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Chien de prairie (Cynomys ludovicianus)

Habitat

 

Les chiens de prairie s’établissent en grandes colonies dans des vallées fluviales larges et plates et des prairies se trouvant en terrain élevé. Leur présence se remarque à la hauteur de la végétation, qui est plus courte sur leur territoire (Koford, 1958; Tileston et Lechleitner, 1966) non seulement à cause de leur broutage intensif, mais aussi parce qu’ils coupent délibérément les plantes hautes qui obstruent l’horizon (pour mieux déceler la présence de prédateurs; King, 1955; Hoogland, 1995). De plus, ils s’établissent habituellement à un endroit où la végétation est courte (Koford, 1958; Clark, 1979; Snell, 1985; Knowles, 1986), ce qui leur permet de mieux voir approcher leurs prédateurs sans avoir à consacrer trop d’efforts à la modification du paysage (Hoogland, 1995).

La plupart des colonies sont établies en terrain où dominent l’armoise (Artemisia) et l’agropyre (Agropyron; Parcs Canada, données inédites). Certaines plantes indigènes rares ne poussent pratiquement qu’en terrain colonisé par le chien de prairie; c’est le cas notamment de la sphéralcée (Sphaeralcea), de la morelle (Solanum), de l’amaranthe (Amaranthus) et de la dyssodie (Dyssodia; King, 1955).

D’après la base de données SIG du parc national des Prairies (Parcs Canada, données inédites), la richesse moyenne (biodiversité) sur le territoire des colonies de chiens de prairie est de 51,6 (intervalle = de 43 à 130; n = 5 742; quadrats = 30 m). Au Canada, les colonies de chiens de prairie se trouvent à une altitude comprise entre 750 et 875 m, et sont en règle générale (à plus de 90 p. 100, en superficie) établies en terrain plat ou à pente inférieure à 10 degrés. Ces fouisseurs affectionnent particulièrement les couches épaisses de colluvions (87 p. 100) et d’alluvions (13 p. 100) argileuses, plus faciles à creuser, et s’établissement rarement sur des dépôts glaciaires (< 1 p. 100).