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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur lepsilocarphe nain au Canada

Répartition

Répartition mondiale

L’aire de répartition du Psilocarphus brevissimus s’étend depuis le centre-sud de la Colombie-Britannique jusqu’au Montana et à l’Utah, dans l’ouest des États-Unis, et à la Basse-Californie, au Mexique (Morefield, 1993; Cronquist, 1994; figure 2). Il en existe également des populations disjointes au Chili et en Argentine (Cronquist, 1950, 1955 et 1994). Le site connu situé le plus près des populations canadiennes se trouve à quelques centaines de kilomètres au sud, dans l’État de Washington, dans le comté de Lincoln. En Colombie-Britannique, les mares printanières où vit l’espèce sont de superficie limitée (environ 0,06 hectare), tandis qu’aux États-Unis, elles sont beaucoup plus grandes. On ne connaît pas les agents de dispersion de l’espèce, mais il pourrait s’agir de la sauvagine, ou des lapins à queue blanche. Dans le cas de la sauvagine, ces oiseaux utilisent souvent les mares printanières situées au sud de la frontière, mais il est peu probable qu’ils s’arrêtent dans celles situées en Colombie-Britannique, car elles sont beaucoup plus petites. Dans le cas des lapins à queue blanche, il est peu probable que ces animaux se déplacent sur de grandes distances, ce qui rend très improbable un sauvetage par immigration à partir des Etats-Unis.

Répartition canadienne

Au Canada, l’espèce n’a été vue que dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, dans la vallée de la Similkameen, au sud de Princeton, le long d’un tronçon de 2,6 km de la route 3 (figure 3; Douglas, 1998; Douglas et al., 1998a, 2002a et b).

L’espèce a été découverte en Colombie-Britannique en 1996. Elle pousse en milieu naturel (dans des mares printanières), dans un secteur non aménagé abritant une variété d’autres espèces indigènes; il est donc improbable qu’elle ait été introduite à cet endroit. De plus, comme la région a été dans l’ensemble peu explorée sur le plan botanique, l’espèce est sans doute passée inaperçue. Une seule des dix autres espèces végétales rares de la région de Princeton a été récoltée (en une autre occasion) avant 1996. Il se peut que la région ait été négligée par les nombreux herborisateurs qui l’ont traversée alors qu’ils se rendaient, partis de la côte, à des lieux de récolte situés plus à l’est, dans la vallée de l’Okanagan, plus riche sur le plan biologique. Un autre argument appuyant le caractère indigène de l’espèce est l’existence de nombreux taxons ayant une répartition semblable dans le nord-ouest des États-Unis et ayant leur limite nord en Colombie-Britannique. La steppe arbustive et les forêts claires du sud de la province font partie d’un ensemble écologique beaucoup plus vaste qui s’étend vers le sud à l’État de Washington, à l’Oregon et aux États de la région intermontagnarde.

Finalement, le paragraphe 2(2) de la Loi sur les espèces en péril précise que « dans la définition de "espèce sauvage" au paragraphe (1), une espèce, une sous-espèce, une variété ou une population géographiquement ou génétiquement distincte est, sauf preuve contraire, réputée être présente au Canada depuis au moins cinquante ans » (Gouvernement du Canada, 2003). Par conséquent, comme rien n’indique qu’il puisse d’agir d’une espèce non indigène, il faut présumer qu’elle est indigène.

Frank Lomer a été le premier herborisateur à explorer intensivement la région. Depuis qu’il y a découvert le Psilocarphus brevissimus, en 1996, il cherche à trouver de nouveaux sites de l’espèce dans la région (Lomer, comm. pers., 2003). Il herborise régulièrement dans toute la partie intérieure de la Colombie-Britannique, dans des milieux uniques ou intéressants, dans l’espoir de faire de nouvelles découvertes, et il garde l’œil ouvert pour plusieurs espèces rares, dont le P. brevissimus. Or, durant cette période, il n’a découvert aucun nouveau site de l’espèce. En 2002 et en 2003, dans le cadre d’un contrat, il a entrepris des recherches visant spécifiquement à découvrir de nouveaux sites des espèces rares déjà signalées dans la région de Princeton. Il a exploré en vain la rive est de la Similkameen, en face des sites connus. Il a pu constater que les marécages et autres milieux humides calcaires sont relativement communs dans le secteur mais que les terrains présentant les conditions particulières propices aux mares printanières demeurent rares.

Figure 2.  Répartition du Psilocarphus brevissimus var. brevissimus en Amérique du Nord. La variété multiflorus n’est présente qu’en Californie.

Figure 2.  Répartition du Psilocarphus brevissimus var. brevissimus en Amérique du Nord. La variété multiflorus n’est présente qu’en Californie.

Figure 3. Répartition du Psilocarphus brevissimus en Colombie-Britannique.

Figure 3.  Répartition du Psilocarphus brevissimus en Colombie-Britannique