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Espèces sauvages 2005: la situation générale des espèces au Canada

Résumé de l'ensemble des résultats

Le présent rapport est une réalisation extraordinaire, car on y présente les évaluations de la situation générale de toutes les espèces de plantes vasculaires, de toutes les espèces de vertébrés et de quatre groupes d'invertébrés du Canada. Les plantes vasculaires, qui comptent 5 074 espèces, constituent le groupe évalué le plus vaste, ce qui montre la détermination des botanistes de partout au pays à étudier et à conserver les plantes canadiennes. Malgré le nombre et la variété des espèces évaluées, le rapport traite uniquement d'environ 10 p. 100 du total d'espèces qui ont été décrites au Canada! Les régions les plus riches en espèces sont l'Ontario (4 052 espèces), la Colombie Britannique (3 628 espèces) et le Québec (3 328 espèces) (figure 3 1), en raison des variations climatiques et géologiques qui fournissent divers habitats dans lesquels différentes espèces peuvent survivre. Toutefois, la région ayant la diversité la plus élevée (richesse en espèces/superficie) est l'Île du Prince Édouard; il s'agit de la région où il est possible d'observer le nombre le plus élevé d'espèces dans la superficie la plus petite!

La plupart des 7 732 espèces évaluées dans le présent rapport ont été classées en sécurité à l'échelle nationale (3 541 espèces, 46 p. 100) (figures 3-1 et 3-2); cette proportion variait selon les groupes d'espèces, s'étendant de 17 p. 100 (poissons) à 70 p. 100 (cicindèles). De façon similaire, la proportion d'espèces classées en péril et possiblement en péril à l'échelle nationale variait entre 0 p. 100 (écrevisses) et 32 p. 100 (reptiles) (figure 3-3). Toutefois, une partie de la variation de la proportion d'espèces ayant des niveaux de risque faibles ou élevés est associée à la variation de la proportion d'espèces classées indéterminées, non évaluées, exotiques ou occasionnelles (par exemple, une grande proportion d'espèces de poissons sont classées indéterminées et non évaluées et, de ce fait, une petite proportion d'espèces sont classées en sécurité). Par conséquent, afin d'obtenir un portrait clair des groupes d'espèces les plus en sécurité ou les plus en péril, nous pouvons nous concentrer uniquement sur les espèces classées en péril, possiblement en péril, sensibles et en sécurité à l'échelle nationale (figure 3 4). Cette situation montre que, à l'échelle nationale, les reptiles et les moules d'eau douce ont la plus faible proportion d'espèces classées en sécurité ainsi que la proportion la plus élevée d'espèces en péril et possiblement en péril. Les amphibiens ont également une proportion élevée d'espèces classées en péril. Un graphique similaire, qui compare les cotes régionales entre les provinces, les territoires et les régions océaniques, montre que les quatre régions océaniques, en particulier la région est de l'Arctique, ont des proportions relativement élevées d'espèces classées en péril (figure 3 5).

Les espèces exotiques ont été introduites au Canada, intentionnellement ou non, de partout dans le monde. De plus, les espèces classées exotiques à l'échelle régionale sont souvent des espèces indigènes déplacées de régions du pays où elles sont généralement présentes à des régions où elles ne se trouvent pas naturellement. Qu'elles proviennent de l'étranger ou d'un autre endroit du Canada, les espèces exotiques risquent de nuire aux espèces indigènes d'une variété de façons, y compris la concurrence pourl'espace et les ressources, la prédation, l'hybridation et l'introduction de nouvelles maladies. La plupart des espèces classées exotiques à l'échelle nationale dans le présent rapport sont des plantes vasculaires (tableau 3 1). En fait, les plantes vasculaires possèdent la proportion la plus élevée d'espèces exotiques de tous les groupes couverts dans le présent rapport (figure 3 6). Les écrevisses possèdent également une proportion élevée d'espèces classées exotiques à l'échelle nationale. Cependant, le groupe d'espèces ayant la plus importante proportion d'espèces indigènes occasionnelles (c. à d., elles ne se trouvent pas de façon régulière au Canada) sont les oiseaux. La proportion d'espèces indigènes présentes de façon régulière est plus élevée dans les territoires que dans les provinces (figure 3 7), probablement en raison de la faible activité humaine dans le Nord, du climat rigoureux qui rend difficile la survie des nouvelles espèces ainsi que de la distance des sources d'espèces non indigènes.

Pour la plupart des groupes d'espèces et des régions, la proportion d'espèces classées indéterminée ou non évaluée est faible, généralement de moins de 10 p. 100 (figures 3 8 et 3 9), ce qui montre l'importance accordée à la collecte de renseignements suffisants pour permettre une véritable évaluation de chaque espèce. Nous espérons que le présent rapport favorisera davantage la collecte d'information sur les espèces actuellement classées indéterminées ou non évaluées. Chez les poissons, en particulier les poisons marins, la proportion d'espèces classées indéterminée ou non évaluée à l'échelle nationale est beaucoup plus élevée que tous les autres groupes. Cette situation reflète la difficulté de dénombrer les poissons dans des endroits éloignés en mer. Sans information sur la situation de ces espèces, il est difficile de juger la façon dont l'utilisation des océans par les humains affecte les écosystèmes et les espèces océaniques.

Autre réalisation importante, le présent rapport a permis de mettre à jour les évaluations de la situation des fougères et des orchidées, des poissons d'eau douce, des amphibiens, des reptiles, des oiseaux et des mammifères. Les mises à jour ont entraîné l'ajout de 28 nouvelles espèces à la liste nationale; il s'agit d'ajouts d'espèces nouvelles au Canada ou d'ajouts attribuables à des changements taxinomiques. De façon également importante, 35 espèces ont été retirées de la liste nationale, principalement en raison de changements taxinomiques. Une telle actualisation de la liste nationale des espèces permet de tenir le programme sur la situation générale et la série des Espèces sauvages à niveau par rapport aux dernières connaissances scientifiques.

Parmi les 1 330 espèces classées en 2000 et en 2005, la très grande majorité a conservé la même classification nationale (1 164 espèces, 87 p. 100) (figure 3 10). Des 166 changements apportés aux cotes nationales, la plupart découlaient de la modification des procédures (40 p. 100, 67 changements) (figure 3 11), ou de nouvelles évaluations du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ou de mises à jour de celles ci (33 p. 100, 54 changements). Uniquement 10 changements (6 p. 100) se sont produits entièrement ou en partie en raison de changements biologiques dans la taille, la répartition ou les tendances des populations, ou les menaces envers celles ci. Au total, 39 p. 100 des changements concernaient des espèces passées à un niveau de risque supérieur (65 changements), 31 p. 100, des espèces passées à un niveau de risque inférieur (51 changements) et, 30 p. 100, des espèces déplacées vers les catégories indéterminée, non évaluée, occasionnelle ou disparue du Canada (50 espèces) ou en ayant été retirées. Si l'on ne tient compte que des espèces classées en 2000 et en 2005, les changements apportés aux classifications nationales n'ont pas eu de répercussions importantes sur la proportion d'espèces dans chaque catégorie de la situation générale.

La série Les espèces sauvages vise notamment à aider le COSEPAC à établir l'ordre de priorité des espèces en vue d'évaluations de la situation détaillées. Dans le présent rapport, trois groupes qui n'ont pas encore été couverts par le COSEPAC ont été évalués : les écrevisses, les cicindèles et les odonates. À l'échelle nationale, 32 des 250 espèces appartenant à ces groupes ont été classées possiblement en péril (tableau 3 1), ce qui donne à penser qu'il serait nécessaire que ces espèces fassent l'objet d'évaluations de la situation détaillées par le COSEPAC. En outre, le programme de la situation générale a établi des liens et des relations avec les personnes travaillant sur ces groupes d'espèces, ce qui sera avantageux pour le programme de la situation générale et le COSEPAC. Dans l'avenir, nous espérons que la série Les espèces sauvages continuera d'examiner des groupes non évalués par le COSEPAC, dans le but de soutenir l'établissement de l'ordre de priorité des espèces en vue d'évaluations par le Comité. Cependant, lorsque le programme Les espèces sauvages évaluera des groupes d'espèces peu connus et étudiés au Canada (par exemple, sauterelles et grillons), la proportion d'espèces classées indéterminées et non évaluées sera susceptible d'augmenter.

Figure 3-1: Résumé de la richesse en espèces et des classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada en 2005. Comprend les groupes d'espèces suivants : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
Graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-1

La figure 3-1 résume la richesse en espèces et les classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada et par région en 2005. Comprend les groupes d'espèces suivants : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Au Canada, 30 espèces étaient disparues du Canada, 5 disparues, 206 en péril, 634 possiblement en péril, 657 sensibles, 3541 en sécurité, 534 indéterminées, 465 non-évaluées, 1254 exotiques et 406 occasionnelles, pour un total de 218 espèces. Au Yukon, une espèce était en péril, 296 possiblement en péril, 300 sensibles, 757 en sécurité, 62 indéterminées, 2 non-évaluées, 139 exotiques et 72 occasionnelles, pour un total de 1649 espèces. Dans les Territoires du Nord-Ouest, 4 espèces étaient en péril, 183 possiblement en péril, 258 sensibles, 793 en sécurité, 152 indéterminées, 17 non-évaluées, 98 exotiques et 39 occasionnelles, pour un total de 1544 espèces. Au Nunavut, une espèce était disparue du Canada, une disparue, 2 en péril, 149 possiblement en péril, 168 sensibles, 349 en sécurité, 221 indéterminées, 10 non-évaluées, 15 exotiques et 106 occasionnelles, pour un total de 1022 espèces. En Colombie-Britannique, 8 espèces étaient disparues du Canada, une disparue, 64 en péril, 382 possiblement en péril, 515 sensibles, 1748 en sécurité, 19 indéterminées, 57 non-évaluées, 699 exotiques et 135 occasionnelles, pour un total de 3628 espèces. En Alberta, 4 espèces étaient disparues du Canada, une disparue, 24 en péril, 286 possiblement en péril, 326 sensibles, 1272 en sécurité, 175 indéterminées, 23 non-évaluées, 324 exotiques et 100 occasionnelles, pour un total de 2535 espèces. En Saskatchewan, 3 espèces étaient disparues du Canada, une disparue, 34 en péril, 418 possiblement en péril, 157 sensibles, 1022 en sécurité, 75 indéterminées, 118 non-évaluées, 361 exotiques et 119 occasionnelles, pour un total de 2308 espèces. Au Manitoba, 6 espèces étaient disparues au Canada, une disparue, 29 en péril, 426 possiblement en péril, 189 sensibles, 1155 en sécurité, 178 indéterminées, 2 non-évaluées, 375 exotiques et 79 occasionnelles, pour un total de 2440 espèces. En Ontario, 30 espèces étaient disparues du Canada, 2 disparues, 109 en péril, 511 possiblement en péril, 291 sensibles, 1779 en sécurité, 98 indéterminées, 3 non-évaluées, 1056 exotiques et 173 occasionnelles, pour un total de 4052 espèces. Au Québec, 14 espèces étaient disparues du Canada, 4 disparues, 60 en péril, 308 possiblement en péril, 350 sensibles, 1486 en sécurité, 198 indéterminées, 7 non-évaluées, 773 exotiques et 128 occasionnelles, pour un total de 3328 espèces. Au Nouveau-Brunswick, 13 espèces étaient disparues, 3 disparues, 17 en péril, 200 possiblement en péril, 206 sensibles, 1138 en sécurité, 80 indéterminées, 4 non-évaluées, 554 exotiques et 147 occasionnelles, pour un total de 2362 espèces. En Nouvelle-Écosse, 16 espèces étaient disparues du Canada, 3 disparues, 18 en péril, 143 possiblement en péril, 183 sensibles, 1062 en sécurité, 134 indéterminées, 2 non-évaluées, 622 exotiques et 179 occasionnelles, pour un total de 2362 espèces. À l’Île-du-Prince-Édouard, 12 espèces étaient disparues du Canada, une disparue, 3 en péril, 208 possiblement en péril, 99 sensibles, 607 en sécurité, 80 indéterminées, 2 non-évaluées, 375 exotiques et 150 occasionnelles, pour un total de 1537 espèces. À Terre-Neuve et Labrador, 2 espèces étaient disparues, 8 en péril, 181 possiblement en péril, 189 sensibles, 521 en sécurité, 148 indéterminées, 281 non-évaluées, 295 exotiques et 174 occasionnelles, pour un total de 1799 espèces. Dans la région de l’océan Pacifique, 11 espèces étaient en péril, 7 possiblement en péril, 26 sensibles, 83 en sécurité, 282 indéterminées, 3 non-évaluées et 45 occasionnelles, pour un total de 457 espèces. Dans la région de l’océan Arctique Est, 2 espèces étaient en péril, 8 sensibles, 10 en sécurité, 15 indéterminées et 130 non-évaluées, pour un total de 165 espèces. Dans la région de l’océan Arctique Ouest, une espèce était en péril, 2 sensibles, 12 en sécurité, 7 indéterminées, 50 non-évaluées et 9 occasionnelles, pour un total de 81 espèces. Dans la région de l’océan Atlantique, une espèce était disparue du Canada, une disparue, 12 en péril, 11 possiblement en péril, 30 sensibles, 69 en sécurité, 139 indéterminées, 430 non-évaluées et 178 occasionnelles, pour un total de 871 espèces.

 

Figure 3-2: Comparaison des classifications de la situation générale de 2005 des espèces sauvages dans tout le Canada. Comprend les groupes d'espèces suivants : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
Graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-2

La figure 3-2 compare les classifications de la situation générale de 2005 des espèces sauvages dans tout le Canada. Au Canada, 3.2% des espèces étaient en péril, 8% possiblement en péril, 8% sensibles, 46% en sécurité, 7% indéterminées, 6% non-évaluées, 16% exotiques et 5% occasionnelles. Au Yukon, 18% des espèces étaient possiblement en péril, 18% sensibles, 46% en sécurité, 7% indéterminées, 6% non-évaluées, 16% exotiques et 5% occasionnelles. Dans les Territoires du Nord-Ouest, 12% des espèces étaient possiblement en péril, 17% sensibles, 51% en sécurité, 10% indéterminées, 1% non-évaluées, 6% exotiques et 3% occasionnelles. Au Nunavut, 15% des espèces étaient possiblement en péril, 16% sensibles, 34% en sécurité, 22% indéterminées, 1% non-évaluées, 1% exotiques et 10% occasionnelles. En Colombie-Britannique, 2% des espèces étaient en péril, 11% possiblement en péril, 14% sensibles, 48% en sécurité, 1% indéterminées, 2% non-évaluées, 19% exotiques et 4% occasionnelles. En Alberta, 1% des espèces étaient en péril, 11% possiblement en péril, 13% sensibles, 50% en sécurité, 7% indéterminées, 1% non-évaluées, 13% exotiques et 4% occasionnelles. En Saskatchewan, 1% des espèces étaient en péril, 18% possiblement en péril, 7% sensibles, 44% en sécurité, 3% indéterminées, 5% non-évaluées, 16% exotiques et 5% occasionnelles. Au Manitoba, 1% des espèces étaient en péril, 17% possiblement en péril, 8% sensibles, 47% en sécurité, 7% indéterminées, 15% exotiques et 3% occasionnelles. En Ontario, 1% des espèces étaient disparues du Canada, 3% en péril, 13% possiblement en péril, 7% sensibles, 44% en sécurité, 2% indéterminées, 26% exotiques et 4% occasionnelles. Au Québec, 2% des espèces étaient en péril, 9% possiblement en péril, 11% sensibles, 45% en sécurité, 6% indéterminées, 23% exotiques et 4% occasionnelles. Au Nouveau-Brunswick, 1% des espèces étaient disparues du Canada, 1% en péril, 8% possiblement en péril, 9% sensibles, 48% en sécurité, 3% indéterminées, 23% exotiques et 6% occasionnelles. En Nouvelle-Écosse, 1% des espèces étaient disparues du Canada, 1% en péril, 6% possiblement en péril, 8% sensibles, 45% en sécurité, 6% indéterminées, 26% exotiques et 8% occasionnelles. À l’Île-du-Prince-Édouard, 1% des espèces étaient disparues du Canada, 14% possiblement en péril, 6% sensibles, 39% en sécurité, 5%indéterminées, 24% exotiques et 10% occasionnelles. À Terre-Neuve et Labrador, 10% des espèces étaient en péril, 11% sensibles, 29% en sécurité, 8% indéterminées, 16% non-évaluées, 16% exotiques et 10% occasionnelles. Dans la région de l’océan Pacifique, 2% des espèces étaient en péril, 2% possiblement en péril, 6% sensibles, 18% en sécurité, 62% indéterminées, 1% non-évaluées et 10% occasionnelles. Dans la région de l’océan Arctique Est, 1% des espèces étaient en péril, 5% sensibles, 6% en sécurité, 9% indéterminées et 79% non-évaluées. Dans la région de l’océan Arctique Ouest, 1% des espèces étaient en péril, 2% sensibles, 15% en sécurité, 9% indéterminées, 62% non-évaluées et 11% occasionnelles. Dans la région de l’océan Atlantique, 1% des espèces étaient en péril, 1% possiblement en péril, 3% sensibles, 8% en sécurité, 16% indéterminées, 49% non-évaluées et 20% occasionnelles.

 

Table 3-1: Résumé de la richesse en espèces et des classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada en 2005. Comprend les groupes d'espèces suivants : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. CA = Canada, ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique et ATL = Région de l'océan Atlantique.
Classification
nationale
CAYTNTNUBCABSKMBONQCNBNSPENLPACEAOWAOATL
Disparue au
Canada
300018436301413161200001
Disparue500111112433120001
En péril2061426424342910960171838112112
Possiblement
en péril
63429618314938228641842651130820014320818170011
Sensible65730025816851532615718929135020618399189265230
En sécurité35417577933491748127210221155177914861138106260752183101269
Indéterminée534621522211917575178981988013480148282157139
Non-évaluée4652217105723118237422281313050430
Exotique1254139981569932436137510567735546223752950000
Occasionnelle4067239106135100119791731281471791501474509178
Totale7732164915441022362825352308244040523328236223621537179945716581871

 

Figure 3-3: Comparaison des classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada en 2005.
Graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-3

La figure 3-3 compare les classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada en 2005, pour 10 groupes taxonomiques. 2% des plantes vasculaires étaient classées en péril, 11% possiblement en péril, 9% sensibles, 51% en sécurité, 2% indéterminées, 1% non-évaluées, et 24% exotiques. 2% des moules d’eau douce étaient classées disparues du Canada, 15% en péril, 16% possiblement en péril, 27% sensibles, 35% en sécurité, 4% indéterminées et 2% non-évaluées. 18% des espèces d’écrevisses étaient classées sensibles, 64% en sécurité et 18% exotiques. 13 % des espèces d’Odonates étaient classées possiblement en péril, 13% sensibles, 69% en sécurité, 3% indéterminées et 1% occasionnelles. 2% des espèces de cicindèles étaient classées en péril, 11% possiblement en péril, 9% sensibles, 51% en sécurité, 2% indéterminées, 1% non-évaluées et 24% exotiques. 2% des poissons étaient classées en péril, 1% possiblement en péril, 5% sensibles, 17% en sécurité, 28% indéterminées, 31% non-évaluées, 1% exotiques et 14% occasionnelles. 20% des espèces d’amphibiens étaient classées en péril, 15% sensibles et 65% en sécurité. 6% des espèces de reptiles étaient classées disparues du Canada, 28% en péril, 4% possiblement en péril, 26% sensibles, 26% en sécurité, 2% indéterminées, 4% exotiques et 4% occasionnelles. 4% des espèces d’oiseaux étaient classées en péril, 2% possiblement en péril, 6% sensibles et 55% en sécurité, 1% indéterminées, 2% exotiques et 30% occasionnelles. 6% des espèces de mammifères étaient classées en péril, 5% possiblement en péril, 11% sensibles, 64% en sécurité, 5% indéterminées, 5% exotique et 3% occasionnelles.

 

Figure 3-4: Comparaison des classifications de la situation générale au Canada (« classification nationale ») de 2005 entre les groupes d'espèces, à l'exception des espèces disparues, disparues du Canada, indéterminées, non évaluées, exotiques et occasionnelles.
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Description longue pour la figure 3-4

La figure 3.4 résume les pourcentages des classifications de la situation générale des espèces sauvages au Canada en 2005 pour les 10 groupes taxonomiques, excluant les espèces classées disparues du Canada, disparues, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles. 4% de toutes les espèces combinées étaient en péril, 13% possiblement en péril, 13% sensibles et 70% en sécurité. 3% des espèces de plantes vasculaires étaient en péril, 15% possiblement en péril, 12% sensibles et 70% en sécurité. 16% des espèces de moules d’eau douce étaient en péril, 18% possiblement en péril, 29% sensibles et 37% en sécurité. 22% des espèces d’écrevisses étaient sensibles et 78% en sécurité. 14% des espèces d’odonates étaient possiblement en péril, 14% sensibles et 73% en sécurité. 17% des espèces de cicindèles étaient possiblement en péril, 10% sensibles et 72% en sécurité. 8% des espèces de poissons étaient en péril, 5% possiblement en péril, 19% sensibles et 69% en sécurité. 20% des espèces d’amphibiens étaient en péril, 15% sensibles et 65% en sécurité. 33% des espèces de reptiles étaient en péril, 5% possiblement en péril, 31% sensibles et 31% en sécurité. 6% des espèces d’oiseaux étaient en péril, 3% possiblement en péril, 9% sensibles et 82% en sécurité. 7% des espèces de mammifères étaient en péril, 5% possiblement en péril, 13% sensibles et 74% en sécurité.

 

Figure 3-5: Comparaison des classifications de la situation générale au Canada (« classification nationale ») de 2005 entre les régions, à l'exception des espèces disparues, disparues du Canada, indéterminées, non évaluées, exotiques et occasionnelles. ROP = Région de l'océan Pacifique, ROA = Région ouest de l'Arctique, REA = Région est de l'Arctique, ATL = Région de l'océan Atlantique.
Graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-5

La figure 3-5 compare les classifications de la situation générale au Canada («classification nationale») de 2005 entre les régions, à l'exception des espèces disparues, disparues du Canada, indéterminées, non-évaluées, exotiques et occasionnelles. Au Yukon, 22% des espèces étaient classées possiblement en péril, 22% sensibles et 70% en sécurité. Dans les Territoire du Nord-Ouest, 15% des espèces étaient possiblement en péril, 21% sensibles et 56% en sécurité. Au Nunavut, 22% des espèces étaient possiblement en péril, 25% sensibles et 52% en sécurité. En Colombie-Britannique, 2% des espèces étaient en péril, 14% possiblement en péril, 19% sensibles et 65% en sécurité. En Alberta, 1% des espèces étaient en péril, 15% possiblement en péril, 17% sensibles et 67% en sécurité. En Saskatchewan, 2% des espèces étaient en péril, 26% possiblement en péril, 10% sensibles et 63% en sécurité. Au Manitoba, 2% des espèces étaient en péril, 24% possiblement en péril, 11% sensibles et 64% en sécurité. En Ontario, 4% des espèces étaient en péril, 19% possiblement en péril, 11% sensibles et 66% en sécurité. Au Québec, 3% des espèces étaient en péril, 14% possiblement en péril, 16% sensibles et 67% en sécurité. Au Nouveau- Brunswick, 1% des espèces étaient en péril, 13% possiblement en péril, 13% sensibles et 73% en sécurité. En Nouvelle-Écosse, 1% des espèces étaient en péril, 10% possiblement en péril, 13% sensibles et 76% en sécurité. À l’Île-du-Prince-Édouard, 23% des espèces étaient possiblement en péril, 11% sensibles et 66% en sécurité. À Terre-Neuve et Labrador, 1% des espèces étaient en péril, 20% possiblement en péril, 21% sensibles et 58% en sécurité. Dans la région de l’océan Pacifique, 9% des espèces étaient en péril, 5% possiblement en péril, 21% sensibles et 65% en sécurité. Dans la région de l’océan Arctique Est, 10% des espèces étaient en péril, 40% sensibles et 50% en sécurité. Dans la région de l’océan Arctique Ouest, 10% des espèces étaient en péril, 13% sensibles et 80% en sécurité. Dans la région de l’océan Atlantique, 8% des espèces étaient en péril, 10% possiblement en péril, 25% sensibles et 57% en sécurité.

 

Figure 3-6: Comparaison de la proportion d'espèces exotiques et occasionnelles entre les groupes d'espèces.
graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-6

La figure 3-6 compare la proportion d’espèces classées exotiques ou occasionnelles entre les groupes d’espèces. Il n’y avait aucune espèce d’amphibiens, cicindèles ou moules d’eau douce classée exotique ou occasionnelle. 5% des espèces de mammifères étaient exotiques et 3% occasionnelles. 2% des espèces d’oiseaux étaient exotiques et 30% occasionnelles. 4% des espèces de reptiles étaient exotiques et 4% occasionnelles. 1% des espèces de poissons étaient exotiques et 14% occasionnelles. Aucune espèce d’odonates n’était exotique, cependant 1% étaient occasionnelles. 18% des espèces d’écrevisses étaient exotiques, cependant aucune espèce n’était occasionnelle. 20% des espèces de plantes vasculaires étaient exotiques et aucune n’était occasionnelle.

 

Figure 3-7: Comparaison de la proportion d'espèces exotiques et occasionnelles entre les régions.
graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-7

La figure 3-7 compare la proportion d’espèces exotiques et occasionnelles entre les régions. Dans la région de l’océan Arctique Est, aucune espèce n’était exotique ou occasionnelle. Dans la région de l’océan Atlantique aucune espèce n’était exotique et 20% étaient occasionnelles. Dans la région de l’océan Arctique Ouest, aucune espèce n’était exotique et 11% étaient occasionnelles. Dans la région de l’océan Pacifique, aucune espèce n’était exotique et 10% étaient occasionnelles. À Terre-Neuve et Labrador, 16% des espèces étaient exotiques et 10% occasionnelles. À l’Île-du-Prince-Édouard, 24% des espèces étaient exotiques et 10% occasionnelles. En Nouvelle-Écosse, 26% des espèces étaient exotiques et 8% occasionnelles. Au Nouveau-Brunswick, 23% des espèces étaient exotiques et 6% occasionnelles. Au Québec, 23% des espèces étaient exotiques et 4% occasionnelles. En Ontario, 26% des espèces étaient exotiques et 4% occasionnelles. Au Manitoba, 15% des espèces étaient exotiques et 3% occasionnelles. En Saskatchewan, 16% des espèces étaient exotiques et 5% occasionnelles. En Alberta, 13% des espèces étaient exotiques et 4% occasionnelles. En Colombie-Britannique, 19% des espèces étaient exotiques et 4% occasionnelles. Au Nunavut, 1% des espèces étaient exotiques et 10% occasionnelles. Dans les Territoires du Nord-Ouest, 6% des espèces étaient exotiques et 3% occasionnelles. Au Yukon, 8% des espèces étaient exotiques et 4% occasionnelles. Au Canada en entier, 16% des espèces étaient exotiques et 5% occasionnelles.

 

Figure 3-8: Comparaison de la proportion d'espèces indéterminées et non évaluées entre les groupes d'espèces.
graphique à barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-8

La figure 3-8 compare la proportion d’espèces indéterminées et non-évaluées entre les groupes d’espèces. Les amphibiens et les écrevisses n’incluaient aucune espèce indéterminée ou non-évaluée. Les mammifères comportaient 5% d’espèces indéterminées et aucune espèce non-évaluée. 1% des espèces d’oiseaux étaient indéterminées et aucune non-évaluée. 2% des espèces de reptiles étaient indéterminées et aucune non-évaluée. 28% des espèces de poissons étaient indéterminées et 32% non-évaluées. 3% des espèces de cicindèles étaient indéterminées et aucune non-évaluée. 3% des espèces d’odonates étaient indéterminées et aucune non-évaluée. 4% des espèces de moules d’eau douces étaient indéterminées et 2% non-évaluées. 2% des espèces de plantes vasculaires étaient indéterminées et 1% non-évaluées.

 

Figure 3-9: Comparaison de la proportion d'espèces indéterminées et non évaluées entre les régions.
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Description longue pour la figure 3-9

La figure 3-9 compare la proportion d’espèces indéterminées et non-évaluées entre les régions. Dans la région de l’océan Atlantique, 16% des espèces étaient indéterminées et 50% non-évaluées. Dans la région de l’océan Arctique Ouest, 9% des espèces étaient indéterminées et 62% non-évaluées. Dans la région de l’océan Arctique Est, 9% des espèces étaient indéterminées et 79% non-évaluées. Dans la région de l’océan Pacifique, 61% des espèces étaient indéterminées et 1% non-évaluées. À Terre-Neuve et Labrador, 8% des espèces étaient indéterminées et 16% non-évaluées. À l’Île-du-Prince-Édouard, 5% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. En Nouvelle-Écosse, 6% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. Au Nouveau-Brunswick, 3% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. Au Québec, 6% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. En Ontario, 2% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. Au Manitoba, 7% des espèces étaient indéterminées et aucune non-évaluée. En Saskatchewan, 3% des espèces étaient indéterminées et 5% non-évaluées. En Alberta, 7% des espèces étaient indéterminées et 1% non-évaluées. En Colombie-Britannique, 1% des espèces étaient indéterminées et 2% non-évaluées. Au Nunavut, 22% des espèces étaient indéterminées et 1% non-évaluées. Dans les Territoires du Nord-Ouest, 10% des espèces étaient indéterminées et 1% non-évaluées. Au Yukon, 4% des espèces étaient indéterminées et 1% non-évaluées. Au Canada en entier, 7% des espèces étaient indéterminées et 6% non-évaluées.

 

Figure 3-10: Changements dans la classification nationale des espèces classées dans Les espèces sauvages 2000 et 2005.
pie chart (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3-10

La figure 3-10 est un diagramme circulaire montrant les changements dans la classification nationale des espèces classées dans les rapports Espèces Sauvages 2000 et 2005. Il n’y avait aucun changement pour 1164 espèces. 65 espèces sont passées à une catégorie ayant un niveau de risque supérieur et 51 espèces à une catégorie ayant un niveau de risque inférieur. 50 espèces sont passées aux catégories indéterminée, non évaluée, exotique, occasionnelle ou disparue du Canada, ou ont été retirées de celles-ci.

Tableau des changements dans la classification nationale des espèces classées dans Les espèces sauvages 2000 et 2005.
Changements dans la classification nationaleNuméro
Aucun changement1164
Espèces sont passées à une catégorie ayant un niveau de risque supérieur65
Espèces à une catégorie ayant un niveau de risque inférieur51
Espèces sont passées aux catégories indéterminée, non évaluée, exotique, occasionnelle ou disparue50

 

Figure 3-11: Justification des changements dans les classifications nationales depuis la publication du rapport Les espèces sauvages 2000.
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Description longue pour la figure 3-11

La figure 3-11 présente les raisons des changements dans les classifications nationales depuis la publication du rapport Espèces Sauvages 2000. Pour les espèces ayant passées à une catégorie ayant un niveau de risque supérieur, 11 changements étaient dus à un changement dans la procédure, 11 changements à une amélioration des connaissances, 6 changements à une combinaison de raisons, 35 changements à une nouvelle évaluation du COSEPAC ou à une évaluation mise à jour et 2 changements à des changements biologiques. Pour les espèces ayant passées à une catégorie ayant un niveau de risque inférieur, 29 changements étaient dus à un changement dans la procédure, 6 changements à une amélioration des connaissances, 6 changement à une combinaison de raisons, 10 changements à une nouvelle évaluation du COSEPAC ou à une évaluation mise à jour et 0 changement à des changements biologiques. Pour les espèces ayant passées aux catégories indéterminée, non évaluée, exotique, occasionnelle ou disparue du Canada ou ayant été retirées de celles-ci, 27 changements étaient dus à un changement dans la procédure, 10 changements à une amélioration des connaissances, 4 changements à une combinaison de raisons, 9 changements à une nouvelle évaluation du COSEPAC ou à une évaluation mise à jour et 0 changement à des changements biologiques.

 

Raisons des changements dans les classifications nationales depuis la publication du rapport Espèces Sauvages 2000
ClassificationProcéduresAmélioration
des
connaissances
Combinaison
de raisons
Nouvelle évaluation
du COSEPAC ou
évaluation mise à
jour
Changements
biologiques
Passage à une catégorie ayant un niveau de risque supérieur11116352
Passage à2966100
Passage aux catégories indéterminée, non évaluée, exotique, occasionnelle ou disparue du Canada, ou retrait de2710490

Étapes à venir

La série des Espèces sauvages constitue une plate forme unique pour l'évaluation et la surveillance des espèces sauvages. C'est un outil permettant de classer une grande variété d'espèces de toutes les régions du Canada selon le même système, ce qui permet à tous, des gestionnaires de ressources aux élèves du secondaire, de situer une espèce dans son cadre géographique, taxinomique et écologique, ainsi que d'obtenir un apercu de la situation générale de l'espèce dans ce contexte. Les espèces sauvages 2005 a contribué à l'atteinte de cet objectif par l'accroissement du nombre et de la variété des espèces évaluées par le programme de la situation générale, et en fournissant des cotes actualisées des espèces d'abord évaluées en 2000. Toutefois, la série Les espèces sauvages est le résultat d'un programme national continu et le prochain rapport visera à inclure une diversité d'espèces accrue. Les prochaines priorités de la série Les espèces sauvages comprennent les suivantes :

  • Accroître le nombre et la variété des espèces évaluées. Dans le présent rapport, le nombre d'espèces évaluées est passé à quelque 8 000, ce qui comprend toutes les espèces de vertébrés, toutes les plantes vasculaires et quatre groupes importants d'invertébrés au Canada. Néanmoins, ce chiffre ne représente qu'environ 10 p. 100 des espèces dont la présence au Canada est connue. La grande majorité des espèces à évaluer sont des insectes et d'autres invertébrés. Jusqu'à présent, le programme de la situation générale s'est concentré sur des groupes pour lesquels il existe suffisamment de spécialistes et de données. Cependant, dans le cadre de l'examen approfondi des insectes et d'autres invertébrés, des plantes non vasculaires et des algues ainsi que des champignons et des lichens, l'information sera moins facilement accessible, ce qui compliquera davantage le processus d'évaluation des espèces sauvages du Canada. Pourtant, les avantages d'évaluer ces groupes moins connus seront énormes, et les résultats permettront d'établir l'ordre de priorité des espèces en vue des évaluations de la situation détaillées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). En particulier, le Groupe de travail national sur la situation générale prévoit évaluer les mousses, les lichens, les sauterelles et les grillons ainsi que certaines familles de papillons en vue du prochain rapport Les espèces sauvages.
  • Combler les lacunes de la couverture des groupes d'espèces déjà évalués. Des données manquaient pour certaines espèces dans certaines régions (non évaluées) ou n'étaient pas assez solides pour permettre d'effectuer une évaluation fiable de la situation générale des espèces (indéterminées). On s'attend à ce que la série Les espèces sauvages continuera de rehausser l'importance des lacunes existant dans les données et d'inciter ainsi des gens à contribuer aux renseignements concernant ces espèces ou à recueillir de nouvelles données pour combler ces lacunes. En particulier, on s'attend à ce que la série Les espèces sauvages encourage davantage l
  • Poursuivre la mise à jour des évaluations de la situation générale. Les mises à jour des évaluations de la situation générale possèdent deux avantages. Premièrement, elles permettent l'intégration de nouvelles données et de nouvelles sources de données afin de conserver la meilleure estimation possible de la situation des espèces. Deuxièmement, la mise à jour périodique des évaluations de la situation générale permettra aux Canadiennes et Canadiens de suivre les modèles d'amélioration ou du déclin de la situation des espèces au fil du temps. De tels modèles signalent d'une meilleure façon la nature et l'ampleur d'un problème et indiquent la façon d'améliorer les pratiques de conservation.
  • Premier rapport en vertu de la Loi sur les espèces en péril. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), proclamée en juin 2003, un rapport général sur la situation des espèces sauvages au Canada doit être élaboré tous les cinq ans et mis à la disposition du public dans le registre public de la LEP. Le premier de ces rapports sera publié en 2008, et Les espèces sauvages 2005 constituera pour celui-ci une importante source d'information. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez visiter le site Web du registre public de la LEP.

La série Les espèces sauvages souligne la richesse des connaissances que nous possédons sur les espèces sauvages du Canada, ainsi que les lacunes qui doivent être comblées sur le plan des connaissances. Dans l'avenir, la série Les espèces sauvages continuera de consolider nos connaissances sur les espèces sauvages en utilisant de l'information provenant d'experts, tant amateurs que professionnels, afin de créer une base de comparaison de la situation des espèces du Canada. Par la publication de ces rapports, nous espérons encourager les personnes à apporter leurs propres données ou à participer aux évaluations de la situation générale dans leur province ou territoire. Si vous désirez contribuer aux efforts de collecte d'information sur les espèces du Canada, veuillez consulter l'annexe I.

Les répercussions anthropiques sur les systèmes naturels peuvent être complexes et subtils. Les programmes à long terme ainsi que continus et à grande échelle, tels que Les espèces sauvages, sont donc essentiels à la juste compréhension de ces répercussions. Les futurs rapports nécessiteront également de longues heures de travail d'experts de partout au pays, mais il s'agit d'un faible prix à payer pour soutenir le majestueux patrimoine naturel du Canada.