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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur lepsilocarphe nain au Canada

Importance de l'espèce

Les mares printanières de la région de Princeton, en Colombie-Britannique, ont une superficie restreinte et renferment un assemblage de plantes rares qu’on ne trouve pas ailleurs dans la province, dont le Psilocarphus brevissimus. Ce milieu, de plus en plus reconnu pour son intérêt écologique et floristique, mérite donc d’être considéré comme une zone unique de grande valeur pour la conservation. Des études ont permis de répertorier des assemblages complets d’espèces végétales tolérant les conditions extrêmes d’inondation et d’assèchement qui caractérisent le cycle annuel des mares printanières (Schlising et Sanders, 1982; Keeley et Zedler, 1998; Bauder, 2000). Ces mares hébergent souvent des espèces devenues rares à cause de pertes d’habitat. Le régime hydrologique particulier des mares printanières est généralement suffisant pour en empêcher l’envahissement par la plupart des espèces exotiques.

Les populations canadiennes de Psilocarphus brevissimus sont également uniques en raison de leur position périphérique, à la limite nord de la répartition de l’espèce. Cette dernière n’est peut-être pas menacée à l’échelle mondiale, mais ses populations périphériques isolées peuvent présenter, par rapport aux populations centrales, des différences morphologiques et génétiques ayant une importance évolutive et écologique beaucoup plus grande que ne laisse croire la faible contribution de ces populations à l’effectif total de l’espèce (Mayr, 1982; Lesica et Allendorf, 1995). De plus, le mode de reproduction autogame du P. brevissimus a pu favoriser une différentiation génétique de ses populations. La protection des populations périphériques génétiquement distinctes peut être importante pour la survie à long terme de l’ensemble de l’espèce (Lesica et Allendorf, 1995).