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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hespérie de Poweshiek (Oarisma poweshiek) au Canada

Résumé technique

Oarisma poweshiek

Hespérie de Poweshiek – Poweshiek Skipperling

Aire de répartition au Canada :

Manitoba

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

22 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Probablement stable.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non.

Zone d’occupation (km²)

22 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Probablement stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non.

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

15 emplacements, mais une seule métapopulation.

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Probablement stable.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

Non.

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Probablement stable.

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Un an.

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

5 000-10 000.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Déclin récent (peut-être important)

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Déclin probablement important en 2002.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Peut-être, mais aucune donnée concluante disponible.

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

La population canadienne n’est pas très fragmentée, mais elle est isolée des autres populations, très fragmentées, situées aux Etats-Unis.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

Non.

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Nombre estimé entre 5 000 et 10 000 individus à l’intérieur ou à proximité de la Réserve de prairie d’herbes longues

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Perte et dégradation de l’habitat imputables aux facteurs suivants :

  • conversion de l’habitat en cultures en rang;
  • pâturage;
  • fauchage au début ou au milieu de l’été;
  • brûlage dirigé;
  • succession;
  • invasion par des espèces exotiques et application de pesticides;
  • fragmentation de l’habitat.

Effet d’une immigration de source externe

Faible

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : Menacée, en déclin

Une immigration a-t-elle été constatée connue ou est-elle possible?

Improbable sur plus de quelques kilomètres.

Des immigrants s’adapteraient-ils pour survivre à cet endroit?

Oui.

Y a-t-il suffisamment d’habitat dispinoble pour les individus immigrants à l’endroit en question?

Oui.

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

Non.

Analyse quantitative

Non réalisée.

Statut actuel

  • COSEPAC : aucune désignation antérieure par le COSEPAC.
  • UICN : espèce vulnérable.
  • États-Unis :
    • Michigan : espèce en voie de disparition.
    • Minnesota : espèce menacée.

Statut et justification de la désignation

Statut : espèce menacée

Code alphanumérique : D2

Justification de la désignation : Cette espèce se trouve au Canada au sein d’une très petite aire limitée en 15 endroits où elle forme une seule métapopulation isolée et distincte, la population américaine la plus proche se trouvant à une centaine de kilomètres au sud. Au Canada, cette espèce dépend de prairies indigènes à herbes hautes, un habitat qui a subi des pertes énormes par le passé; ses populations ont vraisemblablement connu des déclins similaires. Bien que les prairies restantes qui abritent ce papillon ne conviennent pas à l’agriculture et que la plus grande partie soit protégée par une réserve, la gestion passée des feux, ayant pour objectif de maintenir la végétation de la prairie, a nui à ce papillon. La plus grande partie de l’habitat occupé est protégée, mais même avec une gestion appropriée, l’aire de répartition de ce papillon est si petite que l’espèce est vulnérable aux catastrophes.

Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) : ne s’applique pas, car on ne dispose pas des données voulues pour quantifier le déclin.
Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) :

  • la zone d’occurrence est << 5 000 km² (B1);
  • la zone d’occupation est << 500 km² (B2);
  • la population totale n’est pas dangereusement fragmentée et est répartie en 15 populations formant une seule métapopulation;
  • rien n’indique que le déclin va se poursuivre au cours des années à venir, mais certaines fluctuations imputables à la façon dont l’habitat est géré ont été observées;
  • il ne semble pas y avoir de fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures dans la population.

Critère C (Petite population totale et déclin) :

  • le nombre d’individus matures est probablement < 10 000 (C);
  • il n’existe aucune donnée quantitative permettant d’apprécier l’ampleur du déclin;
  • bien que des fluctuations aient été observées, rien ne permet de conclure à l’existence d’un déclin continu du nombre d’individus matures.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition restreinte) :

  • le nombre total d’individus matures est > 1 000;
  • la zone d’occupation est d’environ 20 km² (D2), et l’espèce se rencontre dans > 5 emplacements (15 emplacements).

Critère E (Analyse quantitative) : les données disponibles sont insuffisantes pour effectuer une analyse quantitative du risque de disparition.