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Chien de prairie (Cynomys ludovicianus)

Répartition

 

Le chien de prairie se trouve un peu partout dans les prairies arides des Grandes Plaines de la région Centre-Ouest de l’Amérique du Nord, depuis le Nord du Chihuahua et du Sonora au Mexique jusque dans le Sud de la Saskatchewan au Canada, figure 1; Hall, 1981; Hoffmann et al., 1993; Hoogland, 1995). Au Canada, l’espèce ne se trouve que tout à fait dans le Sud de la Saskatchewan, dans la vallée de la rivière Frenchman et les environs, dans le secteur ouest du parc national des Prairies (PNP, figure 2; Soper, 1938; Soper, 1944; Wilson, 1944; Beck, 1958; Paynter, 1962; Kerwin et Scheelhaase, 1971; Banfield, 1974; Millson, 1976, Saskatchewan Department of Tourism and Renewable Ressources, 1978; Laing, 1986; Laing, 1987; Laing, 1988; Gauthier et Boon, 1994; Fargey et Marshall, 1997; Parcs Canada, données inédites; Saskatchewan Environment and Resource Managements, données inédites).

Figure 1. Répartition du chien de prairie (Sciuridae : Cynomys ludovicianus; d’après Hall, 1981)

Figure 1.  Répartition du chien de prairie (Sciuridae : Cynomys ludovicianus; d’après Hall, 1981).

Figure 2.Répartition des colonies de chiens de prairie (Sciuridae : Cynomys ludovicianus) dans la vallée de la rivière Frenchman et les environs, dans le Sud de la Saskatchewan, au Canada (échelle de 1 : 250 000)

Figure 2.Répartition des colonies de chiens de prairie (Sciuridae : Cynomys ludovicianus) dans la vallée de la rivière Frenchman et les environs, dans le Sud de la Saskatchewan, au Canada (échelle de 1 : 250 000). Les colonies ont été recensées la dernière fois en 1995‑1996 à l’aide d’appareils GPS (Fargey, comm. pers.; Parcs Canada, données inédites; Saskatchewan Environment and Resource Management, données inédites). PNP désigne le parc national des Prairies (secteur ouest).

Partout dans l’aire de reproduction de l’espèce, des changements dans l’utilisation des terres, une maladie introduite d’Europe (la peste sylvatique), la lutte contre les animaux nuisibles et le tir sportif ont réduit l’aire de répartition de cette espèce jusqu’à 2 p. 100 de ce qu’elle a déjà été (Miller et al., 1990). Selon Merriam (1902), durant la colonisation européenne des Grandes Plaines, la population de chiens de prairie aurait dépassé les 5 milliards d’individus, et une grande colonie au Texas aurait peut‑être compté à elle seule plus de 400 millions d’animaux. D’après Hoogland (1997), l’espèce se trouve aujourd’hui surtout en petites colonies isolées réparties dans l’ensemble de son ancienne aire de répartition, souvent dans des aires protégées telles que parcs nationaux (p. ex. PNP en Saskatchewan, Wind Cave dans le Dakota du Sud, Theodore Roosevelt dans le Dakota du Nord), les « monuments » nationaux (p. ex. Devil’s Tower dans le Wyoming), les réserves fauniques nationales (p. ex. Charles M. Russell dans le Montana, Quivra dans le Kansas, Wichita Mountains en Oklahoma) et les parcs gérés par les États (p. ex. Custer dans le Dakota du Sud) (Hoogland, 1997).

Si, dans une grande partie de son territoire, le chien de prairie a connu un déclin considérable, rien n’indique qu’il en soit ainsi de la population canadienne. Soper (1938) est le premier à avoir mentionné la présence de l’espèce au Canada, dont il avait découvert une petite colonie au nord‑ouest de Val Marie, en Saskatchewan, en 1927. Malheureusement, celle‑ci a été détruite par la construction d’un réservoir le long de la rivière Frenchman (Soper, 1944). D’autres relevés ont ensuite permis de découvrir de nouvelles colonies dans la vallée de la rivière Frenchman et les environs, au sud et à l’est de Val Marie (Soper, 1944; Paynter, 1962; Kerwin et Scheelhaase, 1971; Millson, 1976). On ne croit pas que l’aire de répartition de cette espèce au Canada ait été plus étendue au début de la colonisation européenne.

La colonie voisine la plus proche se trouve dans le Montana (Montana Natural Heritage Program, données inédites; C. Jones, comm. pers.), à 20 km au sud‑est de la colonie de South Gillespie (no 13 sur la figure 2). Cette distance n’interdit peut‑être pas totalement les échanges d’individus entre les deux colonies, mais elle est certainement très supérieure à la distance normale de dispersion de l’espèce dans les colonies établies plus au sud (de 0,5 à 6,4 km; Garrett et Franklin, 1988). De plus, on ne connaît que deux colonies de chiens de prairie dans le Montana qui sont établies à moins de 50 km des colonies canadiennes (Montana Natural Heritage Program, données inédites; C. Jones, comm. pers.).

En général, les colonies canadiennes de chiens de prairie forment une population isolée à la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce, tout comme celles de C. mexicanus à la limite méridionale.