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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Pic de Williamson (Sphyrapicus thyroideus) au Canada

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Dans toute son aire de répartition, le Pic de Williamson niche dans des forêts montagnardes de conifères, généralement d’épinette et de sapin (Picea-Abies), de douglas (Pseudotsuga menziesii), de pin tordu (Pinus contorta) ou de pin ponderosa (Pinus ponderosa), à altitude moyenne à élevée (Dobbs et al., 1997). Il peut également nicher dans des forêts mixtes, où il choisit souvent pour faire son nid des peupliers faux-trembles (Populus tremuloides) (Crockett, 1975; Smith, 1982; Conway et Martin, 1993; Loose et Anderson, 1995). Hutto (1995) a compilé les résultats de 200 études sur la densité des populations d’oiseaux réalisées dans le nord des montagnes Rocheuses; selon ces relevés, le Pic de Williamson est répandu dans cette région (observé dans 10 à 36 p. 100 des relevés, dans 7 des 15 types de milieux réputés faire partie de son habitat), où on le trouve principalement dans des forêts conifériennes sèches et des brûlés. Cependant, dans le rapport sur les vastes relevés qu’ils ont réalisés ultérieurement dans l’ouest du Montana et le nord de l’Idaho, Hutto et Young (1999) mentionnent que l’espèce est absente des brûlés. En fait, ces chercheurs ont constaté que l’espèce était en général relativement peu commune dans cette région (observée au plus dans 2 p. 100 des dénombrements ponctuels pour tout type de milieu donné et dans seulement 0,3 p. 100 de l’ensemble des dénombrements ponctuels) et qu’elle se trouvait surtout dans des forêts exploitées (coupes partielles, coupes à blanc par trouées, coupes à blanc avec réserve de semenciers) et des peuplements de peuplier baumier de l’Ouest et de peuplier faux-tremble, moins souvent dans des forêts de conifères mélangés, des forêts de douglas et des milieux humides.

Les éléments essentiels de l’habitat de nidification du Pic de Williamson sont les suivants :

  • des arbres dans lesquels il peut creuser des cavités ou qui comportent déjà des cavités où il peut aménager son nid;
  • des conifères vivants dont il peut prélever la sève;
  • des arbres sur pied, vivants ou morts, sur lesquels il peut prélever des fourmis (en particulier les fourmis charpentières, Camponotus spp.) pour se nourrir et nourrir ses petits.

Structure et âge des peuplements de nidification

Il semble que la structure du peuplement forestier n’ait pas la même importance que les éléments individuels essentiels, c’est-à-dire que l’espèce peut nicher dans des peuplements de structure diverse ou dans des secteurs à peuplements contigus de structure dissemblable, dans la mesure où les éléments dont elle a besoin y sont réunis. Selon Bull et al. (1986), les forêts conifériennes où niche le Pic de Williamson dans le nord-est de l’Oregon sont caractérisées par une surface terrière inférieure à 34 /ha, une fermeture du couvert forestier inférieure à 75 p. 100, la présence de deux ou trois étages et la présence de plus d’un arbre mort par 0,1 ha. Ces caractères semblent correspondre généralement aux peuplements anciens de mélèze de l’Ouest (Larix occidentalis) où niche l’espèce en Colombie-Britannique (Gyug, données inédites; voir plus bas dans la présente section). Les peuplements de nidification décrits par Bull et al. (1986) étaient presque tous stratifiés, avec une proportion de mélèzes âgés (> 200 ans), mais une majorité d’arbres beaucoup plus jeunes et plus petits, puisqu’il s’agissait de peuplements en régénération après un incendie de faible à moyenne intensité ayant laissé des survivants.

Au Colorado, le Pic de Williamson aménage son nid de préférence à proximité de forêts claires de pin ponderosa (Crockett et Hadow, 1975; Smith, 1982), le plus souvent dans des peuplements de peuplier faux-tremble d’en moyenne 0,34 ha et 772,4 arbres/ha (entre 182 et 1 312 arbres/ha; Crockett, 1975). La densité de peupliers faux-trembles observée par Conway et Martin (1993) est beaucoup moindre (moyenne de 12,7/ha), probablement parce que les peuplements de nidification qu’ils ont recensés étaient constitués majoritairement de conifères. Crockett et Hadow (1975) ainsi que Smith (1982) ont observé que lorsqu’il niche dans des peupliers faux-trembles, le Pic de Williamson va rechercher sa nourriture plutôt dans les peuplements voisins de pin ponderosa.

Le Pic de Williamson fait son nid dans des peuplements très denses à très clairs, ces derniers pouvant être constitués d’arbres éparpillés ça et là. La composition floristique chiffrée des lieux de nidification de l’espèce en Colombie-Britannique n’a pas été répertoriée. Nous avons utilisé les cartes de la couverture forestière établies à l’échelle de 1:20 000 par le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique pour décrire les peuplements où ont été trouvés 116 nids de l’espèce (Gyug, données inédites); 56,9 p. 100 des nids se trouvaient en forêt dense (fermeture du couvert supérieure à 30 p. 100), 12,9 p. 100 se trouvaient à la lisière de la forêt dense près d’une zone ouverte, 6,9 p. 100 en forêt claire (fermeture du couvert comprise entre 10 et 30 p. 100) et 19,0 p. 100 dans des zones ouvertes (fermeture du couvert inférieure à 10 p. 100) naturelles (9,5 p. 100) ou créées par l’exploitation ou le déboisement (8,6 p. 100) ou un incendie (1 p. 100). Aucun des nids aménagés dans les zones ouvertes ne se trouvait à plus de 140 m d’un peuplement forestier (distance moyenne de 73 m; n = 21; erreur-type = 8,4 m), et presque tous les déplacements des occupants pour la quête de nourriture étaient effectués dans la forêt voisine.

La présence de mélèzes de l’Ouest âgés semble avoir une importance capitale pour la population de thyroideus de la région d’Okanagan-Greenwood. Nous avons déterminé l’âge et la composition des peuplements de nidification et des peuplements d’alimentation voisins à partir des cartes de la couverture forestière établies par le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique : 69 des 92 nids (75 p. 100) de la population d’Okanagan-Greenwood se trouvaient à l’intérieur ou à moins de 200 m de distance de peuplements dont la strate supérieure, formée par les arbres vétérans, comprenait des mélèzes de l’Ouest d’au moins 170 ans (Gyug, données inédites). La proportion de mélèzes de l’Ouest est dans certains cas aussi faible que 5 p. 100. Des 23 nids restants, 12,5 p. 100 se trouvaient dans des peuplements comprenant des mélèzes de l’Ouest âgés (> 170 ans) ou vétérans, omis des cartes ou trop peu communs pour avoir été cartographiés. Ainsi, 87,5 p. 100 des peuplements fréquentés par la population nicheuse d’Okanagan-Greenwood renfermaient des spécimens âgés ou vétérans de mélèze de l’Ouest.

La densité de nids et de couples de l’espèce, déterminée pour plusieurs grands secteurs (> 100 ha), est proportionnelle à la quantité de peuplements anciens ou de spécimens âgés de mélèze de l’Ouest (tableau 1). Les densités observées semblent refléter la qualité du milieu, les milieux les plus prisés étant la forêt ancienne de mélèze de l’Ouest, généralement stratifiée et renfermant à la fois des arbres âgés où l’espèce peut aisément faire son nid et glaner des fourmis charpentières et de nombreux arbres de plus petite taille dont elle peut perforer l’écorce pour prélever la sève. La conservation des grands mélèzes de l’Ouest, isolés ou en bouquets au sein des forêts anciennes, est un moyen d’assurer la présence du Pic de Williamson, dont la densité dépendra cependant de la quantité de forêt ou de spécimens qui seront conservés.

Dans la région d’Okanagan-Greenwood, de grandes étendues sont considérées non propices à la nidification du Pic de Williamson en raison de l’absence de mélèzes de l’Ouest âgés où l’espèce peut nicher, même si on y trouve des arbres dont elle peut extraire la sève. À Okanagan Falls, aucun nid de l’espèce n’a été observé dans le secteur où une coupe au diamètre minimal a été pratiquée en 1971 (tableau 1), bien que le secteur voisin abrite la plus forte densité de nicheurs de toute la province. En 1971, tous les conifères de ce secteur apparemment de plus de 25 cm de DHP ont été coupés, de même que les arbres sans valeur commerciale et les chicots. Des nids de Pic à nuque rouge ont été observés dans des peupliers faux-trembles, mais aucun nid de Pic de Williamson.

Étendue des peuplements de nidification

L’étendue des peuplements forestiers denses fréquentés par la population d’Okanagan-Greenwood varie entre 0,5 ha et la forêt continue (Gyug, données inédites). Le plus petit peuplement où des nids ont été observés était une parcelle de conservation de 0,5 ha; il s’agit cependant d’un cas exceptionnel. La plupart des nids ont été observés à l’intérieur ou à proximité (moins de 200 m) de peuplements beaucoup plus grands ou dans la forêt continue.

Tableau 1. Densités de nids et de couples de Pic de Williamson en Colombie-Britannique, de 1995 à 2004
Secteur de recensementAnnéeNombre de nidsNombre d’autres couplesSuperficie (k)Densité
(k)
Nids
Densité
(k)
Couples
Habitat
Okanagan Falls- forêt ancienne12003
6
1
2,21
2,71
3,17
Forêt ancienne (> 200 ans) de mélèze de l’Ouest et de douglas; coupes à blanc et coupes avec réserve de semenciers (21 % de la superficie)
2004
7
2
2,95
2,37
3,05
Élargissement du secteur de recensement par rapport à 2003; coupes à blanc et coupes avec réserve de semenciers (24 % de la superficie)
Ruisseau Gregoire12004
6
5
5,61
1,07
1,96
Peuplement mûr de mélèze de l’Ouest et de douglas; coupes à blanc, coupes avec réserve de semenciers et emprise de ligne de transport d’électricité (33 % de la superficie)
Ruisseau Johnstone-terre boisée 411-111997
3
0
4,14
0,72
 
Dominance du douglas; densité de mélèzes de l’Ouest vétérans (> 65 cm DHP) de 0,4/ha (George Delisle, comm. pers., 2000); coupe partielle dans le passé
1998
4
0
5,0
0,80
 
1999
3
0
4,14
0,72
 
Ruisseau Wallace21995
3
1
7,78
0,39
0,51
Repousse de 25 ans après une coupe à blanc (85% de la superficie); parcelles de forêt mûre à ancienne de mélèze de l’Ouest et de douglas (15 %)
Ruisseau Wallace31996
4
0
11,32
0,35
 
Repousse de 25 ans après une coupe à blanc (81% de la superficie); parcelles de forêt mûre à ancienne de mélèze de l’Ouest et de douglas (19 %); élargissement du secteur de recensement par rapport à 1995
Okanagan Falls- parterre de coupe2004
0
0
1,50
0,00
 
Coupe au diamètre minimal en 1971 (voir le texte) à proximité de la forêt ancienne d’Okanagan Falls

1 Gyug, données inédites;
2 Gyug et Bennett, 1995;
3 Manning et Cooper, 1996.

Les populations du ruisseau Wallace ont été recensées en 1995 et 1996 (Gyug et Bennett, 1995; Manning et Cooper, 1996). Cette région abritait certains des plus grands spécimens de mélèze de l’Ouest de tout le district forestier Boundary (Randy Trerise, comm. pers., 1994). Des parcelles de semenciers d’une superficie moyenne de 3,6 ha (entre 1,6 et 18,9 ha) avaient été conservées dans la partie supérieure du bassin hydrographique; elles couvraient environ 10 p. 100 de la superficie brute. La distance moyenne entre ces parcelles était de 201 m. Il y a eu une coupe manuelle à la fin des années 1960; la plupart des arbres sans valeur marchande (trop petits ou défectueux) et des chicots n’ont pas été coupés, contrairement à ce qui s’est produit plus tard, les abatteuses-tronçonneuses mécaniques coupant pratiquement tous les arbres et les chicots sur pied, sauf dans les cas où les plans de coupe prévoyaient une réserve. Des nids de Pic de Williamson ont été trouvés dans certaines des parcelles conservées et dans des mélèzes de l’Ouest épargnés se trouvant à proximité des parcelles, mais il semble que les occupants se nourrissaient principalement dans les parcelles de forêt ancienne.

En 1995, 24 parcelles ont été recensées au ruisseau Wallace; aucun nid ni aucun centre de territoire n’a été observé dans les parcelles de 1,6 à 2,0 ha (N = 7; taux d’occupation de 0,00), 1 seul nid ou centre de territoire a été observé dans celles de 2,1 à 2,6 ha (N = 8; taux d’occupation de 0,13) et 3 nids ou centres de territoires ont été observés dans celles de 3,0 à 5,9 ha (N = 9; taux d’occupation de 0,33) (Gyug, données inédites). Il semble y avoir un lien entre l’étendue des parcelles et le taux d’occupation par le Pic de Williamson, mais il n’a pas été possible de vérifier si ce lien est statistiquement significatif en raison du nombre élevé de parcelles non occupées par l’espèce. Aney (1984), cité par Dobbs et al. (1997), a également constaté un rapport entre la superficie de parcelles de pin ponderosa et le taux d’occupation par le Pic de Williamson. On peut penser que l’espèce était, comme au ruisseau Wallace, trop peu commune pour permettre de vérifier s’il existait un lien statistiquement significatif entre le taux d’occupation et la superficie du peuplement forestier; Hejl et al. (2002), lorsqu’ils citent Aney (1984), ne mentionnent pas de superficie minimum associée à la présence de l’espèce.

Altitude

Le Pic de Williamson nidifie à une altitude plus élevée dans la partie sud de son aire de reproduction qu’à la limite nord, en Colombie-Britannique. En Colombie-Britannique, les sites de nidification recensés de la principale population de S. t. thyroideus, soit celle d’Okanagan-Greenwood, se trouvaient entre 860 et 1 520 m d’altitude (n = 89; Gyug, données inédites), 88 p. 100 des nids ayant été observés entre 1 000 et 1 390 m, 2 p. 100 entre 860 et 990 m, et 10 p. 100 entre 1 400 et 1 520 m. Les sites de nidification des populations de S. t. thyroideus vivant au nord et à l’ouest de celle d’Okanagan-Greenwood (n = 27) se trouvaient entre 700 et 1 250 m d’altitude (Gyug, données inédites; BCNRS; CDC; WLAP). La majorité (81 p. 100) se trouvaient entre 800 m et 1 100 m. Dix autres nids, non compris dans le sommaire ci-dessus, situés près de Merritt et du ruisseau Hat (Cooper, 1995), se trouvaient entre 850 et 1 100 m d’altitude.

On ne sait pas à quelle altitude nidifie la population de nataliae de Colombie-Britannique. Les indications concernant l’emplacement des nids dans les mentions historiques ne sont pas assez précises pour permettre d’estimer l’altitude avec une quelconque précision. Le seul nid occupé observé en 2004 se trouvait à environ 1 100 m d’altitude.

Classification biogéoclimatique des écosystèmes

Tout le territoire de la Colombie-Britannique a été subdivisé en zones, sous-zones et variantes dans le cadre d’un exercice de classification biogéoclimatique des écosystèmes (voir, par exemple, Lloyd et al., 1990). Ainsi, les nids de la population d’Okanagan-Greenwood (thyroideus) se trouvent principalement (70 p. 100) dans la variante de Kettle de la sous-zone sèche et douce de la zone intérieure à douglas (IDFdm1, tableau 2). Les nids, ou les milieux favorables à la nidification, des autres populations se trouvent principalement (85 p. 100) dans la variante d’Okanagan de la sous-zone très sèche et chaude de la zone intérieure à douglas (IDFxh1) et la « phase » de prairie (IDFxh1a) ainsi que dans la variante de Thompson de la sous-zone très sèche et chaude de la zone intérieure à douglas (IDFxh3).

Si on analyse la répartition des unités biogéoclimatiques dans l’aire de nidification (sous-ensemble de la zone d’occurrence de l’espèce, laquelle comprend également de grandes étendues de milieu apparemment non occupé ou non favorable) et les zones d’occupation, on constate qu’elle n’est pas aléatoire (tableau 3). Les variantes IDFdm1, IDFxh1 et MSdm1 comptent ensemble pour seulement 15 p. 100 de l’aire de nidification de la population d’Okanagan-Greenwood, mais pour 92 p. 100 de la zone d’occupation. Les variantes IDFdm1 et MSdm1 se distinguent des autres unités biogéoclimatiques de même nature par la présence du mélèze de l’Ouest. Pour les autres populations, les proportions des variantes PPxh1 et IDFdk1 dans l’aire de nidification sont à peu près les mêmes que dans la zone d’occupation; par contre, les variantes IDFxh1, IDFxh3 et IDFxh3a sont surreprésentées (68 p. 100) dans la zone d’occupation par rapport à l’aire de nidification (21 p. 100). Bien que leur emplacement précis soit inconnu, tous les nids répertoriés de la sous-espèce nataliae se trouvent soit dans la variante de Kootenay de la sous-zone sèche et douce de la zone intérieure à douglas (IDFdm2), soit dans la sous-zone sèche et froide de la zone montagnarde à épinette (MSdk).

Tableau 2.  Unités biogéoclimatiques (zones, sous-zones, variantes et « phases ») où nidifie le Pic de Williamson de la sous-espèce thyroideus en Colombie-Britannique, de 1980 à 2004
 Population
d’Okanagan-
Greenwood2
N
Population
d’Okanagan-
Greenwood2
%
Autres
populations3
N
Autres
populations3
%
Unités biogéoclimatiques1    
Zone intérieure à douglas    
IDFdk1
0
 
1
3,0
IDFdk2
0
 
2
6,1
IDFdm1
64
69,6
0
 
IDFxh1
10
10,9
13
39,4
IDFxh1a
0
 
9
27,3
IDFxh3
0
 
6
18,2
IDFxh4
1
1,1
0
 
Zone montagnarde à épinette
 
 
 
 
MSdm1
15
16,3
0
 
Zone à épinette d’Engelmann et sapin subalpin
 
 
 
 
ESSFmw
  0
 
  2
6,1
Total
92
 
33
 

1 D’après la 5e version de la classification (2003) ainsi que la 5e version provisoire de la classification du district forestier Kamloops fournie par Dennis Lloyd (ministère des Forêts de la Colombie-Britannique, à Kamloops). Voir Lloyd et al. (1990) pour la description des variantes et des « phases ».
2 Gyug, données inédites sur l’emplacement des nids.
3 Nids attestés (N = 20), observations de mâles tambourinant sans vérification ultérieure pour voir s’il y a eu nidification (N = 3) d’après les données inédites de Gyug; BCNRS (N = 6); WLAP (N = 2); CDC (N = 2); cas où l’emplacement était connu avec assez de précision pour permettre de déterminer dans quelle unité biogéoclimatique il se situe.

Tableau 3.  Répartition des différentes unités biogéoclimatiques dans l’aire de nidification et les zones ’occupation de la population d’Okanagan-Greenwood et des autres populations du Pic de Williamson de la sous-espèce thyroideus en Colombie-Britannique en 2004
 Aire de nidification1
Superficie
(km²)
Aire de nidification1
%
Zone
d’occupation
Okanagan-
Greenwood
Superficie
(km²)
Zone
d’occupation
Okanagan-
Greenwood
%
Zone
d’occupation
Autres populations
Superficie
(km²)
Zone
d’occupation
Autres populations
%
Unités biogéoclimatiques2      
Zone à graminées cespiteuses
1 421,8
7,4
0,0
0,0
0,0
0,0
Zone à pin ponderosa
1 814,4
9,5
2,8
0,4
27,5
7,3
Zone intérieure à thuya et pruche
33,0
0,2
20,6
3,3
0,0
0,0
Zone intérieure à douglas
 
 
 
 
 
 
IDFdk1
3 060,6
16,0
0,0
0,0
64,0
16,9
IDFdk2
1 347,7
7,1
0,0
0,0
21,4
5,6
IDFdm1
663,2
3,5
301,6
48,4
0,7
0,2
IDFxh1
1 470,4
7,7
82,7
13,3
72,1
19,0
IDFxh1a
169,7
0,9
0,0
0,0
4,0
1,1
IDFxh3
1 802,1
9,4
0,0
0,0
149,1
39,3
IDFxh3a
691,3
3,6
0,0
0,0
38,1
10,0
IDFxh4
200,8
1,1
24,2
3,9
0,0
0,0
autres IDF
   839,6
  4,4
   0,0
  0,0
    1,3
  0,3
Total IDF
9 554,0
50,0
408,5
65,5
350,7
92,3
Zone montagnarde à épinette
 
 
 
 
 
 
MSdm1
703,6
3,7
191,3
30,7
0,1
0,0
autres MS
3 817,0
20,0
0,0
0,0
0,1
0,0
Total MS
4 520,6
23,6
191,3
30,7
0,2
0,0
Zone à épinette d’Engelmann et sapin subalpin
 
 
 
 
 
 
ESSFmw
101,6
0,5
0,0
0,0
0,8
0,2
autres ESSF
1 610,0
8,4
0,0
0,0
0,7
0,2
Total ESSF
1 711,6
9,0
0,0
0,0
1,5
0,4
Zone de toundra alpine
59,7
0,3
0,0
0,0
0,0
0,0
Total
19 115,1
100,0
623,3
100,0
379,9
100,0

1 L’aire de nidification, ombrée sur la figure 2, est un sous-ensemble de la zone d’occurrence, laquelle comprend également de grandes étendues de milieu apparemment non occupé ou non favorable.
2 La présentation des unités biogéoclimatiques correspond à un ordre croissant d’altitude.

Effet limitatif des besoins de l’espèce sur sa répartition

En Colombie-Britannique, les seules populations denses de Pic de Williamson semblent associées à des peuplements forestiers renfermant des mélèzes de l’Ouest vétérans (voir également la section « Biologie -- Arbres de nidification »). L’espèce est également présente en petit nombre ou à faible densité dans des peuplements purs ou mélangés de peuplier faux-tremble et de pin ponderosa. On ne sait pas pourquoi la population canadienne de Pic de Williamson n’est pas plus abondante dans ces types de peuplements ni pourquoi elle ne se disperse pas davantage dans les peuplements de peuplier faux-tremble, pourtant abondants dans le sud de la Colombie-Britannique et largement exploités par l’espèce dans le sud des Rocheuses.

Si les besoins du Pic de Williamson en matière d’habitat se limitaient à la présence de peupliers faux-trembles pour nicher, de douglas producteurs de sève pour se nourrir et de chicots ou de spécimens âgés de douglas fournissant une abondance de fourmis charpentières pour se nourrir et nourrir ses petits, le milieu ne serait pas un facteur limitatif puisque les milieux répondant à ces critères sont fréquents dans la région sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Or, l’espèce semble absente de ces milieux. Comme le Pic de Williamson, le Grand Pic se nourrit de fourmis charpentières (Bull et Jackson, 1995) et niche dans de grands arbres (plusieurs espèces, dont le peuplier faux-tremble); cependant, on le rencontre dans des milieux beaucoup plus divers, ce qui donne à penser que le Pic de Williamson serait probablement lui aussi beaucoup plus répandu ou abondant si ses besoins se limitaient à ceux susmentionnés. Le principal facteur limitant la répartition de l’espèce au Canada est peut-être la dépendance de celle-ci à l’égard de peuplements anciens de pin ponderosa, qu’on trouve encore dans les régions des populations de Princeton et de Merritt, mais qui sont relativement rares dans la région sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique, en raison des coupes pratiquées au cours du siècle dernier.

Tendances en matière d’habitat

En Colombie-Britannique, la principale concentration de la sous-espèce thyroideus se trouve dans la région d’Okanagan-Greenwood, qui abriterait, selon nos estimations, environ 85 p. 100 de la population totale (voir la section « Taille et tendances des populations » plus loin). L’habitat de l’espèce est menacé principalement par l’exploitation forestière et le déboisement, qui entraînent la disparition des forêts anciennes de mélèze de l’Ouest et laissent des parterres de coupe parfois trop étendus ou trop dénudés pour pouvoir servir d’habitat de nidification à l’espèce. Or, l’exploitation forestière et le déboisement continuent d’avoir cours dans la région. D’après l’inventaire des écosystèmes de la Colombie-Britannique, corrigé pour tenir compte des coupes forestières et des incendies de forêts récents, nous avons estimé que Ia zone d’occupation du Pic de Williamson comprend environ 89 k (15,0 p. 100) de forêt ancienne et qu’au cours des 10 à 14 dernières années la superficie de forêt ancienne dans ces 89 k occupés par l’espèce a diminué de 23 p. 100.

Le déboisement de terres privées au mont Anarchist a contribué à la disparition de sites de nidification, autrefois communs, sur le territoire de la population d’Okanagan-Greenwood (voir « Taille et tendances des populations » plus loin). Dans les années 1990, le régime d’imposition foncière des propriétés rurales de la Colombie-Britannique a été modifié. Les arbres poussant sur les terres sont maintenant considérés comme faisant partie de la valeur de la propriété et sont pris en compte dans l’évaluation foncière aux fins du calcul du montant annuel des impôts à percevoir (B.C. Assessment, 2004). Comme les propriétaires sont imposés pour un élément qui ne leur rapporte aucun revenu, ils sont peu enclins à conserver cette valeur. Les arbres coupés sont non seulement source de revenus, mais cessent d’être pris en compte dans l’évaluation de la propriété.

Dans la région de Princeton, la majeure partie du peuplement ancien (> 200 ans) de pin ponderosa où niche l’espèce au lac August a été coupée en 2003 pour arrêter les infestations de dendroctones du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae). Le couple de Pic de Williamson observé dans ce secteur le 25 mai 2004 n’y était plus le 14 juin, et sa tentative de nidification a probablement échoué (Gyug, données inédites). Depuis plus de 15 ans, cette forêt était réputée être, de toute la région de Princeton, le lieu le plus assidûment fréquenté par des pics de Williamson nicheurs (BCNRS; CDC; Jerry Herzig, comm. pers., 2000; Dick Cannings, comm. pers., 2004; Gyug, données inédites).

Des couples nicheurs avaient également été observés au ruisseau Whipsaw, en 1984 (BCNRS), dans un peuplement ancien de pin ponderosa poussant sur des terres privées, au sud de Princeton. Au printemps 2004, les pins de grande taille ont été coupés jusqu’au dernier, de sorte que le milieu n’a plus aucun attrait pour le Pic de Williamson. La réserve écologique voisine est de superficie très limitée (29 ha) et ne compte que quelques spécimens anciens de pin ponderosa, de sorte qu’elle ne peut vraisemblablement pas combler tous les besoins du Pic de Williamson.

L’industrie forestière poursuit ses activités au détriment de l’habitat du Pic de Williamson. Les coupes pratiquées sur les terres de la Couronne entre 1997 et 2003 ont entraîné la disparition de sites propices dans le bassin du cours inférieur du ruisseau Ingram, au nord de Midway, dans le district forestier Arrow-Boundary, qui étaient probablement fréquentés par des nicheurs dans le passé (Gyug, données inédites de 1996; WLAP, données inédites), mais ne le sont plus (Gyug, données inédites de 2003 et de 2004). Les relevés de 2004 (Gyug, données inédites) ont permis de constater que 6 nids occupés se trouvaient dans un secteur qui faisait l’objet d’un lever en vue de coupes forestières, et que 3 autres se trouvaient dans un secteur où des coupes avaient été pratiquées dans les deux années précédentes, mais où il restait suffisamment d’arbres pour abriter des pics de Williamson nicheurs (au moins à court terme). En outre, deux des quatre secteurs occupés par des mâles apparemment non appariés faisaient l’objet d’un lever en vue de coupes forestières.

Environ 30 p. 100 de la forêt ancienne de mélèze de l’Ouest recensée à Okanagan Falls, qui couvre une superficie d’environ 230 ha (tableau 1), est visée par des plans de coupe pour lesquels les levés ont déjà été faits. Cette forêt abrite la plus forte densité de pics de Williamson du Canada et des États-Unis et elle est entourée de parterres de coupe ne pouvant abriter l’espèce. Depuis 90 ans, cette forêt (anciennement connue sous le nom de « mont Schoonover »; aujourd’hui le plus souvent désignée sous le nom de « Venner Meadows Road » par les membres du groupe de discussion BCINTBIRD) est reconnue comme étant l’un des sites les plus assidûment fréquentés par le Pic de Williamson au Canada. Entre 1990 et 2004, nous avons parcouru le secteur Okanagan-Greenwood et d’autres secteurs de la vallée de l’Okanagan afin d’y recenser le Pic de Williamson ainsi que d’autres espèces et d’y mener des recherches pour d’autres projets. Nous avons également examiné les photographies aériennes de la région, les cartes numériques de la couverture forestière du district forestier Okanagan-Shuswap, des zones d’approvisionnement forestier de Boundary et de Merritt ainsi que la carte des écosystèmes terrestres de la propriété forestière de production nº

 15. À notre connaissance, il n’existe aucune autre parcelle de mélèze de l’Ouest de cette taille (> 200 ha), de cet âge (> 200 ans) et de cette qualité dans toute la zone d’occupation de la sous-espèce thyroideus en Colombie-Britannique. Cette forêt semble unique.

On peut estimer le taux d’exploitation des forêts à environ 1 p. 100 du territoire forestier par an, en supposant une coupe à blanc et une révolution d’environ 100 ans pour tous les peuplements exploités. En fait, le taux d’exploitation prévu la dernière année (2002) où les taux étaient affichés sur le site Web du ministère des Forêts de la Colombie-Britannique (ils ne sont plus affichés sous forme de fichiers SIG superposables sur d’autres fichiers SIG délimitant les milieux) était de 1,26 p. 100 par an pour la partie de la zone d’occupation du Pic de Williamson (sous-espèce thyroideus) située dans le district forestier Okanagan-Shuswap. Ce taux a été calculé à partir du plan quinquennal 2002-2007 d’exploitation de la zone occupée par l’espèce (233,8 k), où 12,97 k (6,3 p. 100) du territoire appartenant à la Couronne (205,7 k) étaient proposés pour la récolte du bois. La majeure partie (10,27 k ou 79 p. 100) de cette superficie était couverte de forêt comprenant des mélèzes de l’Ouest âgés dans les secteurs où vient nicher le Pic de Williamson.

Le remplacement des arbres âgés recherchés par le Pic de Williamson pour nicher et glaner des fourmis peut prendre jusqu’à plusieurs centaines d’années. Les mélèzes de l’Ouest vétérans que l’espèce privilégie pour construire son nid ont généralement entre 200 et 600 ans. Des 18 arbres où des nids de l’espèce ont été observés en 1996, 1997 ou 1998 et qui ont été vérifiés jusqu’en 2000, 5 ont été utilisés pour la nidification plus d’une année et l’un d’entre eux pour quatre années consécutives (Gyug, données inédites). Trois de ces arbres sont tombés durant cette période : un peuplier baumier de l’Ouest (Populus balsamifera subsp. trichocarpa), un bouleau (Betula sp.) et un pin ponderosa, mais aucun des 11 mélèzes de l’Ouest. Le mélèze de l’Ouest est une espèce plus longévive que les autres arbres de la région et offre donc un substrat plus stable et plus prévisible aux oiseaux nicheurs.

Les arbres individuels sont menacés autant que les peuplements entiers. Un mélèze de l’Ouest vétéran ayant abrité des nicheurs de 1997 à 1999 a été abattu comme bois de chauffage en 2003. L’arbre était vivant, mais fortement atteint de la pourriture du cœur, sa cîme était morte et cassée, et son tronc portait d’importantes traces de feu et, peut-être, de foudre. Environ la moitié de l’arbre a été abandonnée sur place parce qu’elle était trop pourrie pour être coupée à la scie mécanique.

L’habitat du Pic de Williamson continue de s’amenuiser et n’est pas remplacé. La majorité des coupes pratiquées dans la région ne laissent pas suffisamment d’arbres debout pour répondre aux besoins de l’espèce. Le Pic de Williamson ne fréquente pas les parterres de coupe s’il n’y a pas à proximité une forêt ancienne de mélèze de l’Ouest ou de douglas (Gyug, données inédites). Dans les années 1980 et 1990, le Ministry of Environment de la Colombie-Britannique (aujourd’hui Ministry of Water, Land and Air Protection) a négocié avec les exploitants de concessions forestières pour qu’ils laissent sur les parterres de coupe à blanc une importante réserve de spécimens mûrs de mélèze de l’Ouest, jusqu’à raison de 60 à 100 spécimens/ha, mais généralement de 5 à 10 spécimens/ha. Ces sujets devaient servir de semenciers pour la régénération naturelle des forêts; cependant, le résultat était trop imprévisible, et cette pratique a été remplacée par la plantation de semis. La valeur écologique de la réserve d’arbres mûrs a été reconnue par les gestionnaires de la faune dans les années 1980 et 1990, et, bien que leurs semences n’étaient plus nécessaires pour la régénération des forêts, ces arbres ont été conservés.

Cependant, le régime du code de pratiques forestières (le Forest Practices Code, remplacé par la Forest and Range Practices Act) et des règles de sécurité de la Worker’s Compensation Board (WCB) de la province semble avoir entraîné au cours des dernières années des changements à l’égard de la réserve d’arbres mûrs dans les parterres de coupe à blanc. Les lignes directrices visant les « arbres fauniques » (arbres utilisés par les espèces sauvages) émises en application de la Forest and Range Practices Act ont été formulées séparément pour chacun des districts forestiers pour tenir compte des conditions particulières à chacun. Ces lignes directrices reposent cependant sur un critère de superficie et ne s’appliquent qu’à des groupes d’arbres. Ainsi, les secteurs où, il y a quelques années, des spécimens de mélèze de l’Ouest ou de douglas auraient été conservés (en nombre reproduisant en quelque sorte les perturbations du régime naturel d’incendies, auxquels auraient résisté un grand nombre de ces arbres âgés) sont le plus souvent complètement rasés. Les coupes de récupération pratiquées dans les secteurs ravagés par l’incendie de 2003 sont sous le même régime, de sorte que de nombreux mélèzes de l’Ouest de grande taille qui ont survécu au feu sont coupés tout comme les arbres morts.

Les règles de sécurité de la WCB s’appliquent à tous les lieux où travaillent des hommes ou des machines et interdisent de laisser debout les arbres manifestement atteints, les « rejets » laissés sur pied sous l’ancien régime. Ainsi, les mélèzes de l’Ouest vétérans où niche le Pic de Williamson (dont la plupart présentent des avaries importantes : traces de feu, cîme morte ou cassée, etc.) et ceux de la génération en voie de les remplacer comme arbres de nidification disparaissent rapidement du paysage des zones d’exploitation forestière de la Colombie-Britannique.

Les tendances de l’habitat de la sous-espèce nataliae demeurent indéterminées, puisque les relevés de 1996 à 2004 ont porté uniquement sur la population de la sous-espèce thyroideus. Cependant, Johnstone (1949) mentionne que l’unique site de nidification connu qui était occupé en 1938 a été détruit par la coupe forestière en 1939. D’après l’inventaire général des écosystèmes, on a estimé qu’au début des années 1990, seulement 95,6 k (3,4 p. 100) de l’aire de nidification de la sous-espèce nataliae étaient couverts de forêt de plus de 140 ans, soit une proportion beaucoup moindre que pour la population d’Okanagan-Greenwood (estimée à 19,5 p. 100) à la même époque.

Protection et propriété

En Colombie-Britannique, un seul site de nidification occupé se trouvait à l’intérieur d’un parc. Le nid observé près de Kimberley en 2004 se trouvait dans un arbre poussant sur un terrain de la Couronne loué et exploité comme parc par la Ville de Kimberley (Kimberley Nature Park Society, 2004). Deux autres sites connus, soit celui des lacs Lightning, dans le parc provincial E.C. Manning (BCNRS), et celui du parc provincial Cathedral (Campbell et al., 1990), n’étaient pas occupés en 2004 et ne semblent pas avoir été occupés depuis plusieurs années. Il semble y avoir des sites sur des terres de ranch privées au ruisseau Hat (emplacement exact inconnu) ainsi qu’à Merritt, à Princeton et au mont Anarchist, à proximité de la route 3 (Gyug, données inédites). Tous les autres sites connus se trouvent dans des forêts appartenant à la Couronne.

Aucun site de nidification n’est répertorié pour des réserves indiennes. Les seules terres des Premières Nations dans la zone d’occupation du Pic de Williamson couvrent une superficie de 11 k dans la région d’Okanagan-Greenwood, à l’est d’Oliver. Aucun recensement n’a été fait sur ce territoire, mais on peut penser qu’il est fréquenté par le Pic de Williamson puisque l’espèce niche dans des milieux semblables à moins de 200 m de ces terres.

On a commencé à délimiter des réserves de forêt ancienne à l’intérieur de forêts exploitables, conformément aux lignes directrices sur la biodiversité émises en application de la Forest and Range Practices Act. Soixante-cinq des 1 421 réserves prévues (3e version préliminaire, octobre 2003; couverture fournie par le Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique) dans le district forestier Okanagan-Shuswap chevauchent la zone d’occupation de la population d’Okanagan-Greenwood. L’espèce niche dans une seule d’entre elles et a été observée dans deux autres, soit un spécimen au mont Anarchist et un autre au ruisseau Micah. Seulement quatre des 50 sites de nidification connus dans le district forestier Arrow-Boundary se trouvent à l’intérieur des réserves prévues (version de mai 2004, disponible à l’adresse http://tfic1. timberline.ca/ kbhlpo/index/boundary.html). Globalement, le projet de réserves de forêt ancienne n’assurera pas une grande protection aux populations de Pic de Williamson.