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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Collomia délicat (Collomia tenella) au Canada

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Collomia délicat
Collomia tenella
au Canada

Collomia délicat

Espèce en voie de disparition 2003

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada


COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le collomia délicat (Collomia tenella) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 16 p.

Douglas, G.W. et J.L. Penny. 2003. Rapport de situation du COSEPAC sur le collomia délicat (Collomia tenella) au Canada in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le collomia délicat (Collomia tenella) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-16.

Note de production :

Le COSEPAC reconnaît le travail de rédaction de George W. Douglas et Jenifer L. Penny pour le rapport de situation sur le collomia délicat (Collomia tenella) au Canada. Le COSEPAC reconnaît également et apprécie le soutien financier apporté par le British Columbia Conservation Data Centre dans la préparation de ce rapport. Le rapport a été édité par Erich Haber, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environment Canada
Ottawa, Ontario
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

 

Also available in English under the title COSEWIC assessment and status report on the slender collomia Collomia tenella in Canada.

Illustration de la couverture

Collomia délicat – Dessin tiré de Douglas et al. (1999b).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003.
PDF : CW69-14/364-2004F-PDF
ISBN 0-662-76486-2
HTML : CW69-14/364-2004F-HTML
ISBN 0-662-76487-0

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Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2003

Nom commun : Collomia délicat

Nom scientifique : Collomia tenella

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Une annuelle présente en un seul site sablonneux près de Princeton, en Colombie-Britannique. La population fluctue grandement d’une année à l’autre. Les phénomènes stochastiques constituent une menace, tout comme le font l’aménagement des bords de route, l’enlèvement du sable et l’envahissement par les espèces exotiques.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2003. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

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Résumé

Collomia délicat
Collomia tenella

Information sur l’espèce

Le collomia délicat est une herbacée annuelle à racine pivotante et à tige très ramifiée, ascendante à étalée, pouvant atteindre 15 cm de hauteur. Les feuilles sont alternes, linéaires, longues de 1 à 5 cm, larges de 1,5 mm et entières. Les fleurs, isolées ou en paires, sont portées à la fourche des ramifications, à l’extrémité des rameaux ou à l’aisselle des feuilles. La corolle, roseâtre à blanche, comprend cinq lobes. Le calice, évasé, est pourvu de dents triangulaires longues de 1 à 2 mm et présente souvent des bosses violacées dans les sinus. Les graines mouillées sont collantes.

Répartition

L’aire du collomia délicat s’étend depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’à l’Oregon, au Nevada, à l’Utah et au Wyoming. Au Canada, l’espèce est répertoriée uniquement pour la région de Princeton, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique; elle pousse dans la vallée de la rivière Similkameen, dans la zone biogéoclimatique intérieure à douglas.

Habitat

La région où pousse le collomia délicat possède un climat de type continental, caractérisé par des étés secs et très chauds, une saison de végétation assez longue et des hivers frais.

Le site de collomia délicat s’étale sur les fortes pentes érodées, orientées au sud-est, d’une crête de sable fin. Le recouvrement végétal est faible, d’environ 20 p. 100. La végétation se compose de plusieurs herbacées et arbustes, dont le Balsamorhizasagittata, l’Astragalus miser, le Bromus tectorumet le Pseudoroegneria spicata, avec des sujets épars de douglas (Pseudotsuga menziesii) et de pin ponderosa (Pinus ponderosa).

Biologie

Aucune donnée écrite n’est disponible le collomia délicat. Comme il s’agit d’une annuelle, la plante n’apparaît pas chaque année si les conditions du milieu ne sont pas favorables. D’autres espèces annuelles de Collomia sont autocompatibles et autogames. Les graines, collantes lorsqu’elles sont mouillées, sont probablement dispersées par des animaux.

Taille et tendances des populations

En 2003, l’unique population canadienne de collomia délicat comptait seulement 127 individus. Elle a été découverte en 1997, dans la vallée de la rivière Similkameen. La population comptait alors 10 individus. En 2000, on en a recensé un seul. En 2002, George W. Douglas et Jenifer L. Penny n’en ont trouvé aucun.

Facteurs limitatifs et menaces

Les principales menaces pour la survie du collomia délicat en Colombie-Britannique sont le lotissement résidentiel, la construction de routes, la circulation de véhicules tout-terrain et l’envahissement de l’habitat par les mauvaises herbes, qui ont déjà envahi des types d’habitats voisins.

Importance de l’espèce

Les fortes pentes de sable orientées au sud-est où pousse le collomia délicat sont relativement rares dans la région de Princeton, et les espèces exotiques y sont peu présentes. La population de collomia délicat de Colombie-Britannique se trouve à la limite nord de l’aire de l’espèce et possède peut-être des attributs morphologiques et génétiques qui la rendent importante pour l’écologie et l’évolution de l’espèce. La protection des populations limitrophes génétiquement distinctes peut être importante pour la survie à long terme des espèces.

Protection actuelle et autres désignations

À l’échelle de la Colombie-Britannique, le Conservation Data Centre a inscrit le C. tenella sur la « liste rouge » d’espèces menacées du Ministry of Sustainable Resource Management et lui a attribué la cote S1, qui correspond au niveau de risque le plus élevé.

En Colombie-Britannique, aucune loi provinciale ne protège les plantes vasculaires rares ou en péril. La population de collomia délicat se trouve toutefois sur un terrain privé faisant partie de la Réserve de terres agricoles (RTA) et, de ce fait, est à l’abri de certaines catégories d’aménagement. Cependant, les terres de la RTA ne sont pas soustraites à toute utilisation intensive. Les terres de la RTA sont assujetties à la Soil Conservation Act(loi sur la conservation des sols) de la province, laquelle interdit toute extraction de terre et tout remblayage sur les terres de la RTA. Cependant, la loi n’est pas rigoureusement appliquée. À moins que des mesures actives d'intendance soient adoptées, les populations de plantes rares se trouvant sur ces terrains privés demeurent menacées.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2003)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue du pays (DP)Note de bas de page1
Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page2
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page3
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page4
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page5
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

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Note de bas de page 3

Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 4

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 5

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l'espèce

Nom et classification                                                                                                              

Nom scientifique :

Collomia tenella A. Gray

Nom commun :

collomia délicat

Famille :

Polémoniacées

Grand groupe végétal :

Dicotylédones

Description

Le collomia délicat (Collomia tenellaA. Gray)Note de bas de page1 appartient à un genre regroupant environ 13 espèces réparties en Amérique du Nord et du Sud (Hitchcock et al., 1959). Quatre d’entre elles sont présentes au Canada, en Colombie-Britannique (Scoggan, 1979; Pojar, 1999; Douglas et al., 2002b). Le Collomia tenella a été mentionné pour la première fois au Canada par Douglas et al. (1998a).

Le collomia délicat est une herbacée annuelle à racine pivotante et à tige très ramifiée, ascendante à étalée, pouvant atteindre 15 cm de hauteur (figure 1; Pojar, 1999). Les feuilles sont alternes, linéaires, longues de 1 à 5 cm, larges de 1,5 mm et entières. Les fleurs, isolées ou en paires, sont portées à la fourche des ramifications, à l’extrémité des rameaux ou à l’aisselle des feuilles. La corolle, roseâtre à blanche, comprend cinq lobes. Le calice, évasé, est pourvu de dents triangulaires longues de 1 à 2 mm et présente souvent des bosses violacées dans les sinus. Le fruit est une capsule à loges uniovulées. Les graines mouillées sont collantes.

Figure 1. Le Collomia tenella (dessin tiré de Douglas et al., 1999b).

Figure 1.  Le Collomia tenella (dessin tiré de Douglas et al., 1999b).

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Taxinomie et nomenclature selon Douglas et al. (1998b, 1999a, 1999b, 2000, 2001).

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Répartition

Répartition mondiale

L’aire du Collomia tenella s’étend depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’à l’Oregon, au Nevada, à l’Utah et au Wyoming (Hitchcock et al., 1959; figure 2). La population américaine la plus proche de celle de Colombie-Britannique se trouve à environ 140 km, dans le comté de Chelan, dans l’État du Washington (University of Washington Vascular Plant Database, 2003). On ne connaît pas la capacité de dispersion de l’espèce sur de longues distances; on ne peut donc pas compter sur un rétablissement de la population canadienne à partir de populations des États-Unis.

Figure 2. Répartition du Collomia tenella en Amérique du Nord.

Figure 2. Répartition du Collomia tenella en Amérique du Nord.

Répartition canadienne

Au Canada, le collomia délicat est répertorié uniquement pour la région de Princeton, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique (figure 3; Pojar, 1999; Douglas et al., 1998a, 2002a, b).

L’espèce a été découverte en Colombie-Britannique en 1997. Il y a plusieurs raisons de croire qu’il s’agit d’une espèce indigène. D’abord, le collomia délicat pousse en milieu naturel, sur les crêtes de sable érodées d’un secteur non aménagé, avec d’autres espèces indigènes, ce qui donne à penser qu’il n’y a pas été introduit. Sa découverte récente s’explique peut-être par le fait que la région a été peu explorée par les botanistes. Une seule des dix autres espèces rares présentes dans la région a été récoltée (en une occasion) avant 1996. Princeton se trouve entre la côte et la rivière Okanagan, et on peut penser que la région a été négligée par les nombreux herborisateurs qui l’ont traversée en se rendant dans la vallée de l’Okanagan, région d’une grande richesse biologique. De plus, il existe ungrand nombre d’espèces indigènes du nord-ouest de l’Amérique du Nord qui ont une répartition semblable à celle du collomia délicat et qui comme lui se trouvent, dans le sud de la Colombie-Britannique, à la limite nord de leur aire de répartition. La steppe arbustive et les forêts claires du sud de la province font partie d’un vaste ensemble écologique s’étendant vers le sud jusque dans l’État du Washington, à l’Oregon et aux États intramontagnards.

Par ailleurs, le paragraphe 2(2) de la Loi sur les espèces en péril précise que « dans la définition d’ « espèce sauvage » au paragraphe (1), une espèce, une sous-espèce, une variété ou une population géographiquement ou génétiquement distincte est, sauf preuve contraire, réputée être présente au Canada depuis au moins cinquante ans. » (Gouvernement du Canada, 2003). Par conséquent, comme rien n’indique qu’il puisse s’agir d’une espèce non indigène, il faut présumer que le collomia délicat est indigène.

Frank Lomer a été le premier herborisateur à explorer intensivement la région de Princeton. Depuis qu’il y a découvert le collomia délicat, en 1997, il cherche d’autres sites de l’espèce (Lomer, comm. pers., 2003). Il parcourt régulièrement les milieux uniques ou prometteurs de l’intérieur de la province à la recherche de nouvelles espèces et de nouvelles populations d’espèces rares, dont le Collomia tenella. Depuis 1997, il n’a trouvé aucun autre site de collomia délicat. En 2002 et en 2003, ses services ont été retenus pour rechercher de nouveaux sites des espèces rares déjà signalées dans la région de Princeton. Il a exploré la rive est de la rivière Similkameen, vis-à-vis les sites connus, ainsi que les régions de Grand Forks, de Midway et du mont Anarchist, près de la frontière canado-américaine. Ses recherches ont toutefois été vaines.

Figure 3. Répartition du Collomia tenella en Colombie-Britannique.

Figure 3. Répartition du Collomia tenella en Colombie-Britannique.

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Habitat

Besoins de l’espèce

Le collomia délicat se rencontre dans le sud de la Colombie-Britannique, dans la vallée de la rivière Similkameen, qui se trouve dans la zone biogéoclimatique intérieure à douglas (Hope et al., 1991). Le climat de la région, de type continental, est caractérisé par des étés secs et très chauds, une saison de végétation assez longue et des hivers frais. La région est abritée des précipitations venant de l’ouest par les monts Cascades et la chaîne Côtière.

Le site de Collomia tenella s’étale sur les fortes pentes érodées, orientées au sud-est, d’une crête de sable fin d’origine fluvio-glaciaire datant de la dernière glaciation. Le recouvrement végétal est faible, d’environ 20 p. 100. La végétation se compose de plusieurs herbacées et arbustes, dont le Balsamorhiza sagittata, l’Astragalus miser, le Collomia linearis, le Phacelia linearis, le Lupinus sericeus, l’Amelanchier alnifolia, le Linaria genistifolia ssp. dalmatica, le Bromus tectorum et le Pseudoroegneria spicata, avec des sujets épars de douglas (Pseudotsuga menziesii) et de pin ponderosa (Pinus ponderosa) épars.

Tendances

Les mauvaises herbes nuisibles, notamment le Linaria genistifolia et le Bromus tectorum, risquent de se propager dans le site, comme cela s’est produit dans maintes autres localités du sud de la province, et de réduire la superficie de l’habitat convenant à l’espèce.

Protection et propriété des terrains

Le site de collomia délicat se trouve sur un terrain privé, au sein de la Réserve de terres agricoles (RTA).

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Biologie

Peu de données sont disponibles sur la biologie et l’écologie du collomia délicat. Comme il s’agit d’une annuelle, la plante n’apparaît pas chaque année si les conditions du milieu ne favorisent pas la germination. D’autres espèces annuelles de Collomia sont autocompatibles et autogames (Wilken, 1993). Lorsqu’elles sont mouillées, les graines du collomia délicat sont collantes, et on peut penser qu’elles sont dispersées par des animaux.

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Taille et tendances des populations

En 2003, l’unique population canadienne de collomia délicat regroupait 127 individus répartis sur une superficie de 56 . La population a été découverte en 1997, dans la vallée de la Similkameen, à l’ouest de Princeton, en Colombie-Britannique (figure 3). Elle comptait alors 10 individus. En 2000, on en a recensé un seul. En 2002, George W. Douglas, Jenifer L. Penny et Frank Lomer n’en ont trouvé aucun. La plante est réapparue en 2003, les conditions du milieu ayant apparemment été plus favorables. En Colombie-Britannique, le type de milieu propice au collomia délicat est très limité, et il est peu probable qu’on découvre beaucoup d’autres sites de l’espèce.

On ne connaît pas les tendances à court et à long terme de la population; on peut cependant penser que l’effectif fluctue de façon importante d’une année à l’autre en fonction des taux de germination des graines et d’établissement des semis, la crête sableuse constituant un milieu plus ou moins propice selon les fluctuations climatiques normales.

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Facteurs limitatifs et menaces

Dans l’ensemble, seulement 2 p. 100 de la superficie de prairie de la Colombie-Britannique était officiellement protégée en 1992 (The Land Conservancy of BC, 2002). Or, diverses menaces pèsent sur les prairies et les forêts claires de cette province, notamment la pression d'aménagement exercée par la population humaine en expansion, la fragmentation des habitats, l’envahissement par les mauvaises herbes et l'utilisation de véhicules tout-terrain (BC WLAP, 2002).

La menace la plus immédiate pour le collomia délicat vient du très faible effectif de la population et de la très faible superficie qu’elle occupe, deux facteurs qui la rendent susceptible de disparaître complètement. De plus, vu son effectif réduit, la population est menacée par la dépression de consanguinité (Primack, 1998). En effet, le manque de diversité génétique rend les petites populations vulnérables aux fluctuations démographiques et environnementales. Par ailleurs, comme les milieux propices à l’espèce sont très restreints dans le sud de la province, les possibilités de dispersion sont également limitées.

Une autre menace vient de l’utilisation récréative des véhicules tout-terrain. En 2002, George W. Douglas et Jenifer L. Penny ont vu des pistes de VTT et de motos hors-route près du site de collomia délicat. Les pentes raides et peu stabilisées où pousse l’espèce sont très fragiles, mais, en même temps, elles présentent un défi intéressant aux adeptes des véhicules récréatifs.

L’espèce pourrait se trouver menacée par les activités autorisées au sein de la Réserve de terres agricoles (RTA). Le site de collomia délicat se trouve sur un terrain privé faisant partie de la RTA, dont la vocation première est l’agriculture. Pour l’heure, ces terres semblent échapper à la pression de développement. Les propriétaires du terrain où se trouve le site de collomia délicat n’ont encore présenté aucune demande visant à soustraire ce terrain de la RTA en vue de l’aménager (Wallace, comm. pers., 2003), mais ils pourraient décider de le faire dans l’avenir. Depuis un an, un an et demi, le marché de l’habitation est en hausse dans la région de Princeton, comme dans la vallée de l’Okanagan (Fabri, comm. pers., 2003).

Le statut de RTA interdit le lotissement mais non certaines autres activités qui risquent d’être néfastes pour la population de collomia délicat. Ainsi, il est permis d’extraire et de déposer certains types de matériaux sans en faire la demande à la Commission des terres agricoles (Provincial Agricultural Land Commission, 2003). Dans les dernières années, de nombreuses parcelles de la RTA du sud de la province ont été converties en lotissements résidentiels, en centres commerciaux et en terrains de golf, à la suite de décisions prises par la Agricultural Land Commission ou, très rarement, de décrets pris par l’assemblée législative provinciale.

L’agrotourisme pourrait être autorisé dans l’avenir, puisque cette industrie est en expansion dans la région (Town of Princeton, 2003). Selon le Small Farm Centre de la University of California, les exploitations agrotouristiques permettent de créer des liens entre les citadins et les ruraux (University of California Small Farm Centre, 2003). Les activités agrotouristiques possibles sont nombreuses : festivals, foires agroalimentaires, expositions d'artisanat, hébergement à la ferme, balades en VTT, moto hors-route ou vélo de montagne, rodéos, circuits touristiques, équitation, etc. Toutes ces activités peuvent générer une utilisation intensive des terres. La circulation en VTT, en moto ou à cheval dans certains secteurs peut avoir une incidence désastreuse sur les populations de plantes.

La lutte contre les mauvaises herbes pourrait toucher indirectement le collomia délicat. La Weed Control Act oblige les occupants à détruire les mauvaises herbes nuisibles qui poussent ou se trouvent sur leur terrain et leurs locaux. Or, les herbicides à spectre d’action peu spécifique employés contre les mauvaises herbes à grandes feuilles risquent de tuer le collomia délicat. On trouve déjà des espèces nuisibles, notamment le Linaria genistifolia et le Bromus tectorum, dans le milieu où pousse le collomia délicat, et ces espèces risquent de se répandre, comme cela s’est produit dans d’autres localités du sud de la province. De plus, plusieurs espèces introduites menacent à long terme de perturber l’intégrité écologique du milieu environnant et d’envahir l’habitat du collomia délicat, comme elles ont envahi d’autres types d’habitat voisins. La position des populations, à proximité d’une route et d’une ligne de transport d’électricité, augmente le risque lié à la lutte contre les mauvaises herbes.

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Importance de l'espèce

Le type de milieu (fortes pentes orientées au sud-est d’une crête de sable fin) où pousse le collomia délicat est relativement rare dans la région de Princeton, et les espèces exotiques qui ont envahi une grande partie de son habitat, contrairement aux milieux environnants. On pourrait dire que l’espèce est confinée à un îlot pratiquement vierge au cœur d’un paysage perturbé.

La population de collomia délicat de Colombie-Britannique se trouve à la limite nord de l’aire de l’espèce. Or, les populations périphériques sont souvent morphologiquement et génétiquement différentes des populations principales et peuvent de ce fait revêtir sur le plan écologique et évolutionnaire une importance qui dépasse leur simple représentation numérique dans l’effectif total de l’espèce (Mayr, 1982; Lesica et Allendorf, 1995). La protection des populations périphériques génétiquement distinctes peut être importante pour la survie à long terme de l’espèce tout entière (Lesica et Allendorf, 1995).

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Protection actuelle ou autres désignations

Statut à l’échelle mondiale 

Le Collomia tenella n’est pas visé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), par l’Endangered Species Act des États-Unis ni par le Red Data Book de l’UICN. À l’échelle mondiale, la cote G4? a été attribuée à l’espèce, ce qui signifie que dans la majeure partie de son aire, elle est apparemment non menacée. Dans l’ouest des États-Unis, le C. tenella est commun. Au Wyoming et en Utah, les cotes S2 (en péril) et S2? (peut-être en péril), respectivement, ont été attribuées à l’espèce (NatureServe Explorer, 2001).

Statut à l’échelle du Canada et de la Colombie-Britannique 

La cote N1 a été attribuée au Collomia tenella à l’échelle du Canada. À l’échelle de la Colombie-Britannique, le Conservation Data Centre a inscrit le C. tenella sur la « liste rouge » d’espèces menacées du Ministry of Sustainable Resource Management et lui a attribué la cote S1 (Douglas et al., 2002a), qui correspond au niveau de risque le plus élevé et signifie que l’espèce est « très fortement menacée dans cette province à cause de son extrême rareté (généralement 5 occurrences ou moins, ou très petit nombre d’individus), ou parce qu'un ou plusieurs facteurs la rendent particulièrement sujette à disparaître de la province ou à disparaître entièrement ».

En Colombie-Britannique, aucune loi provinciale ne protège les plantes vasculaires rares ou en péril. Sans la protection d’une loi provinciale ou fédérale ou d’un programme de gestion, les populations d’espèces végétales rares se trouvant sur des terrains privés risquent de disparaître. Le site de C. tenella se trouve toutefois dans la Réserve de terres agricoles et, de ce fait, à l’abri de certaines catégories d’aménagement.

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Résumé du rapport de situation

On connaît un seul site de collomia délicat au Canada; il se trouve dans la région de Princeton, en Colombie-Britannique, où il occupe une très faible superficie (56 ). La perte de ce site signifierait donc la disparition de l’espèce de cette province et du Canada. Les habitats propices à l’espèce étant rares dans le sud de la province, les possibilités de dispersion sont également limitées. Le collomia délicat se trouve sur un terrain privé faisant partie de la Réserve de terres agricoles et pourrait être menacé par l’utilisation récréative de véhicules tout-terrain et par d’autres activités autorisées sur ces terres. La hausse récente des mises en chantier dans la région de Princeton est signe de croissance, et la pression d’aménagement s’intensifiera vraisemblablement. De plus, on trouve déjà des mauvaises herbes dans l’habitat de collomia délicat, et ces espèces risquent de se répandre, comme cela s’est produit dans des habitats voisins. Enfin, la population de collomia délicat de Colombie-Britannique se trouve à la limite nord de l’aire de l’espèce et est peut-être génétiquement différente de la population principale, ce qui la rendrait importante pour la survie à long terme et l’évolution de l’espèce. En négligeant de protéger les espèces se trouvant à la marge de leur aire de répartition, le Canada pourrait perdre irrémédiablement une partie de ses richesses génétiques.

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Résumé technique

Collomia tenella

Collomia délicat – Slender Collomia

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

(superficie de l’unique site connu) : ≤1 km² (56 km²)

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

On ne sait pas.

Zone d’occupation (km²)

(estimation de la superficie occupée)≤1 km²(56 km²)

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

On ne sait pas.

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

1

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

On ne sait pas.

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Inconnue

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.)

1 an

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

0-127

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Fluctuation du nombre d’individus

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

s/o

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Oui

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

1 seule population connue, et elle est très éloignée de la population voisine la plus proche, située au Washington

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Princeton, lac Stevenson, 127 indiv.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

On ne sait pas.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Développement – routes, construction résidentielle, extraction de sable
  • Espèces introduites envahissantes

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : statut indéterminé dans 4 États (Washington, Oregon, Idaho et Nevada); espèce en péril au Wyoming et en Utah.

Une immigration a-t-elle été constatée connue ou est-elle possible?

On ne sait pas.

Des immigrants s’adapteraient-ils pour survivre à cet endroit?

On ne sait pas.

Y a-t-il suffisamment d’habitat dispinoble pour les individus immigrants à l’endroit en question?

On ne sait pas.

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

Peu probable

Analyse quantitative

N.d.

Statut actuel

COSEPAC : Espèce en voie de disparition

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce en voie de disparition

Cote alphanumérique : L’espèce satisfait aux critères d’espèce en voie de disparition aux termes de B1ac(iv)+2ac(iv); D1.

Justification de la désignation : Une annuelle présente en un seul site sablonneux près de Princeton, en Colombie-Britannique. La population fluctue grandement d’une année à l’autre. Les phénomènes stochastiques constituent une menace, tout comme le font l’aménagement des bords de route, l’enlèvement du sable et l’envahissement par les espèces exotiques.

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Remerciements

George W. Douglas et Jenifer L. Penny remercient Frank Lomer, qui a bien voulu leur fournir de l’information sur le site de Collomia tenella qu’il a découvert en 1997, les aider à le retrouver en 2002 et faire des relevés supplémentaires en 2003.

Ce rapport a été financé par le Centre de données sur la conservation de la Colombie‑Britannique.

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Ouvrages cités

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

George W. Douglas détient une maîtrise en sciences en foresterie de la University of Washington ainsi qu'un doctorat en botanique de la University of Alberta, à Edmonton. Il étudie les plantes rares depuis plus de 20 ans. Il est l’auteur principal des Plantes vasculaires rares du Yukon (1981), le co-auteur de The Rare Vascular Plants of British Columbia (1985) et auteur principal de Rare Native Plants of British Columbia (1998, 2002). Il est également le réviseur en chef de la publication Illustrated Flora of British Columbia (1998-2002). Il occupe le poste de botaniste de programme Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique depuis la fondation de ce centre, en 1991. Durant cette période, il a été auteur ou co-auteur de 33 rapports de situation du COSEPAC

Jenifer L. Penny détient un baccalauréat en biologie de la University of Victoria. Elle occupe le poste d'adjointe au botaniste de programme au Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique depuis 1995. Elle possède une vaste expérience en botanique de terrain. Elle a participé à la rédaction de rapports sur la situation de six plantes vasculaires rares en Colombie-Britannique. Elle est également auteure principale du chapitre sur les Primulacées dans Illustrated Flora of British Columbia (1999) et co-auteure de Rare Native Vascular Plants of British Columbia, deuxième édition (2002).

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Collections examinées

George W. Douglas et Jenifer L. Penny ont examiné et vérifié les spécimens conservés dans l'herbier du Royal British Columbia Museum (V), à Victoria.

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Travaux sur le terrain

En 2002 et 2003, des recherches ont été effectuées dans le centre-sud de la Colombie-Britannique pour plusieurs espèces rares, dont le Collomia tenella.

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