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Paruline à capuchon (Wilsonia citrina)

Taille et tendances des populations

La Paruline à capuchon est relativement répandue dans l’est des États-Unis et ne semble pas être en difficulté. L’organisme The Nature Conservancy l’a classée dans la catégorie G5. Les recensements d’oiseaux nicheurs ont révélé un accroissement important de l’effectif de 1966 à 1993 (Price et al., 1995). La tendance s’est poursuivie dans les dernières années, même si la hausse a été modeste de 1984 à 1993 (Price et al., 1995) et de 1996 à 1998 (voir www.mbr-pwrc.usgs.gov/bbs/trend/trend98.html)(en anglais seulement).

L’espèce se porte bien dans de nombreuses régions des États voisins. Dans l’État de New York, The Nature Conservancy lui a accordé la cote S5 (espèce manifestement répandue, population nombreuse et non en péril), et elle est considérée comme une espèce commune à l’échelle locale, principalement dans la moitié ouest de l’État (Andrle et Carroll, 1988). Les recensements d’oiseaux nicheurs réalisés de 1980 à 1998 ont révélé une augmentation sensible de l’effectif sur 15 parcours où des individus ont été observés. En Pennsylvanie, la Paruline à capuchon est classée dans la catégorie S4 (espèce relativement peu commune, mais dispersée sur un vaste territoire). Les recensements effectués dans le cadre du projet d’atlas des oiseaux nicheurs ont révélé une présence quelque peu inégale de cet oiseau, dont l’effectif s’est néanmoins accru de façon constante de 1968 à 1989 (Brauning, 1992). Les recensements d’oiseaux nicheurs indiquent d’importantes augmentations de 1966 à 1998 sur 60 parcours. En Ohio, l’espèce est classée S5. Elle y occupe un vaste territoire, principalement la moitié est de l’État, et certains chercheurs estiment qu’elle est encore en train d’agrandir son aire de répartition (Peterjohn et Rice, 1991). Les recensements d’oiseaux nicheurs, qui portent sur au moins 30 parcours, montrent une augmentation modérée mais constante de l’effectif entre 1966 et 1998. Dans ces trois États, l’effectif s’est accru et l’espèce a agrandi son territoire tout au long du 20e siècle, probablement à mesure que les forêts défrichées se sont régénérées.

Au Michigan, cependant, la situation ressemble davantage à celle que connaît l’Ontario. L’espèce était autrefois considérée comme courante dans les forêts de la moitié sud de la péninsule inférieure, mais elle est aujourd’hui éparpillée dans un nombre assez faible de secteurs encore boisés (Brewer et al., 1991). Comme elle n’a été recensée que dans 85 carrés de l’atlas, la Paruline à capuchon a été inscrite sur la liste des espèces préoccupantes de l’État en 1990. The Nature Conservancy l’a placée dans la catégorie S2 au Michigan (espèce en péril). Malgré tout, à la lumière des données recueillies lors de recensements d’oiseaux nicheurs sur quatre parcours, il semblerait que l’effectif se soit quelque peu accru à court terme (1980‑1989) et à long terme (1966‑1989). Par ailleurs, l’espèce est classée S2 au Wisconsin et S3 en Illinois, deux États qui bordent la partie nord de son aire de répartition et où les terrains déboisés sont aussi nombreux qu’en Ontario.


À l’heure actuelle, en Ontario, la Paruline à capuchon niche presque exclusivement dans la région carolinienne, près du lac Érié (figure 2). Cependant, les couples nicheurs repérés ici et là au nord de cette région, dans le secteur de la baie Georgienne, et la population observée en été dans la région de Kingston nous permettent de déduire que l’espèce était sans doute beaucoup plus répandue lorsque la couverture forestière dominait encore le sud-ouest de la province. La couverture forestière originale était alors presque ininterrompue, et était percée de nombreuses petites brèches (Lorimer, 1989) qui répondent bien aux besoins de cette espèce. Il est possible que la Paruline à capuchon ait frôlé la disparition dans la province par suite des travaux de déboisement entrepris au 19e siècle en Ontario et plus au sud, dans les États voisins du nord des États-Unis. Elle était à peine connue dans la province à la fin du 19e siècle et au début du 20siècle, et il a fallu attendre en 1940 pour que les chercheurs confirment la présence d’une population nicheuse dans la région (Brooman, 1954).

Depuis le milieu du 20e siècle, l’effectif semble s’accroître lentement en Ontario. Il est toutefois impossible de déterminer avec certitude s’il s’agit d’une véritable hausse ou simplement d’une augmentation du nombre d’individus dénombrés grâce à l’intensification des efforts de recensement et à l’amélioration des techniques de repérage des oiseaux dans les habitats restants. Toutefois, de l’avis des coordonnateurs régionaux du premier atlas des oiseaux nicheurs, le nombre d’oiseaux aurait légèrement augmenté (Page et Cadman, 1993).

Selon les premières estimations démographiques produites pour l’atlas des oiseaux nicheurs (1981‑1985), l’effectif n’était que de 25 à 53 couples. Mais, comme le recensement portait uniquement sur certaines parcelles d’habitat, il est permis de croire que l’effectif réel se rapprochait davantage de 100 couples (Sutherland et Gartshore, 1987). Les oiseaux sont trop peu nombreux pour avoir été recensés sur l’un ou l’autre des parcours empruntés lors des recensements d’oiseaux nicheurs en Ontario.

Une évaluation plus rigoureuse a été réalisée quelques années plus tard. Toute l’information recueillie jusque-là a été compilée, et on a estimé que la population comptait de 80 à 176 couples (Gartshore, 1988). Il n’était cependant toujours pas clair si ces chiffres témoignaient d’une véritable augmentation de l’effectif, et les chiffres demeuraient relativement faibles. La production d’estimations se complique par le fait que les oiseaux se déplacent d’un endroit à l’autre à mesure que les conditions changent dans la forêt. Par exemple, la population de Parulines à capuchon de la forêt de South Walsingham, qui figurait parmi les plus importantes de la région, a été réduite de plus de la moitié dans les dernières années. Les oiseaux se sont déplacés vers les forêts de la région de St. Williams, où il n’y en avait autrefois aucune trace (Whittam, 1999).

Pendant l’été de 1997, on a procédé au recensement de 51 lieux de nidification connus dans six comtés du sud-ouest de l’Ontario. Fait encourageant, les recenseurs ont repéré des oiseaux dans un plus grand nombre d’endroits qu’au cours des années précédentes. De toute évidence, l’espèce avait colonisé quelques nouveaux lieux de nidification dans la décennie précédente. Malgré tout, les recenseurs n’ont repéré des parulines que dans 17 lieux de nidification. Ils ont dénombré en tout 88 couples. Il a donc été estimé que la province comptait une population totale de 145 à 300 couples (Heagy, 1997).

Les recensements réalisés en 1998 semblaient indiquer qu’il subsistait de 144 à 207 couples en Ontario, et que l’effectif avait augmenté à certains endroits et connu des baisses localisées ailleurs (McCracken, 1999). Les estimations produites en 1997 et en 1998 laissaient entendre que la population avait presque doublé en dix ans (Whittam, 1999). Aucun recensement d’envergure n’a été entrepris en 1999, mais la tendance demeure encourageante, parce que le nombre de couples a augmenté dans les endroits visités (J. McCracken, comm. pers.). Malgré tout, l’effectif demeure faible, et, d’ici à ce que des recensements semblables soient entrepris de façon régulière, il sera impossible d’établir avec certitude s’il s’agit bel et bien d’un accroissement et si les niveaux actuels se maintiennent. The Nature Conservancy a accordé la cote S3 à l’espèce en Ontario.