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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la cicutaire de Victorin au Canada – Mise à jour

Cicuta maculata var. victorinii
Cicutaire de Victorin  Victorin’s water‑hemlock
Aire de répartition au Canada : Québec


Renseignements sur les zones d’occurrence et d’occupation 
·        Zone d’occurrence (km2)
(reposant sur le calcul par le SIG d’un polygone dans lequel tous les points situés aux limites extérieures de l’aire de répartition sont inclus)
171 km2
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).En hausse à cause des efforts de recherche plus intenses
·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?Non
·        Zone d’occupation (km2)
(calcul approximatif des aires totales d’habitat côtier)
Peut‑être 2 km2
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).Inconnue
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?Non
·         Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).33
·         Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).Inconnue (nombre croissant connu en raison des efforts de recherche plus soutenus)
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?Non
·        Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).Déclin de la qualité de l’habitat en fonction de divers impacts


Information sur la population 
 ·         Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

Inconnue

(plante vivace,

peut‑être plusieurs années)

 ·         Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Estimation entre

1 800 et 6 300 plantes

 ·         Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.Stable
 ·         S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).Non applicable
 ·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?Non
 ·         La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.‑à‑d. migration réussie de < 1 individu/année)?Non
 ·        Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Vraisemblablement stable

(nombre croissant connu en raison des efforts de recherche accrus)

 ·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?Non

·        Énumérez les populations avec le nombre d’individus matures dans chaque population :

-         Beaupré : 11-50

-         Berthier-sur-Mer, anse de Berthier : 115-1 060

-         Berthier-sur-Mer, trou de Berthier : 2-10

-         Cap-Rouge, anse du Cap-Rouge : 100-1 000

-         Grondines : 11-50

-         Grosse-Île : 50-100

-         Île aux Grues, la Grande Rivière : 100-250

-         Île aux Grues, quai : 11-50

-         Lévis, pointe Martinière : 250

-         L'Islet, rocher Panet : 200-500

-         L'Islet-sur-Mer, anse à l’est du quai : 1

-         Neuville : 30-50

-         Pointe-aux-Trembles-Ouest, pointe à Alain : 2-10

-         Saint-Augustin-de-Desmaures : 15-60

-         Sainte-Anne-de-la-Pérade : 3-10

-         Sainte-Croix, pointe au Platon : 3

-         Saint-Étienne-de-Beaumont, anse de Vincennes : 11-50

-         Saint-François : 1

-         Saint-Jean, pointe Dauphine : 155-310

-         Saint-Jean, rivière Lafleur : 2-10

-         Saint-Jean-de-Boischatel : 1

-         Saint-Jean-Port-Joli, anse de Trois-Saumons : 100-1 000

-         Saint-Jean-Port-Joli : 30-120

-         Saint-Laurent, village-des-Anglais : 2-10

-         Saint-Laurent-d'Orléans, anse aux Frères : 200-500


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Menaces réelles :

-         piétinement anthropique/circulation de V.T.T.

-         tonte des herbacées

-         affouillement glaciel (menace discutable puisqu’il s’agit d’une occurrence naturelle; provoque certains changements dans les tailles des populations)

-         qualité et niveau de l’eau (impact vraisemblablement limité)

Menaces potentielles :

-         habitat convenable devenant limité à cause du remblayage

-         Loi sur les abus préjudiciables à l’agriculture (contrôle de la cicutaire maculée var. maculata répandue que l’on peut confondre avec var. victorinii)

-         - déversements de pétrole


Effet de sauvetage (immigration à partir d’une source extérieure)Aucun
 

·        Situation des populations de l’extérieur?

États‑Unis : aucune; c’est une espèce endémique au Canada

 ·        L’immigration est‑elle connue ou possible?Non applicable
 ·        Des immigrants s’adapteraient‑ils pour survivre au Canada?Non applicable
 ·        Un habitat suffisant existe‑t‑il pour des immigrants au Canada?Non applicable
 ·        Le sauvetage de populations de l’extérieur est‑il probable?Non applicable
Analyse quantitativeNon applicable

Autres statuts

COSEPAC : Espèces préoccupante (1987)

Québec : Espèce menacée

 


Statut et raisons de la désignation

Statut :

Espèce préoccupante

Code alpha‑numérique :

Non applicable

 

Motifs de la désignation :

La cicutaire de Victorin est une plante vivace dont l’aire géographique est très limitée, qui est endémique à la zone intertidale d’eau douce et légèrement saumâtre du fleuve Saint‑Laurent au Québec. Elle est présente dans environ 33 localités mais dans des habitats localisés très petits où elle est menacée par un large éventail d’impacts, notamment la destruction réelle de plantes à cause de la circulation des V.T.T. et du piétinement anthropique et à cause de la tonte de la végétation riveraine; des pertes d’habitats côtiers potentiels convenables surviennent également à cause du remblayage et de l’aménagement des rives et une perte potentielle de plantes peut survenir à cause de la confusion avec la variante commune de l’espèce qui est considérée comme une mauvaise herbe. Les déversements pétroliers peuvent également présenter un risque potentiel.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin de la population totale) : Non applicable. Aucun déclin global documenté mais une augmentation considérable du nombre de localités (30 nouveaux sites) due aux efforts de recherche accrus.

Critère B (petite aire de répartition et déclin ou fluctuation) : Non applicable. La zone d’occurrence et la zone d’occupation sont faibles mais le taxon n’est pas fragmenté, les tailles des populations ne fluctuent pas et le taxon est présent dans 33 sites.

Critère C (population totale faible et déclin) : Non applicable. Estimation de la population totale <10 000 et peut‑être même moins de 2 500 mais un déclin futur important de la population ne peut pas être raisonnablement inféré malgré diverses menaces existantes; certaines populations peuvent contenir >1 000 plantes; aucune population ne contient au moins 95 p.100 d’individus matures et aucune fluctuation extrême n’est connue.

Critère D (population très petite ou aire de répartition limitée) : Ne répond pas à ce critère car cette variété endémique, qui comprend environ 33 populations existantes avec une zone d’occupation < 20 km2, ne deviendra vraisemblablement pas très menacée de disparition sur une très courte période et on pourrait encore trouver de nouvelles populations.

 

Critère E (analyse quantitative) : Non applicable.