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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur 
l’aristide à rameaux basilaires
Aristida basiramea
au Canada

Aristide à rameaux basilaires

Espèce en voie de disparition 2002

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 31 p.

Note de production

Le COSEPAC tient à remercier G.M. Allen qui a rédigé le rapport de situation sur l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea), dans le cadre d’un contrat passé avec Environnement Canada.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the forked three-awned grass Aristida basiramea in Canada.

Illustration de la couverture

Aristide à rameaux basilaires – tiré, par l’auteur, de Mohlenbrock, 1973

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003

 de catalogue CW69-14/303-2003F-IN
ISBN 0-662-89058-2

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2002

Nom commun : Aristide à rameaux basilaires

Nom scientifique : Aristida basiramea

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Quelques populations isolées et fragmentées trouvées dans de très petits habitats dans des zones peuplées sujettes à d’autres perturbations et pertes d’habitat à cause d’activités comme l’extraction de sable, l’utilisation récréative et l’expansion urbaine.

Répartition : Ontario et Québec

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2002. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Aristide à rameaux basilaires
Aristida basiramea

Information sur l’espèce

L’Aristida basiramea est une graminée annuelle très ramifiée à la base mais peu ramifiée dans sa partie supérieure, qui atteint de 30 à 50 cm de hauteur. Ses tiges, minces et flexibles, sont dressées. Ses feuilles sont très étroites (1 mm), et son inflorescence est une panicule terminale longue de 5 à 10 cm. Les glumes (paire inférieure de bractées de l’épillet) sont uninervées et inégales, la supérieure étant plus longue que l’inférieure. La glumelle inférieure se termine par trois arêtes longues et raides.

Répartition

L’A. basiramea est une espèce endémique d’Amérique du Nord, qui se rencontre principalement dans le Midwest des États-Unis, avec des populations isolées jusqu’au Colorado, au Texas, au Maine et à la péninsule nord du Michigan. Au Canada, il n’y a que cinq stations naturelles de l’espèce, réparties entre le Sud de l’Ontario et le Sud du Québec. Une station adventice a été découverte dans le Nord-Ouest de l’Ontario, près de Fort Frances, dans le district de Rainy River.

Habitat

Aux États-Unis, l’A. basiramea se rencontre dans des milieux rares, par exemple des pinèdes claires, mais se trouve également sur des terrains envahis par les mauvaises herbes, notamment les bords de routes, les pâturages et les terres improductives. Au Canada, les populations naturelles de l’espèce semblent confinées aux terrains sablonneux acides et secs à végétation clairsemée, mais l’espèce exploite également d’autres terrains présentant les mêmes caractères et envahis par les mauvaises herbes, notamment les fossés en bordure de route et les champs abandonnés. Les cinq populations canadiennes naturelles poussent sur les crêtes de sable et les dunes basses des rivages post-glaciaires des lacs Algonquin et Nipissing (12 000 et 5 000 ans avant le présent, respectivement).

Biologie

Le genre Aristida comprend plus de 300 espèces réparties principalement dans les régions subtropicales et tempérées chaudes des deux hémisphères, où elles poussent de préférence sur des sols secs et pauvres ou sableux. En Amérique du Nord, les espèces d’Aristida se trouvent surtout dans les régions arides. Bien que l’A. basiramea semble être l’espèce la plus rustique du genre Aristida, on peut penser que sa répartition au Canada est limitée par ses exigences écologiques, puisque les types de milieux et de sols où il pousse en Ontario et au Québec sont restreints et peu communs autour de la baie Georgienne au nord des localités où sa présence est confirmée. À ce jour, aucune station naturelle d’A. basiramea n’a été signalée au nord de la péninsule nord du Michigan (environ 48 degrés de latitude).

Taille et tendances des populations

Il semble que l’A. basiramea a toujours été extrêmement rare au Canada. Depuis le début des années d’herborisation, les botanistes n’ont découvert que cinq stations naturelles de l’espèce, toutes situées dans deux des régions du Canada les plus explorées, à savoir le Sud de l’Ontario et le Sud du Québec. Il reste peut-être d’autres populations à découvrir. L’espèce passe facilement inaperçue en raison de l’aspect peu frappant de son appareil végétatif, de sa floraison et sa fructification très tardives et du fait que les types de milieu et de sol qu’elle affectionne peuvent se trouver en faibles étendues en dehors des sentiers battus, où ils peuvent facilement échapper à la vue.

Il n’est pas possible de dégager des tendances démographiques pour les populations naturelles de l’espèce au Canada, puisque trois des stations connues n’ont été découvertes qu’en 2001, que la station de Christian Island n’était connue jusqu’en 2001 que pour une sous-population observée pour la dernière fois en 1981, et que la population du lac Macey a connu une explosion démographique au cours des six dernières années pour avoir pu colonisé de nouveaux milieux. De plus, aucune station historique n’est répertoriée qui pourrait indiquer si l’effectif est en déclin.

L’effectif canadien de l’espèce dépasse les 20 000 individus, répartis principalement entre deux stations. L’aire occupée par l’ensemble des cinq stations (zone d’occupation) est inférieure à 3 km². La zone d’occurrence de l’espèce est de 502 km², et le type de milieu qui la caractérise est très restreint et continue de se rétrécir au profit de diverses utilisations et par l’effet de la succession écologique.

L’Aristida basiramea est classé comme espèce rare dans trois États des États-Unis. On ne sait pas dans combien d’États l’espèce est manifestement non en péril puisqu’aucun État ne lui a attribué la cote S4 ou S5.

Facteurs limitatifs et menaces

Plusieurs facteurs limitent la répartition de l’A. basiramea au Canada, notamment le fait que les milieux de prédilection de l’espèce sont très restreints, fragmentés et en déclin. Le peu qu’il reste disparaît rapidement par l’effet de la succession qui s’opère en l’absence des régimes naturels de perturbation, dont le feu, qui maintenaient des conditions propices à l’espèce.

Importance de l’espèce

L’A. basiramea ne possède aucun attribut qui frappe l’attention ou qui puisse susciter l’intérêt du public. On ne lui connaît aucune importance particulière.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates. 

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Aristida basiramea Engelm. ex Vasey. Le spécimen type a été récolté près de Minneapolis, au Minnesota, par W. Upham en 1883, et la description de l’espèce a été publiée dans le Botanical Gazette l’année suivante. L’A. basiramea Engelmann var. curtissii (A. Gray) a été reconnu par Shinners en 1940. Auparavant, cette plante avait été décrite sous le nom de A. dichotoma var. curtissii, par Asa Gray en 1890, et de A. curtissii, par Nash en 1901 (Shinners, 1940; Vaughn, 1981; The New York Botanical Garden, 2001). Dans la version provisoire de la section qu’il a rédigée sur le genre Aristida pour Flora of North America (FNA), Allred (2001) nomme de nouveau cette plante A. dichotoma var. curtissii. Dans la version publiée de Flora of North America, l’A. basiramea est décrit comme espèce distincte, avec une note d’Allred disant que les études à venir pourraient établir le bien-fondé de considérer l’A. basiramea et l’A. dichotoma comme deux variétés de la même espèce.

Tous les spécimens récoltés au Canada peuvent être rattachés à l’A. basiramea typique, dont ils possèdent les longues arêtes extérieures, et sont nettement distincts de l’A. dichotoma. Les spécimens de Cazaville ont été confirmés par Stuart Hay, ceux du district de Rainy River et d’Anten Mills, par M.J. Oldham, ceux de l’île Beausoleil ont été identifiés par J. Goltz, et les sites du lac Macey et de Christian Island avaient déjà été identifiés comme étant de l’espèce A. basiramea (Reznicek, 1984).

En anglais, l’Aristida basiramea a plusieurs noms communs : Three-awn, Forked Aristida, Tufted Triple-awn, Forktip Three-awn, Arrowfeather Threeawn et Branching Needle-grass. En français, l’espèce a été appelée aristide à rameaux basilaires.

Description

Le nom générique Aristida vient du latin « arista », qui signifie « arête », tandis que l’épithète basiramea signifie « ramifié à la base ». L’Aristida basiramea est une graminée annuelle généralement très ramifiée à la base mais peu ramifiée dans sa partie supérieure, qui atteint de 30 à 50 cm de hauteur (figures 1 et figure4). Les tiges (chaumes), minces, flexibles et souvent rugueuses, poussent en touffes ou en bouquets denses. Les feuilles, longues de 5 à 15 cm et très étroites (environ 1 mm de largeur), sont plates avec la marge involutée près du sommet. L’inflorescence est une panicule étroite et plus ou moins lâche pouvant atteindre 10 cm de longueur, dont la partie inférieure est enveloppée par la gaine, lisse ou rugueuse. Les glumes sont longuement acuminées, uninervées et inégales, la supérieure atteignant de 1,2 à 1,5 cm de longueur, l’inférieure environ les deux tiers de la longueur de la supérieure. La glumelle inférieure atteint environ 1 cm de longueur, arêtes non comprises, et possède une carène rugueuse. Les arêtes extérieures, délicates, sont longues de 5 à 13 mm et dressées ou étalées, tandis que l’arête centrale, longue de 1 à 1,5 cm, avec 2 ou 3 spires lâches à la base, est divergente. L’arête centrale est souvent lâchement vrillée sur les spécimens secs. Les anthères sont extrêmement réduites et rarement distinguables à l’œil nu; elles mesurent de 2,6 à 3,1 mm de longueur et sont brun violacé.

Figure 1. Morphologie de l’Aristida basiramea

  1. plante entière
  2. gaine ligulée
  3. épillet (tiré de Mohlenbrock, 1973)
Morphologie de l’Aristida basiramea; a. plante entière; b. gaine ligulée; c. épillet

Dans la clé d’identification qu’il a publiée en 1972, Voss utilise la longueur des glumes, de la glumelle inférieure et des arêtes extérieures et centrale pour distinguer l’A. basiramea des autres espèces du genre Aristida. Selon cet auteur, les glumes de l’A. basiramea sont manifestement inégales, et la glume inférieure est généralement de longueur égale ou inférieure à celle de la glumelle inférieure, arêtes non comprises. Allred (2001) distingue l’A. basiramea de l’A. dichotoma, deux espèces très ressemblantes, d’après la longueur des arêtes extérieures, qui est de 5 à 13 mm chez l’A. basiramea et de 1 à 4 mm chez l’A. dichotoma.

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Répartition

Répartition mondiale

Le genre Aristida comprend de 250 à 300 espèces, la plupart réparties dans les régions tropicales à tempérées-chaudes, où elles poussent principalement dans les savanes et les prairies sèches, les bois à sol sablonneux et les pinèdes clairsemées. On les trouve aussi sur les hautes terres et les collines rocheuses, sur les talus et plateaux rocheux et en montagne jusqu’à 3 500 mètres d’altitude. Elles sont aussi présentes dans les déserts et sur les terrains ouverts envahis par les mauvaises herbes (Henrard, 1929; Allred, 2001).

L’Aristida basiramea est une espèce endémique d’Amérique du Nord, qui se rencontre principalement dans le Midwest des États-Unis, avec des populations isolées jusqu’au Colorado, au Texas, au Maine et à la péninsule nord du Michigan (figure 2), où elle pousse sur des sols sablonneux à végétation clairsemée, souvent même dénudés (Allred, 2001). Son statut à l’échelle mondiale est G5, ce qui signifie que l’espèce n’est pas menacée de façon évidente, qu’elle est commune, répandue, abondante (bien qu’elle puisse être rare dans certaines parties de son aire, en particulier à la périphérie) et non vulnérable dans la majeure partie de son aire, avec beaucoup plus de 100 stations et plus de 10 000 individus (NatureServe, 2001).

Figure 2. Répartition mondiale de l’Aristida basiramea (d’après Reznicek, 1984, avec mise à jour).

Répartition mondiale de l’Aristida basiramea

Répartition canadienne

Au Canada, on ne connaît que cinq populations naturelles d’Aristida basiramea, réparties entre le Sud de l’Ontario et le Sud du Québec (figure 3). Une des populations de l’Ontario a déjà donné naissance à une sous-population, mais on pense que cette dernière est disparue. Il n’existe aucune station historique de l’espèce, puisque les mentions de 1862 et de 1954 pour l’Ontario et celles de 1888 et de 1927 pour le Manitoba sont considérées erronées (voir la section ci-après sur les mentions erronées).

La zone d’occurrence de l’A. basiramea au Canada est de 502 km². Il n’est pas possible de déterminer si elle est stable ou en évolution depuis 1975, en raison d’un manque de données de comparaison pour les stations actuelles et du fait que trois des stations n’ont été découvertes qu’en 2001, l’une d’elle se trouvant sur un terrain voué à une exploitation intensive dans un avenir prochain.

Figure 3. Répartition des populations naturelles d’Aristida basiramea au Canada (la station adventice du district de Rainy River n’est pas indiquée).

Répartition des populations naturelles d’Aristida basiramea au Canada

Populations actuelles

Les stations connues d’Ontario et du Québec ont été recensées en 2001 et en 2002. En outre, le 16 août 2001, l’auteur a cherché l’espèce dans les milieux prometteurs situés à l’est du parc provincial Awenda, entre Toanche et Marygrove et, au nord-ouest, le long du chemin de sable menant à Sawlog Bay. Le milieu paraissait répondre tout à fait aux besoins de l’espèce à quelques endroits, où dominaient le Danthonia spicata. L’espèce a également été cherchée, mais sans succès, sur les terrains sablonneux à végétation clairsemée au nord-est de Jarratt, dans le canton d’Oro-Medonte, et à l’ouest d’Edenvale, dans le canton de Springwater. Au Québec, on trouve à Oka et à Mirabel des milieux semblables à celui où se trouve la population de Cazaville, mais ces localités sont situées plus loin au nord, et la région d’Oka a déjà été fouillée à fond par des botanistes au cours des dix dernières années. Les chances d’y découvrir d’autres populations de l’espèce sont donc très faibles (Coursol, comm. pers., 2003).

Figure 4. L’Aristida basiramea à Cazaville. Octobre 2001 (photo de Frédéric Coursol).

L’Aristida basiramea à Cazaville

Figure 5. Habitat de l’Aristida basiramea dans la montée Cazaville. Octobre 2001 (photo de Frédéric Coursol).

Habitat de l’Aristida basiramea dans la montée Cazaville

Ontario

Lac Macey : canton de Tiny, comté de Simcoe. La station d’A. basiramea a été découverte par A.A. Reznicek le 20 août 1975, au nord de Penetanguishene, sur un terrain sablonneux situé entre la route et une jeune plantation de pins, où l’espèce poussait sur le sable sec et dénudé, au plein soleil, en association avec le Carex rugosperma, le Panicum depauperatum et le Sporobolus cryptandrus. L’herborisateur note que l’espèce est très dispersée et parfois assez abondante dans les secteurs les plus dénudés. La population a été observée de nouveau en 1995 par A.A. Reznicek, M.J. Oldham, D.A. Sutherland et G.M. Allen. Oldham note que l’espèce est abondante par endroits.

Le relevé de la station du lac Macey pour le présent rapport a été effectué le 16 août 2001 par G.M. Allen et T. Tully. La population principale se trouve sur une étendue plate de sable fin à grossier, meuble, sec et perturbé, située sur la rive sud du lac, au pied des dunes du rivage postglaciaire du lac Algonquin, où poussent également le Danthonia spicata, le Panicum implicatum, le Carex merritt-fernaldii, le Setaria viridis, l’Agrostis gigantea, le Plantago lanceolata, l’Echium vulgare, le Rubus allegheniensis, le Centaurea maculosa et une espèce de Polytrichum. Lors du relevé précédent, en 1995, l’espèce ne se trouvait que sur les pentes du rivage postglaciaire (Reznicek et al.), mais elle a gagné depuis le terrain perturbé par les activités d’exploitation d’une tourbière voisine, abandonnée en 1995. La station du lac Macey compte des milliers d’individus répartis sur une superficie de 200 m sur 60 m, dont la densité atteint à certains endroits quelques centaines d’individus par mètre carré. G.M. Allen a photographié la station (figures 6 et figure7) et récolté des spécimens (TRTE). La station se trouve sur un terrain privé.

Figure 6. Principale population d’Aristida basiramea sur le rivage perturbé du lac Macey. 16 août 2001.

Principale population d’Aristida basiramea sur le rivage perturbé du lac Macey

Figure 7. Ancien rivage où se trouve l’habitat de l’Aristida basiramea au lac Macey. 16 août 2001.

Ancien rivage où se trouve l’habitat de l’Aristida basiramea au lac Macey

Christian Island – Village de la Première nation Beausoleil, île aux Chrétiens, canton de Tiny, comté de Simcoe. La station d’A. basiramea a été découverte par A.A. Reznicek le 26 août 1981 dans la réserve indienne Christian Island, sur un terrain sablonneux et sec à végétation clairsemée, où l’espèce poussait en association avec le Sporobolus cryptandrus et le Cyperus filiculmis (aujourd’hui appelé Cyperus lupulinus). L’herborisateur note que la population est abondante (entre 60 et 80? individus) et que l’A. basiramea est parmi les espèces dominantes là où le sable est plus ou moins dénudé.

La station de Christian Island, que A.A. Reznicek avait localisée avec précision sur une carte topographique déposée au CIPN d’Ontario, a été recherchée en vain le 9 septembre 2001 par G.M. Allen, T. Tully, B. Bowles et J. Goltz. On pense qu’elle est disparue en conséquence de la construction d’habitations unifamiliales sur les terrains intercalaires ou de la succession végétale naturelle, ou des deux à la fois. La recherche a été poussée vers le nord-ouest, et l’Aristida basiramea a été découvert à seulement 500 mètres de la station originale. D’après la correspondance entretenue avec Reznicek, on pense que la colonie qu’il a observée en 1981 était plus étendue et plus dispersée qu’il ne l’avait vu, et qu’il n’a pas exploré le terrain propice à l’espèce où se trouve le terrain de baseball, qui existait déjà en 1978, comme on peut le voir sur des photographies aériennes.

Le 9 septembre 2001, G.M. Allen, T. Tully, B. Bowles et J. Goltz ont recensé à Christian Island des dizaines de milliers d’individus sur une étendue de sable dénudé de 200 m sur 50 m, concentrés dans les zones de moindre compétition. Les principales espèces associées sont le Danthonia spicata, le Rumex acetosella, le Poa compressa, le Panicum linearifolium, le Carex muehlenbergii, le Rudbeckia hirta, le Solidago nemoralis, le Carex merritt-fernaldii, l’Agrostis gigantea et une espèce de Polytrichum.

La station de Christian Island se trouve probablement à l’emplacement de l’ancien rivage du lac glaciaire Nipissing. La succession naturelle a commencé à s’opérer, et le Rhus typhina est présent à la périphérie du champ. G.M. Allen a photographié la station (figure 8) et récolté des spécimens de l’espèce (TRTE). Le terrain appartient à la Première nation Beausoleil.

Figure 8. Station d’Aristida basiramea à Christian Island, 9 septembre 2001.

La station de Christian Island se trouve probablement à l’emplacement de l’ancien rivage du lac glaciaire Nipissing

Île Beausoleil – Parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne, 4 km au sud-sud-ouest de Honey Harbour, canton de Georgian Bay, district de Muskoka.

La station de l’île Beausoleil a été découverte par Allan Sinclair et Jim Goltz le 12 septembre 2001, dans un champ sablonneux à végétation clairsemée. Elle compte plus de 500 individus répartis en deux groupes principaux, avec quelques individus isolés. L’A. basiramea pousse dans les secteurs secs et dégagés, en association avec une espèce de Panicum, le Rumex acetosella, une espèce de Polytrichum, l’Asclepias syriaca, le Solidago nemoralis, le Lechea intermedia et une espèce de Cladonia, et il est plus abondant là où il y a moins d’espèces compétitrices. L’A. basiramea pousse à deux niveaux différents de l’ancien rivage, qu’on situe à l’âge du lac glaciaire Nipissing, c’est-à-dire 4 000 à 6 000 ans avant le présent. La station a été photographiée par A. Sinclair, et des spécimens ont été récoltés par J. Goltz (TRT, MICH). Le terrain appartient à Parcs Canada.

Anten Mills – au nord-ouest de Barrie, village d’Anten Mills, canton de Springwater, comté de Simcoe. La station a été découverte le 7 octobre 2001 au sud du village d’Anten Mills par G.M. Allen, qui a observé quelques pieds épars le long de la ligne de rivage du lac Algonquin. La population principale compte environ 500 individus, dispersés sur un terrain sablonneux de 10 m sur 3 m parmi un résidu de communauté dominée par le Danthonia spicata, auquel sont associés le Panicum implicatum, le Rumex acetosella, le Pteridium aquilinum, le Sporobolus cryptandrus, le Poa compressa, l’Agrostis gigantea, le Cyperus lupulinus, l’Asclepias syriaca, le Verbascum thapsus, l’Hypericum perforatum et le Carex brevior. Le terrain est en voie d’être envahi par le Rubus strigosus, le Pinus sylvestris et le Rhus typhina, et l’A. basiramea est confiné aux chemins d’approvisionnement, peu fréquentés, et à leurs abords. Deux sous-populations de quelques centaines d’individus chacune et une autre d’une centaine d’individus ont été observées. Aucune de ces sous-populations ne se trouve à plus de 0,5 km de la population principale. La station a été photographiée (figure 9) et des spécimens ont été récoltés (TRTE) par G.M. Allen. La station est située sur un terrain privé.

Figure 9. Reste de l’habitat de l’Aristida basiramea au sein des plantations de conifères sur le rivage du lac Algonquin, à Anten Mills. 8 octobre 2001.

Reste de l’habitat de l’Aristida basiramea au sein des plantations de conifères sur le rivage du lac Algonquin, à Anten Mills.

District de Rainy River – Station découverte le 18 août 2001 par M.J. Oldham et W.D. Bakowsky, à l’est de Fort Frances, près de Swell Bay, au lac Rainy. L’espèce est présente sur une cinquantaine de mètres le long de la route, où elle pousse dans le sable et le gravier. Oldham note que cette station est probablement adventice, puisque l’espèce pousse uniquement sur le bord de la route. M.J. Oldham a récolté des spécimens (MICH, DAO et NHIC).

Québec

Cazaville (près du hameau) – L’A. basiramea a été découvert au Québec par Jacques Brisson le 20 septembre 2001, dans une plaine de sable située près de Cazaville, municipalité de Saint-Anicet, MRC du Haut-Saint-Laurent, près de la frontière canado-américaine. En octobre 2001, Frédéric Coursol et A. Meilleur ont exploré cette localité et ses environs. Ils ont recensé 6 sous-populations sur une superficie de moins de 1 km² près de Cazaville. En octobre 2002, F. Coursol est retourné sur les lieux et a compté 11 sous-populations, dont il a estimé l’effectif total à plus de 10 000 individus. La population de Cazaville est probablement indigène, puisqu’elle se trouve en grande partie sur un terrain sablonneux non perturbé, à l’emplacement d’un rivage post-glaciaire, où on trouve d’autres espèces rares au Québec. L’espèce a également envahi des zones dégagées de terrains sablonneux perturbés à la périphérie de la station principale, notamment dans des champs abandonnés et dans des fossés au bord de la route. L’espèce dominante est le Danthonia spicata, et les principales espèces associées sont le Poa compressa, l’Agropyronrepens, le Rubus allegheniensis, le Cyperus houghtonii et le Cyperus lupulinus subsp. macilentus. Spécimens récoltés par F. Coursol, déposés au MT et confirmés par Stuart Hay. Station photographiée par F. Coursol (figures 4 et figure5). L’espèce se trouve sur des terrains privés appartenant à plus d’une centaine de propriétaires différents.

Voici l’effectif dénombré ou estimé par F. Coursol en octobre 2001 pour 6 des 11 sous-populations de Cazaville :

  • Montée Cazaville >1 000 individus
  • Montée Smith <100
  • Chemin Ridge >1 000
  • Montée Currie : 300
  • Montée Currie : 200
  • Montée Cazaville : 500 à 1 000
  • Estimation de l’effectif total des 11 sous-populations : >10 000 individus

Mentions erronées

La base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPNO) contient une mention selon laquelle l’Aristida basiramea aurait été récolté à Hamilton en 1862. L’information contenue dans la base de données provient d’une fiche technique établie dans le cadre d’un projet du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO) visant à cartographier les espèces rares du centre de la province (Riley et al., 1992). La fiche portait les indications « Hamilton, plage » et « sur la plage, dans l’eau » (traduction de l’anglais). La mention pour Hamilton n’est accompagnée d’aucune indication quant à la position précise ni quant à l’effectif de la station, et le personnel du CIPNO est d’avis qu’il s’agit d’une erreur (M.J. Oldham, comm. pers., 2001). A.A. Reznicek n’a pas vu de spécimen correspondant à cette mention lorsqu’il a préparé la carte de répartition de l’espèce pour Argus et Keddy (1984).

La mention de J.M. Cruise, en 1954, pour les dunes sèches de la plage de Long Point, 2,7 km à l’ouest du phare, a été rejetée comme erronée par Reznicek lors de la préparation de l’Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario, en 1984, et n’a pas été retenue non plus par Reznicek et Catling dans Flora of Long Point (1989). L’espèce était signalée par Cruise sous le nom d’Aristida intermedia (Cruise, 1969). Il s’agissait de l’unique mention de l’espèce pour l’Ontario jusqu’à ce que Reznicek découvre la station de Penetanguishene, en 1975. Il semble que la station mentionnée par Cruise en 1954 n’a jamais été retrouvée.

L’Aristida basiramea a également été mentionné pour le Manitoba (par Macoun en 1888 et par Shimek en 1927). Cependant, l’espèce n’est mentionnée pour le Manitoba ni dans Flora of Manitoba (Scoggan, 1957) ni dans The Flora of Canada (Scoggan, 1978-1979). Étant donné l’ancienneté des mentions, la probabilité qu’il s’agisse d’erreurs d’identification et le fait que les stations n’ont jamais été confirmées, le Centre de données sur la conservation du Manitoba compte modifier la cote attribuée à l’espèce dans la province de SU (situation non déterminée) à SRF (mention erronée) (Greenall, comm. pers., 2003).

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Habitat

Besoins de l’espèce

Aux États-Unis, l’Aristida basiramea se rencontre dans des milieux rares, par exemple des pinèdes claires, mais se trouve également sur des terrains envahis par les mauvaises herbes. Dans Flora of the Great Plains (McGregor et Barkley, 1986), la description de l’habitat de l’espèce comprend les bords de routes, les pâturages et les terres improductives. Allred (2001) souligne que la présence de plantes du genre Aristida est associée à un sol perturbé ou dégradé. En Ontario et au Québec, l’espèce semble confinée à des terrains sablonneux et secs à végétation clairsemée, situés sur les crêtes de sable et les dunes basses des rivages post-glaciaires. La position des quatre populations connues d’Ontario dans le Nord du comté de Simcoe et à l’île Beausoleil voisine s’explique probablement par le fait que c’est dans cette région qu’on trouve la plus grande étendue non perturbée de rivages postglaciaires. Reznicek (comm. pers., 2001) affirme que l’A. basiramea est une espèce reliquale de la période hypsithermale, associée aux lacs post-glaciaires. Bien qu’aucune analyse ne semble avoir été faite, les sols des quatre stations de l’espèce sont certainement acides.

On pourrait dire que l’A. basiramea est une espèce de début de succession, dont l’habitat peut cependant être maintenu durant de longues années par l’action du feu, de la sécheresse ou d’autres facteurs de perturbation. Or, l’étalement urbain et la suppression des feux qui ont cours depuis un siècle dans le Sud de l’Ontario et du Québec ont entraîné une perte importante de l’habitat de l’espèce, dont il ne reste plus que de faibles étendues très fragmentées. Ainsi, à l’extrémité nord de la péninsule Penetang, notamment à l’est du parc provincial Awenda, on trouve de grandes étendues de forêts denses, où les clairières sablonneuses sont extrêmement rares.

Dans les stations d’Ontario et du Québec, l’espèce dominante est le Danthonia spicata, et les principales espèces associées sont le Rumex acetosella, l’Agrostis gigantea, une espèce de Polytrichum, le Panicum implicatum, le Poa compressa, le Solidago nemoralis, le Carex merritt-fernaldii, le Rubus allegheniensis, l’Agropyron repens, le Cyperus houghtonii et le Cyperus lupulinus subsp. macilentus.

Des cinq populations canadiennes connues, celles de Christian Island et de Cazaville sont les plus abondantes; elles comptent chacune plus de dix mille individus et sont probablement capitales pour la survie à long terme de l’espèce au Canada. Au sud et à l’ouest de la station de Christian Island, on trouve des milieux qui semblent répondre aux besoins de l’espèce, et il est fort possible que l’île en recèle d’autres que l’auteur n’a pas eu le temps d’explorer avant de rédiger le présent rapport. Quant à la région de Cazaville, elle a été explorée trois fois au cours des deux dernières années, et les chances d’y découvrir d’autres sous-populations sont minces (Coursol, comm. pers., 2002).

Tendances

En 1975, Reznicek notait que la population du lac Macey était très dispersée et que l’espèce était parfois assez abondante dans les secteurs les plus dénudés. En 1981, il notait que la population de Christian Island était abondante (entre 60 et 80? individus) et que l’A. basiramea était parmi les espèces dominantes là où le sable est plus ou moins dénudé.

L’extrémité nord de la péninsule Penetang connaît un développement assez rapide; cependant, le type de communauté végétale qu’on y trouve sur les terrains sablonneux existe encore ailleurs, notamment à l’île aux Chrétiens et à l’est du parc provincial Awenda.

Les milieux pouvant servir d’habitat à l’A. basiramea dans le Sud de l’Ontario et du Québec se sont rétrécis considérablement depuis un siècle, en conséquence de plusieurs facteurs : succession végétale naturelle vers le stade arboré et, simultanément, suppression des incendies de forêt naturels; déboisement et mise en culture des terres; plantation de conifères sur une grande échelle; aménagement accrû des rivages (anciens et nouveaux) pour l’habitation et les loisirs (dont l’utilisation de VTT); extraction commerciale de sable.

Dans le comté de Simcoe, la transformation du paysage s’est accélérée dans les dernières années. Barrie (110 000 habitants) est de toutes les municipalités canadiennes celle qui connaît l’expansion la plus rapide année après année, Wasaga Beach (16 000 habitants) venant souvent au deuxième rang. L’étalement urbain est très courant dans le reste du Nord du comté, et l’aménagement des rives des Grands Lacs progresse rapidement. La majeure partie de la superficie de terrain sablonneux à végétation clairsemée du comté de Simcoe ne bénéficie d’aucune protection, et le peu qui est protégé n’est pas suffisant pour garantir la survie à long terme de l’Aristida basiramea.

Protection et propriété des terrains

La station de l’île Beausoleil est la seule à bénéficier d’un niveau de protection appréciable, du fait qu’elle est située dans un parc national; cependant, elle se trouve en dehors de la zone protégée du parc.

Christian Island – La station de Christian Island se trouve à l’intérieur de la réserve de la Première nation Beausoleil, sur un terrain dont le conseil de bande détient la propriété. À l’heure actuelle, la bande examine les possibilités de mise en valeur de ce terrain (Kopagog, comm. pers., 2001).

L’île aux Chrétiens est une AINS d’importance régionale. La Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario ne reconnaît aucun statut particulier à ces AINS, et les décisions concernant l’aménagement des aires naturelles importantes situées dans une réserve indienne sont, bien entendu, du ressort du conseil de bande concerné.

Lac Macey – La population du lac Macey se trouve sur un terrain privé où l’ancien propriétaire a exploité durant plusieurs années une petite entreprise d’extraction de tourbe. L’installation de conditionnement et d’expédition de la tourbe était aménagée à l’extrémité sud de la tourbière ainsi que sur les platières riveraines et dunes adjacentes. La population d’A. basiramea semble vigoureuse aux endroits où le sol a été perturbé. L’exploitation de la tourbière a été abandonnée en 1995.

Le terrain privé où se trouve la population d’Aristida basiramea est très proche du parc provincial Awenda. La présence d’une AINS, d’un milieu humide d’importance provinciale et d’une espèce ayant le statut S1 le rendent intéressant comme aire de conservation pouvant être annexée au parc. L’acquisition de ce terrain figurait parmi les priorités du plan de gestion du parc dressé en 1990. En fait, ce terrain devait faire partie du territoire du parc Awenda d’après les limites originales tracées dans les années 1970 (Tully, comm. pers., 2001), avant que toute activité d’extraction de tourbe n’ait cours. On a même pensé que les mesures d’expropriation entreprises par le Ministère à l’époque seraient à l’origine de la décision du propriétaire d’exploiter la tourbière. Au début des années 1990, les propriétaires du terrain l’ont proposé à l’administration du parc, mais le prix demandé a été jugé prohibitif. En 1998, Tim Tully s’est adressé à la Société canadienne pour la protection de la nature (SCPN); cependant, comme le terrain n’était pas sur le marché, la SCPN n’a pas donné suite à sa requête. Le lac Macey figure au deuxième rang de la liste des terrains que l’administration du parc souhaite acquérir, et le Nord du canton de Tiny a été ajouté à la liste de priorités de la SCPN. Le lac Macey est un site de choix pour les organismes de conservation de la nature; il pourrait être acquis conjointement par la SCPN et le MRNO et géré par l’administration du parc provincial Awenda.

La station d’A. basiramea du lac Macey se trouve à l’intérieur de l’aire provinciale d’intérêt naturel et scientifique (AINS) Macey Lake Bog, à moins de 120 mètres de la tourbière du lac, milieu humide d’importance provinciale. Le plan officiel d’aménagement du territoire du canton de Tiny prévoit pour ces milieux humides le niveau 1 de protection environnementale, qui est le niveau le plus élevé. Le plan exige, pour tout développement sur la bande de 120 mètres de terrain entourant le milieu humide, une étude d’impact sur l’environnement réalisée conformément à l’article C6 du plan, suivie de l’approbation du Conseil, qui n’est accordée que sous réserve des commentaires des organismes compétents.

Il importe de mentionner que le plan officiel d’aménagement du territoire du canton de Tiny reconnaît les statuts d’espèce menacée et d’espèce en voie de disparition attribués par le COSEPAC et le MRNO et prévoit pour les parties importantes de l’habitat des espèces concernées le niveau 1 de protection environnementale. Sur les terres bénéficiant d’une protection environnementale officielle, seules sont permises les activités de conservation et les loisirs passifs. Toute construction, édification d’ouvrage et transformation du paysage y sont interdites. L’aménagement de terrains de golf n’est pas considéré comme un usage à des fins récréatives passives. Par ailleurs, le plan officiel ne comporte aucune disposition visant à mettre fin à l’exploitation agricole des terres bénéficiant du niveau 1 de protection environnementale (The Planning Partnership, 2000).

Île Beausoleil – La station d’A. basiramea de l’île Beausoleil ne se trouve pas dans une zone protégée du parc national, mais plutôt dans une zone récréative, ou administrative. L’administration du parc ne prévoit aucun changement d’aménagement dans l’immédiat, et le surintendant de même que l’écologiste du parc ont été informés qu’une espèce très rare pousse derrière le centre d’accueil des visiteurs. Ils se sont montrés disposés à prendre les mesures nécessaires pour protéger l’espèce, y compris un brûlage dirigé (Upton, comm. pers., 2001).

Anten Mills – Le terrain où se trouve la station d’A. basiramea a été vendu en 2001 à un promoteur immobilier, qui détient déjà toutes les autorisations nécessaires pour le subdiviser en 87 lots. La majeure partie de la population de l’espèce pousse le long de la crête du rivage du lac Algonquin, là où justement doivent être construites des habitations unifamiliales. Heureusement, une partie de cette population se trouve dans un secteur réservé, à la demande des autorités du canton de Springwater, comme milieu naturel à jouissance passive. L’auteur a informé le planificateur du canton du statut attribué au A. basiramea et des lieux précis où pousse l’espèce, il s’est rendu sur les lieux avec un conseiller du promoteur. Cependant, comme le lotissement a déjà été entièrement approuvé, le mieux qu’on puisse espérer est probablement de sauver une partie de la population en la déplaçant. C’est ce que l’auteur a proposé au promoteur, et, au printemps, avec l’aide d’un opérateur de rétrocaveuse, il fera prélever les pieds d’A. basiramea qui se trouvent sur la crête et les fera transplanter à proximité des sous-populations qui se trouvent plus bas.

Cazaville – La population de Cazaville est située sur des terrains privés appartenant probablement à plus d’une centaine de propriétaires différents. Il n’y a eu aucune communication avec eux. Aucune installation industrielle n’est envisagée pour ce secteur (Coursol, comm. pers., 2002).

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Biologie

Reproduction

L’Aristida basiramea est une plante annuelle qui fleurit et fructifie très tardivement. Mohlenbrock (1973) mentionne qu’en Illinois, l’espèce fleurit entre août et le début d’octobre. Au Maine, les fruits apparaissent entre août et octobre (Maine Department of Conservation, 1999). En Ontario, d’après les observations de 2001, l’A. basiramea fleurit très tardivement : le 16 août, chez la majorité des individus de la population de Macey Lake, les organes reproducteurs n’étaient pas encore apparents; le 7 octobre, ils n’étaient toujours pas apparents chez un certain nombre d’individus. Reznicek (comm. pers., 2001) mentionne qu’au Michigan, la plante continue de produire des fruits jusqu’à ce que les conditions météorologiques deviennent inhibitrices. Catling et al. (1977) notent que l’A. longispica, comme les autres espèces du genre Aristida, commence à fleurir à la fin d’août, ne fructifie qu’en septembre ou octobre et passe facilement inaperçu même lorsqu’il porte des fleurs ou des fruits.

Survie

L’Aristida basiramea semble très mal supporter la compétition d’autres espèces : il est incapable de survivre dans une herbaçaie dense et est rapidement éliminé par la succession ou l’ombre. Le plan officiel d’aménagement du territoire du canton de Tiny prévoit pour l’espèce le niveau 1 de protection environnementale, qui est le niveau le plus élevé. Sur les terres bénéficiant d’une protection environnementale officielle, seules sont permises les activités de conservation et les loisirs passifs. Toute construction, édification d’ouvrage et transformation du paysage y sont interdites. L’aménagement de terrains de golf n’est pas considéré comme un usage à des fins récréatives passives. Par ailleurs, le plan officiel ne comporte aucune disposition visant à mettre fin à l’exploitation agricole des terres bénéficiant du niveau 1 de protection environnementale (The Planning Partnership, 2000).

Physiologie

Le genre Aristida comprend de 250 à 300 espèces, réparties principalement dans les régions subtropicales et tempérées chaudes des deux hémisphères, où elles poussent de préférence sur des sols secs et pauvres ou sableux. En Amérique du Nord, les espèces du genre Aristida se trouvent surtout dans les régions arides (Gleason, 1952).

Catling et al. (1977) notaient que la station d’Aristida basiramea du lac Macey est à 245 km plus au nord que toute autre station connue du genre Aristida, en Ontario, et est la seule station du genre Aristida au nord de la zone carolinienne. De même, au Michigan, l’A. basiramea est la seule espèce du genre Aristida signalée au nord de la « zone de transition » (Catling et al., 1977, citant Voss, 1972). Depuis ce temps, des populations indigènes d’Aristida dichotoma ont été découvertes en Ontario, dans les comtés de Lennox et d’Addington (Brownell et al., 1996), environ à la même latitude que les populations indigènes d’A. basiramea. Bien que l’A. basiramea semble être l’espèce la plus rustique du genre Aristida, on peut penser que sa répartition au Canada est limitée par ses exigences écologiques, puisque les types de milieux et de sols où il pousse en Ontario et au Québec sont restreints et peu communs autour de la baie Georgienne au nord des localités où sa présence est confirmée. À ce jour, aucune station naturelle d’A. basiramea n’a été signalée au nord de la péninsule nord du Michigan (environ 48 degrés de latitude).

La dispersion de l’espèce, vers le nord, est vraisemblablement limitée, du moins en partie, par le fait qu’elle ne commence pas à fleurir avant le milieu ou la fin d’août et que, chez une partie de la population, les graines n’ont pas le temps de commencer leur développement avant l’arrivée des températures hivernales.

Déplacements et dispersion

Les arêtes divergentes de la glumelle inférieure favorisent le transport des épillets par le vent et les animaux. De plus, en maintenant les épillets inclinés sur le sol, elles favorisent l’établissement des semis (Allred, 2001).

Au lac Macey, l’espèce ne semble éprouver aucune difficulté à se reproduire, puisqu’elle colonise massivement les milieux perturbés.

Nutrition et relations interspécifiques 

Bien que de façon générale les graminées du genre Aristida ne soient pas des plantes fourragères de qualité, et en dépit du cal qui peut être nocif pour le bétail, quelques espèces constituent une source alimentaire importante au printemps dans les grands parcours de l’Ouest. Les cailles et certains petits mammifères consomment de petites quantités de graines de l’espèce (Allred, 2001).

Comportement et adaptabilité

L’A. basiramea est une espèce adventice des bords de routes sablonneux dans certains États des États-Unis, notamment au Maine, où les pratiques d’entretien sont favorables à l’espèce.

Wright et al. (1978) notent que plusieurs espèces d’Aristida sont très sensibles au feu du fait que le collet de la plante se trouve presque au niveau du sol ou juste au-dessus. Par ailleurs, Lemon (1949) et Parrott (1967) ont observé que l’Aristida stricta est adapté au feu et domine les prairies et savanes du Sud-Est où le passage du feu est récurrent. Cette espèce possède des méristèmes situés à environ 3 cm sous la surface du sol, où ils sont protégés contre la chaleur intense du feu. Elle peut vivre à l’ombre des premiers feuillus durant 20 à 40 ans, après quoi elle disparaît à moins qu’un incendie ne fasse régresser la succession (Clewell, 1989).

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Taille et tendances des populations

D’après les registres botaniques des deux derniers siècles, il semble que l’A. basiramea a toujours été extrêmement rare au Canada. Dans toutes ces années d’herborisation, les botanistes n’ont découvert que cinq stations naturelles de l’espèce, toutes situées dans deux des régions du Canada les plus explorées, à savoir le Sud de l’Ontario et le Sud du Québec. Il reste peut-être d’autres populations à découvrir, qui ont jusqu’à ce jour échappé à la vigilance des herborisateurs soit parce qu’elles se trouvent en dehors des sentiers battus, soit parce que l’espèce n’est pas facile à identifier.

Il n’est pas possible de dégager des tendances démographiques pour les populations naturelles de l’espèce au Canada, puisque trois des stations connues n’ont été découvertes qu’en 2001, que la station de Christian Island n’était connue jusqu’en 2001 que pour une sous-population observée pour la dernière fois en 1981, et que la population du lac Macey a connu une explosion démographique au cours des six dernières années pour avoir pu colonisé de nouveaux milieux. De plus, aucune station historique n’est répertoriée qui pourrait indiquer si l’effectif est en déclin.

Voici les résultats du recensement des populations effectué en 2001 :

  • Anten Mills : environ 800 individus
  • Île Beausoleil : >500 individus
  • Lac Macey : plusieurs milliers d’individus
  • Christian Island : plusieurs dizaines de milliers d’individus
  • Cazaville : >10 000 individus

L’effectif canadien de l’espèce est probablement très supérieur à 20 000 individus, répartis principalement entre deux stations et occupant une aire inférieure à 3 km². La zone d’occurrence est de 502 km², et le type de milieu qui la caractérise est très restreint et continue de se rétrécir au profit de diverses utilisations et par l’effet de la succession écologique. La Première nation Beausoleil examine les possibilités de mise en valeur du terrain où se trouve la station de Christian Island, et une grande partie de la station d’Anten Mills est appelée à disparaître en conséquence du lotissement du terrain et de la construction d’habitations, qui a d’ailleurs commencé en 2002.

L’Aristida basiramea est classé comme espèce rare dans trois États des États-Unis. On ne sait pas dans combien d’États l’espèce est manifestement non en péril puisqu’aucun État ne lui a attribué la cote S4 ou S5 (NatureServe, 2001).

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Facteurs limitatifs et menaces

Habitat limité

L’Aristida basiramea ne semble pousser que sur les sols siliceux, acides, à végétation clairsemée associés aux rivages post-glaciaires. On pourrait penser que l’inféodation de l’espèce à cet habitat particulier ne limite pas démesurément sa dispersion; cependant, ce type de milieu est en fait très restreint dans le Sud de l’Ontario et du Québec. L’espèce a dû être plus abondante durant diverses périodes, notamment durant la période hypsithermale (il y a 7 000 ans) et plus récemment, dans le comté de Simcoe, durant la période de déboisement massif qui a eu cours entre 1860 et 1880. Aujourd’hui, ces étendues de terrain sablonneux dégagé sont beaucoup plus réduites, et leur qualité s’est fortement dégradée, en conséquence de la mise en valeur du territoire, de la plantation de conifères pour stabiliser le sol et de la succession végétale naturelle qui s’opère en l’absence d’incendie.

Extraction de sable

Le rivage des lacs glaciaires Algonquin et Nipissing où subsistent des étendues de sable dénudé est souvent utilisé par la population locale comme carrière de sable facile d’accès, en Ontario comme au Québec.

Succession végétale

En Ontario, les populations d’A. basiramea ont survécu en grande partie grâce aux perturbations anthropiques qui ont empêché la succession naturelle de s’opérer. Ainsi, à Christian Island, l’aménagement d’un terrain de baseball, relativement peu utilisé, a contribué à la survie de plusieurs dizaines de milliers d’individus de l’espèce en empêchant leur habitat d’être envahi par des arbustes. À l’inverse, la station d’Anten Mills ne compte plus qu’un petit nombre d’individus dispersés parmi les conifères plantés au bord de l’escarpement du lac Algonquin. Autrefois, le feu et les périodes de sécheresse intense contribuaient probablement à tenir la végétation en échec dans les milieux de prédilection de l’A. basiramea. Or, depuis une centaine d’années, l’homme mène une lutte acharnée contre le feu dans le comté de Simcoe, et l’absence de ce régime naturel de perturbation est probablement à l’origine de la disparition des milieux propices à l’espèce.

Activité humaine

L’A. basiramea est de toute évidence menacé par certaines perturbations anthropiques à caractère permanent, comme le lotissement; par ailleurs, il doit sa survie à certaines formes récentes de perturbation légère qui empêchent son habitat d’être envahi par des espèces plus compétitives et tolérantes à l’ombre. Ainsi, à l’île Beausoleil, l’espèce pousse à l’emplacement d’un ancien établissement de pionniers; au lac Macey, elle a envahi un milieu rendu des plus favorables par les activités entourant l’exploitation d’une tourbière; à Christian Island, l’espèce se compte en dizaines de milliers d’individus dans un terrain de baseball. Les stations d’Anten Mills et de Cazaville sont les seules où on peut voir des traces de circulation de VTT et de motos. À Cazaville, les VTT constituent une des principales menaces pour l’espèce, alors qu’à Anten Mills, la circulation des VTT est tellement faible qu’elle crée peut-être même une perturbation mineure favorable à l’espèce. Bien qu’il n’y ait aucun programme de gestion de l’espèce en Ontario, diverses formes de perturbation liées à l’activité humaine semblent compatibles avec la présence de l’A. basiramea, et même favorables à celle-ci.

Plantation de conifères

À partir de 1920, des conifères ont été plantés sur les rives de nombreux lacs du comté de Simcoe, dans le cadre de très ambitieux programmes de stabilisation et de mise en valeur de ces sols tenus pour inutilisables. Nombre de ces plantations ont donné des peuplements denses de pin rouge et de pin sylvestre, où l’A. basiramea ne peut survivre. Les plantations de conifères constituent également une des principales menaces pour la station de Cazaville, au Québec (Coursol, comm. pers., 2003).

Espèces envahissantes

En 2001, plusieurs espèces envahissantes étaient présentes dans les milieux où pousse l’Aristida basiramea, à savoir le nerprun bourdaine (Rhamnus frangula), la centaurée maculée (Centaurea maculosa), le mélilot blanc (Melilotus albus) et le pin sylvestre (Pinus sylvestris). Sur les sols sableux et secs, en particulier après plusieurs années consécutives de sécheresse, seul le pin sylvestre arrive vraiment à l’emporter sur l’A. basiramea. La station du lac Macey et celle d’Anten Mills sont parsemées de pins sylvestres.

Lotissement

Il ne fait aucun doute que le lotissement réduira et peut-être même détruira complètement ce qu’il reste de milieu convenant à l’Aristida basiramea à Anten Mills. Le type de lotissement dont il s’agit, visant en priorité les sites avec vue imprenable pour la construction de maisons de grande valeur avec un terrain d’une certaine étendue, est particulièrement menaçant pour l’A. basiramea et les autres espèces reliquales associées aux rivages postglaciaires. Les maisons qui seront construites au sommet de l’escarpement du lac Algonquin, notamment à Anten Mills, auront une vue imprenable sur l’escarpement du Niagara, situé à 30 km plus à l’ouest. Ce genre de site est de plus en plus recherché, surtout dans le contexte actuel d’une demande effreinée de lots à bâtir dans le comté de Simcoe.

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Importance de l'espèce

L’A. basiramea ne possède aucun attribut qui frappe l’attention ou qui puisse susciter l’intérêt du public. On ne lui connaît aucune importance particulière.

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Évaluation et statut recommandé

Protection actuelle ou autres désignations

Statut à l’échelle mondiale : G5 [espèce non menacée de façon évidente, commune, répandue, abondante (bien qu’elle puisse être rare dans certaines parties de son aire, en particulier à la périphérie) et non vulnérable dans la majeure partie de son aire, généralement avec beaucoup plus de 100 stations et plus de 10 000 individus] (statut attribué en 1984) (NatureServe, 2001).

Statut à l’échelle des États-Unis : N2N4 - Il existe une incertitude quant à la situation de l’espèce, dont le statut se situerait entre N2 [menacée à l’échelle nationale en raison de sa rareté (généralement de 6 à 20 stations ou très petit nombre d’individus (de 1 000 à 3 000)) ou parce qu’un ou plusieurs facteurs menacent d’entraîner sa disparition du pays ou d’un État] et N4 [apparemment non menacée, peu commune mais non rare (généralement plus de 100 stations et plus de 10 000 individus) et généralement répandue à l’échelle du pays ou de l’État; possibilité d’une menace à long terme] (statut attribué en 1998) (NatureServe, 2001).

Statuts subnationaux aux États-Unis :SR (signalée; ce statut signifie souvent que la situation de l’espèce à l’échelle de l’État n’a pas été évaluée) en Alabama, au Dakota du Nord, en Floride, en Indiana, au Kansas, au Massachusetts, au Minnesota, au Mississippi, au Missouri, au Nebraska, au New Hampshire, en Oklahoma, au Tennessee, au Texas, au Vermont et au Wisconsin; S1 (très fortement menacée) au Colorado; S1/S2 (très fortement menacée) au Maine; S3 (vulnérable) en Iowa; S3? (peut‑être vulnérable) en Illinois; S? (aucun statut attribué) au Michigan; SE (exotique) au New York (NatureServe, 2001).

Statut à l’échelle du Canada : N1 [très fortement menacée en raison de son extrême rareté (généralement 5 stations ou moins ou très petit nombre d’individus (<1 000)) ou parce qu’un ou plusieurs facteurs menacent d’entraîner sa disparition] (statut attribué en 1989) (ONHIC, 2001).

Statut en Ontario : S1 [extrêmement rare dans la province (généralement 5 stations ou moins ou très petit nombre d’individus); un ou plusieurs facteurs peuvent menacer d’entraîner sa disparition] (statut attribué en 1994) (ONHIC, 2001).

Statut au Québec : L’espèce est jugée indigène au Québec par Jacques Cayouette et Jacques Brisson. Elle devrait être ajoutée à la liste des plantes menacées ou vulnérables du Québec dans un avenir prochain, avec la cote S1 (Jacques Labrecque, comm. pers., 2000, cité dans Oldham, 2002).

Statut au Manitoba : SRF (mentions erronées) (statut attribué en raison de l’ancienneté des mentions, de la probabilité qu’il s’agit d’erreurs d’identification et du fait que les stations n’ont jamais été confirmées) (Greenall, comm. pers., 2003).

Statut attribué par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : Aucun

Statut attribué par le COSEPAC : Espèce en voie de disparition

Statut général en Ontario : Espèce peut‑être en péril (statut attribué en 2000) (ONHIC, 2001)


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Résumé technique

Aristida basiramea Engelm.

Aristide à rameaux basilaires – Forked Three-awned Grass

Répartition au Canada :

Ontario et Québec

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²) :

30 km² pour Cazaville (Québec); 472 km² pour les 4 stations d’Ontario; total = 502 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non

Zone d’occupation (km² ):

  • Moins de 3 km² en tout
  • Québec (Cazaville) : 2 km²
  • Ontario : <1 km²
  • Macey : 12 000 
  • Christian : 10 000 m²
  • Beausoleil : 950 m²
  • Anten Mills : 50 m²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants :

5

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable depuis la découverte des 2 premières populations il y a 20 et 25 ans, jusqu’en 2001, où il a doublé; une des stations vouée au développement dans un avenir prochain.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?:

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En déclin

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Espèce annuelle

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Plus de 20 000 au total, répartis pour moitié en Ontario et moitié au Québec.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

 

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Oui. Son habitat de terrains sablonneux à végétation clairsemée est très localisé et extrêmement fragmenté en Ontario et au Québec; il n’en subsiste plus que de petites étendues.

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Ontario

  • Lac Macey : des milliers
  • Christian Is. : >10 000
  • Île Beausoleil : >500
  • Anten Mills : env. 800

Québec

  • Cazaville : >10 000

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Une intensification d’efforts de recherche en 2001 et en 2002 a mené à la découverte de 2 nouvelles stations en Ontario et de 1 au Québec.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  1. Habitat restreint, limité aux terrains sablonneux à végétation clairsemée
  2. extraction de sable
  3. succession végétale
  4. plantations de conifères
  5. VTT et motos
  6. lotissement
  7. étalement urbain

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Dans plusieurs États des États-Unis

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

Espèce rare dans certains États; on ne sait pas dans combien d’États l’espèce est manifestement non en péril, puisqu’aucun État ne lui a attribué le statut S4 ou S5.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Peu probable

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Très peu

Analyse quantitative

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Remerciements

Plusieurs personnes nous ont apporté un appui précieux lors de la préparation du présent rapport. Mike Oldham a eu l’amabilité de fournir toutes les données concernant l’Aristida basiramea que possède le CIPNO, ainsi qu’une copie de l’article provisoire sur l’espèce préparé pour Flora of North America. Il a également vérifié les spécimens d’A. basiramea que nous avons récoltés au lac Macey, à Christian Island et à Anten Mills et vérifié ou identifié les spécimens d’espèces associées. Tim Tully s’est chargé d’obtenir les autorisations nécessaires pour se rendre aux stations d’A. basiramea situées à l’île Beausoleil et sur un terrain privé, au lac Macey. Il a aussi fourni l’historique des mesures prises pour assurer la conservation de la station du lac Macey. Jennifer Kopagog, gestionnaire des terres pour la Première nation Beausoleil, la chef Valerie Monague et David Bonang nous ont permis de faire les relevés nécessaires sur le terrain. Jennifer Kopagog nous a renseigné sur la station de Christian Island, et Darlene Upton, écologiste employée au Parc, à l’île Beausoleil, nous a renseigné sur la station de l’île Beausoleil. Les entretiens que j’ai eus avec Wasyl Bakowsky concernant les terrains sablonneux à végétation clairsemée m’ont été de la plus grande utilité. Bill Fitzgerald, géologiste travaillant dans le comté de Simcoe, a bien voulu partager ses connaissances sur l’association de l’Aristida basiramea avec les rivages des lacs glaciaires Algonquin et Nipissing. Linda Chafin, botaniste principale au Florida Natural Areas Inventory, et Bruce Hansen, conservateur de l’herbier de la University of South Florida, m’ont aidé à trouver le statut associé à la mention de l’espèce pour la Floride sur le site web du USDA. Nous soulignons l’empressement de Jason Greenall, écologiste et coordonnateur au Centre de données sur la conservation du Manitoba, à réviser le statut d’A. basiramea dans la province. Nous sommes redevable à Mona Ross de la Southern Illinois University Press pour l’autorisation de reproduire l’illustration d’A. basiramea tirée de Flora of Illinois, de Robert Mohlenbrock, édition de 1973.

Les travaux de terrain ont été rendus agréables grâce à l’excellente compagnie de Tim Tully (au lac Macey, à l’île aux Chrétiens et à l’est du parc Awenda), de Bob Bowles et de Jim Goltz (à Christian Island), de Mel Crich et de John Grootveld (à Anten Mills), et de Sydney Allen qui, encore une fois, a accompagné son père pour l’aider dans ces trois localités. Nous apprécieons grandement la peine que s’est donnée Jim Goltz pour rechercher l’A. basiramea à l’île Beausoleil, dans les milieux sablonneux et dégagés qu’il connaît bien, deux jours seulement après avoir reçu une illustration de l’espèce, à Christian Island. Jim Goltz a fourni l’information concernant la station de l’île Beausoleil, et Mike Oldham a fourni l’information sur la station qu’il a découverte dans le district de Rainy River. Nous soulignons les contributions de Jacques Brisson, qui a découvert la station de Cazaville, au Québec, en 2001, et de Frédéric Coursol, qui a fourni des renseignements détaillés sur cette station pour l’avoir visitée à plusieurs reprises. Frédéric Coursol nous a également autorisé à reproduire deux de ses photographies de la station de Cazaville et a fait preuve d’une grande patience en répondant à nos nombreux courriels concernant cette station. Des renseignements supplémentaires ont été fournis sur la station de Cazaville par Jacques Labrecque du Centre de données sur le partrimoine naturel, ministère de l’Environnement du Québec.

Paul Jurjans a été d’un grand appui dans la préparation des figures. Grâce à sa connaissance du système SIG, plusieurs questions de nature cartographique ont pu être éclaircies. Il a aussi établi la carte cadastrale, la carte des milieux humides et la carte de l’AINS du lac Macey. Erich Haber a coordonné la revue du rapport de situation, révisé le résumé technique pour tenir compte de la station de Cazaville avant l’examen du COSEPAC, en novembre 2002, et examiné les diapositives et les figures pour assurer une reproduction de haute qualité. Mike Oldham et un expert anonyme ont commenté le rapport provisoire dans le cadre du processus d’examen du COSEPAC. Leurs commentaires ont été très utiles et ont largement contribué à la qualité du rapport final. Enfin, nous remercieons Tony Reznicek de nous avoir montré la station d’A. basiramea au lac Macey, en 1995, et d’avoir éveillé nos intérêts pour cette graminée extrêmement rare. Toujours prêt à aider, il a répondu à toutes nos questions sur les deux stations qu’il a découvertes et fourni les données de ses notes de terrain et de sa mémoire sur les populations et leur habitat. Tony Reznicek m’a aussi mis en rapport avec la responsable, chez Southern Illinois University Press, pour que nous puissons obtenir l’autorisation de reproduire l’illustration de l’A. basiramea figurant dans l’ouvrage de Mohlenbrock. Il a aussi signalé des localités où il y aurait des chances de trouver d’autres stations d’A. basiramea.

Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

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Ouvrages cités

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Sommaire biographique du contractuel

Gary Allen a obtenu un baccalauréat en études environnementales (spécialisation) en 1979 et une maîtrise en aménagement régional et mise en valeur des ressources en 1984, de la University of Waterloo. De 1981 à 1984, il a travaillé en qualité de naturaliste-interprète au parc national de la Pointe-Pelée, et depuis 1984, il est à l’emploi du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, au Programme du patrimoine naturel, avec des affectations à Toronto, à Chatham, à Richmond Hill, à Simcoe et, actuellement, à Midhurst. À Midhurst, où il occupe un poste d’écologiste des aires naturelles, il s’occupe principalement des Aires d’intérêt naturel et scientifique (AINS), des espèces en péril et des milieux humides. Il est également membre du comité provincial sur les milieux humides (comité WETT). Il est auteur des rapports de situation du COSEPAC sur le Liatris spicata (1986) et le Liparis liliifolia (1989) et de la mise à jour du rapport sur le Liatris spicata (2000).

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Experts consultés

  • Bob Bowles, naturaliste, Orillia (Ontario)
  • Frédéric Coursol, Mirabel (Québec)
  • M.J. Oldham, Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, Peterborough (Ontario)
  • A.A. Reznicek, University of Michigan, Ann Arbor (Michigan)
  • Tim Tully, naturaliste principal, parc provincial Awenda (Ontario)

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Collections examinées

Les seuls spécimens d’herbier d’Aristida basiramea examinés pour le présent rapport sont ceux du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPNO), à Peterborough, qui ont été récoltés par M.J. Oldham au lac Macey. Toutefois, le dossier de l’espèce au CIPNO contient des photocopies des étiquettes des spécimens récoltés par Reznicek dans les deux premiers sites répertoriés pour le Canada, et la base de données du Centre renferme un supplément d’information versée par Reznicek et Oldham. Les commentaires concernant les mentions erronées pour Hamilton Harbour en 1862 et pour Long Point en 1954 ont également été très éclairants.

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