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Espèces sauvages 2005: la situation générale des espèces au Canada

Moules d'eau douce

Moules d'eau douce : Les moules d'eau douce sont des mollusques appartenant à l'ordre des Unionoida et à la classe des bivalves. À l'instar d'autres bivalves, les moules d'eau douce sont des invertébrés au corps mou, non segmentés et dotés d'une paire de coquilles reliées par une charnière ainsi que d'un pied musculaire. - Adapté de Metcalfe-Smith et al., 2005.

Photo de 2 lampsines jaunes
Photo: Lampsile jaune (Lampsilis cariosa) © Dwayne Sabine

En bref

  • Il existe près de 1 000 espèces de moules d'eau douce dans le monde, dont 55 au Canada.
  • On trouve les moules d'eau douce dans les lacs et les rivières, où elles améliorent la clarté et la qualité de l'eau en filtrant les algues et les bactéries.
  • À l'échelle nationale, un peu plus du tiers (35 p. 100) des moules d'eau douce canadiennes sont classées en sécurité; 27 p. 100, sensibles; 16 p. 100, possiblement en péril; et 15 p. 100, en péril.
  • Selon Rivers of Life, un rapport de NatureServe qui résume la situation des espèces d'eau douce, plus des deux tiers des moules d'eau douce aux États Unis sont disparues ou en voie de disparition.
  • Le cycle biologique des moules d'eau douce est unique; en effet, les larves doivent se fixer aux nageoires ou aux branchies d'une espèce hôte, habituellement un poisson, pour atteindre la maturité.

Contexte

Les moules d'eau douce (ordre des Unionoida) sont des animaux fascinants au mode de reproduction unique et jouant un rôle important dans la conservation de la qualité de l'eau. Les moules d'eau douce sont des mollusques appartenant à la classe des bivalves, tout comme les huîtres et les pétoncles. À l'instar de tous les bivalves, les moules d'eau douce sont des invertébrés au corps mou, dotés d'une paire de coquilles reliées par une charnière. Les moules d'eau douce vivent au fond des petits ruisseaux, des rivières et des lacs partout au Canada. C'est dans la région des Grands Lacs que leur diversité est la plus importante.

Le corps simple des moules d'eau douce comprend un manteau, qui produit la coquille calcaire dure, un pied musculaire, qui permet à l'animal de se déplacer sur les sédiments, et des branchies, qui lui servent à capter l'oxygène de l'eau. Les moules d'eau douce se nourrissent de plancton et d'autres particules organiques suspendues dans l'eau en filtrant l'eau à l'aide de leurs branchies et en extrayant les particules alimentaires. Les déchets sont déposés sur les sédiments qui entourent la moule, fournissant ainsi de la nourriture aux poissons et aux invertébrés qui s'alimentent par le fond. En filtrant les algues et les bactéries de l'eau pour se nourrir, les moules d'eau douce en améliorent la clarté et la qualité. En outre, elles jouent un rôle essentiel dans les cycles nutritifs, les réseaux alimentaires ainsi que dans l'oxygénation mécanique des sédiments dans lesquels elles vivent. Elles constituent donc une importante composante des écosystèmes d'eau douce.

Le cycle reproducteur des moules d'eau douce est unique : d'abord parce que la femelle couve les oeufs fécondés à l'intérieur de sa coquille, plutôt que de les libérer pour qu'ils dérivent dans les courants; ensuite, parce que les larves spécialisées, appelées glochidies, sont des parasites, c'est à dire qu'elles ont besoin d'un hôte vertébré pour atteindre la maturité. Dès que les glochidies ont éclos et qu'elles ont été libérées par la femelle, elles trouvent un hôte et se fixent à ses branchies ou à ses nageoires et forment un kyste, dans lequel elles deviendront des juvéniles. Lorsque le développement est terminé, la moule se décroche de son hôte et tombe sur les sédiments, où elle croîtra et atteindra sa maturité. Chaque espèce de moules d'eau douce a des hôtes précis : par exemple, l'anodonte du gaspareau (Anodonta implicata), présent au Québec, au Nouveau Brunswick et en Nouvelle Écosse, a besoin du gaspareau (Alosa pseudoharengus), et la mulette du necturus (Simpsonaias ambigua) ne ©Dwayne Sabine: Lampsile jaune (Lampsilis cariosa) 42 peut atteindre sa maturité qu'en se fixant aux branchies de la necture tacheté (Necturus maculosus), une salamandre aquatique.

De nombreuses espèces de moules d'eau douce ont créé des stratégies hors du commun afin d'accroître les chances que les jeunes trouvent un hôte propice. Par exemple, la lampsile fasciolée (Lampsilis fasciola) attire un hôte potentiel à l'aide d'un appât fait d'un lambeau de tissus qui ressemble à un petit poisson. Au moment où le poisson tente de mordre l'appât, les glochidies sont libérées et se fixent à l'hôte. L'appât utilisé par le ptychobranche réniforme (Ptychobranchus fasciolaris) est légèrement différent : les glochidies sont enveloppées dans des paquets qui ressemblent à des petits poissons. Les paquets sont lâchés dans l'eau et, lorsqu'un véritable poisson mord le paquet, les glochidies sont libérées et se fixent à leur nouvel hôte.

En raison de la complexité de leur fascinant cycle biologique, le taux de reproduction des moules d'eau douce est faible, ce qui signifie que peu d'oeufs survivent jusqu'à l'âge adulte. Pour contrebalancer cette situation, elles produisent un très grand nombre d'oeufs, pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers à la fois. De plus, la longévité des moules d'eau douce est souvent longue, ce qui leur permet de se reproduire à de nombreuses reprises. Certaines espèces peuvent vivre plus de 50 ans!

Les moules d'eau douce constituent un important outil de surveillance de la santé des réseaux aquatiques, car elles sont vulnérables à un vaste éventail de facteurs environnementaux, y compris la santé et la diversité des collectivités halieutiques locales et les taux d'oxygène dissous dans l'eau. Par conséquent, la réduction de la diversité ou de l'abondance des moules d'eau douce ou la transformation de la communauté de moules d'eau douce au profit d'espèces qui tolèrent la mauvaise qualité de l'eau indiquent un changement négatif de l'écosystème. En outre, des moules d'eau douce ont été utilisées pour étudier les contaminants des réseaux aquatiques, notamment l'elliptio de l'Est (Elliptio complanata), qui a servi à examiner la configuration spatiale de la contamination par les biphényles polychlorés (BPC) de la rivière Détroit, en Ontario.

État des connaissances au Canada

Une grande partie de nos connaissances sur le cycle biologique des moules d'eau douce provient des tentatives de multiplier des moules pour l'industrie du bouton en nacre, qui était importante aux États Unis au début du XXe siècle. Ces recherches ont fourni un aperçu du cycle biologique type des moules d'eau douce, mais il existe peu de données sur le cycle d'espèces précises. Par exemple, les hôtes de nombreuses moules d'eau douce canadiennes demeurent inconnus. De même, on en sait peu sur l'étape juvénile, qui a lieu entre le moment où la moule se détache de son hôte jusqu'à l'atteinte de sa maturité sexuelle.

Les récentes recherches sur les moules d'eau douce ont porté sur les répercussions des moules zébrées (Dreissena polymorpha) et des moules quagga (Dreissena bugensis) sur les moules d'eau douce indigènesNote 1 de bas de page. D'origine européenne, les moules zébrées et quagga ont été accidentellement introduites dans les Grands Lacs au cours des dernières années. Les moules zébrées se fixent à la coquille des moules d'eau douce indigènes, parfois en très grand nombre, et entravent les fonctions normales de ces dernières, telles que l'alimentation et l'enfouissement, ce qui menace d'entraîner la mort de la moule infestée. Depuis l'introduction de la moule zébrée, l'abondance et la répartition des collectivités de moules indigènes dans le bassin des Grands Lacs ont rapidement diminué. En fait, elle a gravement affecté la stabilité des populations de plusieurs espèces de moules d'eau douce indigènes, notamment la epioblasme ventrue (Epioblasma torulosa), le ptychobranche réniforme et le pleurobème ronde (Pleurobema sintoxia). D'ailleurs, ces trois espèces sont classées en péril à l'échelle nationale. La moule quagga affecteraient également les moules d'eau douce indigènes, mais les effets de cette dernière sont moins connus que ceux de la moule zébrée.

De récentes préoccupations à l'égard du déclin des moules d'eau douce ont encouragé de nouvelles recherches sur la répartition et l'abondance des moules d'eau douce indigènes, en particulier dans la région des Grands Lacs. Des données historiques sur l'occurrence des moules d'eau douce dans cette région ont été compilées en une base de données unique afin de faciliter la comparaison entre les modèles de répartition historiques et actuels, et de nouveaux relevés de l'habitat des moules dans cette zone ont mis en lumière l'importance de certains fleuves, rivières et lacs dans le soutien de populations d'espèces en péril. Par exemple, la rivière Sydenham, en Ontario, abrite plusieurs espèces de moules d'eau douce protégées en vertu de la Loi canadienne sur les espèces en péril, y compris l'épioblasme tricorne (Epioblasma triquetra), la villeuse haricot (Villosa fabalis) et la mulette du necturus. Des relevés systématiques menés dans d'autres régions du pays ont également permis d'améliorer nos connaissances sur la répartition et l'abondance des moules d'eau douce. Par exemple, un récent relevé effectué dans le sud du Manitoba a montré le déclin de la diversité et de l'abondance des moules d'eau douce dans divers habitats, et d'autres menés en 2001 et en 2002 dans le réseau du fleuve Saint Jean, au Nouveau Brunswick, ont révélé l'existence de grandes populations de lampsile jaune (Lampsilis cariosa), dont on croyait qu'elle était disparue de la province.

Richesse et diversité au Canada

Au total, 55 espèces de moules d'eau douce ont été trouvées au Canada, dans l'ensemble des provinces et des territoires, mais la richesse en espèces atteint un sommet entre le Manitoba et l'est de la Nouvelle-Écosse (figure 2-2 i, tableau 2-2 i). Au Canada, 18 espèces de moules d'eau douce ne sont présentes qu'en Ontario, dont 14 sont classées en péril ou possiblement en péril à l'échelle nationale. Cette grande diversité de moules d'eau douce en Ontario, en particulier dans le lac Sainte Claire et dans le secteur ouest du lac Érié, est liée aux modèles de recolonisation depuis la dernière glaciation.

Dans l'ouest et le nord ouest, la richesse en espèces de moules d'eau douce est généralement moindre (figure 2-2 i, tableau 2-2 i), mais cinq des six espèces de moules d'eau douce présentes en Colombie Britannique ne se trouvent nulle part ailleurs au Canada. De même, la seule espèce de moule d'eau douce du Yukon, l'anodonte du Yukon (Anodonta beringiana), n'est présente dans aucun autre territoire ni province.

Plein feux sur la lampsile jaune (Lampsillis cariosa)

La lampsile jaune se distingue par sa coquille lustrée, ovoïde et jaune. À l'instar de nombreuses autres espèces de moules, la coquille des femelles tend à être plus arrondie et renflée que celle des mâles, afin que la femelle ait l'espace nécessaire pour couver ses oeufs à l'intérieur de sa coquille. La lampsile jaune est présente dans des rivières de taille moyenne et grande le long de la côte est de l'Amérique du Nord, de la Géorgie à la Nouvelle Écosse. Comme les autres moules d'eau douce, elle se nourrit de plancton et d'autres particules organiques filtrées de l'eau. Le baret (Morone americana) et la perchaude (Perca flavescens) sont probablement les hôtes de ses larves.

Au Canada, la lampsile jaune ne se trouve que dans deux réseaux fluviaux : la rivière Sydney, dans l'île du Cap Breton, en Nouvelle Écosse, ainsi que le bassin versant du fleuve Saint Jean, au Nouveau Brunswick. Jusqu'à récemment, on croyait que la lampsile jaune avait disparu du Nouveau Brunswick, mais des relevés menés en 2001 et en 2002 dans le bassin inférieur du fleuve Saint Jean et ses affluents ont permis de découvrir une grande population bien établie, comptant possiblement plus de un million d'individus. La taille de cette population contraste fortement avec la situation de l'espèce ailleurs, car elle est classée menacée (threatened) ou en voie de disparition (endangered) dans la plus grande partie de son aire de répartition américaine. En raison de son occurrence limitée, l'espèce est classée sensible à l'échelle nationale.

Plein feux sur l'obovarie ronde (Obovaria subrotunda)

L'obovarie ronde est une moule d'eau douce de taille moyenne à la coquille distinctive brune et arrondie. Auparavant répandue dans les Grands Lacs, l'espèce est probablement disparue du lac Érié depuis les années 1950 en raison de la diminution de la qualité de l'eau. À la suite de l'invasion par la moule zébrée à la fin des années 1980, l'obovarie ronde est également disparue des eaux au large du lac Sainte Claire. En 1999, une population inconnue d'obovarie ronde a été découverte dans un refuge d'eau peu profonde sur la rive nord du lac Sainte Claire qui abritait 22 espèces de moules d'eau douce, dont dans plusieurs cas, on craignait leur disparition du lac dans plusieurs cas. Les densités de moules zébrées dans ce refuge sont relativement faibles, probablement en raison des conditions difficiles dans cette zone peu profonde du lac, où les moules sont exposées à la fluctuation des niveaux de l'eau et à l'érosion par la glace. La seule population canadienne connue d'obovarie ronde se trouve dans la rivière Sydenham, où elle est présente en petit nombre et exposée aux effets de la faible qualité de l'eau et à l'envasement. Dans l'ensemble, l'obovarie ronde est disparue d'environ 90 p. 100 de son ancienne aire de répartition canadienne.

On croit que le dard de sable (Ammocrypta pellucida) est le poisson hôte de l'obovarie ronde, ce qui n'a toutefois pas été confirmé. Le nombre de dards de sable (classification nationale : en péril) a diminué au cours des dernières années, en raison de la moindre qualité de l'eau et de l'envasement accru, mais il est toujours présent dans le lac Sainte Claire et la rivière Sydenham.

Les perspectives de l'obovarie ronde au Canada sont incertaines, en raison de l'abondance de moules zébrées dans le lac Sainte Claire et de l'apparente vulnérabilité de l'espèce à la faible qualité de l'eau. En outre, des déclins de population ou des réductions de l'aire de répartition du dard de sable risquent de nuire à l'obovarie ronde, qui est classée en péril à l'échelle nationale.

Résultats des évaluations de la situation générale

Au total, 55 espèces de moules d'eau douce sont présentes au Canada. À l'échelle nationale, un peu plus du tiers (35 p. 100, 19 espèces) est classé non en péril (figures 2 2 i et 2 2 ii, tableau 2 2 i); 31 p. 100 sont classées en péril (8 espèces) et possiblement en péril (9 espèces) et 27 p. 100, sensibles (15 espèces). Une espèce (2 p. 100), l'alasmidonte naine (Alasmidonta heterodon), est disparue du Canada. Enfin, 4 p. 100 sont classées indéterminées (2 espèces) et 2 p. 100, non évaluées (1 espèce).

Figure 2-2-i: Résumé de la richesse en espèces et des classifications de la situation générale des moules d'eau douce au Canada en 2005.
bar chart (see long description below)
Description longue pour la figure 2-2-i

La figure 2-2-i résume la richesse en espèces et les classifications de la situation générale des moules d'eau douce au Canada et par région en 2005. Au Canada, une espèce étaient disparue du Canada, 8 en péril, 9 possiblement en péril, 15 sensibles, 19 en sécurité, 2 indéterminées et une non-évaluée, pour un total de 55 espèces de moules d’eau douces. Au Yukon, une espèce était non-évaluée, pour un total d’une espèce. Dans les Territoires du Nord-Ouest, une espèce était en sécurité et une indéterminée, pour un total de 2 espèces. Au Nunavut, une espèce était indéterminée et une non-évaluée, pour un total de 2 espèces. En Colombie-Britannique, une espèce était possiblement en péril, 3 sensibles et 2 en sécurité, pour un total de 6 espèces. En Alberta, 2 espèces étaient possiblement en péril, 3 sensibles et une non-évaluée, pour un total de 6 espèces. En Saskatchewan, 9 espèces étaient indéterminées, pour un total de 9 espèces. Au Manitoba, 2 espèces étaient possiblement en péril, 5 sensibles et 6 en sécurité, pour un total de 13 espèces. En Ontario, 8 espèces étaient en péril, 10 possiblement en péril, 9 sensibles, 13 en sécurité et une non-évaluée, pour un total de 41 espèces. Au Québec, 2 espèces étaient en péril, 5 possiblement en péril, 10 sensibles et 5 en sécurité, pour un total de 22 espèces. Au Nouveau-Brunswick, une espèce était disparue du Canada, une possiblement en péril, 2 sensibles, 6 en sécurité, une indéterminée et une non-évaluée, pour un total de 12 espèces. En Nouvelle-Écosse, 2 espèces étaient possiblement en péril, 4 sensibles et 4 en sécurité, pour un total de 10 espèces. À l’Île-du-Prince-Édouard, une espèce était en sécurité et une non-évaluée, pour un total de 2 espèces. À Terre-Neuve et Labrador, une espèce était en sécurité et une indéterminée, pour un total de 2 espèces.

Tableau 2-2-i : Résumé des classifications de la situation générale des moules d'eau douce au Canada en 2005.
ClassificationCAYTNTNUBCABSKMBONQCNBNSPENL
Disparue au Canada10000000001000
Disparue00000000000000
En péril80000000820000
Possiblement en péril900012021051200
Sensible1500033059102400
En sécurité1901020061356411
Indéterminée20110090001001
Non-évaluée11010100101010
Exotique00000000000000
Occasionnelle00000000000000
Totale55122669134122121022

Menaces envers les moules d'eau douce canadiennes

Les moules d'eau douce sont possiblement exposées à un certain nombre de menaces, y compris la destruction de l'habitat, la faible qualité de l'eau, l'envasement, les barrages et la canalisation des cours d'eau, la modification des zones humides et ripariennes ainsi que le lessivage des terres cultivées. Ces menaces risquent d'affecter directement les populations de moules ou d'avoir des répercussions indirectes en entraînant des déclins des populations d'espèces de poisson hôte nécessaires au cycle biologique des moules.

L'introduction de la moule zébrée a affecté de façon importante les populations de moules d'eau douce indigènes au cours des dernières années, entraînant des diminutions marquées du nombre et de la diversité de moules d'eau douce indigènes dans le bassin des Grands Lacs et du Saint Laurent ainsi que dans d'autres rivières et lacs intérieurs qui ont été colonisés par cette espèce envahissante. Bien que les bassins affectés ne représentent qu'une portion de l'aire de répartition des moules d'eau douce au Canada, ils abritent néanmoins certaines des associations les plus abondantes et diverses du pays. Par conséquent, même si la zone affectée est petite, les répercussions négatives des moules zébrées sur les moules d'eau douce indigènes du Canada sont graves.

Conclusion

Les moules d'eau douce constituent le groupe des animaux d'eau douce le moins connu, et le Canada compte peu de spécialistes de ces espèces. Néanmoins, les récents déclins de l'abondance et de la diversité ont stimulé l'intérêt envers les moules d'eau douce canadiennes et la recherche sur celles ci. De nouveaux relevés ont permis d'améliorer les connaissances sur la répartition et l'abondance des moules d'eau douce et ont montré l'importance des principaux refuges de lacs et de rivières dans le maintien de la diversité de ces espèces. Ce groupe compte une grande proportion d'espèces en péril à l'échelle nationale, et la protection de la diversité des moules d'eau douce canadiennes constituera un objectif important à atteindre.

Pour en savoir plus

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

À l'instar des moules d'eau douce indigènes, les moules zébrées et quagga sont des bivalves, mais elles appartiennent à un autre ordre, l'ordre des vénéroidés. Elles ne sont pas classées dans le cadre de la présente évaluation de la situation générale.

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