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Paruline à capuchon (Wilsonia citrina)

Évaluation et statut proposé

La couverture forestière du sud de l’Ontario était beaucoup plus vaste et beaucoup moins fragmentée avant l’établissement des Européens, ce qui permet de supposer que les populations de Parulines à capuchon étaient nettement plus importantes à cette époque. Les espèces de l’intérieur de la forêt qui sont sensibles à la superficie de leur habitat, telles que la Paruline à capuchon, sont celles qui ont le plus souffert du déboisement des forêts (Cadman, 1999). Malheureusement, nous ignorons l’ampleur exacte des pertes. La déforestation massive de l’habitat actuel de l’espèce dans l’est de l’Amérique du Nord a indubitablement entraîné un déclin appréciable de la population. Ces dernières années, les chercheurs observent une tendance à la hausse dans les États du nord qui se trouvent au sud de l’aire de nidification de l’Ontario, et ils l’attribuent en partie à la régénération de la couverture forestière dans cette région (Andrle et Carroll, 1988; Brauning, 1992; Peterjohn et Rice, 1991).

Au Michigan, à la même latitude, l’espèce demeure une source de préoccupation, parce que l’effectif aurait là aussi considérablement régressé par rapport à ce qu’il était autrefois (Brewer et al., 1991). Dans l’aire de nidification canadienne, qui est confinée au sud de l’Ontario, la population semble s’accroître quelque peu depuis 1950, mais l’augmentation du nombre d’oiseaux dénombrés est en bonne partie attribuable à une intensification des recherches et à une amélioration des techniques de repérage et d’identification des oiseaux.

Les premières estimations démographiques produites de 1981 à 1985 donnaient à entendre que la population ne comptait que de 20 à 50 couples, mais, comme les recensements ne visaient qu’une partie du territoire de l’espèce, il était permis de croire que la population réelle se rapprochait davantage des 100 couples (Sutherland et Gartshore, 1987). Selon les recensements plus complets qui ont été menés en 1997 et en 1998, l’effectif actuel oscillerait probablement autour de 150 à 200 couples (Hagey, 1977; McCracken, 1999). Même s’ils paraissent encourageants, ces chiffres demeurent faibles, et, d’ici à ce qu’une série de recensements semblables soient effectués de façon régulière, ils devront être abordés avec prudence. Il se peut que l’augmentation réelle soit minime ou que des fluctuations d’effectif viennent à nouveau réduire le nombre d’individus dénombrés.

La Paruline à capuchon est une espèce sensible à la superficie de son habitat. Elle vit à l’intérieur des forêts de feuillus matures. À l’heure actuelle, les forêts de son aire de répartition sont très petites et répondent mal à ses besoins (Pearce, 1993), et la plupart sont concentrées dans une poignée de secteurs du comté d’Elgin et de la municipalité régionale de Haldimand-Norfolk. Les terres boisées de la région carolinienne continuent d’être exposées à des pertes associées à l’agriculture, aux projets de construction résidentielle et à des pratiques d’exploitation forestière préjudiciables à l’espèce (Friesen et al., 1999; Riley, 1999).

D’ici à ce que nous disposions de meilleures données révélant une réelle croissance de la population et de meilleurs moyens de contrôle pour freiner la disparition ou l’altération de l’habitat forestier, il convient de maintenir le statut d’espèce menacée qui a été attribué à la Paruline à capuchon. Cette évaluation tient également compte du faible effectif de la population et des menaces qui continuent de peser sur son habitat.