Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au Canada - Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
terrassier à six lignes
Acantholumpenus mackayi
au Canada

terrassier à six lignes

Données insuffisantes 2003

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante.

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au Canada -- Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 26 p.

Rapport précédent

Houston, J.J.P. et D.E. McAllister. 1989. COSEWIC status report on the blackline prickleback Acantholumpenus mackayi in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. 25 p.

Notes de production

  1. Le COSEPAC remercie Alex E. Peden d’avoir rédigé la mise à jour du rapport de situation sur le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au Canada, préparé dans le cadre d’un contrat avec Environnement Canada. Ce rapport a été revu et édité par Mart Gross, coprésident du Sous-comité de spécialistes des espèces de poissons marins du COSEPAC.
  2. En anglais, le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) a déjà été évalué par le COSEPAC sous le nom de « blackline prickleback » (Acantholumpenus mackayi).

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Pighead Prickleback Acantholumpenus mackayiin Canada.

Illustration de la couverture

Terrassier à six lignes – fournie par Ressources Naturelles.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2004

PDF : CW69-14/356-2004F-PDF
ISBN0-662-76097-2
HTML : CW69-14/356-2004F-HTML
ISBN 0-662-76098-0

Retournez à la table des matières

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Mai 2003

Nom commun : Terrassier à six lignes

Nom scientifique : Acantholumpenus mackayi

Statut : Données insuffisantes

Justification de la désignation : Les données concernant la taille de la population et la répartition sont insuffisantes.

Répartition canadienne : Océan Arctique

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1989. Réexamen du statut en mai 2003 et inscription à la catégorie d’espèces pour lesquelles les données sont insuffisantes. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

Retournez à la table des matières

COSEPAC Résumé

Terrassier à six lignes
Acantholumpenus mackayi

Houston (1988) a préparé le premier rapport de situation sur le terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) pour le COSEPAC. En avril 1989, le COSEPAC a désigné le terrassier à six lignes espèce préoccupante. Le présent rapport de situation est une mise à jour qui inclut les observations de Bond, Hopky, Lacho, Ratynski et d’autres auteurs (voir les ouvrages cités) ainsi que celles de l’auteur.

Information sur l’espèce

Ce poisson marin appartient à la famille des Stichaeidae. Il possède un corps mince, anguilliforme, pourvu d’une nageoire dorsale à nombreux rayons, qui s’étend sur toute la longueur du dos. Il se distingue des autres membres de sa famille par ses lèvres épaisses ainsi que par sa grosse tête et ses yeux proportionnellement plus petits. Bien que le nom commun anglais de l’espèce soit « pighead prickleback » (American Fisheries Society), on l’appelle parfois « blackline prickleback ».

Répartition

La présence du terrassier à six lignes est connue dans trois régions : 1) mer d’Okhotsk et mer du Japon; 2) mer de Béring; 3) partie canadienne de la mer de Beaufort. La population de la mer de Beaufort est peut-être répandue depuis la baie Phillips, au Yukon, jusqu’au port de Tuktoyaktuk et à la baie Liverpool, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Habitat

Les larves sont planctoniques et se dispersent dans les courants océaniques. Les juvéniles et les adultes occupent les fonds de sable, de limon ou de boue. Ils vivent principalement dans les secteurs salins peu profonds, dans l’halocline ou les couches en dessous, bien que les adultes et les larves soient capables de tolérer l’eau de mer diluée au-dessus de l’halocline. Ils fréquentent aussi les eaux saumâtres des lacs et de l’embouchure des rivières ainsi que des eaux plus salées. On peut les observer jusqu’à une profondeur de 56 m dans la baie Bristol (mer de Béring) et de 26 m dans le port de Tuktoyaktuk. Leur répartition varie probablement en fonction des changements saisonniers et quotidiens dans la thermocline et l’halocline.

Biologie

Les terrassiers à six lignes se nourrissent d’invertébrés benthiques. À Tuktoyaktuk, l’âge maximal observé est de 16 ans, et les adultes atteignent la maturité à l’âge de 4 à 5 ans. En général, les mâles sont plus gros que les femelles, atteignant presque 50 mm de longueur comparativement à 47 mm chez les femelles. Bien que l’on possède très peu d’information sur la physiologie de cette espèce, on sait qu’elle peut survivre pendant de longues périodes sous la glace et dans l’obscurité.

Taille et tendances des populations

L’abondance du terrassier à six lignes au Canada est peu connue. Une seule estimation de la population, effectuée dans le port de Tuktoyaktuk, a permis d’évaluer les effectifs à 2 100 individus, dont 1 600 seraient des poissons matures. Il est probable que certaines classes d’âge sont dominantes dans la population. On ne possède pas de données sur les tendances.

Facteurs limitatifs et menaces

On sait peu de choses sur les facteurs limitatifs et les menaces pour cette espèce. Il est possible qu’il y ait des lacunes dans l’importance du recrutement et qu’il soit nécessaire d’avoir des classes d’âge fortes pour compenser les périodes de faible survie de certaines classes d’âge. L’espèce est peut-être répartie en agrégats et, de ce fait, elle est vulnérable aux perturbations locales, notamment aux effets potentiels à long terme du réchauffement planétaire et à l’augmentation de l’apport d’eau douce dans son habitat salin. L’industrie pétrolière peut avoir une incidence sur cette espèce parce que les produits libérés lors des fuites coulent dans les eaux salées du fond.

Importance de l’espèce 

La population canadienne de terrassiers à six lignes est unique en ce sens qu’elle représente la population la plus orientale de cette espèce. Elle semble également isolée des populations de la mer de Béring. L’espèce n’a pas d’importance économique comme telle, mais elle joue un rôle écologique en tant que consommatrice d’organismes benthiques et probablement comme proie pour les oiseaux de mer, les baleines, les phoques et les poissons prédateurs.

Protection actuelle

Des lois canadiennes et territoriales régissent les normes relatives à l’habitat et à l’environnement dans les régions occupées par cette espèce. La désignation « espèce préoccupante » attribuée à cette espèce par le COSEPAC en 1989 a attiré l’attention sur l’espèce dans les évaluations de l’habitat et de l’environnement. Les lois fédérales sur les pêches atténuent certaines menaces, en particulier celle des polluants dans des ports comme Tuktoyaktuk, où les autorités peuvent intervenir en cas de déversement de contaminants au fond de l’océan. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest n’a pas exprimé de préoccupation directe à l’égard du terrassier à six lignes (2002).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2003)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de page1

Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de page2

Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

Retour à la référence de la note de bas de page3

Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de page4

Retournez à la table des matières

Information sur l’espèce

Nom et classification

Famille :

Stichaeidae (terrassiers)

Sous-famille :

Lumpeninae

Genre :

Acantholumpenus

Espèce :

mackayi

Nom commun français :

terrassier à six lignes

Nom commun anglais :

Pighead Prickleback

Synonyme :

Blackline Prickleback

Nom inuit :

aucun (McAllister, 1987)

Description et taxinomie

Le terrassier à six lignes, membre de la famille des Stichaeidae, possède un corps mince ressemblant à celui d’une anguille (anguilliforme) et une longue nageoire dorsale, constituée de rayons épineux, qui s’étend de l’arrière de la tête jusqu’à la base de la queue (figure 1). Les vertèbres lombaires sont dépourvues d’arc hémal contrairement à celles d’espèces semblables, les sigouines (famille des Pholidae). Baxter (1988, manuscrit) et Wilimovsky (1958) ont classé le terrassier à six lignes de l’Alaska dans le genre Lumpenus en se fondant sur les caractéristiques suivantes : 1) membranes branchiales s’étendant bien en avant de l’isthme sans former de feuillet libre ni être largement fusionnées à l’isthme; 2) ligne latérale absente ou rudimentaire; 3) présence de deux rayons épineux à la nageoire anale; 4) plus de 67 rayons épineux à la nageoire dorsale; 5) museau plus court; 6) extrémités des épines dorsales ne dépassant pas les membranes de la nageoire; 7) derniers rayons de la nageoire pectorale plus courts que ceux du milieu. Morphologiquement, le terrassier à six lignes se distingue de ses plus proches congénères, les espèces du genre Lumpenus, par ses lèvres épaisses et sa grosse tête aux yeux proportionnellement plus petits et à contour moins distinct (figure 2). Les lèvres (en particulier, les maxillaires) sont beaucoup plus profondes chez les gros poissons (figure 2). Lorsque la bouche est complètement fermée, la mâchoire inférieure s’ajuste dans les maxillaires et les prémaxillaires, de sorte que la bouche est orientée vers le ventre comme on s’y attend chez un poisson de fond.

Figure 1. Illustration de l’Acantholumpenus mackayi (tirée de site Web Espèces en péril d’Environnement Canada, 2002).

Figure 1.  Illustration de l’Acantholumpenus mackayi (tirée de site Web Espèces en péril d’Environnement Canada, 2002).

Figure 2. Diagramme comparant la structure de la tête et de la bouche chez les gros spécimens de poissons ressemblant aux Lumpenus :
A) spécimen d’Acantholumpenus mackayi (collection du Royal British Columbia Museum) de 288 mm provenant de la mer de Béring, avec ses maxillaires beaucoup plus larges, sa tête à museau plus arrondi, et ses yeux plus petits à contour indistinct;
B) vue semblable d’un Lumpenus sagitta (Royal British Columbia Museum, 974-448) de 297 mm, avec ses lèvres plus étroites, ses yeux proportionnellement plus gros et à contour net ainsi que son museau plus allongé.

Figure 2.  Diagramme comparant la structure de la tête et de la bouche chez les gros spécimens de poissons ressemblant aux Lumpenus.

Retournez à la table des matières

Répartition

Le terrassier à six lignes est observé dans trois régions (fig. 3) : 1) dans la région de la mer d’Okhotsk, il est signalé près d’Hokkaido, dans la baie de Pierre le Grand (Schmidt, 1950); 2) dans la région de la mer de Béring, il existe des populations dans la baie Bristol (Evermann et Goldsborough, 1907) et près de l’île Adak, dans la mer de Tchoukotka, dans la baie Kvichack, dans le détroit de Norton et entre les détroits de Nome et de Safety. Un seul spécimen a été signalé à Yakutat, dans le golfe d’Alaska (Mecklenburg, 1994, manuscrit, 2002); 3) dans la région de Beaufort, qui correspond à l’aire de répartition canadienne, des populations sont observées à l’ouest du delta du fleuve Mackenzie (dans la baie Phillips, au Yukon) et à l’est près de la mer de Beaufort, soit dans la baie Kugmallit, le port de Tuktoyaktuk, la baie Hutchison et la baie Liverpool, y compris dans la baie Wood (fig. 4figure5 et figure6; voir aussi « Collections consultées »).

Figure 3. Carte illustrant la répartition mondiale de l’Acantholumpenus mackayi entre les mers de Beaufort, de Béring, d’Okhotsk et du Japon : 
« A » = île Adak;
« BB » = baie Bristol (Alaska);
« CS » = mer de Tchoukotka;
« NS » = détroit de Norton (Alaska);
« PB » = baie Phillips (Yukon);
« SO » = mer d’Okhotsk;
« SJ » = mer du Japon;
« TK, L » = Tuktoyaktuk et baie Liverpool (Territoires du Nord-Ouest);
« Y » = Yakutat (Alaska).
Voir Mecklenburg (2002) pour plus de détails sur les répartitions.

Figure 3.  Carte illustrant la répartition mondiale de l’Acantholumpenus mackayi entre les mers de Beaufort, de Béring, d’Okhotsk et du Japon : « A » = île Adak; « BB » = baie Bristol (Alaska); « CS » = mer de Tchoukotka; « NS » = détroit de Norton (Alaska); « PB » = baie Phillips (Yukon); « SO » = mer d’Okhotsk; « SJ » = mer du Japon; « TK, L » = Tuktoyaktuk et baie Liverpool (Territoires du Nord-Ouest); « Y » = Yakutat (Alaska)

Répartition canadienne

Il est possible que la répartition en agrégats du terrassier à six lignes au Canada reflète ses besoins en matière d’habitat, ou qu’elle soit due à un échantillonnage incomplet; en effet, les activités de recherche et d’inventaire sur les pêches de l’Arctique ne visent généralement pas le terrassier à six lignes. Dans la baie Liverpool, Bond et Erickson (1992) ont constaté une grande variation dans les effectifs entre les divers sites, situation donnant à penser qu’il y aurait des contraintes liées à l’habitat.

Figure 4. Carte illustrant la répartition au Canada (voir les points noirs, en haut, à gauche) :
« P » = baie Phillips (Yukon),
« T » = régions de Tuktoyaktuk, du port de Tuktoyaktuk et de la baie Kugmallit (Territoires du Nord-Ouest),
« L » = baie Liverpool (y compris la baie Wood, Territoires du Nord-Ouest).
Répartition adaptée à partir du site Web Espèces en péril (voir Environnement Canada, 2002) et des collections des musées (voir « Collections consultées » et tableau 1).

Figure 4.   Carte illustrant la répartition au Canada (voir les points noirs, en haut, à gauche) : « P » = baie Phillips (Yukon), « T » = régions de Tuktoyaktuk, du port de Tuktoyaktuk et de la baie Kugmallit (Territoires du Nord-Ouest), « L » = baie Liverpool (y compris la baie Wood, Territoires du Nord-Ouest)

Figure 5. Lignes bathymétriques dans le port de Tuktoyaktuk indiquant l’habitat protégé des régions profondes, où l’on suppose que l’eau de mer est retenue pendant la crue printanière du Mackenzie et où les terrassiers à six lignes peuvent trouver un refuge (voir Hopky et Ratynski, 1983). Dans les parties ombragées, la coloration pâle correspond à des profondeurs de 0 à 5 m; la coloration moyenne, à des profondeurs de 5 à 10 m; la coloration foncée, à des profondeurs de 10 à 20 m. Dans les zones blanches entourées d’un ombrage foncé, la profondeur varie entre 20 et 26 m. Carte redessinée à partir d’une carte du Service hydrographique du Canada (2002 – carte nº 7685).

Figure 5.   Lignes bathymétriques dans le port de Tuktoyaktuk indiquant l’habitat protégé des régions profondes, où l’on suppose que l’eau de mer est retenue pendant la crue printanière du Mackenzie et où les terrassiers à six lignes peuvent trouver un refuge (voir Hopky et Ratynski, 1983)

Figure 6. Répartition canadienne du terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au large de l’estuaire du Mackenzie (Yukon et Territoires du Nord-Ouest). La carte est adaptée à partir de Macdonald et Carmack (1991) et montre les lignes bathymétriques dans la mer de Beaufort, en mètres.Les zones ombragées près de la baie Huchison, de la baie Kugmallit, de la baie Liverpool, de la baie Wood et du port de Tuktoyaktuk correspondent à la répartition connue de cette espèce au Canada.

Figure 6.   Répartition canadienne du terrassier à six lignes (Acantholumpenus mackayi) au large de l’estuaire du Mackenzie (Yukon et Territoires du Nord-Ouest)

Retournez à la table des matières

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Les terrassiers à six lignes fréquentent diverses profondeurs et divers degrés de salinité. Dans les eaux japonaises, ils occupent des lacs côtiers et des secteurs marins peu profonds à proximité des estuaires, bien qu’on ait également trouvé des individus à des profondeurs de 60 à 70 m dans l’océan (collection NMC 84-0232, tableau 1); dans les eaux de l’Alaska, on les observe à l’embouchure de la rivière Egegik (baie Bristol, mer de Béring) ainsi qu’en milieu océanique près d’Adak (îles Aléoutiennes) et à des profondeurs allant jusqu’à 56 m dans la baie Bristol (Mecklenburg, 1994, manuscrit, 2002).

Tableau 1 : Répartition saisonnière des captures pour les collections des musées
Endroit14-21 juin21-30 juin1-7 juillet8-14 juillet15-21 juillet21-30 juillet1-7 août8-14 août15-21 août21-31 août1-7 sept.
Baie Phillips---1-------
Baie Kugmallit---11--11-1
Port de Tuktoyaktuk2--11----23--
Baie Hutchinson-------1---
Baie Liverpool-----57272614
Total200121572723014

Au Canada, la plus grande partie de l’information sur le terrassier à six lignes provient du port de Tuktoyaktuk (situé dans la baie Kugmallit, dans la mer de Beaufort, à l’est du delta du Mackenzie). La profondeur maximale à laquelle l’espèce a été capturée à cet endroit était de 26 m (Hopky et Ratynski, 1983). Les individus fréquentent surtout l’halocline ou les couches en dessous, dans des régions où le gradient de salinité va de 1 p. 100 (partie pour mille) au-dessus de l’halocline à 30 p. 100 sous l’halocline, en hiver, et de 12 p. 100 au-dessus de l’halocline à 27,5 p. 100 sous l’halocline, en été (Galbraith et Hunter, 1976; Hopky et Ratynski, 1983). Le degré de salinité dans la zone littorale s’accroît de la fin de l’été au début du printemps, ce qui donne aux terrassiers un meilleur accès aux eaux moins profondes. L’amplitude de la marée est négligeable à cet endroit comparativement à la plupart des régions marines du Canada. En hiver, les températures varient entre 0 °C sous la glace et 0,5 °C sur le fond du port. L’été, les températures peuvent s’élever jusqu’à 15 °C en surface et baisser à 0 °C sur le fond.

La glace nouvelle se forme généralement en octobre : une glace de rive relativement lisse occupe la zone littorale au-dessus de l’isobathe de 20 m, et une partie de la glace demeure en place tout l’hiver (McDonald et al., 1995). Les eaux littorales dont la profondeur est inférieure à 2 m gèlent jusqu’au fond. Selon l’épaisseur de la glace, l’halocline océanique est restreinte de façon variable à cause du rétrécissement des entrées peu profondes menant vers le port de Tuktoyaktuk. Au printemps, les eaux diluées du Mackenzie s’écoulent par ces entrées, remplaçant les eaux de surface et obligeant probablement les terrassiers à six lignes à chercher un habitat en eau plus profonde dans le port. Les autres populations connues ont libre accès aux habitats océaniques [voir les cartes 7608, 7661, 7662, 7663, 7664, 7685 du Service hydrographique du Canada (2001)]. La majeure partie des eaux littorales ont moins de < 10 m de profondeur sur une distance de 6 à 15 milles nautiques au large du delta du Mackenzie, mais on n’a pas signalé de terrassiers à six lignes entre la baie Kugmallit, au large de la partie est du delta du Mackenzie, et la baie Phillips, au Yukon.

Tendances en matière d’habitat

On ne possède pas de données sur les tendances en matière d’habitat.

Protection et propriété de l’habitat

Le gouvernement fédéral administre une bonne partie des fonds de la mer de Beaufort qui abritent les terrassiers à six lignes. Il incombe aux autorités fédérales et territoriales de gérer les pêches et de s’assurer que les normes de qualité de l’eau respectent l’environnement. Les ressources de surface et sous la surface des ports de Tuktoyaktuk et de Hutchison appartiennent aux Inuvialuits, qui en assurent la gestion. Dans la baie Liverpool, les Inuvialuits administrent les ressources de surface, mais pas les ressources pétrolières ou minières sous la surface (Affaires indiennes et du Nord Canada, 2002). Par conséquent, la protection des habitats occupés par les terrassiers à six lignes nécessite la collaboration de toutes les parties intéressées.

Retournez à la table des matières

Biologie

Généralités

Le terrassier à six lignes est un poisson marin tolérant les habitats estuariens. Les jeunes passent probablement le début de leur vie à la dérive entre deux eaux, à l’état de larves planctoniques, avant de s’établir au fond pour se nourrir d’invertébrés benthiques (Ratinsky, 1983). L’espèce est adaptée aux eaux froides salines se trouvant sous la glace de mer en hiver ainsi qu’à la vie près des estuaires et dans l’eau de mer, dans l’halocline ou dans les couches en dessous. On ne connaît pas son degré de tolérance aux intrusions d’eaux douces et d’eaux diluées.

Les mâles vivent plus longtemps et deviennent plus gros que les femelles : ils atteignent environ 500 mm de long et vivent jusqu’à 16 ans, alors que les femelles atteignent 470 mm de long et vivent jusqu’à 14 ans. Dans le port de Tuktoyaktuk, les larves nouvellement écloses et les juvéniles mesurent entre 15,8 et 21,5 mm de long (Ratynski, 1983).

Reproduction

On a affirmé que les terrassiers à six lignes « cherchent » des eaux plus froides et plus salées pour se reproduire (Espèces en péril, 16 mai 2002). Par ailleurs, à Tuktoyaktuk, les terrassiers à six lignes frayent probablement en automne ou en hiver alors que les températures sont déjà faibles, que l’halocline est beaucoup moins profonde et que les eaux près de la surface sont plus salées qu’au printemps ou en été (périodes de crues du Mackenzie). Il reste à prouver que les individus de cette espèce cherchent activement des eaux plus froides et plus salées.

L’âge moyen de la reproduction chez le terrassier à six lignes se situe à environ 9,5 ans pour les mâles et les femelles (calcul extrapolé à partir de Hopky et Ratynski, 1983). En août, on a trouvé des femelles dont les ovules mesuraient de 1,0 à 1,4 mm de diamètre (McAllister, 1975), alors qu’en septembre, les ovules étaient presque parvenus à maturité (Ratynski, 1983).

La variation entre la taille des classes d’âge d’année en année (Hopky et Ratynski, 1983) aura une incidence sur la taille de la population et le recrutement. Une récolte effectuée en 1981 dans le port de Tuktoyaktuk a montré une dominance des classes d’âge de 3, de 6 et de 13 ans.

Tableau 2. Répartition des longueurs, par sexe, dans les diverses classes d’âge des sous-échantillons d’Acantholumpenus mackayi provenant des captures effectuées en 1981 dans le port de Tuktoyaktuk (Hopky et Ratynski, 1983)
Longueur (mm)2 ans
I
3 ans
I
4 ans
I
4 ans
M
4 ans
F
6 ans
M
6 ans
F
7 ans
M
9 ans
F
10 ans
M
10 ans
F
11 ans
F
12 ans
M
13 ans
M
13 ans
F
14 ans
M
14 ans
F
15 ans
M
16 ans
M
0 à 25                   
26 à 50                   
51 à 75                   
76 à 1002                  
101 à 12513                 
126 à 150 7                 
151 à 175 4                 
176 à 200 21                
201 à 125  1                
226 à 250  1 1 2            
251 à 275   1 14        1    
276 à 300      9            
301 à 325     42 1          
326 à 350     5 1  1    2    
351 à 375     3         1 3  
376 à 400     1 1 1   14 1  
401 à 425           2   1    
426 à 450         2   211   
451 à 475            1611 1 
476 à 500            12 1  1

Survie

On ne sait rien sur les facteurs qui limitent la survie de l’espèce. 

Physiologie

Les caractéristiques physiologiques particulières de l’espèce sont inconnues, mais on suppose que ce poisson possède des adaptations physiologiques lui permettant de supporter des eaux froides et de survivre pendant de longues périodes sous la glace et dans l’obscurité en hiver. Sa présence près de régions où prévalent des conditions estuariennes donne à penser que l’espèce peut s’ajuster aux changements de salinité; cependant, sa répartition globale et les circonstances de sa capture indiquent qu’elle ne serait pas adaptée à la vie en eau douce.

Déplacements et dispersion 

La dispersion s’effectue probablement en réaction aux changements dans les gradients de salinité, de turbidité et de température sous l’eau ainsi qu’aux chargements de luminosité en été et d’obscurité en hiver. Ainsi, les poissons changent de profondeur, se déplaçant entre les eaux moins profondes et les eaux plus profondes selon les conditions. Schetninnikov (1983) et Houston (1988) ont défini le terrassier à six lignes comme une espèce non grégaire. Doug Chiperzak (comm. pers., 10 déc. 2001) pense que les déplacements font partie d’une migration entre les eaux plus profondes et moins profondes. 

Alimentation et interactions interspécifiques 

Lacho (1991) a trouvé les organismes suivants dans des estomacs de terrassiers à six lignes (en ordre décroissant d’occurrence) :

  • restes digérés non identifiés = 64;
  • polychètes = 47;
  • oligochètes = 35;
  • amphipodes = 24;
  • copépodes = 9;
  • débris végétaux = 8;
  • pélécypodes = 6;
  • nématodes = 5;
  • gastéropodes = 3;
  • bryozoaires = 3;
  • mysidacés = 2;
  • foraminifères = 1

Nombre de poissons anadromes ou estuariens fréquentent les eaux peu profondes où les terrassiers à six lignes migrent. Les poissons marins qui occupent l’habitat benthique constituant le principal milieu de vie des terrassiers à six lignes comprennent les suivants :

  • navaja jaune – Eleginus gracilis
  • morue polaire – Boreogadus saida
  • chaboisseau à quatre cornes – Myoxocephalus quadricornis 
  • plie arctique – Liopsetta glacialis
  • flet étoilé– Platichthys stellatus
  • lompénie de Fabricius – Lumpenus fabriciu

Toutes ces espèces tolèrent les conditions de vie des estuaires, mais les quatre dernières sont plus souvent associées aux habitats benthiques. On présume qu’elles recherchent toutes les parties les plus salines des estuaires, en particulier dans l’halocline et les couches en dessous.

Comportement et adaptabilité

À part leurs rassemblements en agrégats et leurs déplacements sur les sédiments meubles du fond, on possède peu d’information sur le comportement des terrassiers à six lignes. Les gros terrassiers à six lignes ont une tête relativement grosse, à museau élevé et à lèvres épaisses qui donnent à penser qu’ils ont des comportements spéciaux de reproduction, de recherche de nourriture ou de compétition. Leurs yeux sont gros et bien en évidence, ce qui pourrait leur être utile dans la lumière tamisée des couches sous l’halocline pendant les périodes où les eaux de surface sont couvertes de glace ou troublées par l’apport de limon fluvial. Par contre, certaines espèces spécialisées de terrassiers adaptées à la vie dans la zone intertidale ou dans les rochers de la zone sublittorale ont un aspect physique indiquant qu’elles sont de meilleures nageuses (p. ex. Lumpenus sagitta; Peden, obs. pers. – voir aussi les comptes rendus sur cette espèce dans Hart [1973] et Mecklenburg [2002]).

Retournez à la table des matières

Taille et tendances des populations

Au Canada, les terrassiers à six lignes semblent être plus abondants pendant les mois d’août et de septembre, lorsque les eaux de crue diminuent et que le mélange des eaux salées et des eaux des cours d’eau donne des niveaux de salinité élevés (Bond et Erickson, 1989a, 1991, 1992, 1993; Hopky et Ratynski, 1983; Ratynski, 1983). De nombreux relevés ont été entrepris dans la région de la mer de Beaufort (voir p. ex. Galbraith, 1975; Galbraith et Hunter, 1976), mais très peu de terrassiers à six lignes ont été capturés. Un échantillonnage effectué par le secteur privé n’a pas permis de récolter de spécimens (Millman, 2003, comm. pers.; Chiperzack, 2003, comm. pers.). À cause des observations limitées et du fait que l’espèce semble présente à quelques endroits seulement, il est difficile d’obtenir des données sur la structure des populations. Cette situation, combinée aux limites mal définies des populations, génère des marges d’erreur considérables lorsqu’on estime la taille des populations. La population du port de Tuktoyaktuk est la mieux connue à cause de son confinement dans le bassin fermé du port (Hopky et Ratynski, 1983).

   Parmi les 15 espèces de poissons capturés dans le port de Tuktoyaktuk au moyen de chaluts à panneaux, le terrassier à six lignes se classe au 5e rang en abondance avec 177 individus capturés (Hopky et Ratynski, 1983); cependant, comme ces captures ont été effectuées à seulement deux sites de pêche au chalut, elles ne sont pas nécessairement représentatives de la situation de l’ensemble du port. Dans la baie Wood, les terrassiers à six lignes ont été capturés en moins grand nombre, à quatre sites, au moyen de filets maillants et de trappes (filets-pièges) stationnaires (Bond et Erickson 1989, 1990, 1991). Dans la baie Wood, le terrassier à six lignes était la 12e espèce en abondance sur les 23 espèces de poissons capturées. Enfin, dans la baie Phillips, au Yukon, on n’a capturé que 2 spécimens de sorte qu’il est impossible de déterminer le rang de l’espèce (Bond et Erickson, 1989).

Dans le port de Tuktoyaktuk, une estimation grossière de la densité de la population (sous la ligne bathymétrique de 7 m) donne environ 29 individus par km² (Hopky et Ratynski, 1983). La population de terrassiers à six lignes pouvant être capturés au chalut dans cette région compte 2 160 individus, dont environ 1 600 poissons matures. Comme les poissons les plus petits de cette population passent sans aucun doute à travers les mailles des filets, la taille réelle de la population totale pourrait être supérieure à cette estimation de 2 160 individus. Si des densités similaires étaient observées dans tout le port, les effectifs du terrassier à six lignes pourraient atteindre quelque 16 000 individus. Divers facteurs nuisent à l’exactitude des estimations, notamment les préférences relatives à la topographie du fond, à la salinité et à la température, qui donnent lieu à des rassemblements en agrégats à l’intérieur et à l’extérieur des zones d’échantillonnage. Des densités de population de 500 à 720 individus par km² sont signalées dans les eaux asiatiques (Schetninnikov, 1983; Houston, 1988).

Les terrassiers à six lignes sont répartis en agrégats, avec des concentrations qui se déplacent en réaction aux modifications saisonnières et quotidiennes de l’environnement. Par exemple, des changements dans la salinité et la température au début de l’été peuvent inciter les populations de terrassiers près de l’estuaire du Mackenzie à se rassembler dans des zones plus profondes, évitant ainsi les eaux douces de surface au-dessus de l’halocline. Les populations de la baie Wood (estuaire de la rivière Anderson) peuvent accéder très librement à des eaux profondes en tout temps (Bond et Erickson, 1991, 1992; Hopky et Ratynski, 1983). Les taux de capture en été dans la baie Wood variaient de 4 à un endroit 1 749 à un autre endroit en 1990. Les échantillonnages quotidiens variaient entre 901, 317, 130 et 3 individus à un endroit, alors que le total combiné des captures était de 401 pour les 52 jours d’échantillonnage restants (il y a eu 13 jours sans aucune capture).

Il n’y a que des hypothèses sur les allées et venues des terrassiers à six lignes ailleurs dans le monde, et les effectifs sont trop variables pour fournir des estimations exactes des populations.

Retournez à la table des matières

Facteurs limitatifs et menaces

Les terrassiers à six lignes pourraient être particulièrement vulnérables au dragage artificiel des bassins utilisés pour héberger des navires ainsi qu’aux installations de forage pétrolier ou aux pipelines transportant le pétrole vers les navires à partir des puits de pétrole du large en cas de déversement de polluants. La crue des eaux douces au printemps ou le détournement de rivières par l’homme peuvent représenter une menace pour l’habitat de l’espèce, qui doit avoir accès à l’eau salée. Dans le port de Tuktoyaktuk, les terrassiers sont capturés presque exclusivement au moyen de chaluts à panneaux remorqués dans les eaux salées plus profondes; la salinité peut atteindre près de 0,5 p. 100 à des profondeurs de 0 à 6 m, mais 25 à 30 p. 100 à des profondeurs de 10 à 20 m, où cette espèce est capturée (Hopky et Ratynski, 1983). La pêche peut aussi avoir une incidence sur les populations; Doug Chiperzak (comm. pers., 10 déc. 2001) a signalé un spécimen capturé au filet maillant par un pêcheur de la région en eau très peu profonde dans le port de Tuktoyaktuk.

À cause des enjeux à long terme touchant l’habitat et découlant du réchauffement planétaire (c.-à-d. la perte du pergélisol dans les pingos et sous la zone littorale de la toundra en érosion) et les accidents potentiels dans l’industrie pétrolière (produits pétroliers lourds qui coulent et restent emprisonnés dans les bassins profonds), on peut penser que certaines populations de terrassiers à six lignes seraient vulnérables.

Retournez à la table des matières

Importance de l'espèce

La population canadienne de terrassiers à six lignes occupe l’aire de répartition la plus orientale connue pour cette espèce. Elle pourrait aussi être isolée des populations connues vivant dans la mer de Béring. Il y a peu de circulation entre les eaux de la mer de Béring et celles de l’estuaire du Mackenzie à cause de la complexité des courants au large des fleuves Mackenzie et Yukon (Macdonald et al., 1989). Cette situation pourrait se traduire par un flux génétique restreint ou faible à partir de la plus proche population connue, celle de l’Alaska dans la mer de Tchoukotka (1 200 km à l’ouest de la baie Phillips, sur la côte du Yukon). Il faut éclaircir cet isolement possible de la population canadienne.

Les terrassiers à six lignes se nourrissent d’invertébrés benthiques et contribuent à la chaîne trophique de l’écologie locale. L’espèce a été classée au 5e rang en fonction de son abondance parmi les espèces de poisson capturés dans le port de Tuktoyaktuk, ce qui donne à penser que sa contribution au réseau trophique pourrait être importante.

 

Retournez à la table des matières

Protection actuelle ou autres désignations

Aucun règlement précis ne protège le terrassier à six lignes, bien que les lois du Canada et celles des Territoires régissent l’habitat et les normes environnementales aux endroits où vit ce poisson. Désigné au départ « espèce vulnérable » par Houston (1988), le terrassier à six lignes a été désigné « espèce préoccupante » par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) en avril 1989 à cause de sa répartition restreinte et de ses faibles effectifs. Cette situation nécessite que l’on tienne compte de cette espèce dans les évaluations de l’habitat et des normes environnementales. Comme il s’agit d’une espèce marine et estuarienne, les lois fédérales sur les pêches atténuent les menaces telles qu’une contamination éventuelle de l’environnement dans des ports abrités comme celui de Tuktoyaktuk. Le gouvernementdes Territoires du Nord-Ouest n’a pas de préoccupation directe à l’égard du terrassier à six lignes (2002). Cependant, un nouveau conseil de gestion de la faune des Territoires du Nord-Ouest pourrait trouver dans les connaissances traditionnelles autochtones des renseignements pouvant susciter des préoccupations (Bell, 2001, comm. pers.).

Retournez à la table des matières

Résumé du rapport de situation

À l’échelle mondiale, le terrassier à six lignes a été répertorié dans trois régions : 1) la mer d’Okhotsk et la mer du Japon; 2) la mer de Béring, les îles Aléoutiennes et le golfe d’Alaska; 3) la partie canadienne de la mer de Beaufort. On ne possède pas d’estimations des tendances de la population canadienne. L’échantillonnage le plus pertinent a été effectué dans le port de Tuktoyaktuk. À cet endroit, on pense que l’effectif de la population serait de 2 160 poissons, mais qu’il pourrait atteindre 16 000 individus selon la régularité de sa répartition et l’importance de son occurrence dans les sites d’échantillonnage. La possibilité d’une répartition localisée, l’isolement des populations de l’extérieur du Canada, le dragage des ports, les enjeux à long terme touchant l’habitat et découlant du réchauffement planétaire (c.-à-d. la perte du pergélisol dans les pingos et sous la zone littorale de la toundra en érosion) et les risques d’accidents dans l’industrie pétrolière laissent croire que les populations de terrassiers à six lignes seraient vulnérables, mais on manque encore de données appropriées pour le confirmer.

Retournez à la table des matières

Résumé technique

Acantholumpenus mackayi (Gilbert)

Terrassier à six lignes – Pighead Prickleback

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²) :

Maximum possible de 10 000 km².

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

On ne sait pas.

Zone d’occupation (km²) :

  • Totale – probablement très inférieure à 10 000 km².
  • À Tuktoyaktuk – environ 29 km²;
  • dans la baie Liverpool > 200 km².

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Possibilité de changements saisonniers dans l’occurrence, mais pour le reste, on ne sait pas.

Nombre d’emplacements existants :

Environ 5 ou 6 connus au Canada.

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

On ne sait pas.

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue.

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Environ 9 à 10 ans (l’âge moyen de la reproduction varie en fonction de la taille des classes d’âge dominantes).

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Fondé sur des données portant sur une année pour des poissons matures pouvant être capturés au chalut – Tuktoyaktuk : 1 600 individus et plus.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue.

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Non disponible.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Oui, fluctuation dans les classes d’âge.

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Trois populations échantillonnées au Canada, avec des limites inconnues; à l’échelle mondiale, très fragmentée.

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Tuktoyaktuk (1 600 et plus);
  • baie Liverpool (?);
  • baie Phillips (?)

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

On ne sait pas.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Les menaces potentielles sont notamment l’exploitation pétrolière, le réchauffement planétaire et le dragage des ports.

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Présence connue à l’extérieur du Canada, dans l’ouest de l’Alaska et près du Japon.

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

Inconnu.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Restreinte.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

On ne sait pas.

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

On ne sait pas.

Analyse quantitative

Statut précédent attribué par le COSEPAC :espèce préoccupante - 1989

Statut : Données insuffisantes

Critères satisfaits : s.o.

Justification de la désignation : Les données concernant la taille de la population et la répartition sont insuffisantes.

Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) : ne s’applique pas; la population a diminué de façon catastrophique il y a 100 ans, mais elle a commencé à augmenter il y a environ 50 ans (depuis 2 générations).

Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) : ne s’applique pas; la répartition est peu étendue en ce qui a trait aux sites de reproduction, mais la population augmente actuellement après un déclin catastrophique il y a 100 ans.

Critère C (Petite population totale et déclin) : ne s’applique pas; la population a diminué jusqu’à un très petit nombre d’individus il y a 50 à 100 ans, mais elle augmente actuellement.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition restreinte) : satisfait les critères D1 et D2 pour une espèce menacée (moins de 1 000 individus reproducteurs à moins de 5 sites).

Critère E (Analyse quantitative) : Aucune analyse n’a été effectuée.

Retournez à la table des matières

Remerciements

Raymond Ratynski, de l’Institut des eaux douces de Pêches et Océans Canada (MPO), a fourni des documents et des renseignements précieux par téléphone et par courriel. Doug Chiperzak, chef, secrétariat de l’IPGIMB (Initiative de planification de la gestion intégrée dans la mer de Beaufort), Programme des océans, à Yellowknife, et Glen Hopky, du MPO, ont promptement répondu aux demandes d’Alex E. Peden (le contractuel) par courriel concernant les mentions de terrassiers à six lignes. D. J. Macdonald, de l’Institut des sciences de la mer, à Sidney (Colombie-Britannique), a fourni une liste de ses publications sur le milieu physique de la zone côtière de la région du delta du Mackenzie, dans la mer de Beaufort. Claude Renaude, du Musée canadien de la nature, a satisfait la demande d’Alex E. Peden, qui désirait voir tous les spécimens d’Acantholumpenus conservés au Musée canadien de la nature. Eric Taylor et Don McPhail ont permis à Alex E. Peden de consulter les collections de la University of British Columbia. Kelly Sendall, du Royal British Columbia Museum, lui a donné accès aux spécimens du musée et a facilité la consultation des collections. Margaret Treble, biologiste, Section de l’évaluation des stocks de l’Arctique (MPO), a effectué une révision fort appréciée. Mart Gross et son adjointe à la recherche, Jessica da Silva, de la University of Toronto, ont donné des suggestions utiles et assuré la mise en forme du présent rapport.

La préparation du présent rapport de situation a été financée par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

Retournez à la table des matières

Ouvrages cités

Baxter, R. 1988, manuscrit (copie révisée par Mecklenburg et distribuée en 1991). Annotated Key to the Fishes of Alaska (Containing distributions, meristics and counts, of all adult fishes reported from Alaska and those that might be found in the state).

Bell, R. 2001. comm. pers.

Bond, W.A., et R.N. Erickson. 1989. Summer studies of the nearshore fish community at Phillips Bay, Beaufort Sea coast, Yukon. Rapport technique canadien des sciences halieutiques et aquatiques; 1676. 102 p.

Bond, W.A., et R.N. Erickson. 1991. Fishery Data from the Anderson River Estuary, Northwest Territories, 1989. Rapport statistique canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 849:1-59.

Bond, W.A., et R.N. Erickson. 1992. Fishery Data from the Anderson River Estuary, Northwest Territories, 1990. Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 2171:1-46.

Bond, W.A., et R.N. Erickson. 1993. Fisheries investigations in coastal waters on Liverpool Bay, Northwest Territories. Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 2204:1-51.

Service hydrographique du Canada. Corrigé jusqu’en 2001. Numéro des cartes : 7608, 7661,7662, 7663, 7664 and 7685. Pêches et Océans Canada, Ottawa.

Chiperzak, D. 2001. comm. pers.

Chiperzak, D. 2003. comm. pers.

Environnement Canada. 2000, 2002. Site Web Espèces en péril : Profil d'espèce - Terrassier à six lignes, COSEPAC - Recherche d'espèces sauvages - Terrassier à six lignes

Evermann, B.W., et E. L. Goldsborough. 1907. The Fishes of Alaska. U.S. Bureau of Fisheries. 624: 1-360 + 42 Plates.

Fish Base (2001) (disponible en anglais seulement)

Gailbraith, D. 1975. Movements, distribution, populations and food habits of fish in the coastal Beaufort Sea. Rapport provisoire du projet B 1 (Est). Station de biologie de l’arctique, Sainte-Anne-de-Bellevue, Québec.

Galbraith, D. F., et J. G. Hunter, 1976. Fishes of offshore waters and Tuktoyaktuk vicinity. Beaufort Sea Project, Rap. tech. 7: 16 p + annexes.

Hopky, G. E., et R. A. Ratynski. 1983. Relative abundance, spatial and temporal distribution, age, and growth of fishes in Tuktoyaktuk Harbour, N.W.T., du 28 juin au 5 septembre 1981. Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques; nº 1713. 71 p.

Houston, J. 1988. The status of the blackline prickleback, Acantholumpenus mackayi, in Canada. Status Report on Endangered Wildlife in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. 11 p. + figures et annexes.

Affaires indiennes et du Nord Canada. 2002. (http://www.ainc-inac.gc.ca/oil/Pdf/beau.pdf).

Lacho, G. 1991. Stomach content analyses of fishes from Tuktoyaktuk Harbour, N.W.T., 1991. Rapport statistique canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 853: 1-10.

Macdonald, R. W., et E. C. Carmack. 1991. The role of large-scale under-ice topography in separating estuary and ocean on an Arctic shelf. Atmospheric-Ocean, 29(1): 1991: 37-53.

Macdonald, R. W., E. C. Carmack, F. A. McLaughlin, K. Iseki, D. M. Macdonald et M. C. O’Brien. 1989. Composition of water masses in the Mackenzie shelf estuary. Journal of Geophysical Research. 94: 18,057 – 18,070.

McAllister, D. E. 1975. Ecology of the marine fishes of Arctic Canada. Compte rendu de la Circumpolar Conference Northern Ecology II. Musée national des sciences naturelles. Pages 49-65.

McAllister, D. E. 1987. Liste des noms inuktitut (esquimaux), français, anglais et scientifiques des poissons marins du Canada arctique. Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 1932: 1-106 p.

Mecklenburg, K. 1994, manuscrit. Rae Baxter’s Annotated Keys to the Fishes of Alaska. Project of Alaska Chapter of the American Fisheries Society.

Mecklenburg, K. 2002. Fishes of Alaska. American Fisheries Society Press. Bethesda, Maryland. 1037 p.

Northwest Territories Government. 2002. (http://www.nwtwildlife.rwed.gov.nt.ca/monitor.htm).

Ratinsky, G. E. 1983. Midsummer ichthyoplankton populations of Tuktoyaktuk Harbour, N.W.T. Rapport technique canadien des sciences halieutiques et aquatiques. 1218: 1-21.

Schetninnikov, A. E. 1983. Nutrition of Acantholumpenus mackayi (Stichaeidae) in the gulf of Terpenuim (Sakhalin Island). Journal of Ichthyology. 6 15-158.

Schmidt, P.U. 1950. Fishes of the Sea of Okhotsk. Traduit du russe vers l’anglais par l’Israel Program for Scientific Translation 165. Jérusalem. Académie des sciences de l’U.R.S.S.

Wilimovsky, N. J. 1958. Provisional keys to the fishes of Alaska. Fish and Wildlife Research Laboratory. U.S. Fish and Wildlife Service, Juneau, Alaska. 113 p.

Retournez à la table des matières

Sommaire biographique du contractuel

Alex E. Peden a obtenu sa maîtrise à la University of British Columbia en 1964 et son doctorat à la University of Texas à Austin en 1970. Après avoir occupé un emploi post-doctoral aux Musées nationaux du Canada, il a été nommé conservateur de biologie marine au British Columbia Provincial Museum en 1971. Il a participé à des travaux de collecte ichtyologique et d’halieutique dans le sud-est des États-Unis, au Mexique, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Alaska, dans la mer de Béring et dans les eaux voisines de la Colombie-Britannique. Pendant son premier emploi à l’unité de l’Arctique du Conseil de recherches sur les pêcheries du Canada, Peden a eu la chance de pratiquer la pêche au filet maillant et la pêche locale pendant un été au large du delta du Mackenzie. Il a passé une grande partie de sa carrière à documenter la diversité des espèces de poissons de la côte Ouest du Canada. Il a documenté les premières mentions de plus de 60 espèces de poissons marins des eaux de la Colombie-Britannique. Alex E. Peden a contribué à divers rapports du COSEPAC sur la situation de poissons de l’Ouest canadien depuis 1980.

Retournez à la table des matières

Autorités consultées

La plupart des ouvrages sur les pêches utilisés pour la préparation du présent rapport ont été gracieusement fournis par Raymond Ratynski, qui a acquis de l’expérience sur l’Acantholumpenus dans la région de Tuktoyaktuk et qui occupe maintenant le poste de coordonnateur du programme des espèces en péril de la Région du Centre et de l’Arctique, à l’Institut des eaux douces de Pêches et Océans Canada. Doug Chperzak, chef, secrétariat de l’IPGIMB (Initiative de planification de la gestion intégrée dans la mer de Beaufort) du Programme des océans, à Yellowknife, a formulé des commentaires précieux sur les échantillons de la baie Liverpool et de Tuktoyaktuk. Glen Hopky, du ministère des Pêches et des Océans, a répondu promptement aux demandes d’Alex E. Peden par courriel sur les mentions manquantes concernant les Acantholumpenus vivant au fond de la mer de Beaufort. On a communiqué avec Robert Bell relativement aux connaissances traditionnelles autochtones par l’entremise du conseil de gestion de la faune des Territoires du Nord-Ouest. D. J. Macdonald, de l’Institut des sciences de la mer, à Sidney (Colombie-Britannique), a fourni de nombreux articles sur le milieu physique de la zone océanique côtière du delta du Mackenzie. Peter Millman, planificateur de l’environnement pour la Devon Corporation, a répondu à des questions concernant une éventuelle capture de terrassiers à six lignes lors des relevés environnementaux effectués par la Devon Corporation.

Retournez à la table des matières

Collections examinées

Collections examinées
Nº de cat.Nombre de spécimensEndroitDate de captureProfondeur de capture (m)
NMC
77-1203.2
2T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, au large de la rive S.-E., 5 km au S.-E. de Tuktoyaktuk, S.-E. de la baie Kugmallit1971-06-17
 
NMC
77-1278.1
2T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, S.-E. de la baie Kugmallit, mer de Beaufort, 2 km au S.-O. de Tuktoyaktuk;1974-07-16
N.D.
NMC
81-1218.1
3T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, baie Kugmallit, mer de Beaufort; eau salée1981-07-10
8 à 10
NMC
83-0069.1
35T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk – péninsule de Tuktoyaktuk, mer de Beaufort; eau salée1975-08-18
5
NMC
83-0075.1
28T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, péninsule de Tuktoyaktuk, mer de Beaufort; eau salée1975-08-04
4
NMC
83-0077.1
43T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, péninsule de Tuktoyaktuk, mer de Beaufort; eau salée1975-08-16
7
NMC
86-0575.1
1T.-N.-O. : port de Tuktoyaktuk, baie Kugmallit, mer de Beaufort; eau salée1970-09-01
N.D.
NMC
77-1508.4
1T.-N.-O. : baie Hutchison, 5 km à l’est de la pointe Warren, péninsule de Tuktoyaktuk, mer de Beaufort; eau salée1977-08-13
0,15
NMC
65-0341C
1T.-N.-O. : baie Kugmallit, Tuktoyaktuk, N.-E. d’Inuvik, mer de Beaufort1961-08-22
N.D.
NMC
77-1272.1
3T.-N.-O. : baie Kugmallit, mer de Beaufort, 6 km au S. de Tuktoyaktuk, péninsule de Tuktoyaktuk; eau salée1973-07-20
1,15
UAMZ 48901T.-N.-O. : baie Kugmallit, mer de Beaufort près de Tuktoyaktuk1982-07-31
N.D.
NMC
72-0072
env. 260T.-N.-O. : baie Liverpool1971-08-09
21
16 à 18
NMC
77-1226.2
1T.N.-O. : sud de la baie Liverpool, mer de Beaufort, 1 km au large de l’extrémité S.-O. de l’île Thumb, S.-O. de l’île Campbell1971-08-04
9
NMC
77-1244.1
1T.N.-O. : sud de la baie Liverpool, mer de Beaufort, 1 km au large de la rive N. et environ 6 km au N.-E. de l’extrémité nord de l’île Campbell; eau salée1971-08-09
 
NMC
77-1248.5
4T.-N.-O. : baie Liverpool, mer de Beaufort, 2,5 km au large de la pointe Turnabout; eau salée1971-08-09
11
NMC
77-1252A.8
4T.-N.-O. : baie Liverpool, 2 km au large du milieu de la rive nord et 23 km au N.-E. de l’extrémité nord de l’île Campbell; eau salée1971-09-04
6
NMC
77-1252B.8
4T.-N.-O. : baie Liverpool, mer de Beaufort, 2 km au large du milieu de la rive nord et 23 km au N.-E. de l’extrémité nord de l’île Campbell; eau salée1971-09-04
6
0,73
NMC
77-1275.1
1T.-N.-O. : baie Liverpool, mer de Beaufort, 16 km au N.-E. de la pointe Turnabout; eau saumâtre1973-08-19
46?
4
NMC
77-1301.1
1T.-N.-O. : sud de la baie Liverpool, mer de Beaufort, 5 km au N. de l’extrémité S.-O.de l’île Thumb; eau salée1973-08-22
 
NMC
77-1491.3
3 spécimens rejetésT.-N.-O. : baie Liverpool, 12 km au N. de l’extrémité de la pointe Turnabout, mer de Beaufort; eau saumâtre1977-07-26
 
NMC
77-1492.3
1T.-N.-O. : baie Liverpool, environ 13,5 km à vol d’oiseau au nord de la pointe Turnabout, mer de Beaufort1977-07-26
4
NMC
77-15731
1T.-N.-O. : sud de la baie Liverpool, 5 km au N.-E. de l’extrémité N.-E. de l’île Campbell; eau saumâtre1976-08-19
7
NMC
86-0577.1
3T.-N.-O. : baie Liverpool, 2 km à l’O. de la pointe Turnabout, mer de Beaufort; eau salée1971-08-09
N.D.
NMC
92-0002
3T.-N.-O. : baie Liverpool1991-08-04
N.D.
NMC
92-0003
3T.-N.-O. : baie Liverpool1991-08-05
N.D.
NMC
91-0041
11T.-N.-O. : rive est de la baie Wood, mer de Beaufort1990-07-10
N.D.
NMC
92-0001
1Yukon : pointe Niakolik, baie Phillips1986-07-16
N.D.
NMC
84-0232.1
5Japon : océan Pacifique, au large de Kushiro, au S.-E. d’Hokkaido; eau salée1974-09-06
60 à 70
NMC
84-0232.1
 Collections de la University of British Columbia
Nota :
Fish Base (page Web, 2001) a inclus de nombreuses mentions canadiennes relatives à des spécimens de Lumpenus sagitta conservés à la University of British Columbia sous le genre Acantholumpenus. La présence de cette espèce en Colombie-Britannique n’est pas connue. On doit encore examiner les spécimens de l’Alaska conservés dans les collections.
 
 

 

Retournez à la table des matières