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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la cicutaire de Victorin au Canada – Mise à jour

La cicutaire de Victorin intéresse les scientifiques car elle soulève tout le problème de l’origine et de la diversification de la flore endémique des rives estuariennes du fleuve Saint‑Laurent (Marie‑Victorin, 1995). La zone intertidale est également l’habitat spécialisé des espèces suivantes (Bouchard et al.,1983) : la cicutaire de Victorin et les espèces suivantes : Bidens eatonii, Epilobium cliliatum var. ecomosum, Erigeron philadelphicus var. provancheri, Eriocaulon parkeri, Gentianopsis procera subsp. macounii var. victorinii (sub Gentianella crinita subsp. victorinii), Gratiola neglecta var. glaberrima, Lycopus americanus var. laurentianus, Physostegia virginiana var. granulosa, Polygonum punctatum var. parvum et Zizania aquatica var. brevis.

Par ailleurs, certaines cicutaires possèdent des propriétés médicinales reconnues, mais aucune étude n’a encore été effectuée sur la cicutaire de Victorin. Sur le plan médical, la cicutoxine présente une activité anti‑leucémique et constitue probablement un anti‑cancérigène (Harborne et Baxter, 1993). Certains peuples autochtones américains utilisaient la cicutaire à des fins médicinales ou prophylactiques (Heywood, 1971). Aucune donnée n’est disponible au Canada sur l’utilisation de la cicutaire de Victorin par les peuples autochtones.