Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Chien de prairie (Cynomys ludovicianus)

Importance de l’espèce

 

La population de chiens de prairie du Canada, la plus septentrionale d’une espèce dont l’aire de répartition couvre plusieurs latitudes, contribue sans conteste et de façon importante à la biodiversité des Grandes Plaines. Elle est séparée des populations voisines les plus proches par une distance qui semble dépasser la distance maximale de dispersion de l’espèce et devrait, par conséquent, être considérée comme population locale distincte. Comme cet animal a disparu de la majeure partie de son aire de répartition originale aux États-Unis et au Mexique, la petite population qui subsiste au Canada a une valeur écologique considérable.

Le chien de prairie joue un rôle important dans l’écosystème des prairies naturelles; il fait partie du régime naturel de perturbation de la prairie à graminées courtes et de la prairie mixte. Il broute la végétation et remue le sol, créant ainsi un habitat unique favorable à un grand nombre d’espèces rares ou en voie de disparition endémiques des prairies, notamment le renard véloce (Vulpes velox), le phrynosome de Douglas de l’Est (Phrynosoma douglassii brevinostre), le crotale des prairies (Crotalus viridis), la Chevêche des terriers (Speotyto cunicularia) et le Pluvier montagnard (Charadrius montanus; Agnew et al., 1986; Hoogland, 1995). En outre, il constitue une proie importante pourplusieurs espèces, dont la Buse rouilleuse (Buteo regalis), l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Faucon des prairies (Falco mexicanus) et la Buse de Swainson (Buteo swainsoni). L’effectif de l’espèce est par ailleurs essentiel pour l’éventuel retour au Canada du putois d’Amérique (Mustela nigripes) (Hjertaas et al., 1992).

Il faut aussi souligner qu’en raison de sa taille relativement importante, de ses mœurs diurnes et sympathiques et de l’accessibilité de ses colonies dans le PNP, cette espèce est toute désignée pour servir à sensibiliser la population canadienne à la situation précaire de l’écosystème des prairies et des espèces en péril.