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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au Canada - Mise à jour

Information sur l’espèce

Nom et classification

Famille :

Stichaeidae (terrassiers)

Sous-famille :

Lumpeninae

Genre :

Acantholumpenus

Espèce :

mackayi

Nom commun français :

terrassier à six lignes

Nom commun anglais :

Pighead Prickleback

Synonyme :

Blackline Prickleback

Nom inuit :

aucun (McAllister, 1987)

Description et taxinomie

Le terrassier à six lignes, membre de la famille des Stichaeidae, possède un corps mince ressemblant à celui d’une anguille (anguilliforme) et une longue nageoire dorsale, constituée de rayons épineux, qui s’étend de l’arrière de la tête jusqu’à la base de la queue (figure 1). Les vertèbres lombaires sont dépourvues d’arc hémal contrairement à celles d’espèces semblables, les sigouines (famille des Pholidae). Baxter (1988, manuscrit) et Wilimovsky (1958) ont classé le terrassier à six lignes de l’Alaska dans le genre Lumpenus en se fondant sur les caractéristiques suivantes : 1) membranes branchiales s’étendant bien en avant de l’isthme sans former de feuillet libre ni être largement fusionnées à l’isthme; 2) ligne latérale absente ou rudimentaire; 3) présence de deux rayons épineux à la nageoire anale; 4) plus de 67 rayons épineux à la nageoire dorsale; 5) museau plus court; 6) extrémités des épines dorsales ne dépassant pas les membranes de la nageoire; 7) derniers rayons de la nageoire pectorale plus courts que ceux du milieu. Morphologiquement, le terrassier à six lignes se distingue de ses plus proches congénères, les espèces du genre Lumpenus, par ses lèvres épaisses et sa grosse tête aux yeux proportionnellement plus petits et à contour moins distinct (figure 2). Les lèvres (en particulier, les maxillaires) sont beaucoup plus profondes chez les gros poissons (figure 2). Lorsque la bouche est complètement fermée, la mâchoire inférieure s’ajuste dans les maxillaires et les prémaxillaires, de sorte que la bouche est orientée vers le ventre comme on s’y attend chez un poisson de fond.

Figure 1. Illustration de l’Acantholumpenus mackayi (tirée de site Web Espèces en péril d’Environnement Canada, 2002).

Figure 1.  Illustration de l’Acantholumpenus mackayi (tirée de site Web Espèces en péril d’Environnement Canada, 2002).

Figure 2. Diagramme comparant la structure de la tête et de la bouche chez les gros spécimens de poissons ressemblant aux Lumpenus :
A) spécimen d’Acantholumpenus mackayi (collection du Royal British Columbia Museum) de 288 mm provenant de la mer de Béring, avec ses maxillaires beaucoup plus larges, sa tête à museau plus arrondi, et ses yeux plus petits à contour indistinct;
B) vue semblable d’un Lumpenus sagitta (Royal British Columbia Museum, 974-448) de 297 mm, avec ses lèvres plus étroites, ses yeux proportionnellement plus gros et à contour net ainsi que son museau plus allongé.

Figure 2.  Diagramme comparant la structure de la tête et de la bouche chez les gros spécimens de poissons ressemblant aux Lumpenus.