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Espèces sauvages 2005: la situation générale des espèces au Canada

Section 1: Contexte


Introduction

Le Canada abrite plus de 70 000 espèces sauvagesNote 1 de bas de page, y compris les oiseaux, les poissons, les plantes vasculaires, les papillons, les libellules, les abeilles, les vers, les mousses et les champignons. Les Canadiennes et les Canadiens accordent énormément de valeur à ces espèces et à d'autres aspects de la nature. Ils reconnaissent que les espèces sauvages fournissent quantité de ressources, comme des aliments, des médicaments et des matériaux, ainsi que des services que nous tenons souvent pour acquis : elles nettoient l'air et l'eau, régularisent le climat, produisent et protègent les sols, pollinisent des cultures et luttent contre les ravageurs. En outre, les Canadiennes et les Canadiens sont fiers et tirent profit d'une renommée internationale des paysages vierges où la faune abonde. Mais, peut être par dessus tout, ils attachent de l'importance à la splendeur esthétique et à la nourriture spirituelle qu'offre encore l'éventail incroyable d'espèces sauvages qui habitent le pays. Pour toutes ces raisons, nous reconnaissons une responsabilité à l'égard des générations futures canadiennes et du reste du monde à conserver le patrimoine naturel du pays en empêchant que des espèces disparaissent par suite des activités anthropiques.

Afin de prévenir la disparition d'espèces, il importe d'abord de savoir quelles espèces sont présentes au pays, où elles se trouvent et ce qu'elles font. La série Les espèces sauvages vise à fournir cet aperçu. Dans Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada, nous présentons les résultats des évaluations de la situation générale de 7 732 espèces, y compris tous les vertébrés du Canada, toutes les plantes vasculaires du pays et quatre groupes d'invertébrés. Les évaluations de la situation générale intègrent les meilleurs renseignements possibles afin de donner un aperçu de la situation de chaque espèce : taille et répartition des populations, menaces envers celles ci et tendances relatives à ces facteurs. Elles servent à catégoriser les espèces en classifications générales : certaines espèces ne sont pas en péril, d'autres montrent les premiers signes de difficulté et doivent être surveillées ou gérées, et d'autres encore doivent faire l'objet d'une évaluation détaillée de la situation. Elles permettent en outre de mettre en lumière des lacunes en matière de renseignements; relativement à certaines espèces, il est possible que les données soient insuffisantes pour évaluer si elles sont en sécurité ou si elles sont préoccupantes. Chaque espèce reçoit une classification de la situation générale pour chaque province, territoire ou région océanique où elle est présente, ainsi qu'une classification de la situation générale au Canada (« classification nationale »), qui reflète la situation de l'espèce dans son ensemble au pays (figure 1 iii).

Puisque les classifications sont produites pour de nombreuses espèces de toutes les régions, il est possible d'observer les tendances à la baisse ou les menaces qui pèsent sur des séries d'espèces; il s'agit là de l'une des forces de cette méthode. De plus, les classifications de la situation générale sont revues et mises à jour de façon périodique, ce qui permet aux Canadiennes et aux Canadiens de suivre des tendances diachroniques d'amélioration ou de déclin et de savoir pour quelles espèces la situation est stable ou s'améliore, et quelles espèces font face à un déclin ou à de nouvelles menaces. De telles tendances donnent une bonne idée de la nature et de la magnitude d'un problème, mais elles peuvent également indiquer des pratiques améliorées en matière de conservation. Dans le présent rapport, nous présentons les évaluations de la situation générale de 10 groupes d'espèces : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, odonates, cicindèles, poissons, 8 amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Six groupes (plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates et poissons marins) sont évalués pour la première fois. Pour ces groupes, Les espèces sauvages 2005 constitue la base commune complète de l'examen de la situation générale des espèces dans toute leur aire de répartition au Canada et une base solide pour comparer les changements futurs dans la répartition et l'abondance des espèces. En outre, les classifications de six groupes (fougères et orchidées, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères) évalués dans le cadre des Espèces sauvages 2000 ont été mises à jour.

L'évaluation de cette variété d'espèces de toutes les régions du pays représente une tâche considérable, car le nombre d'espèces est grand et le territoire est vaste. Plus de 70 000 espèces connues vivent au Canada; elles sont réparties sur toute l'étendue du territoire : 10 millions de kilomètres carrés de terre et d'eau douce, près de 6 millions de kilomètres carrés d'océan et 202 080 kilomètres de rivages, soit la côte la plus longue au monde. En outre, dans cette immense région, la répartition des espèces est influencée par la profusion stupéfiante de reliefs, de types de sols et d'habitats qui se trouvent à l'intérieur de nos frontières, notamment la forêt boréale, la toundra, la taïga, les tourbières ombrotrophes, les forêts ombrophiles tempérées, les prairies, les marais et les prés alpins, la côte de l'Atlantique et l'océan Arctique. L'évaluation de la situation générale des espèces canadiennes est peut-être très difficile, mais ce processus est indispensable. Notre économie fondée sur les ressources et notre niveau de vie élevé ont des répercussions sur la nature : nous défrichons, agrandissons nos villes, extrayons les ressources, produisons des déchets et introduisons des espèces exotiques. En modifiant la nature à notre profit, nous devons veiller à ne pas mettre en péril les espèces dont nous célébrons l'existence et dont nous dépendons. La série Les espèces sauvages est un outil pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, un guide qui indique les espèces pour lesquelles davantage de renseignements sont nécessaires, une méthode de suivi diachronique de la situation des espèces au pays, un outil efficace pour améliorer la conservation et un témoignage de la volonté des Canadiennes et des Canadiens de collaborer à la protection des espèces sauvages.

Pourquoi un rapport sur la situation générale des espèces au Canada?

Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada correspond à uneexigence en vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril, une entente de principeconclue en 1996 par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la faune. L'Accord vise à empêcher que des espèces disparaissent de la planète ou du Canada par suitedes activités anthropiques. Dans le cadre de cet objectif, les parties de l'Accord conviennentqu'elles « surveilleront, évalueront et feront rapport régulièrement sur le statut de toutes lesespèces sauvages » dans le but d'établir quelles espèces sont en déclin, lesquelles nécessitentune évaluation officielle de la situation ou une gestion supplémentaire et celles pour lesquellesdavantage de renseignements sont nécessaires. Chacune des provinces ainsi que chacun desterritoires et des organismes fédéraux représentés par l'Accord s'engagent à évaluer les espèces dont ils sont le principal responsable.

Pour tenir compte de ces nouveaux renseignements et de la modification de la situation généralede certaines espèces, les ministères provinciaux, territoriaux et fédéraux collaborent à laproduction, au moins tous les cinq ans, d'un « instantané » national de ce processus permanent :comment les espèces de tous les groupes taxinomiques s'en tirent, à cette période donnée, danschacune des régions et dans tout le pays. Le résultat national de cet accord est la série Lesespèces sauvages, dont Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada constitue le deuxième rapport.

Organisation du présent rapport

Le présent rapport se divise en sept sections principales. Vous pouvez explorer le rapport à l'aide des liens fournis ci dessous, de la table des matières ou du menu situé à gauche de votre écran.

  • Résumé - Bref aperçu des Espèces sauvages 2005.
  • Contexte - Objectif et cadre du rapport ainsi que renseignements sur les méthodes, les résultats et l'interprétation des évaluations de la situation générale.
  • Résumé des situations générales - Aperçu de chaque groupe évalué, résumé des classifications de la situation générale et comparaison avec Les espèces sauvages 2000, s'il y a lieu.
  • Résumé de l'ensemble des résultats - Sommaire des classifications de la situation générale de tous les groupes couverts dans le présent rapport. Prochaines étapes- Orientation future de la série Les espèces sauvages. Annexes - Coordonnées des représentants provinciaux, territoriaux et fédéraux, sites Web et références.
  • Outil de recherche des situations générales - Classifications de la situation générale par province, territoire, région océanique ou au Canada (« classification nationale »). L'outil peut être interrogé par nom commun, nom scientifique, classification, année et région. Au besoin, l'outil de recherche contient des liens vers le site Web du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Il est possible de trouver des renseignements supplémentaires sur la situation des espèces dans la section des commentaires, le cas échéant, et de télécharger des données à partir de l'outil de recherche en format Excel.

Fonction du présent rapport

Le présent rapport résume les évaluations de la situation générale d'un grand nombre et d'une grande variété d'espèces2 sauvages présentes au Canada. Près de 7 800 espèces appartenant à 10 importants groupes, y compris toutes les espèces de vertébrés, toutes les plantes vasculaires et quatre groupes d'invertébrés, ont été évaluées. L'accent est mis sur la situation générale de toutes les espèces de chacun de ces groupes plutôt qu'uniquement sur celle des espèces rares ou en voie de disparition. Ainsi, par exemple, on peut se demander : « Est-ce que les salamandres s'en tirent mieux que les grenouilles en Nouvelle Écosse? La situation générale des salamandres en Nouvelle Écosse a t elle changé depuis 2000? La tendance est elle la même au Manitoba, ou même pour l'ensemble du Canada? Comment la situation générale des salamandres et des grenouilles se compare t elle à celle d'autres espèces associées à l'eau, comme les poissons? » Ces questions et beaucoup d'autres trouvent une réponse, car le rapport rassemble des renseignements sur différents types d'espèces, sur toutes les provinces, tous les territoires et des parties des trois océans qui bordent le Canada. En outre, il présente la classification de la situation générale des espèces dans chacune des régions et pour l'ensemble du Canada.

Les évaluations de la situation générale mettent l'accent sur l'établissement des renseignements et des connaissances spécialisées dont nous disposons et sur leur utilisation pour évaluer la situation générale d'autant d'espèces que possible, ce qui permet de présenter au public l'information existante plutôt que de retarder la production d'un rapport jusqu'à l'obtention des données scientifiques complètes. Dans le cas des mises à jour de la situation générale des six espèces qui ont été évaluées dans le cadre des Espèces sauvages 2000, il s'agissait de se servir des réseaux d'information établis ainsi que des nouvelles sources de renseignements afin de définir les espèces dont la situation a changé depuis 2000.

Le nombre et la variété exceptionnels d'espèces évaluées dans le cadre de la série Les espèces sauvages exigent que le rapport se concentre sur la condensation de renseignements souvent détaillés en vastes catégories de situation générale. Ainsi, dans certains cas, le rapport se sert de 10 l'information provenant d'initiatives consacrées à des groupes d'espèces particuliers ou à certaines régions ou fonctions; il ne remplace donc pas ces initiatives, dont l'intérêt est plus pointu et les objectifs, plus précis. En particulier, les évaluations de la situation générale ne remplacent pas les évaluations scientifiques exhaustives du COSEPAC ni leurs équivalents provinciaux et territoriaux, qui fournissent une étude ciblée et en profondeur des espèces qui peuvent être en péril. Les méthodes et la portée des évaluations de la situation générale diffèrent également des plans de conservation des oiseaux (par exemple, Partenaires d'envol - Canada, relativement aux oiseaux terrestres, le Plan canadien de conservation des oiseaux de rivage et Envolées d'oiseaux aquatiques, qui concerne les oiseaux de mer et les oiseaux aquatiques qui vivent en colonies), qui possèdent leur propre mécanisme d'établissement des priorités adapté à leurs objectifs uniques. Les liens vers ces programmes se trouvent à l'annexe III.

Voici un résumé de quelques unes des réalisations des Espèces sauvages 2005 et de la série Les espèces sauvages. Cette dernière :

  • intègre des renseignements sur un grand nombre et une grande variété d'espèces sauvages du Canada (près de 7 800 espèces de 10 groupes), y compris tous les vertébrés et plantes vasculaires présents au Canada. Il est ainsi possible de comparer la situation générale de différentes espèces et d'effectuer des comparaisons entre les groupes d'espèces ou au sein de ceux ci, selon la taxinomie et les frontières régionales;
  • fait connaître aux Canadiennes et aux Canadiens les espèces auxquelles il faudrait porter attention pour prévenir leur disparition, avant que leur état ne devienne critique. Savoir dès que les problèmes se manifestent qu'une espèce est en difficulté accroît le succès et la rentabilité des programmes de conservation. En outre, les évaluations de la situation générale aident à établir une priorité pour les espèces qui ont le besoin le plus urgent de faire l'objet d'une évaluation détaillée de la situation, d'une gestion supplémentaire ou de recherches fondamentales sur la taille des populations, la répartition, les menaces ou les tendances;
  • actualise la situation générale de 1 330 espèces de six groupes, qui ont été évaluées pour la première fois en 2000. Cette comparaison met en lumière les espèces dont la situation est en déclin ou s'améliore, illustre les lacunes en matière d'information ayant été comblées et les domaines exigeant de plus amples renseignements;
  • résume l'identité et la répartition des espèces sauvages non indigènes (exotiques) dans tout le Canada. Peu de Canadiennes et de Canadiens connaissent la proportion d'espèces de faune et de flore qui sont introduites et leurs répercussions possibles sur les espèces indigènes;
  • définit les lacunes en matière de connaissances des espèces sauvages du Canada. Pour obtenir un tableau complet et précis de la situation générale des espèces du pays, il est essentiel d'orienter les ressources et les connaissances spécialisées qui combleront ces lacunes;
  • établit ou renforce des réseaux locaux de personnes qui possèdent de l'information sur les espèces sauvages du Canada. Les personnes définies au cours de ce processus constituent une partie de la base de connaissances coordonnée essentielle pour le présent rapport sur la situation générale et les rapports de la série Les espèces sauvages à venir;
  • communique aux Canadiennes et aux Canadiens de l'information sur la diversité et la situation générale des espèces sauvages partout au pays. Regrouper l'information sur les espèces sauvages du Canada permet à tous, des écoliers aux gestionnaires des ressources, aux agriculteurs et aux promoteurs, de savoir quelles espèces existent et quelle est leur situation.

Résumé des Espèces sauvages 2000

Les espèces sauvages 2000 constituait le premier rapport sur la situation générale des espèces au Canada. Il présentait un résumé des classifications de la situation générale par province, par territoire et par région océanique, ainsi que pour le Canada, d'espèces appartenant à huit 11 groupes : fougères, orchidées, papillons, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Les classifications nationales des poissons d'eau douce et des papillons ont été publiées en 2002; en tout, 1 670 espèces ont donc été évaluées. La majorité d'entre elles (59 p. 100) était classée en sécurité au Canada, 5 p. 100, en péril et 5 p. 100, possiblement en péril (figure 1-i; tableau 1-i).

Une grande variété de personnes et de groupes se sont servis des Espèces sauvages 2000, notamment des élèves qui étudiaient les espèces sauvages du Canada, des organismes gouvernementaux, des gestionnaires de la faune et des naturalistes.

Figure 1-i : Résumé de la situation générale globale des espèces des Espèces sauvages 2000 et classifications mises à jour des poissons d'eau douce et des papillons de 2002. Comprend les taxons suivants : fougères, orchidées, papillons, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
Diagramme à bandes (see long description below)
Description longue pour la figure 1-i

La figure 1-i résume la situation générale globale des espèces du rapport Espèces sauvages 2000 et la classification mise à jour des poissons d'eau douce et des papillons de 2002. Au Canada, 1670 espèces ont été considérées, incluant 14 espèces disparues, 77 en péril, 89 possiblement en péril, 187 sensibles, 992 en sécurité, 49 indéterminées, 6 non-évaluées, 53 exotiques et 203 occasionnelles. Au Yukon, 20 espèces étaient en péril, 54 possiblement en péril, 86 sensibles, 244 en sécurité, 37 indéterminées, 5 non-évaluées, 4 exotiques et 38 occasionnelles, pour un total de 508 espèces. Dans les Territoires du Nord-Ouest, 3 espèces étaient en péril, 15 possiblement en péril, 69 sensibles, 255 en sécurité, 123 indéterminées, 12 non-évaluées, 4 exotiques et 21 occasionnelles, pour un total de 502 espèces. Au Nunavut, une espèce était en péril, 11 possiblement en péril, 55 sensibles, 89 en sécurité, 49 indéterminées, 37 non-évaluées, 2 exotiques et 14 occasionnelles, pour un total de 258 espèces. En Colombie-Britannique, 6 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 51 en péril, 55 possiblement en péril, 122 sensibles, 607 en sécurité, 10 indéterminées, 6 non-évaluées, 47 exotiques et 99 occasionnelles, pour un total de 1003 espèces. En Alberta, 4 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 12 en péril, 54 possiblement en péril, 122 sensibles, 432 en sécurité, 73 indéterminées, 6 non-évaluées, 22 exotiques et 94 occasionnelles, pour un total de 809 espèces. En Saskatchewan, 3 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 7 en péril, 47 possiblement en péril, 123 sensibles, 402 en sécurité, 72 indéterminées, 3 non-évaluées, 22 exotiques et 124 occasionnelles, pour un total de 803 espèces. Au Manitoba, 9 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 16 en péril, 60 possiblement en péril, 63 sensibles, 517 en sécurité, 11 indéterminées, 4 non-évaluées, 27 exotiques et 91 occasionnelles, pour un total de 798 espèces. En Ontario, 13 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 35 en péril, 98 possiblement en péril, 96 sensibles, 535 en sécurité, 65 indéterminées, 52 exotiques et 174 occasionnelles pour un total de 1068 espèces. Au Québec, 6 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 15 en péril, 99 possiblement en péril, 66 sensibles, 426 en sécurité, 3 indéterminées, 147 non-évaluées, 18 exotiques et 35 occasionnelles, pour un total de 815 espèces. Au Nouveau-Brunswick, 6 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 9 en péril, 43 possiblement en péril, 74 sensibles, 384 en sécurité, 31 indéterminées, 5 non-évaluées, 19 exotiques et 129 occasionnelles, pour un total de 700 espèces. En Nouvelle-Écosse, 6 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 5 en péril, 18 possiblement en péril, 56 sensibles, 389 en sécurité, 20 indéterminées, 2 non-évaluées, 27 exotiques et 183 occasionnelles, pour un total de 706 espèces. À l’Île-du-Prince-Édouard, 11 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, une en péril, 8 possiblement en péril, 21 sensibles, 231 en sécurité, 32 indéterminées, 44 non-évaluées, 17 exotiques et 131 occasionnelles, pour un total de 496 espèces. Au Labrador, 3 espèces étaient disparues, 4 en péril, 11 possiblement en péril, 19 sensibles, 217 en sécurité, 65 indéterminées, 7 exotiques et 79 occasionnelles, pour un total de 401 espèces. À Terre-Neuve, 3 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 4 en péril, 25 possiblement en péril, 47 sensibles, 231 en sécurité, 32 indéterminées, 27 exotiques et 177 occasionnelles, pour un total de 546 espèces. Dans la région de l’océan Pacifique, 3 espèces étaient en péril, 3 sensibles, 9 en sécurité, 9 indéterminées, 2 non-évaluées et 5 occasionnelles, pour un total de 31 espèces. Dans la région de l’océan Arctique Est, une espèce était en péril, une sensible, 6 en sécurité et 2 indéterminées, pour un total de 10 espèces. Dans la région l’océan Arctique Ouest, une espèce était sensible, 3 en sécurité, une indéterminée, une non-évaluée et 4 occasionnelles, pour un total de 10 espèces. Dans la région de l’océan Atlantique, 3 espèces étaient disparues ou disparues du Canada, 4 en péril, 5 sensibles, 13 en sécurité, 2 indéterminées, 2 non-évaluées et 6 occasionnelles, pour un total de 35 espèces.

 

Tableau 1-i : Résumé de la situation générale globale des espèces, tiré des Espèces sauvages 2000, et classifications mises à jour des poissons d'eau douce et des papillons de 2002. Comprend les taxons suivants : fougères, orchidées, papillons, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
ClassificationCAYTNTNUBCABSKMBONQCNBNSPELBNFPACEAOWAOATL
Disparue au Canada /Disparue1400064391366611130003
En péril77403151127163515951243104
Possiblement en895415115554476098994318811250000
Sensible18786695512211212363966674562119473115
En sécurité9922442558960743240251753542638438923121723196313
Indéterminée4937123491073721165331203265329212
Non-évaluée651237663401475244002012
Exotique534424722222752181927177270000
Occasionnelle20338211499941249117435129183131791775046
Totale16705085022581003809803798106881570070649640154631101035

Voici certains des utilisateurs des Espèces sauvages 2000 :

  • Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) - Certains sous comités de spécialistes des espèces (SSE) se servent des classifications de la situation générale afin d'établir l'ordre de priorité des espèces devant faire l'objet d'une évaluation détaillée de la situation par le COSEPAC.
  • Gestionnaires de la faune, comités d'aménagement du territoire et conseils de cogestion - Les classifications de la situation générale sont utilisées dans le but de fournir une liste d'espèces dans une région donnée et un guide sur la situation des espèces.
  • Industrie et experts conseils - Les classifications de la situation générale offrent des renseignements en vue des évaluations des incidences environnementales.
  • Programmes de financement - Les classifications de la situation générale sont utilisées pour établir l'ordre de priorité des recherches et des projets de conservation à financer.
  • Chercheurs - Les classifications de la situation générale servent à obtenir une liste des espèces exotiques ainsi que les aires de répartition des espèces au Canada.
  • Grand public - Les classifications de la situation générale fournissent des listes d'espèces d'une région donnée et servent de guide sur la situation des espèces; en outre, elles permettent de vérifier l'exactitude des évaluations des incidences environnementales.
  • Enseignants et étudiants - Les classifications de la situation générale et Les espèces sauvages 2000 ont été utilisées comme ressources pédagogiques et outils de recherche.

Changements apportés aux Espèces sauvages 2005

Plusieurs modifications importantes ont été apportées aux Espèces sauvages 2005 comparativement au rapport précédent. Celles ci visaient à améliorer les données sur lesquelles se fonde le rapport et la façon dont elles sont présentées. On prévoit que les rapports Les espèces sauvages continueront à évoluer, mais il est important de consigner les changements dans la méthodologie afin de pouvoir comparer les données des différents rapports.

D'abord, Les espèces sauvages 2005 ne sera publié qu'en ligne, et non en version papier. Ce format permet la présentation de graphiques et de diagrammes interactifs pouvant s'adapter aux besoins de chaque utilisateur. Nous espérons que cette nouveauté accroîtra l'accessibilité au rapport, ainsi que sa facilité d'utilisation, et réduira les répercussions environnementales de la production de multiples exemplaires papiers.

La classification disparue du Canada/disparue a été séparée en deux catégories distinctes, soit disparue du Canada et disparue. Ce changement permet de définir clairement quelles espèces ne sont plus présentes au Canada, mais existent encore à l'étranger (disparue du Canada) et celles qui ne se trouvent plus nulle part dans le monde (disparue).

Dans Les espèces sauvages 2000, deux classifications étaient données pour la province de Terre Neuve-et-Labrador, une pour l'île de Terre Neuve et l'autre pour le Labrador. Dans le présent rapport, les deux régions offrent une seule classification combinée par espèce, à l'instar des autres provinces et territoires. Cette modification sera surtout manifeste dans l'outil de recherche de la situation générale afin de comparer les classifications des Espèces sauvages 2000 et 2005. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les classifications de Terre Neuve-et-Labrador, veuillez visiter le site Web de la province ou communiquer avec le représentant provincial (coordonnées fournies à l'annexe I).

Les poissons d'eau douce ont d'abord été évalués dans Les espèces sauvages 2000 et ont alors été classés dans l'ensemble des provinces et des territoires où ils étaient présents. Cependant, ces espèces se trouvent également dans les eaux marines. De même, certains poissons marins sont également présents en eau douce. Par conséquent, dans le présent rapport, nous avons attribué une 14 cote à certains poissons pour les provinces, les territoires ainsi que les régions océaniques où ils sont présents.

Enfin, un représentant de Parcs Canada fait désormais partie du Groupe de travail national sur la situation générale (GTNSG); il offre son expertise relative aux espèces vivant dans les parcs nationaux du Canada.

Diversité des espèces en contexte

La vie est variée à presque toutes les échelles imaginables. De l'ADN qui constitue les gènes des organismes à la composition et au comportement d'écosystèmes entiers, des êtres vivants d'une diversité et d'une complexité sans fin nous entourent. L'expression la plus courante de cette diversité est le nombre et le type d'espèces; dans le présent rapport, nous abordons essentiellement la biodiversité sous cet angle (figure 1 ii). Cependant, la perspective des espèces ne constitue pas le seul point de vue valable. Par exemple, l'Arctique canadien compte relativement peu d'espèces, mais bon nombre d'entre elles sont particulièrement adaptées aux températures extrêmes, ce qui leur permet de survivre là et nulle part ailleurs. La diversité des types d'organismes est au moins aussi importante que leur nombre, car les différents types d'organismes possèdent des fonctions importantes, souvent irremplaçables, dans la nature. Par exemple, certains champignons vivent en association avec les racines des plantes, auxquelles ils fournissent des minéraux sans lesquels la plupart des plantes vasculaires ne pourraient tout simplement pas croître!

Sources de données et méthodologie

Le présent rapport relève du Groupe de travail national sur la situation générale (GTNSG), sous la direction du Comité des directeurs canadiens de la faune (CDCF). Le GTNSG se compose de représentants des provinces et des territoires ainsi que de trois organismes du gouvernement fédéral : le Service canadien de la faune, Parcs Canada et Pêches et Océans Canada (MPO). Avant Les espèces sauvages 2000, le GTNSG a établi des lignes directrices relativement aux critères à utiliser dans le calcul des classifications de la situation générale. Le GTNSG a également défini les groupes taxinomiques d'espèces à classer dans chaque rapport. Une liste des membres du GTNSG se trouve à l'annexe I du présent rapport.

Il existe des classifications de la situation générale à l'échelle régionale et nationale (figures 1 iii et 1 iv). À l'échelle régionale, elles ont été créées pour chaque province et territoire. Puisqu'il est souvent difficile d'associer les espèces marines (par exemple, les baleines) à une province ou à un territoire précis, des classifications ont également été produites pour les quatre régions océaniques, à savoir la Région de l'océan Pacifique, la Région ouest de l'Arctique, la Région est de l'Arctique et la Région de l'océan Atlantique. Les représentants des provinces et des territoires sont les principaux responsables de la constitution des listes d'espèces qui habitent leur province ou leur territoire; il leur incombe également d'établir la source des renseignements sur lesquels reposerait la classification de leur province ou de leur territoire pour une espèce donnée, de les compiler, de les sauvegarder et de les interpréter. Le MPO est le principal responsable de l'établissement des listes d'espèces présentes dans les régions océaniques et de la compilation des classifications pour chaque espèce marine.

Figure 1-ii: Diversité des espèces et nombre d'espèces évaluées dans le cadre des Espèces sauvages 2005.
Diagramme à bandes (see long description below)
Long description for Figure 1-ii

La figure 1-ii illustre la diversité des espèces et le nombre d'espèces évaluées dans le cadre du rapport Espèces Sauvages 2005. Pour les mammifères, 218 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les oiseaux, 652 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les reptiles, 47 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les amphibiens, 46 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les poissons osseux, 1323 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les requins et espèces apparentées, 78 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les lamproies et myxines, 13 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les autres cordés, aucune espèce n’a été évaluée et 353 restent à évaluer. Pour les astérides et oursins, aucune espèce n’a été évaluée et 398 restent à évaluer. Pour les araignées, acariens et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 3275 restent à évaluer. Pour les crustacés, 11 espèces ont été évaluées et 3128 restent à évaluer. Pour les autres arthropodes, aucune espèce n’a été évaluées et 2727 restent à évaluer. Pour les papillons, phalènes et espèces apparentées, 293 espèces ont été évaluées et 4336 restent à évaluer. Pour les mouches et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 7058 restent à évaluer. Pour les guêpes, abeilles et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 6028 restent à évaluer. Pour les coléoptères, 30 espèces ont été évaluées et 6718 restent à évaluer. Pour les punaises, aucune espèce n’a été évaluée et 3079 restent à évaluer. Pour les libellules et demoiselles, 209 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les vers annelés et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 1192 restent à évaluer. Pour les mollusques, 55 espèces ont été évaluées et 1445 restent à évaluer. Pour les vers nématodes et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 1643 restent à évaluer. Pour les bryozoaires et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 728 restent à évaluer. Pour les vers plats, aucune espèce n’a été évaluée et 472 restent à évaluer. Pour les méduses, groseilles de mer et espèces apparentées, aucune espèce n’a été évaluée et 618 restent à évaluer. Pour les éponges, aucune espèce n’a été évaluée et 490 restent à évaluer. Pour les angiospermes, 4850 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les gymnospermes, 53 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les fougères et espèces apparentées, 176 espèces ont été évaluées et aucune non-évaluée. Pour les mousses et hépatiques, aucune espèce n’a été évaluée et 965 restent à évaluer. Pour les lichens, aucune espèce n’a été évaluée et 2000 restent à évaluer. Pour les autres champignons, aucune espèce n’a été évaluée et 1400 restent à évaluer. Pour les ascomycètes, aucune espèce n’a été évaluée et 5000 restent à évaluer. Pour les basidiomycètes, aucune espèce n’a été évaluée et 3400 restent à évaluer. Pour les algues, aucune espèce n’a été évaluée et 5303 restent à évaluer.

Figure 1-iii: Carte du Canada illustrant les 13 provinces et territoires ainsi que les 4 régions océaniques pour lesquels des classifications de la situation générale sont produites.
Carte du Canada (see long description below)
Long description for Figure 1-iii

La figure 1-iii représente une carte du Canada illustrant les 13 provinces et territoires (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et Labrador, Territoires du Nord-Ouest, Nouvelle-Écosse, Nunavut, Ontario, Île-du-Prince-Édouard, Québec, Saskatchewan et Yukon) ainsi que les 4 régions océaniques (Atlantique, Arctique Est, Arctique Ouest et Pacifique) pour lesquels des classifications de la situation générale sont produites.

Figure 1-vi: Diagramme présentant la façon dont les classifications régionales (provinciales, territoriales et des régions océaniques) et nationales sont produites. Les classifications régionales sont créées par les représentants des provinces ou des territoires, ou par le MPO (en ce qui concerne les régions océaniques). Le GTNSG produit ensuite les classifications nationales, d'après les classifications régionales et d'autres renseignements fournis par des spécialistes.
Diagramme (see long description below)
Description longue pour la figure 1-vi

La figure 1-vi illustre un diagramme présentant la façon dont les classifications régionales (provinciales, territoriales et des régions océaniques) et nationales sont produites. Les classifications régionales sont créées à partir des connaissances traditionnelles autochtones, des connaissances communautaires, de la documentation, des centres de données sur la conservation, des spécialistes, des scientifiques, du Service Canadien de la Faune, du Ministère Pêches et Océans Canada et Parcs Canada. Les rapports et évaluations du COSEPAC informent aussi les rangs régionaux et nationaux. Le Groupe de travail national sur la situation générale produit ensuite les classifications nationales (disparue, disparue du Canada, en péril, possiblement en péril, sensible, en sécurité, non-évaluée, indéterminée, occasionnelle et exotique), d'après les classifications régionales et d'autres renseignements fournis par des scientifiques. Ces informations sont compilées dans les rapports sur les espèces sauvages, qui sont répétés tous les cinq ans.

Lorsque les classifications régionales de la situation générale sont établies, le GTNSG est responsable d'assigner la classification nationale, qui traduit l'état général de l'espèce au Canada à partir de l'information des provinces, des territoires et des régions océaniques où l'espèce est présente.

Le reste de la présente section fournit des renseignements détaillés sur les méthodes et les sources d'information utilisées dans Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada. La définition des catégories de la situation générale (encadré 1) et des critères qui les sous tendent (encadré 2), ainsi qu'une description des procédures d'attribution de la classification et certains exemples d'évaluation de la situation générale (encadré 3) s'y trouvent également.

Le concept d'espèce

Le processus d'évaluation de la situation générale vise à attribuer une cote à une espèce, terme faisant généralement référence aux populations d'organismes qui ne s'accouplent pas avec d'autres populations même lorsqu'elles occupent un même territoire au même moment. L'espèce est l'unité de classement biologique la plus courante et la plus facilement reconnaissable qui soit utilisée en conservation, mais elle n'est pas la seule. Par exemple, les sous espèces (populations génétiquement distinctes pouvant sembler différentes et se comporter différemment) et les stocks (populations distinctes qui peuvent nécessiter différentes méthodes de gestion parce que des pressions écologiques différentes s'exercent sur elles) constituent des divisions inférieures à l'espèce. Bien que ces divisions puissent avoir des avantages, il y a plus souvent des désaccords relativement aux limites précises et à l'importance biologique des différences observées à cette échelle plus petite. En outre, relativement peu d'espèces ont été examinées d'assez près pour définir l'existence de sous-espèces ou de stocks. Ainsi, seules les espèces ont été classées quant à leur situation générale. Cependant, lorsque nous possédions de l'information supplémentaire sur une sous espèce ou un stock précis, celle ci a été incluse dans le champ des commentaires qui accompagne la classification de la situation générale de l'espèce, qu'il est possible de consulter dans l'outil de recherche. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la situation générale des espèces d'une province ou d'un territoire en particulier, ou sur la situation générale d'une espèce précise, veuillez consulter la liste des personnes ressources à la fin du présent rapport.

Sources d'information

Pour obtenir la vue d'ensemble la plus précise possible de la situation d'une espèce, il faut compiler l'information locale afin de produire une image régionale puis nationale de la situation générale de l'espèce. L'évaluation de la situation générale des espèces au Canada a donc été une tâche complexe et ardue, car il existe de nombreuses espèces et elles sont réparties sur une vaste superficie. Heureusement, il existe aussi une profusion de renseignements sur les espèces canadiennes, dont certains se trouvent dans des documents publiés, mais dont un grand nombre provient de l'expertise et des connaissances que des personnes ont accumulées. Par exemple, la contribution des naturalistes amateurs, des spécialistes des musées, des biologistes du gouvernement et des détenteurs de connaissances communautaires et traditionnelles autochtones est souvent essentielle pour établir quelles espèces se trouvent dans une région et quelle est leur situation. Dans bon nombre de provinces, une partie de ces connaissances locales était déjà détenue par NatureServe, au sein de son réseau de Centres de données sur la conservation (CDC) et de Centres d'information sur le patrimoine naturel (CIPN). Pourtant, même dans les provinces et les territoires où il existe un CDC ou un CIPN, des sources de savoir antérieurement inconnues ont souvent été découvertes.

Faire participer une grande variété de personnes possédant des connaissances sur les espèces permet d'obtenir la meilleure et la plus complète image qui soit de la situation générale des espèces. En outre, les consultations d'envergure nécessaires à la collecte des données relatives à la classification de la situation générale d'espèces créent un réseau de connaissances spécialisées qui constitue une ressource permanente pour la gestion et la conservation des espèces sauvages dans chaque province ou territoire, ce qui constitue un autre avantage. Ces réseaux de connaissances ont permis de créer des listes d'espèces d'une région donnée et, dans la plupart des cas, suffisamment de renseignements pour que la province ou le territoire établisse la classification de la situation générale de chacune des espèces. De plus, les lacunes décelées dans ce réseau indiquent où il faudrait investir 18 pour accroître les connaissances spécialisées relativement à des groupes d'espèces particuliers et mettent en lumière le besoin de consigner de façon durable les connaissances des spécialistes contemporains.

Nouvelles évaluations de la situation générale

Plus de 6 000 espèces de six groupes (plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, odonates, cicindèles et poissons marins) ont été évaluées pour la première fois dans le cadre du présent rapport, et de nombreuses sources d'information ont guidé l'attribution de cotes pour la situation générale de chacune des espèces. Bien que les détails du processus aient varié quelque peu selon la province ou le territoire, ce processus a été relativement normalisé, le plus commun ayant consisté en la distillation par des comités officieux ou officiels de l'information existante en notes pour l'ensemble des sept critères (voir l'encadré 2) qui sous tendent la classification de la situation générale (voir l'encadré 3 pour des exemples). Les critères ont été pondérés en fonction de la force de l'information (empirique ou anecdotique) utilisée pour établir leurs notes respectives. Les classifications de la situation générale découlent d'une autre pondération de tous les critères pour lesquels de l'information existait. En outre, il était fréquent que les provinces et les territoires convertissent les cotes subnationales de statut quant à la conservation (cote S), élaborées par leur Centre de données sur la conservation ou leur Centre d'information sur le patrimoine naturel, en classifications de la situation générale.

Évaluations de la situation générale mises à jour

Des mises à jour des évaluations de la situation générale ont été réalisées pour 1 330 espèces qui avaient d'abord été évaluées dans le cadre des Espèces sauvages 2000 (fougères et orchidées, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères). Les provinces et les territoires se sont fondés sur les sources d'information utilisées pour produire les cotes dans le cadre du rapport précédent ainsi que sur de nouvelles sources, et ont observé si des changements avaient eu lieu depuis 2000. D'abord, ils ont vérifié si la liste des espèces avait changé, au chapitre notamment des nouvelles espèces, des changements de la taxinomie et de la correction d'erreurs. D'autres espèces ont été évaluées à l'aide des critères des nouvelles évaluations de la situation générale, décrits ci dessus (voir encadré 2).

Ensuite, les provinces et territoires ont évalué les espèces présentes dans la région en 2000 et en 2005. Pour chaque espèce, si aucun changement important n'était survenu dans l'abondance, la répartition, les tendances ou les menaces, ou s'il n'y avait aucune nouvelle information, l'espèce conservait généralement la même classification qu'en 2000. Si l'on croyait que d'importants changements avaient eu lieu, ou si l'on possédait de nouvelles données (par exemple, un nouveau rapport de situation du COSEPAC, un nouveau relevé montrant l'expansion de l'aire de répartition), l'espèce était réévaluée à l'aide des mêmes critères que dans le cas des nouvelles évaluations de la situation générale (voir encadré 3 pour des exemples).

Des évaluations régionales aux évaluations nationales

Une classification de la situation générale au Canada (« classification nationale ») a été attribuée à chaque espèce afin de brosser un tableau général de sa situation à l'échelle nationale. Ces classifications ont été octroyées par le GTNSG à la suite d'un examen des classifications et des données connexes fournies par les provinces, les territoires et les régions océaniques. En général, lorsque les cotes variaient selon les régions du pays, la classification représentant le degré de risque le plus faible (à l'exclusion des cotes indéterminée, non évaluée, exotique et occasionnelle) était attribuée pour la classification nationale. Par exemple, la couleuvre verte (Opheodrys vernalis) est classée indéterminée dans l'Île du Prince Édouard, sensible en Saskatchewan, au Manitoba et au Québec, et en sécurité en Ontario, au Nouveau Brunswick et en Nouvelle Écosse; par conséquent, à l'échelle nationale, l'espèce a été classée en sécurité. Cependant, la répartition géographique a également été prise en considération; une région abritant la majorité de la répartition de l'espèce influait plus sur la classification nationale qu'une région où l'espèce était peu représentée. Par exemple, la Musaraigne de Beaufort (Sorex ugyunak) est classée sensible au Yukon et indéterminée dans les Territoires du Nord Ouest ainsi qu'au Nunavut. Si la ligne directrice générale était appliquée, la classification nationale de cette espèce serait sensible. Toutefois, comme seule une petite partie de l'aire de répartition de l'espèce se situe au Yukon, la Musaraigne de Beaufort a été classée indéterminée à l'échelle nationale. Enfin, dans le cas des espèces à l'aire de reproduction limitée (notamment les oiseaux de rivage), la situation dans l'aire de reproduction revêtait une importance particulière. Par exemple, au Canada, le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) niche principalement dans la toundra du nord du Nunavut, où il est classé sensible en raison du déclin de la population. Néanmoins, cette espèce est une migratrice commune dans les habitats propices du sud du Canada, où elle est classée en sécurité dans toutes les provinces à l'exception de la Saskatchewan, où elle est classée occasionnelle. Si la ligne directrice générale était appliquée, la classification nationale serait en sécurité. Cependant, le Tournepierre à collier a été classé sensible, en raison des préoccupations au sein de son aire de reproduction. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce type d'exceptions, veuillez consulter la section Oiseaux.

Outil de recherche des situations générales

Les classifications régionales et nationales de toutes les espèces peuvent être trouvées à l'aide de l'outil de recherche des situations générales, qui comprend des données en français et en anglais telles que le nom commun, le nom scientifique, le groupe taxinomique, la classification nationale et régionale et l'année d'évaluation. De plus, l'outil comporte une section Commentaires qui fournit des renseignements supplémentaires et, au besoin, des liens vers le site Web du COSEPAC et de l'UICN. Il peut être utilisé pour rechercher des classifications de la situation générale en l'interrogeant par nom commun, nom scientifique, région, classification, groupe taxinomique et année.

Encadré 1 - Catégories de situation générale

Chaque espèce évaluée dans Les espèces sauvages 2005 a reçu une cote (souvent représentée par un code numérique) qui résume sa situation générale. Chaque évaluation a été fondée sur une série de critères (voir l'encadré 2) qui saisit l'information, le cas échéant, sur la taille des populations et leur répartition, les menaces qui pèsent sur les individus ou leur habitat ainsi que toutes les tendances (croissantes ou décroissantes) de ces caractéristiques. Les espèces ont reçu un rang de situation générale dans chaque province, territoire ou région océanique dans lesquels leur présence est attestée ainsi qu'une classification de la situation générale au Canada (« classification nationale »).

Les catégories de situation générale sont nécessairement larges, autant parce que le grand nombre d'espèces comprises exclut les évaluations détaillées et intensives des espèces, lesquelles documenteraient un système à échelle plus petite, qu'en raison de la variation de la quantité d'information existante pour différentes espèces. Le lecteur doit également remarquer que toutes les catégories de situation générale ne portent que sur la situation de l'espèce au Canada. Lorsque cette espèce existe aussi à l'extérieur du Canada (comme c'est le cas de la plupart de nos espèces), la situation de ses populations peut être différente dans d'autres pays. Par exemple, une espèce abondante ailleurs (aux États Unis, en Europe) peut n'avoir que très peu de représentants au Canada. Dans ce cas, elle peut être classée comme possiblement en péril, ce qui correspond à sa situation générale au Canada et au degré de préoccupation quant à son avenir ici, tout en étant moins préoccupante dans d'autres parties de son aire de répartition.

Les catégories de situation générale utilisées dans le présent rapport sont les suivantes :

0.2 Disparue
espèce éliminée à l'échelle mondiale (elle n'existe plus nulle part). Cette cote remplace partiellement la classification disparue du Canada/disparue, utilisée dans Les espèces sauvages 2000.
1.0 Disparue du Canada
espèce qui n'est plus présente dans une région géographique donnée, mais qui l'est ailleurs. Cette cote remplace partiellement la classification disparue du Canada/disparue, utilisée dans Les espèces sauvages 2000.
1 En péril
espèce pour laquelle une évaluation officielle détaillée du risque (évaluations du COSEPAC ou leurs équivalents provinciaux ou territoriaux) a été effectuée et pour laquelle il a été établi qu'elle risque de disparaître de la planète ou du Canada (c'est à dire qu'elle est en voie de disparition ou menacée). Une espèce désignée « en voie de disparition » ou « menacée » par le COSEPAC est classée d'office à l'échelle nationale parmi les espèces en péril. Lorsqu'une évaluation provinciale ou territoriale officielle des risques conclut qu'une espèce est « en voie de disparition » ou « menacée » dans cette région particulière, cette espèce est alors automatiquement désignée, en vertu du programme de classification de la situation générale, comme une espèce en péril à l'échelle provinciale ou territoriale.
2 Possiblement en péril
espèce qui est peut être menacée de disparition, ou de disparition dela région, et qui est donc admissible à une évaluation détaillée des risques par le COSEPAC ou ses équivalents provinciaux ou territoriaux.
3 Sensible
espèce dont on ne croit pas qu'elle est en danger immédiat de disparition ou de disparition de la région, mais qui pourrait nécessiter une attention ou une protection particulières pour ne pas devenir en péril.
4 En sécurité
espèce dont on ne croit pas qu'elle est disparue du Canada, disparue, en péril, possiblement en péril, sensible, occasionnelle ni exotique. Cette catégorie inclut certaines espèces dont le nombre a tendance à diminuer au Canada, mais qui sont encore relativement répandues ou abondantes.
5 Indéterminée
espèce pour laquelle les données, les renseignements et les connaissances sont insuffisantes pour évaluer sa situation avec assurance.
6 Non évaluée
espèce dont on sait ou croit qu'elle est régulièrement présente dans la région géographique du Canada, à laquelle la classification s'applique, mais qui n'a pas encore été évaluée dans le cadre d'un programme de situation générale.
7 Exotique
espèce que des activités anthropiques ont déplacée au-delà de son aire de répartition naturelle. Dans le présent rapport, les espèces exotiques ont été délibérément exclues de toutes les autres catégories.
8 Occasionnelle
espèce qui se trouve peu souvent et de manière imprévisible à l'extérieur de son aire de répartition habituelle.

Encadré 2 - Critères sur lesquels reposent les évaluations de la situation générale

La situation générale d'une espèce donnée est déterminée en examinant l'information existante relative à un ensemble de sept critères qui, collectivement, décrivent la situation d'une population à l'intérieur de régions géographiques précises, soit les provinces, les territoires, les régions océaniques et le Canada entier. Ces critères sont fondés sur des définitions élaborées et utilisées par l'Union mondiale pour la nature (UICN), les Critères d'amendement des annexes I et II (rés. Conf. 9.24) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) ainsi que le Programme du patrimoine naturel et les Centres de données sur la conservation de NatureServe. Ces critères ont servi de guide pour aider à établir la catégorie de situation générale adéquate pour les espèces. Lorsque cela était possible, les représentants de chaque province, territoire et organisme fédéral ont utilisé les définitions suivantes :

  • Taille des populations - Estimation actuelle du nombre total d'individus adultes capables de se reproduire. Lorsque des fluctuations naturelles caractérisent les populations, le nombre minimal est utilisé. De même, si la population est caractérisée par des rapports de sexe de reproduction anormaux, il est approprié d'utiliser les estimations les plus faibles du nombre d'individus adultes qui tiendront compte de cette caractéristique. On a découvert que, pour de nombreuses espèces, une population de moins de 1 000 individus matures peut adéquatement être considérée comme petite. Il faudra probablement formuler diverses définitions de ce qu'est une « petite » population pour différents groupes taxinomiques.
  • Geographic distribution is defined as the area contained within the shortest continuous imaginary boundary that can be drawn to encompass all known, inferred, or projected sites of occurrence, excluding outlier occurrences (i.e. chance occurrences, unlikely to be repeated). The area within the imaginary boundary should, however, exclude significant areas where the species does not occur. For migratory species, the geographic distribution is the smallest area essential at any stage for the survival of the species.
  • Nombre d'occurrences - Estimation du nombre de sites où l'espèce est actuellement présente. Du point de vue écologique, une occurrence de site est un endroit qui constitue un habitat assurant la subsistance ou contribuant d'une façon ou d'une autre à la survie d'une population. Une occurrence de site se définit différemment selon l'espèce, compte tenu de son histoire naturelle. Lorsque la répartition d'une espèce est extrêmement limitée et qu'il y a très peu d'occurrences de site, cette espèce est très exposée à un certain nombre de perturbations, prévisibles ou non. Ce critère est par conséquent le facteur qui influe le plus sur la classification générale lorsqu'il y a peu d'occurrences.
  • Répartition géographique - Région délimitée par la frontière imaginaire continue la plus courte qui puisse être tirée de façon à inclure tous les sites d'occurrence connus, supposés ou projetés, à l'exclusion des occurrences isolées (occurrences fortuites, dont il est improbable qu'elles se reproduisent). La région à l'intérieur de cette frontière imaginaire doit, cependant, exclure des zones importantes où l'espèce ne se trouve pas. Pour les espèces migratrices, la répartition géographique est la plus petite région essentielle, à toute étape, à la survie de l'espèce.
  • Tendance de la population - Estimation de la modification diachronique (s'il y a lieu) du nombre d'individus adultes. Lorsque des déclins sont indiqués, la « diminution rapide » est définie comme une réduction de 50 p. 100 au cours des 10 dernières années ou des trois dernières générations, soit la plus longue période. La « diminution » est définie comme une réduction de 20 p. 100 au cours des 10 dernières années ou des trois dernières générations, soit la plus longue période. On ne tient généralement pas compte des fluctuations naturelles dans le cadre d'un déclin, mais il ne faut pas considérer qu'une diminution observée fasse partie d'une fluctuation naturelle à moins que des preuves n'appuient cette interprétation.
  • Tendance en matière de répartition - Changement diachronique (s'il y a lieu) de l'aire de répartition géographique de l'espèce. Lorsque des déclins en matière de répartition sont indiqués, la « diminution rapide » est définie comme une réduction de 50 p. 100 au cours des 20 dernières années ou des six dernières générations, soit la plus longue période. La « diminution » est une réduction de 20 p. 100 au cours des 20 dernières années ou des six dernières générations, soit la plus longue période.
  • Menaces envers la population - Exploitation directe ou harcèlement par des prédateurs, des concurrents, des organismes pathogènes ou des parasites, ou interactions écologiques avec ceux ci, observés, déduits ou projetés, qui risquent d'entraîner des déclins de populations. Les menaces extrêmes sont importantes, touchent plus de la moitié de la population et ne sont pas atténuées. Les menaces modérées sont également graves, mais elles touchent moins de la moitié de la population ou sont atténuées par un certain niveau de protection par les humains. Les menaces restreintes touchent moins la viabilité de la population ou sont atténuées par des mesures de protection.
  • Menaces envers l'habitat - Modifications de l'habitat (perte, transformation, dégradation ou fragmentation) observées, déduites ou projetées, qui risquent d'entraîner des déclins de populations. Les menaces extrêmes sont importantes, touchent plus de la moitié de la population et ne sont pas atténuées. Les menaces modérées sont également graves, mais elles touchent moins de la moitié de la population ou sont atténuées par un certain niveau de protection par les humains. Les menaces restreintes touchent moins la viabilité de la population ou sont atténuées par des mesures de protection.

Encadré 3 - Profil des classifications régionales de la situation générale

Les exemples suivants illustrent les cotes attribuées aux critères qui pourraient guider la classification de la situation générale d'une espèce donnée dans une province, un territoire ou une région océanique. Les cotes sont des évaluations relatives fondées sur les données connues, car, dans le cas de la plupart des espèces, les données quantitatives précises sont rares; les seuils entre les cotes ne sont donc pas absolus. La quantité et le type de renseignements (par exemple, empiriques ou anecdotiques) ont servi de facteur de pondération de la contribution de chaque cote à la classification définitive. Ainsi, chaque classification de la situation générale ne constitue pas une simple moyenne des cotes des critères, mais repose sur le caractère particulier de l'information sous jacente à chacun des critères.

Nous présentons les exemples du grand corégone (Coregonus clupeaformis) et du Martinet ramoneur (Chaetura pelagica), deux espèces d'abord évaluées dans le cadre des Espèces sauvages 2000. Les cotes et le rang océanique de la première espèce n'ont pas changé depuis, mais la population et la répartition de la seconde ont diminué, et sa classification régionale a été modifiée.

Grand corégone (Coregonus clupeaformis)
Classification statut général (prov./terr.)CritèresCotes
En sécuritéI. Abondance et répartition Population - Taille des populations dans la prov. ou le terr. plus de 10 000 individusGrande
En sécuritéI. Abondance et répartition Population - Nombre d'occurrences dans la prov. ou le terr. plus de 100; dans tout le continentNombreuses
En sécuritéI. Abondance et répartition Population - Répartition géographique (% de la prov. ou du terr.) 88%Répandue
En sécuritéII. Tendances - PopulationStable
En sécuritéII. Tendances - RépartitionStable
En sécuritéIII. Menaces - Population - pêche commerciale; menaces faibles dans la province ou le territoireFaibles
En sécuritéIII. Menaces -Habitat - menaces faibles dans la province ou le territoireFaibles

 

Martinet ramoneur (Chaetura pelagica)
Classification statut général (prov./terr.)CritèresCotes en 2000Cotes en 2005
En sécurité en 2000 Sensible en 2005I. Abondance et répartition - Taille des populations dans la régionMoyenneMoyenne
En sécurité en 2000 Sensible en 2005I. Abondance et répartition - Nombre d'occurrencesNombreusesNombreuses
En sécurité en 2000 Sensible en 2005I. Abondance et répartition - Répartition géographiqueMoyenneMoyenne
En sécurité en 2000 Sensible en 2005II. Tendances - PopulationStableEn déclin
En sécurité en 2000 Sensible en 2005II. Tendances - Répartition espèce migratriceStableEn déclin
En sécurité en 2000 Sensible en 2005III. Menaces - Population de graves événements météorologiques, y compris les ouragans, peuvent causer une inversion de la migration et de nombreuses morts, tel qu'il a été montré dans le Canada atlantique à l'automne 2005FaiblesMoyenne
En sécurité en 2000 Sensible en 2005III. Menaces - Habitat la perte de grands troncs d'arbre vides et de cheminées propices à la nidification constitue une menace dans la partie septentrionale de l'aire de reproduction.MoyenneMoyenne

Résultats et interprétation

La Section II du présent rapport, Résumé des situations générales, donne un aperçu de chacun des 10 groupes d'espèces évalués (plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, odonates, cicindèles, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères). Chaque aperçu fournit certains renseignements contextuels sur les caractéristiques importantes de ce groupe d'espèces, leur rôle dans l'environnement, l'état des connaissances sur ce groupe au Canada et, surtout, certaines statistiques clés tirées de la classification de la situation générale pour ce groupe. Les aperçus des groupes dont la cote a été actualisée présentent en outre une comparaison avec les cotes établies en 2000, de même qu'une brève présentation des motifs du changement. La classification de la situation générale de chacune des espèces, pour tout le Canada ou pour une province, un territoire ou une région océanique en particulier, peut être consultée en interrogeant l'Outil de recherche des situations générales. Les classifications de la situation générale présentées constituent la meilleure estimation de la situation générale de ces espèces au moment de l'évaluation. Cependant, la situation des espèces est dynamique : elle s'améliorera pour certaines populations et se détériorera pour d'autres entre la publication du présent rapport et le prochain.

Le lecteur doit veiller à ne pas surinterpréter les différences relativement aux classifications de la situation générale. Ces classifications peuvent être considérées comme un guide à grande échelle, fondé sur les meilleures données connues au moment de l'évaluation, qui permet de comparer des espèces et des régions. Il existe une variabilité dans les classifications de la situation générale lorsque nous tentons de comparer la situation de groupes dont le cycle vital et les besoins en matière d'habitat sont très différents. Par exemple, si nous tentons de comparer le nombre d'occurrences, la répartition et la taille des populations d'une cicindèle, d'un ours et d'un poisson marin migrateur, nous comprenons la raison pour laquelle les catégories de situation doivent nécessairement être vastes et assez flexibles. 25 De plus, puisque les classifications de la situation générale se fondent sur les meilleures données connues au moment de l'évaluation, la qualité de l'information varie grandement entre les espèces et les régions; dans le cas de nombreuses espèces, les données quantitatives précises n'existent pas et il est peu probable qu'elles existent dans un avenir rapproché. La variation entre les classifications de la situation générale ne diminue en rien leur valeur à titre de guide quant à la situation générale d'une espèce, mais recommande de les interpréter avec prudence.

Dans Les espèces sauvages 2005, nous présentons les valeurs de la richesse en espèces en tant que proportion de la richesse en espèces totales dans une région d'intérêt, alors que, dans Les espèces sauvages 2000, ces valeurs étaient principalement présentées en tant que proportion de la richesse en espèces résidantes. Les « espèces résidantes » sont les espèces existantes qui se trouvent de façon régulière au Canada (les espèces classées disparues, disparues du Canada et occasionnelles sont donc exclues). Dans la section des résultats de chaque résumé de la situation générale, les valeurs de la richesse en espèces sont présentées en tant que proportion de la richesse en espèces totales; il est donc impossible de comparer directement ces chiffres avec ceux présentés dans Les espèces sauvages 2000. Cependant, s'il y a lieu, nous avons indiqué en notes de bas de page, dans la section des résultats, les valeurs de la richesse des Espèces sauvages 2000 comme une fonction de la richesse en espèces afin de permettre la comparaison directe. Cette différence ne s'applique pas aux graphiques, qu'il est possible de comparer directement entre les deux rapports.

Dans Les espèces sauvages 2000, tous les papillons et poissons d'eau douce avaient été classés non évalués à l'échelle nationale et, dans certains cas, également à l'échelle régionale. Puisque ces groupes ont fait l'objet d'une évaluation nationale en 2002, certaines classifications régionales ont été mises à jour. Il est possible de consulter ces classifications dans le site Web des Espèces sauvages. Les espèces sauvages 2005 contient une évaluation actualisée des poissons d'eau douce, mais les cotes des papillons ne seront pas mises à jour avant le prochain rapport Les espèces sauvages.

Références

Accord pour la protection des espèces en péril (1996, 1998). (consulté le 17 mars 2006).

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). (consulté le 17 mars 2006).

Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP). 2001. Les espèces sauvages 2000 : Situation générale des espèces au Canada, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, Ottawa. (consulté le 17 mars 2006).

L'Atlas du Canada. (consulté le 17 mars 2006).

MOSQUIN, T., P. G.WHITING et D. E. MCALLISTER. Canada Country Study of Biodiversity: Taxonomic and Ecological Census, Economic Benefits, Conservation Costs and Unmet Needs, Rapport préliminaire pour les délégations de la Convention internationale sur la diversité biologique, Brésil, 1992. Musée canadien de la nature, Ottawa, 1992.

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

On estime qu'il y aurait environ 70 000 espèces connues au Canada et 68 000 espèces qui n'auraient pas été décrites ni consignées (c'est à dire, espèces non encore découvertes par la science ou qui sont connues, mais dont la présence au Canada n'a pas encore été documentée, Mosquin et al., 1992). Pour chacun des grands groupes, le nom de certaines espèces communes ou reconnaissables est fourni, ainsi que le nombre d'espèces classées dans le présent rapport (bandes vertes) et le nombre d'espèces à classer (bandes jaunes).

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