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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la cicutaire de Victorin au Canada – Mise à jour

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a attribué en 1987 le statut d’«espèce préoccupante» à la cicutaire de Victorin. L’organisme NatureServe lui attribue la cote globale G5T2, la cote canadienne N2 et la cote québécoise S2 (NatureServe 2001). Argus et Pryer (1990) la considèrent rare au Canada et lui attribuent une priorité canadienne de 2.

Les populations de Saint‑Michel‑de‑Bellechasse (anse Saint‑Vallier), L’Islet et Saint‑Jean‑Port‑Joli (anse de Trois‑Saumons) sont protégées parce qu’elles sont situées dans les refuges d’oiseaux migrateurs de Saint‑Vallier, L’Islet et Trois‑Saumons. La population de Grosse‑Île est également protégée à cause de sa situation dans le lieu historique national du Canada de la Grosse‑Île‑et‑le‑Mémorial‑des‑Irlandais. En outre, l’organisme Conservation de la nature Québec est propriétaire d’une partie du site de la population de Saint‑Vallier.

Au Québec, la cicutaire de Victorin est maintenant protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables car le statut d’«espèce menacée» lui a été attribué en février 2001. Toutefois, la cicutaire maculée est considérée comme une mauvaise herbe en vertu de la Loi sur les abus préjudiciables à l’agriculture (L.R.Q. A‑2). L’absence de clauses dans la Loi concernant la variété de la cicutaire de Victorin entraîne une certaine confusion au sein du grand public et parmi les inspecteurs du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec.

Son habitat est protégé contre la principale menace à sa survie par le Règlement sur la circulation de véhicules motorisés dans certains milieux fragiles (L.R.Q., c. Q‑2, r.2.2). En outre, la politique québécoise concernant la protection des rives, du littoral et des plaines inondables vise à maintenir et à améliorer la qualité de l’eau en accordant une protection adéquate minimale au littoral. Toutefois, les menaces que font actuellement peser les V.T.T. sur l’habitat de la cicutaire de Victorin démontrent clairement que ces règlements seuls sont inadéquats pour protéger le taxon en l’absence de mesures d’application adéquates.