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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur lepsilocarphe nain au Canada

Biologie

Généralités

On manque d’information sur la biologie du Psilocarphus brevissimus en Colombie-Britannique, notamment sur divers aspects de sa physiologie et sur ses relations avec les autres espèces. On ne possède que certaines données de base sur son cycle biologique et sa reproduction.

Keeley et Zedler (1998) distinguent quatre périodes dans le cycle annuel des mares printanières : (1) la période de mouillage ; (2) la période d’inondation, ou stade aquatique; (3) la période d’exondaison avec saturation d’eau, ou stade terrestre; (4) la période de sécheresse. Normalement, chez les plantes des mares printanières, la germination débute durant la période de mouillage ou la période d’inondation, tandis que la floraison débute durant la transition entre les périodes d’inondation et d’exondaison. Dans la région de Princeton, dans le sud de la Colombie-Britannique, la floraison a lieu en juin, et la fructification a lieu durant la période de sécheresse.

Reproduction

Le Psilocarphus brevissimus est une plante herbacée annuelle qui se reproduit sans doute principalement par autopollinisation, puisque la plante ne possède aucune structure servant à attirer les pollinisateurs et que ses stigmates sont situés à proximité des fleurs centrales productrices de pollen. De plus, l’abondante pubescence laineuse de la plante et l’absence d’aigrette sur l’akène doivent limiter la dispersion du pollen par le vent. Il est également possible que la plante produise des graines sans pollinisation, par voie asexuée (Cronquist, 1950).

Déplacement et dispersion

Les animaux sont peut-être les principaux agents de dispersion des graines du Psilocarphus brevissimus. Les oiseaux peuvent disperser les graines sur de grandes ou de petites distances. L’utilisation des mares printanières par diverses espèces d’oiseaux migrateurs, particulièrement la sauvagine et les oiseaux de rivage, a été amplement observée dans d’autres régions (Silveira, 1998). Les lapins à queue blanche de la sous-espèce Sylvilagus pourraient également disperser les graines. En effet, une étude menée an Californie a permis de constater que les graines du P. brevissimus sont souvent présentes dans les crottes des lapins à queue blanche et germent bien par la suite. Les lapins à queue blanche pourraient être des agents de dispersion importants entre les mares printanières peu distantes (Zedler et Black, 1992). Les sites du P. brevissimus de Colombie-Britannique pourraient offrir un habitat au lapin de Nuttall (Sylvilagus nuttallii), qui vit dans les prairies de la région.