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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le brochet vermiculé au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Il n’existe aucune mesure de protection directe visant cette espèce, mais plusieurs lois et règlements fournissent une protection indirecte. Les membres de la famille des Esocidés ne figurent pas sur la liste des espèces pouvant servir d’appât du Règlement de pêche de l’Ontario. Les lois suivantes, appliquées par divers ministères ontariens, fournissent une protection indirecte : Loi sur l’aménagement des lacs et des rivières, Loi sur les évaluations environnementales, Loi sur les ressources en eau de l’Ontario, Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, Loi sur les pêches, Loi sur la protection des eaux navigables, Loi sur les offices de protection de la nature, Loi sur les terres publiques et Loi sur la protection du poisson et de la faune.

Comme il s’agit d’une espèce associée aux cours d’eau des milieux humides, le brochet vermiculé est classé par le système ontarien d’évaluation des milieux humides comme « localement important » (locally significant). Si le brochet vermiculé est présent dans un milieu humide, des points (et probablement une protection accrue) lui sont accordés (A. Yagi, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, région de Niagara, district de Guelph, Vineland [Ontario], comm. pers.).

La réglementation québécoise sur les pêches exclut le brochet vermiculé de la liste des espèces pouvant être capturées pour être utilisées comme appât. L’espèce est comprise dans le groupe des brochets, lequel est protégé par la fermeture de la saison de la pêche pendant cinq semaines (entre le 31 mars et le début de mai); de plus, les prises sont limitées à six individus. La pêche commerciale de cette espèce est interdite. Comme ce poisson est rare et de petite taille, il ne revêt aucun intérêt pour les pêcheurs sportifs et commerciaux.

En outre, dans l’aire de répartition, où la plupart des prises ont été rapportées sur la rive sud du lac Saint-Louis, plus de 500 ha de marais ont été protégés dans le bassin hydrographique du ruisseau Saint-Jean, dans l’île Saint-Bernard ainsi que dans les secteurs de Léry et de Maple Grove. Ces projets de protection et d’amélioration de l’habitat découlent de la coopération entre Héritage Saint-Bernard et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.