mœurs diurnes (King, 1955; Hoogland, 1995; Hoogland, 1997). Il broute de façon intensive (King, 1955) et creuse des réseaux très étendus de terriers à l’entrée desquels il édifie des monticules  (Sheets et al., 1971; Hoogland, 1995). Outre le fouissage et le broutage, il se caractérise par un comportement territorial particulier qui consiste à se dresser complètement fait et à projetter les pattes de devant en l’air en poussant des cris (Hoogland, 1995 : 1). L’espèce a une vie sociale complexe; elle est polygyne, les familles étant constituées de plusieurs femelles regroupées autour d’un mâle (Hoogland, 1995).

Le chien de prairie qu’on trouve au Canada (Cynomys ludovicianus, famille des Sciuridés; Hoffmann et al., 1993) appartient à la plus abondante et la plus répandue des cinq espèces connues du genre Cynomys (Hollister, 1916; Pizzimenti, 1975; Hall, 1981; Hoogland, 1995; Hoogland, 1997). Le C. ludovicianus et le C. mexicanus (chien de prairie du Mexique) ont une longue queue dont le bout est noir, vivent généralement à une altitude comprise entre 700 et 1 700 m et n’hibernent pas, alors que le C. leucurus (chien de prairie à queue blanche), le C. parvidens (chien de prairie de l’Utah) et le C. gunnisoni (chien de prairie des montagnes Rocheuses, ou de Gunnison) ont la queue plus courte (d’environ 3 à 6,5 cm, soit moins de 20 p. 100 de la longueur totale du corps) et garnie de poils blancs ou gris, vivent à une altitude plus élevée et hibernent (Hoogland, 1995; Hoogland, 1997). On ne risque pas de confondre le C. ludovicianus et le C. mexicanus; ils ne partagent pas la même aire géographique, et  le C. mexicanus a la queue légèrement plus longue (d’environ 1 cm) avec une proportion de noir plus importante à l’extrémité (la moitié de la queue est noire au lieu du tiers comme chez le C. ludovicianus; Pizzimenti, 1975; Hall, 1981). Il semble que le C. mexicanus soit une population relique du C. ludovicianus à la limite méridionale de son aire de répartition, qui est devenue géographiquement isolée du reste de ses congénères (Hollister, 1916; Pizzimenti, 1975; Hoffman et Jones, 1970; McCullough et Chesser, 1987; Ceballos et al., 1993; Goodwin, 1995; Hoogland, 1995).

On distingue deux sous‑espèces de Cynomys ludovicianus : C. l. ludovicianus et = C. l. arizonensus (Hollister, 1916; Hall, 1981). La sous‑espèce ludovicianus est la plus répandue; c’est celle qu’on trouve au Canada (Banfield, 1974; Hall, 1981). Le C. l. arizonensus ne se rencontre que dans le Nord du Mexique et le Sud‑Ouest des États-Unis (Hall, 1981). Toutefois, selon Pizzimenti (1975), il n’y a pas suffisamment de données pour appuyer la distinction entre les deux sous‑espèces.