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Couleuvre royale (Regina septemvittata)

Résumé

Couleuvre royale

Regina septemvittata

Information sur l’espèce

La couleuvre royale (Regina septemvittata) est un mince serpent semi-aquatique de longueur modérée. La couleur de fond de son dos est olive brunâtre, et trois étroites bandes noires longitudinales courent, l'une sur la ligne médiale dorsale et les deux autres sur chacun de ses flancs, sur les cinquième et sixième rangées d’écailles. Son ventre jaune pâle est parcouru de quatre bandes longitudinales foncées.

 

Répartition

Aux États-Unis, la couleuvre royale vit dans les États de l’Est, depuis le Michigan jusque dans le Nord de la Floride. Au Canada, son aire de répartition est limitée au Sud-Ouest de l’Ontario, et plus précisément à l’ouest de l’escarpement du Niagara et au sud de la baie Georgienne.

 

Habitat

La couleuvre royale a besoin d’un habitat hautement spécialisé comprenant un plan d’eau permanent (de préférence avec un courant modéré), une profusion d’écrevisses comme proies et suffisamment de pierres et de végétation pour lui fournir un abri.

 

Biologie

Le régime alimentaire de la couleuvre royale, extrêmement spécialisé, est composé presque exclusivement d’écrevisses fraîchement muées. La femelle donne naissance à des petits vivants à la fin de l’été ou au début de l’automne; la taille de la portée varie habituellement entre 5 et 18 serpenteaux. Les petits doublent presque de taille au cours de la première année; leur taux de croissance diminue par la suite, à mesure qu’ils vieillissent. En Ontario, la période normale d’activité s’étend de mai à octobre. Aux États-Unis, on a déjà observé d'importants regroupements de couleuvres qui se préparaient à hiberner. La couleuvre royale est aussi souvent signalée en compagnie d’autres espèces de serpents. Son domaine vital est passablement petit.

 

Taille et tendances des populations

Deux relevés récents de l’habitat connu de la couleuvre royale ont permis de repérer respectivement 30 et 38 individus. Comme cette couleuvre vit surtout dans l'eau et est difficile à repérer, il est impossible d'obtenir une estimation de la taille des populations à partir de ces relevés. On admet néanmoins généralement que la couleuvre royale est une espèce rare au Canada.

 

Facteurs limitatifs et menaces

La couleuvre royale est menacée par de nombreuses activités humaines, notamment par la destruction de son habitat causée par la construction de barrages ou d’ouvrages de lutte contre l’érosion. La pollution des cours d’eau pourrait également contaminer les proies dont se nourrit la couleuvre ou entraîner une accumulation de substances toxiques dans l’animal lui-même.

 

Importance de l’espèce

Au Canada, la couleuvre royale se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition. La population ontarienne pourrait présenter des adaptations particulières (génétiques, physiologiques et comportementales) au climat froid.

 

Protection actuelle ou autres désignations

La couleuvre royale est protégée en vertu de la Loi sur la chasse et la pêche de l’Ontario, qui interdit de capturer, de chasser, de garder en sa possession ou de vendre des reptiles indigènes, sauf en vertu d’un permis. Plusieurs populations jouissent d’une protection supplémentaire du fait qu’elles se trouvent dans des aires de conservation ou des parcs provinciaux. La couleuvre royale est l’espèce de serpent la moins souvent signalée dans la province, avec seulement 163 mentions dans le Résumé herpétofaunique de l’Ontario. Plusieurs populations semblent avoir disparu de la province.

 

 MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le Comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

 Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

*         Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
**       Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement                  Environment
Canada                             Canada

Service canadien               Canadian Wildlife
de la faune                        Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.