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Espèces sauvages 2005: la situation générale des espèces au Canada

Mammifères

Mammifère : Tout animal vertébré homéotherme de la classe des Mammalia, dont les membres se caractérisent par la possession de glandes mammaires et d'un coeur à quatre cavités, y compris les êtres humains, les carnivores, les ongulés, les rongeurs et les baleines. - The Canadian Oxford Dictionary

Photo de deux orignaux debout d'eau parmi les graminées et les arbustes
Photo: Orignaux (Alces alces) © B. T. Aniskowicz-Fowler

En bref

  • Il existe plus de 5 000 espèces de mammifères connues, divisées en 26 ordres. Les rongeurs constituent l'ordre des mammifères comptant le plus grand nombre d'espèces et d'individus.
  • Au total, 218 espèces de mammifères ont été observées au Canada, dont 169 espèces classées dans les provinces et territoires, et 49, dans les régions océaniques.
  • Depuis Les espèces sauvages 2000, trois mammifères terrestres et un mammifère marin ont été ajoutés à la liste des espèces à la suite d'analyses génétiques des espèces existantes.
  • À l'échelle nationale, la majorité des espèces de mammifères est classée en sécurité (64 p. 100), mais 11 p. 100 sont sensibles, 6 p. 100, en péril et 5 p. 100, possiblement en péril.
  • Des 210 espèces classées en 2000 et en 2005, la majorité (81 p. 100) a conservé la cote octroyée en 2000. Parmi les 40 espèces dont la classification nationale a changé, 18 p. 100 présentent un niveau de risque inférieur, 25 p. 100 sont passées dans une catégorie de niveau de risque supérieur et 57 p. 100 ont été déplacées vers les catégories indéterminée, non évaluée ou occasionnelle ou en ont été retirées. La majorité de ces modifications est attribuable à de nouvelles évaluations du COSEPAC ou des mises à jour de celles ci (40 p. 100).
  • Le rorqual bleu représente le mammifère le plus grand du monde; il peut atteindre jusqu'à 25 m de longueur et peser jusqu'à 100 tonnes.

Contexte

Du morse (Odobenus rosmarus) vivant dans le Grand Nord au bison Bos bison) des prairies en passant par l'écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus) observé dans la cour ou le parc du quartier, les mammifères représentent un groupe familier et divers, présent partout au Canada. Les mammifères peuvent supporter le climat varié et parfois rigoureux du Canada, car ce sont des animaux à sang chaud (homéothermes), ce qui signifie qu'ils sont en mesure de maintenir leur température corporelle interne, malgré les fluctuations de températures extérieures. On pense que les mammifères ont évolué d'un groupe de reptiles, appelés « synapsides », il y a plus de 200 millions d'années, peu de temps avant l'apparition des dinosaures. Depuis la disparition de ces derniers, il y a environ 65 millions d'années, les mammifères se sont répandus et diversifiés pour atteindre leur répartition mondiale actuelle.

Les mammifères se caractérisent par leurs poils, des poils veloutés courts de la taupe de Townsend (Scapanus townsendii) au pelage épais et pelucheux du boeuf musqué (Ovibos moschatus). La fonction la plus importante des poils est l'isolation contre le froid. Par exemple, le pelage du renard arctique (Vulpes lagopus) lui permet de demeurer actif même à des températures inférieures à - 50 °C. Certains mammifères perdent leur poil à l'âge adulte; ils utilisent donc d'autres méthodes d'isolation. Par exemple, l'isolation des cétacés (baleines, dauphins et marsouins), qui perdent leur poil tôt après leur naissance, est assurée par leur épaisse couche de graisse. Le camouflage [par exemple, le pelage d'hiver blanc du lièvre d'Amérique (Lepus americanus)] et la communication [par exemple, le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) utilise sa queue blanche afin de transmettre un signal de danger pendant qu'il fuit d'un prédateur] constituent notamment d'autres fonctions du pelage. Il existe deux types principaux de poils, le duvet et le jarre, qui possèdent leurs propres fonctions. Le duvet épais et doux emprisonne une couche d'air chaud pour isoler le corps, alors que le jarre protège le duvet. Le duvet long et doux du boeuf musqué est l'une des fibres naturelles les plus luxueuses et chères dans le monde.

Tous les mammifères femelles possèdent des glandes mammaires qui produisent du lait pour nourrir leurs jeunes. Le lait est riche en protéines et en matières grasses, et il fournit aux jeunes les nutriments et l'énergie nécessaires à leur développement et à leur croissance. Lorsqu'ils dépendent du lait de leur mère, les jeunes acquièrent des comportements sociaux et en apprennent sur leur environnement, y compris les aliments appropriés et la façon de les trouver. Certains mammifères, tels que le caribou (Rangifer tarandus), donnent naissance à des jeunes précoces, qui sont bien développés et peuvent courir presque immédiatement après la naissance. Le jeune caribou se relève en chancelant moins d'une heure après la naissance, et il peut courir assez rapidement pour suivre le troupeau dès sa première ou sa deuxième journée de vie. Au contraire, les jeunes des espèces à développement tardif naissent sans défense, souvent aveugles, et leur mobilité est très restreinte. Par exemple, les écureuils gris ou noir (Sciurus carolinensis) naissent nus et édentés; leurs yeux et oreilles sont à peine visibles. Leurs yeux prennent plus d'un mois à s'ouvrir et les petits ne s'aventurent hors du nid que vers l'âge de deux mois.

Certains des mammifères du Canada les plus typiques sont ceux vivant dans la toundra arctique, y compris l'ours blanc (Ursus maritimus), le renard arctique, le caribou, le boeuf musqué et plusieurs types de lemmings. Bien que certains de ces mammifères, tels que le caribou, migrent au sud pendant l'hiver, de nombreux autres habitent la toundra à longueur d'année. Les mammifères arctiques montrent bon nombre d'adaptations au très grand froid, y compris des poils épais ainsi que des taux métaboliques élevés. Plusieurs mammifères arctiques, tels que le boeuf musqué et l'ours blanc, ont évolué et présentent une grande taille et une forme compacte qui réduit la perte de chaleur. Des petits mammifères, tels que le campagnol lemming boréal (Synaptomys borealis), passent l'hiver sous la neige. La neige profonde sert de couche isolante et protège les lemmings des températures de surface extrêmes. De nombreux mammifères arctiques maintiennent leurs extrémités à des températures proches du point de congélation, alors que leur température corporelle interne ne fluctue pas. Par exemple, il est possible que la température des jambes d'un caribou soit de 10 °C inférieure à sa température interne en raison de la disposition particulière des vaisseaux sanguins qui permettent à la chaleur du sang de circuler vers les extrémités afin de chauffer le sang qui retourne au centre du corps (système d'échange thermique à contre courant). Seul un mammifère arctique, le spermophile arctique (Spermophilus parryii), effectue une véritable hibernation, au cours de laquelle sa température corporelle tombe bien au dessous de la normale.

État des connaissances au Canada

En général, les mammifères du Canada ont été bien étudiés, et la biologie fondamentale, la physiologie, la répartition ainsi que l'écologie de nombreuses espèces de mammifères est bien comprise. Récemment, les avancées technologiques, y compris la télémesure satellitaire et de nouveaux outils génétiques, ont été utilisées pour accroître davantage les connaissances sur les mammifères canadiens. Toutefois, il existe encore des difficultés dans l'étude des mammifères en liberté, y compris le comportement nocturne ou secret, la répartition éloignée, les problèmes dans la manipulation de mammifères sauvages ainsi que les vastes distances que couvrent certains grands mammifères. En outre, de nombreux mammifères marins peuvent être difficiles à étudier, car ils passent beaucoup de temps sous l'eau et peu de temps en surface.

Les études sur les grands mammifères, tels que le caribou, le wapiti [connu également sous le nom de cerf du Canada (Cervus canadensis)] et l'ours blanc, représentent un centre d'intérêt d'importance en mammalogie au Canada. Il est indispensable d'étudier les grands mammifères en raison de leur valeur économique, des conflits potentiels avec les humains ainsi que de leur importance dans les écosystèmes qu'ils habitent. Par exemple, des recherches récentes dans le parc national Banff ont montré que, en régulant la population de wapiti, les loups gris (Canis lupus) ont des répercussions indirectes sur la structure de la végétation locale et les communautés d'oiseaux. Dans des zones à densité élevée de loups gris, il y a moins de wapitis, plus de régénération de végétation, plus de parulines et moins de moineaux. De telles études montrent l'importance des grands mammifères dans la formation de leurs écosystèmes locaux.

Le suivi des mammifères en mer constitue une tâche difficile, ce qui peut restreindre les recherches en eaux profondes des mammifères marins. Cependant, les nouvelles technologies, y compris la surveillance par satellite, la télédétection par satellite et la télédétection acoustique, contribuent à l'amélioration des connaissances dans ce domaine. Par exemple, la migration du rorqual bleu (Balaenoptera musculus) et l'utilisation de l'habitat par ce dernier ont été suivies à l'aide de la télédétection par satellite et de la télédétection acoustique, ce qui a permis, pour la première fois, la surveillance permanente, spatiale, temporelle et à grande échelle des déplacements de cette espèce.

En général, les mammifères qui ne sont pas considérés comme importants sur le plan économique ou culturel (tels que les musaraignes; famille : Soricidae) n'ont pas été étudiés autant que les grands mammifères, charismatiques ou importants sur le plan économique, comme l'ours blanc ou le caribou. Par exemple, les chauves souris (ordre : Chiroptera) sont généralement moins bien étudiées et moins bien comprises que bon nombre d'autres groupes de mammifères. En fait, la répartition, l'écologie et le cycle biologique de certaines chauves souris au Canada sont encore très peu connus. Cependant, de nouvelles études commencent à combler cette lacune. Par exemple, des relevés récents menés en Nouvelle Écosse ont permis de découvrir la première colonie de reproduction connue du Canada de pipistrelle de l'Est (Pipistrellus subflavus). D'autres études récentes portant sur les chauves souris ont traité de l'utilisation de l'habitat, de l'écholocation, du régime et de l'écologie thermique des chauves souris.

Richesse et diversité au Canada

Il existe neuf ordres de mammifères au Canada. Les rongeurs (ordre : Rodentia) constituent de loin l'ordre le plus riche en espèces, à savoir 71. Parmi les 218 espèces de mammifères canadiens, 169 sont classées uniquement dans les provinces et territoires et 49 ne le sont que dans les régions océaniques (figure 2-10 i, tableaux 2-10-i et 2-10-ii).

La Colombie Britannique (118 espèces, tableau 2-10 i) possède la richesse en espèces de mammifères la plus élevée du Canada, principalement en raison des grands nombres d'insectivores (ordre : Insectivora) et de chauves souris (ordre : Chiroptera) observés dans la province.

La majorité des 49 espèces de mammifères marins du Canada est présente dans la région de l'océan Atlantique (32 espèces) ou la région de l'océan Pacifique (30 espèces, tableau 2-10-i). Vingt trois espèces occupent plus d'une région océanique.

Plein feux sur le vespertilion nordique (Myotis septentrionalis)

Le vespertilion nordique est une chauve souris de taille moyenne présente dans l'ensemble des provinces et des territoires, à l'exception du Nunavut. À l'instar de toutes les chauves souris canadiennes, le vespertilion nordique est nocturne. Pendant la journée, il se perche sous les écorces décollées des arbres en putréfaction et, de nuit, il chasse des insectes. Le vespertilion nordique utilise principalement deux techniques de chasse : la capture d'insectes au repos dans des arbres et des arbustes (glanage) et la capture d'insectes en vol. Dans les deux cas, le vespertilion nordique utilise l'écholocation pour détecter sa proie. Ces chauves souris ne sont actives que pendant les mois chauds (environ d'avril à septembre). Pendant le reste de l'année, elles hibernent dans des grottes ou des mines abandonnées, où l'humidité est élevée et la température oscille juste au dessus du point de congélation.

Le comportement nocturne et secret du vespertilion nordique complique l'étude de cette espèce, mais les nouvelles technologies augmentent la capacité des scientifiques à examiner l'utilisation de l'habitat de la chauve souris. Par exemple, les chercheurs peuvent installer des microphones dans divers habitats afin d'enregistrer les sons que les chauves souris produisent en se nourrissant. Puisque les différentes espèces de chauves souris émettent des sons distincts, des programmes peuvent analyser les enregistrements et découvrir le type d'habitats dans lesquels se nourrissent les diverses espèces. De plus, en capturant des chauves souris et en leur fixant de minuscules radioémetteurs, les chercheurs peuvent trouver exactement sur quels arbres les chauves souris préfèrent se percher. Les résultats de ces études montrent que les forêts matures, où sont présents de grands conifères et arbres à feuilles caduques en putréfaction, sont importantes pour ces chauves souris. Ce type d'information aide les forestiers et les gestionnaires de la faune à prendre des décisions éclairées sur les types d'habitats qui doivent être conservés en vue du soutien de populations de chauves souris saines. Le maintien d'arbres à feuilles caduques matures et de conifères ainsi que de parcelles de forêt mature intactes dans des secteurs récoltés pourrait soutenir les populations de vespertilions nordiques. De même, les chauves souris aident à endiguer des irruptions de parasites forestiers, tels que la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana).

Le vespertilion nordique est plus fréquent dans l'est et le centre du Canada (classé en sécurité ou sensible) que dans l'ouest et le nord du pays (classé possiblement en péril ou indéterminée), étant donné sa préférence pour les forêts mixtes matures qui sont plus répandues dans l'est du Canada et l'existence de sites d'hibernation propices et du climat. En raison de sa vaste aire de distribution au Canada, le vespertilion nordique est classé en sécurité à l'échelle nationale. Il était classé sensible en 2000, et cette modification est attribuable à une combinaison de l'amélioration des connaissances et du changement de procédures.

Plein feux sur la baleine à bec commune (Hyperoodon ampullatus)

La baleine à bec commune est ainsi appelée en raison de son bec semblable à celui des dauphins. Elle possède en outre un front proéminent en forme d'oeuf, qui est particulièrement prononcé chez les mâles adultes. L'espèce est présente dans le nord de l'océan Atlantique, car elle préfère les eaux profondes et froides. Les baleines à bec communes sont des animaux très sociables; elles vivent en petits groupes, ou bandes. Les mâles sont plus grands que les femelles et peuvent atteindre jusqu'à 10 m de longueur et peser jusqu'à 7,5 tonnes! La mandibule du mâle compte deux petites dents, mais la femelle est édentée. La baleine à bec commune plonge jusqu'à 1 000 m de profondeur et peut y demeurer pendant 70 minutes, à la recherche de son aliment préféré, le calmar (genre : Gonatus).

Deux populations distinctes de baleines à bec communes sont présentes au Canada : l'une, à proximité de la côte nord du Labrador, dans la région océanique de l'est de l'Arctique (population du détroit de Davis), et l'autre, à proximité de la côte sud est de la Nouvelle Écosse, dans la région océanique de l'Atlantique (population du plateau néo écossais). Cette dernière habite dans un canyon sous marin connu sous le nom du Goulet. Cette population d'environ 130 animaux possède une stratégie de migration et un cycle biologique hors du commun comparativement à d'autres populations de baleines à bec.

Les baleines à bec communes ont été chassées pendant des siècles pour leur huile de spermaceti, qui était utilisée pour fabriquer de l'huile de graissage et des bougies de grande qualité. Les baleines à bec représentaient une proie facile pour les chasseurs de baleines, car elles sont attirées par les bateaux à cause de leur ardente curiosité. Les membres de la bande sont extrêmement protecteurs envers leurs compagnons blessés ou en difficulté, ce qui permettait aux baleiniers de pêcher la majorité de la bande, avant que les membres restants plongent pour fuir. Au milieu des années 1970, les populations mondiales de baleines à bec communes ont été réduites à des niveaux de vulnérabilité. En 1973, la chasse commerciale a cessé et, en 1977, l'espèce a été classée « espèce protégée » (protected species) par l'International Whaling Committee, mais les populations mondiales de baleines à bec communes n'ont pas été complètement rétablies. Au Canada, la population du détroit de Davis est actuellement classée Non en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), mais la population du plateau néo écossais est classée en péril (2002) et est maintenant protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Heureusement pour les chercheurs, la nature sociable de la baleine à bec commune a relativement facilité l'étude de sa biologie et de ses comportements, puisque les observateurs sont en mesure de s'approcher des baleines sans les déranger. Le Goulet, le foyer de la population de baleines à bec communes du plateau néo écossais, est une aire marine protégée, mais du gaz et du pétrole ont été découverts à proximité et il est situé près des routes de navigation transatlantiques. Les recherches récentes dans cette zone ont tenté d'établir les effets des activités humaines sur les baleines, y compris la navigation commerciale, les activités halieutiques ainsi que l'exploitation pétrolière et gazière en mer. À l'échelle nationale, la baleine à bec commune est classée sensible; cette cote n'a pas changé depuis la publication du rapport Les espèces sauvages 2000.

Plein feux sur le renard gris (Urocyon cinereoargenteus)

Le renard gris représente le seul membre de la famille des chiens (Canidae) au Canada ayant la capacité de grimper aux arbres! Ce petit renard possède de courtes pattes ainsi que de longues griffes postérieures robustes lui permettant d'escalader des troncs d'arbres pour échapper aux prédateurs ou chercher de la nourriture, telle que des fruits, des oiseaux et des rongeurs. Au sol, les renards gris se nourrissent de lapins et d'autres petits mammifères. Le renard gris est légèrement plus petit et d'un gris plus foncé que le renard roux; il est indigène de l'Ontario et a été également observé au Québec, au Manitoba et en Alberta.

L'histoire des renards gris au Canada est mystérieuse. Selon des données archéologiques provenant de villages autochtones, auparavant, les renards gris étaient presque aussi abondants que les renards roux dans le sud de l'Ontario. Toutefois, les documents des colons européens ne font aucune mention de cette espèce peu commune. En fait, les renards gris n'ont été signalés pour la première fois qu'au début des années 1890 au Québec, puis en Ontario. Les causes de la disparition des renards gris de l'Ontario pendant plus de 300 ans et les raisons de leur rétablissement au cours des 100 dernières années sont incertaines. Cependant, il a été suggéré que les chaudes températures des années récentes ont permis à des populations du nord, comme celles du sud de l'Ontario, de survivre et d'augmenter. Actuellement, l'île Pelée, dans le sud de l'Ontario, est le seul endroit connu au Canada où les renards gris se reproduisent. Des renards gris ont été observés ailleurs en Ontario et dans le sud du Manitoba; il s'agit probablement d'individus seuls qui ont traversé la frontière des États Unis, où les renards gris demeurent répandus.

En raison de leur aire de répartition restreinte et de la petite taille des populations canadiennes, et parce que l'habitat boisé est menacé par l'aménagement, le renard gris est classé en péril à l'échelle nationale. Dans Les espèces sauvages 2000, l'espèce faisait partie de la catégorie non évaluée. Cette modification est attribuable à la mise à jour de l'évaluation par le COSEPAC, dans laquelle l'espèce a été classée « menacée ».

Résultats de l'évaluationNote 1 de bas de page

À l'échelle nationale, la majorité des mammifères sont classés en sécurité (64 p. 100, 139 espèces) (figures 2-10-1 et 2-10-ii, tableau 2-10-i). Cependant, 11 p. 100 sont classés sensibles (25 espèces); 6 p. 100, en péril (13 espèces); 5 p. 100, possiblement en péril (10 espèces); et un total de 1 p. 100, disparu du Canada [une espèce, le putois d'Amérique (Mustela nigripes)] et disparu [une espèce, le vison de mer (Mustela macrodon)]. En outre, à l'échelle nationale, 5 p. 100 des espèces de mammifères sont classées exotiques (11 espèces); 5 p. 100, indéterminées (11 espèces); et 3 p. 100, occasionnelles (7 espèces).

À l'échelle nationale, comparativement aux mammifères terrestres et d'eau douce, une faible proportion de mammifères marins sont classés en sécurité (mammifères terrestres et d'eau douce : 70 p. 100; mammifères marins : 43 p. 100) (figure 2 10 iii, tableau 2 10 ii), possiblement en péril (6 p. 100 contre 0 p. 100) et exotiques (7 p. 100 contre 0 p. 100), alors qu'une proportion relativement élevée d'espèces de mammifères marins sont classées en péril (mammifères terrestres et d'eau douce : 5 p. 100; mammifères marins : 10 p. 100), sensibles (9 p. 100 contre 18 p. 100), indéterminées (2 p. 100 contre 16 p. 100), et occasionnelles (1 p. 100 contre 10 p. 100).

Figure 2-10-i: Résumé de la richesse en espèces et des classifications de la situation générale des espèces de mammifères au Canada en 2005. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 2-10-i

La figure 2-10-i résume la richesse en espèces et les classifications de la situation générale des espèces de mammifères au Canada et par région en 2005. Au Canada, une espèce était disparue du Canada, une disparue, 3 en péril, 10 possiblement en péril, 25 sensibles, 139 en sécurité, 11 indéterminées, 11 exotiques et 7 occasionnelles, pour un total de 218 espèces de mammifères. Au Yukon, une espèce était en péril, 8 possiblement en péril, 8 sensibles, 40 en sécurité, 6 indéterminées et 2 exotiques, pour un total de 65 espèces. Dans les Territoires du Nord-Ouest, une espèce était en péril, une possiblement en péril, 6 sensibles, 42 en sécurité, 14 indéterminées et une occasionnelle, pour un total de 65 espèces. Au Nunavut, 6 espèces étaient sensibles, 19 en sécurité et 11 indéterminées, pour un total de 36 espèces. En Colombie-Britannique, une espèce était disparue du Canada, 5 en péril, 13 possiblement en péril, 6 sensibles, 78 en sécurité, une indéterminée, une non-évaluée, 12 exotiques et une occasionnelle, pour un total de 118 espèces. En Alberta, une espèce était disparue du Canada, 4 en péril, 5 possiblement en péril, 13 sensibles, 56 en sécurité, 6 indéterminées, 8 exotiques et 2 occasionnelles, pour un total de 95 espèces. En Saskatchewan, 2 espèces étaient disparues du Canada, 6 en péril, 2 possiblement en péril, 17 sensibles, 47 en sécurité, 3 indéterminées, 2 non-évaluées, 5 exotiques et une occasionnelle, pour un total de 85 espèces. Au Manitoba, 4 espèces étaient disparues du Canada, 2 en péril, 3 possiblement en péril, 15 sensibles, 54 en sécurité, 2 indéterminées, 4 exotiques et une occasionnelle, pour un total de 85 espèces. En Ontario, 3 espèces étaient en péril, 2 possiblement en péril, 9 sensibles, 52 en sécurité, 4 indéterminées, une non-évaluée, 7 exotiques et 3 occasionnelles, pour un total de 81 espèces. Au Québec, une espèce était disparue du Canada, 2 en péril, 5 possiblement en péril, 9 sensibles, 49 en sécurité, une non-évaluée, 6 exotiques et 2 occasionnelles, pour un total de 75 espèces. Au Nouveau-Brunswick, 3 espèces étaient disparues du Canada, une en péril, 2 possiblement en péril, 4 sensibles, 36 en sécurité, 6 indéterminées et 4 exotiques, pour un total de 56 espèces. En Nouvelle-Écosse, 2 espèces étaient disparues du Canada, 3 en péril, 7 sensibles, 33 en sécurité, 5 indéterminées, 8 exotiques et une occasionnelle, pour un total de 59 espèces. À l’Île-du-Prince-Édouard, 5 espèces étaient disparues du Canada, une sensible, 21 en sécurité, 3 indéterminées, 4 exotiques et une occasionnelle, pour un total de 35 espèces. À Terre-Neuve et Labrador, une espèce était en péril, 5 sensibles, 28 en sécurité, 3 indéterminées, 5 exotiques et 3 occasionnelles, pour un total de 45 espèces. Dans la région de l’océan Pacifique, 8 espèces étaient en péril, 3 sensibles, 8 en sécurité, 7 indéterminées et 4 occasionnelles, pour un total de 30 espèces. Dans la région de l’océan Arctique Est, 4 espèces étaient sensibles, 4 en sécurité et 2 indéterminées, pour un total de 10 espèces.

Table 2-10-i: Résumé des classifications de la situation générale des mammifères au Canada en 2005.
ClassificationCAYTNTNUBCABSKMBONQCNBNSPENLPACEAOWAOATL
Disparue au Canada100011240132500001
Disparue100000000000000001
En péril1311054623213018000
Possiblement en péril10810135232520000000
Sensible2586661317159947153415
En sécurité1394042197856475452493633212854314
Indéterminée116141116324065337213
Non-évaluée000010000000000000
Exotique11200128547648450000
Occasionnelle701012113101134055
Totale21865653611895858581755659354530101032
Figure 2-10-iii: Comparaison des classifications de la situation générale au Canada (« classification nationale ») des mammifères en 2005, par habitat.
diagramme à bandes (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 2-10-iii

La figure 2-10-iii Compare les classifications de la situation générale au Canada (« classification nationale ») des mammifères en 2005 par habitat. 1% des mammifères terrestres et d’eau douce étaient classés disparus du Canada, 5% en péril, 6% possiblement en péril, 9% sensibles, 70% en sécurité, 2% indéterminés, 7% exotiques et 1% occasionnels. 2% des mammifères marins étaient classés disparus, 10% en péril, 18% sensibles, 43% en sécurité, 16% indéterminés et 10% occasionnels.

Table 2-10-ii: Résumé des classifications de la situation générale des mammifères au Canada en 2005, par habitat.
NuméroClassificationMammifères terrestres et d'eau douceMammifères marins
0.1Disparue au Canada10
0.2Disparue01
1En péril85
2Possiblement en péril100
3Sensible169
4En sécurité11821
5Indéterminée38
7Exotique110
8Occasionnelle25
Total-16949

Comparaison avec les Espèces sauvages 2000

Depuis Les espèces sauvages 2000, des changements taxinomiques ont eu lieu dans quatre groupes d'espèces en raison de nouvelles analyses génétiques : le loup de l'Est (Canis lycaon) est actuellement considéré distinct du loup gris (Canis lupus); la musaraigne des Maritimes (Sorex maritimensis), de la musaraigne longicaude (Sorex dispar); le campagnol de l'Ungava (Phenacomys ungava), du campagnol des bruyères (Phenacomys intermedius), et la baleine noire du Pacifique Nord (Eubalaena japonica), de la baleine noire (Eubalaena glacialis). En outre, le ragondin (Myocastor coypus), classé exotique en 2000, a été retiré de la liste nationale.

Parmi les 210 espèces classées en 2000 et en 2005, la majorité a conservé la même classification nationale que celle attribuée en 2000 (81 p. 100, 170 espèces). Toutefois, à l'échelle nationale, 3 p. 100 présentent un niveau de risque inférieur (7 espèces), 5 p. 100, un niveau de risque supérieur (10 espèces) et 11 p. 100 ont été déplacées vers les catégories indéterminée, non évaluée ou occasionnelle ou en ont été retirées (23 espèces). La majorité des modifications découlaient de nouvelles évaluations du COSEPAC ou de mises à jour de celles ci (40 p. 100, 16 changements) (tableau 2-10-iii) ou de modifications des procédures2 (35 p. 100, 14 changements). De plus, 13 p. 100 des modifications découlaient de l'amélioration des connaissances (5 changements), 8 p. 100, d'une combinaison de l'amélioration des connaissances et de modifications des procédures (3 changements), 3 p. 100, de changements biologiques et de l'amélioration des connaissances (1 changement) ainsi que 3 p. 100, de changements biologiques dans la taille des populations de l'espèce, la répartition, les tendances ou les menaces (1 changement). Les modifications des classifications nationales n'ont pas entraîné de changements importants dans la proportion d'espèces classées dans chaque catégorie (tableau 2-10-iv).

Tableau 2-10-iii : Résumé des changements dans les classifications de la situation
Classification nationale en 2005Classification nationale en 2000Nom communNom scientifiqueJustification du changementa
En périlPossiblement en périlRat kangourou d'OrdDipodomys ordiiC
En périlSensibleBisonBos bisonC
En périlSensibleRorqual bleuBalaenoptera musculusC
En périlEn sécuritéOtarie à fourrureCallorhinus ursinusC
En périlIndéterminéeRenard grisUrocyon cinereoargenteusC
Possiblement en périlSensibleSouris à abajoues des pinèdesPerognathus parvusB
Possiblement en périlSensibleChien de PrairieCynomys ludovicianusC
Possiblement en périlIndéterminéeSouris des moissonsReithrodontomys megalotisP
SensibleEn périlBaleine boréaleBalaena mysticetusC
SensibleEn sécuritéMorseOdobenus rosmarusC
SensibleEn sécuritéBaleine grise de californieEschrichtius robustusC
SensibleEn sécuritéNarvalMonodon monocerosC
SensibleEn sécuritéOtarie de stellerEumetopias jubatusC
SensibleIndéterminéeMarsouin communPhocoena phocoenaC
En sécuritéSensibleAntilope d'AmeriqueAntilocapra americanaB/A
En sécuritéSensibleSpermophile à mante dorée des cascadesSpermophilus saturatusA
En sécuritéSensibleChauve-souris rousseLasiurus borealisP
En sécuritéSensibleVespertilion nordiqueMyotis septentrionalisP
En sécuritéSensibleRorqual à bosseMegapteraC
En sécuritéSensiblePetit polatoucheGlaucomys volansC
En sécuritéIndéterminée-DicrostonyxA
En sécuritéIndéterminéeCampagnol des prairiesMicrotus ochrogasterP/A
En sécuritéIndéterminée-Dicrostonyx richardsoniP/A
En sécuritéIndéterminéePhoque communPhoca vitulinaP
En sécuritéIndéterminéeSpermophile rayéSpermophilus tridecemlineatusP
En sécuritéNot AssessedPetit rorqualBalaenoptera acutorostrataC
IndéterminéeMay be at risk-Lasiurus blossevilliiA
IndéterminéeSensible-Dicrostonyx nunatakensisA
IndéterminéeEn sécuritéBaleine de BairdBerardius bairdiiP
IndéterminéeEn sécuritéMusaraigne de BeringieSorex ugyunakP
IndéterminéeEn sécuritéPseudorquePseudorca crassidensP
IndéterminéeEn sécuritéBaleine à bec de mooreMesoplodon carlhubbsiP
IndéterminéeEn sécuritéDauphin grisGrampus griseusP
IndéterminéeEn sécuritéGlobicéphale du pacifiqueGlobicephala macrorhynchusP
IndéterminéeEn sécuritéBaleine à bec de stejnegerMesoplodon stejnegeriP
IndéterminéeNot AssessedRorqual boréalBalaenoptera borealisC
ExotiqueNot AssessedChienCanis familiarisP
OccasionnelleEn sécuritéCachalot pygméeKogia brevicepsP
OccasionnelleEn sécuritéDauphin bleuStenella coeruleoalbaP
OccasionnelleIndéterminéeCachalot nainKogia simusP/A

a C: nouvelle évaluation du COSEPAC. P: modification des procédures. A: amélioration des connaissances sur l'espèce. B: changements biologiques de la taille des populations, de la répartition et des menaces.

Table 2-10-iv: Comparaison des classifications de la situation générale au Canada (« classification nationale ») des espèces de mammifères dans Les espèces sauvages 2000 et 2005.
Classification nationaleNombre et pourcentage d'espèces dans chaque classification dans Les espèces sauvages 2000Nombre et pourcentage d'espèces dans chaque classification dans Les espèces sauvages 2005Résumé du changementJustification du ou des changements
Disparue au Canada/Disparue2 (1%)- a--
Disparue- a1 (<1%)--
Disparue au Canada- a1 (<1%)--
En péril8 (4%)13 (6%)taxinomie b, évaluation du COSEPAC c
Possiblement en péril9 (4%)10 (5%)évaluation du COSEPAC c, changements biologiques d, procédures e, amélioration des connaissances f
Sensible29 (13%)25 (11%)taxinomie b, évaluation du COSEPAC c, changements biologiques d, procédures e, amélioration des connaissances f, combinaison d'amélioration des connaissances et de changements biologiques g
En sécurité139 (65%)139 (64%)taxinomie b, évaluation du COSEPAC c, procédures e, amélioration des connaissances f, combinaison d'amélioration des connaissances et de changements biologiques g, combinaison de changement de procédures et d'amélioration connaissances h
Indéterminée10 (5%)11 (5%)évaluation du COSEPAC c, procédures e, amélioration des connaissances f, combinaison de changement de procédures et d'amélioration connaissances h
Non-évaluée3 (1%)0évaluation du COSEPAC c, amélioration des connaissances f
Exotique11 (5%)11 (5%)amélioration des connaissances f
Occasionnelle4 (2%)7 (3%)procédures e, combinaison de changement de procédures et d'amélioration connaissances h

a La catégorie disparue/disparue du Canada des Espèces sauvages 2000 a été scindée en deux en 2005 : disparue et disparue du Canada. Voir la section Contexte pour obtenir des précisions.

b Un changement taxinomique a entraîné l'ajout ou le retrait d'une espèce de la liste nationale.

c Le COSEPAC a mené une évaluation officielle, ce qui permet d'étayer le changement de classification. Il ne s'agirait pas d'un changement biologique (relatif à la population, à la répartition ou aux menaces) depuis 2000.

d Un changement biologique dans la taille de la population, la répartition, les menaces ou les tendances a entraîné la modification de la classification.

e Des procédures différentes ont été suivies pour l'attribution des classifications, ce qui a entraîné la modification de la classification.

f De nouveaux renseignements ont été recueillis ou mis en lumière, ce qui permet d'étayer le changement de classification. Il ne s'agirait pas d'un changement biologique (relatif à la population, à la répartition ou aux menaces) depuis 2000.

g Une combinaison d'amélioration des connaissances et de changements biologiques, dans la taille de la population, la répartition, les menaces ou les tendances, a entraîné la modification de la classification.

h Une combinaison d'amélioration des connaissances et de changement de procédures pour l'attribution des classifications a entraîné la modification de la classification.

Légende: ↑Le nombre d'espèces de cette catégorie a augmenté. ↓Le nombre d'espèces de cette catégorie a diminué. ↔ Le nombre d'espèces ajoutées et d'espèces retirées est égal; aucun changement net. = Aucune espèce n'a été ajoutée ou retirée de cette catégorie.

Menaces envers les mammifères canadiens

Les mammifères constituent un groupe vaste et varié, et les menaces auxquelles ils font face le sont également. La perte, la fragmentation et la dégradation de l'habitat représentent des menaces importantes pour de nombreuses espèces de mammifères, en particulier pour les grands mammifères, les espèces spécialistes en matière d'habitat et les mammifères dont l'aire de répartition coïncide avec des zones densément peuplées par les humains. D'autres menaces envers les mammifères canadiens comprennent la surexploitation, les maladies, les espèces exotiques, l'hybridation et le changement climatique. En outre, le manque d'information sur certains mammifères, tels que les chauves souris et les musaraignes, complique la détection ou l'inversement des déclins de populations.

Les mammifères marins affrontent généralement un ensemble différent de menaces comparativement aux mammifères terrestres et d'eau douce. En particulier, les activités humaines en mer peuvent parfois être néfastes aux mammifères marins. L'empêtrement dans des filets de pêche et les collisions avec des bateaux représentent deux des principales menaces. En outre, les activités pétrolières, telles que la prospection séismique et la circulation maritime commerciale, peuvent endommager l'ouïe des mammifères marins ou avoir des répercussions sur leur alimentation, leur migration ou leur communication. Actuellement, la circulation maritime commerciale est responsable d'une grande partie de la pollution par le bruit dans les océans du monde. Il reste énormément de travail à effectuer afin d'étudier entièrement ces répercussions.

L'exposition des mammifères marins aux polluants a été vivement publicisée. Par exemple, les épaulards (Orcinus orca) résidants de la côte du Pacifique font partie des mammifères marins les plus contaminés du monde. Les mammifères marins sont vulnérables aux polluants pour plusieurs raisons, y compris leur position en haut de la chaîne alimentaire ainsi que leurs longs cycles biologiques. Les mammifères marins ne métabolisent généralement pas bien les polluants; ils les accumulent dans le petit lard, d'où les polluants peuvent être transmis aux jeunes pendant l'allaitement ou aux prédateurs, y compris les humains. Les mammifères marins ayant des niveaux élevés de contamination peuvent faire face à des taux de survie réduits ainsi qu'à la suppression du système immunitaire entraînant des taux élevés de maladies. Toutefois, il est difficile d'établir des liens directs entre les niveaux élevés de contamination et le déclin des populations.

Conclusion

Comparativement aux mammifères terrestres et d'eau douce, la proportion de mammifères marins classés en sécurité est faible et celle des mammifères marins classés en péril, sensible ou indéterminée est élevée, ce qui reflète les risques accrus auxquels ces espèces font face, ainsi que les lacunes sur le plan des connaissances des écosystèmes marins et des espèces qui y habitent.

Cette évaluation mise à jour de la situation générale des mammifères a permis d'actualiser la liste nationale de la situation générale des mammifères à l'aide des dernières connaissances scientifiques. Les classifications nationales de 19 p. 100 des espèces de mammifères ont été modifiées, mais la proportion de l'ensemble des espèces de mammifères dans chaque catégorie de la situation générale n'a pas beaucoup changé depuis 2000.

Pour en savoir plus

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GASKIN, D. E. Whales, Dolphins and Seals, Heinemann educational books, Auckland (Nouvelle Zélande), 1972, 200 p.

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MarineBio.org. Northern Bottlenose Whale - Hyperoodon Ampullatus, 2005. (consulté le 3 novembre 2005). [en anglais seulement]

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Ministère des Pêches et des Océans. Programme de recherche sur les cétacés, 2005. Projets de recherche et ressources(consulté le 10 février 2006).

Ministère des Pêches et des Océans. Espèces aquatiques en péril - Épaulard - Population migratrice du Pacifique Nord-Est, 2004. (consulté le 16 janvier 2006).

Ministère des Pêches et des Océans. Espèces aquatiques en péril - Baleine à bec commune - Population du plateau néo écossais, 2004. (consulté le 3 novembre 2005).

OLLENDORFF, J. Myotis septentrionalis. Animal Diversity Web, 2002. (consulté le 16 janvier 2006). [en anglais seulement]

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Références

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

Pour tous les groupes évalués dans le cadre du présent rapport, les classifications nationales se fondent généralement sur la classification régionale ayant le niveau de risque le moins élevé. Par exemple, si l'espèce était classée sensible dans des provinces et territoires et en sécurité dans d'autres, la classification nationale était, par défaut, en sécurité (voir la section principale Contexte pour obtenir des précisions, notamment sur les exceptions à cette règle générale). Ce processus général n'a pas été appliqué à toutes les espèces au moment de la classification des mammifères en 2000. Par conséquent, certaines modifications apportées aux classifications canadiennes de ces groupes d'espèces sont principalement attribuables aux changements de procédures entre 2000 et 2005. Ces modifications visent à assurer la comparabilité des classifications nationales entre les taxons et au sein de ceux ci.

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