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Loi sur les espèces en péril - Cahier de consultation au sujet de l'inscription sur la liste officielle du bar rayé, population de l'estuaire du St-Laurent

Informations de base sur le bar rayé : population de l’estuaire du Saint-Laurent.

Statut : disparue du pays

Dernière évaluation du COSEPAC :novembre 2004

2.1. Description de l’espèce

De la famille des Moronidae, le bar rayé, Morone saxatilis, est un poisson typique des estuaires et des milieux côtiers de l’est de l’Amérique du Nord. Il se caractérise par un corps allongé, une tête triangulaire et une bouche à la mâchoire inférieure saillante. La première de ses deux nageoires dorsales est épineuse. Son dos est d’un vert olive foncé presque noir, son ventre est blanc, ses flancs prennent une teinte intermédiaire parfois argentée. Sur chaque côtés se distinguent aisément 7 ou 8 rayures horizontales contrastantes.

2.2. Distribution de l’espèce

L'aire de distribution naturelle du bar rayé couvre la côte est de l'Amérique du Nord, du fleuve Saint-Laurent à la rivière St. Johns, dans le nord est de la Floride. Les populations de bar rayé reconnues au Canada se trouvent à l'extrémité nord de l'aire de distribution de l'espèce. On possède des preuves historiques de la reproduction du bar rayé dans cinq rivières de l'est du Canada : le fleuve Saint-Laurent (Québec), la rivière Miramichi (Nouveau-Brunswick), et dans les rivières Saint-Jean, Annapolis et Shubénacadie (Nouvelle-Écosse). Les deux seules rivières où la reproduction a encore lieu sont la Miramichi et la Shubénacadie et leurs populations respectives semblent isolées et génétiquement distinctes l’une de l’autre. Toutes les données disponibles (de résultats d’études et des pêches sportives et commerciales de 1944 à 1965) semblent indiquer que la population de l'estuaire du Saint-Laurent, dont il sera question maintenant, était isolée des autres groupements atlantiques. Le bar rayé de l’estuaire occupait un tronçon fluvial qui s’étendait sur environ 300 km, du lac Saint-Pierre (Sorel) à Kamouraska. On n’a jamais rapporté de recapture en aval de Kamouraska de bars qui avaient été étiquetés dans le Saint-Laurent. Cela n’exclut pas toute possibilité de contacts, mais ceux-ci semblent exceptionnels.

2.3. Biologie du barrayé

2.3.1. Reproduction et fraye

Poisson anadrome comme le saumon, le bar rayé doit se déplacer entre un habitat de reproduction en eau douce ou légèrement saumâtre (fraye, incubation et développement initial) et des aires d’alimentation et de croissance en eau saumâtre ou salée afin de compléter son cycle vital. Celui-ci est échelonné sur quelques années avant l’atteinte de la maturité. Les femelles sont aptes à se reproduire vers l’âge de cinq ans, à une longueur totale de 40cm. Pour les mâles cette maturité sexuelle est atteinte vers 3 ans (30cm). Les bars matures se reproduisent généralement vers la fin de mai ou le début de juin. Les mâles atteignent les premiers les aires de fraie, en rivière suivis des femelles, généralement moins nombreuses. La fraye peut durer de trois à quatre semaines quand le nombre de géniteurs est élevé et débute lorsque la température de l’eau s’élève au-dessus de 10 °C. La fécondité des femelles de 4 à 11 ans varie de 53 000 à 1 464 000 ovules ce qui en fait un poisson prolifique. Le comportement reproducteur se déroule près de la surface, à la tombée du jour. Les géniteurs survivent à la fraie et peuvent se reproduire de nouveau, leurs contributions successives étant parfois intercalées d'une année de repos. Dans certaines rivières, on a observé des géniteurs actifs âgés de 14 ans. La frayère du bar rayé dans l’estuaire du Saint-Laurent n’a jamais été localisée, mais diverses informations laissent croire qu’elle se trouvait dans le lac Saint-Pierre ou en aval de celui-ci, dans la section adjacente de l’estuaire fluvial.

2.3.2. Développement et maturation

Les œufs fécondés sont maintenus en suspension dans l’eau pendant toute la durée de l’incubation (2-3 jours). Une semaine après l’éclosion, après avoir épuisées leurs propres réserves (vitellus), les larves se déplacent verticalement dans la colonne d'eau où elles trouvent leur nourriture. Au bout de 35 à 50 jours, les jeunes (d’environ 20mm) acquièrent la physionomie typique du bar. La croissance des jeunes de plus d’un an est tributaire de la quantité nourriture ingérée, d’abord des invertébrés puis graduellement des poissons. Contrairement aux larves plutôt statiques, les poissons juvéniles peuvent se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Les jeunes bars dévalent ensuite vers les eaux saumâtres puis salées, pour s’y alimenter et croître.

2.3.3. Déplacements et migration

Les migrations du bar rayé sont associées au développement, à l’alimentation, à la reproduction et à l’hivernage du poisson. La fraye des bars rayés du Saint-Laurent devait avoir lieu au lac Saint-Pierre ou à proximité, entre la mi-mai et la mi-juin. Par la suite, la dévalaison des jeunes de l'année s'étalait sur plusieurs semaines, du début de juillet (à la hauteur de Neuville, en périphérie de l’île d’Orléans et dans l’archipel de Montmagny) au début de septembre (Rivière-Ouelle et Saint-Jean-Port-Joli). Ils se retrouvaient le long des rives du Saint-Laurent et aux abords de plusieurs îles estuariennes, entre l’île Madame et l’île aux Oies.

L’automne venu, les géniteurs, résidant jusque-là en eau salée, montaient hiverner dans le fleuve se rendant jusqu’au lac Saint-Pierre. Pour leur part, les jeunes immatures (3 ans et moins) hivernaient plutôt dans l’estuaire, en aval de Québec, dans le panache des eaux douces du fleuve. Après la fraye printanière, les géniteurs dévalaient jusqu'à l'estuaire, où ils s'alimentaient et se remettaient en condition pendant tout l'été. Les bars rayés se déplacent par bancs constitués d’individus de la même classe d’âge (cohorte).

2.3.4. Régime alimentaire

L'alimentation de la larve change à mesure qu'elle croît : d’abord la réserve vitelline, ensuite les micro crustacés immatures puis, graduellement, les micro crustacés adultes. Les jeunes de l'année se nourrissent surtout de petits invertébrés. Lorsqu’ils atteignent l’âge de deux ans, les jeunes bars s’alimentent de poissons. Les bars du Saint-Laurent ayant plus de deux ans semblaient se nourrir particulièrement de poulamon atlantique, d'éperlan arc-en-ciel, d’alose savoureuse, de gaspareau de hareng atlantique et de plies.

2.3.5. Taille de la population

La distribution de la population de l’estuaire du Saint-Laurent et ses déplacements saisonniers ont été méticuleusement décrits vers la fin des années 1800 mais les scientifiques n’ont recueilli des données biologiques, de façon systématique, qu’entre 1944 et 1962.

La population de bar du Saint-Laurent semble avoir décliné de façon marquée à partir du milieu des années 1950. Malgré le fait que le bar rayé du Saint-Laurent était soumis à une exploitation très forte, sa population mais n’a pas fait l’objet d’une évaluation d’effectifs Seuls des indices d’abondance indirects existent, par exemple, l’enregistrement des captures commerciales et sportives. À partir de 1957, les débarquements, qui avaient toujours fluctué entre 5 et 50 tonnes annuellement depuis 1920  sont tombés sous les 3 tonnes et y sont demeurés jusqu’en 1965, dernière année où des prises commerciales de bar rayé ont été déclarées. De son côté, la pêche sportive, intense autour de l’île d’Orléans et dans l’archipel de Montmagny, particulièrement en juillet et en août, semble avoir suivi la même tendance : quelques captures occasionnelles ont été faites entre 1963 et 1968 puis, aucun signe de reproduction n’a plus été observé.

Au début des années 1980, la capture d’une centaine de bar, autour de la péninsule gaspésienne et jusque dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent, a laissé croire au rétablissement de la population locale. Mais il semble qu’il s’agissait plutôt d’incursions de bars originaires de la rivière Miramichi.

2.3.6. Habitat

De tous les habitats fréquentés par le bar rayé le plus important pour le maintien d’une population semble être celui dans lequel ont lieu la fraie, l'incubation et l’alevinage. La durée de l'incubation dépend de la température  et les œufs ne survivent bien qu’entre 17 et 23 °C. Un niveau suffisant d’oxygène dans l’eau et la présence d’un courant occasionnant un peu de turbulences favorisent la survie. Si le courant cesse, l’œuf est entraîné au fond par son propre poids et échoue dans un environnement qui risque de lui être inhospitalier même mortel à cause du manque d’oxygène. Les larves sont aussi dépendantes de la température et l'oxygène dissous mais il leur faut en plus un apport suffisant et essentiel de micro-crustacés. Immatures et adultes privilégient les baies abritées, les estuaires et les habitats côtiers où ils s’alimentent pendant l’été et leurs déplacements du bar semblent surtout associés à ceux de leurs proies de prédilection.

Puisque l'espèce requiert des habitats de reproduction et d'alevinage en bonne condition et demande aussi une faune aquatique abondante pour son alimentation, le maintien d'une population abondante de bar constitue jusqu'à un certain point un indicateur du bon état d'une rivière et de son estuaire. Le bar rayé constitue un élément important de la biodiversité des milieux aquatiques.

2.4. Pourquoi le COSEPAC a-t-il désigné le bar rayé comme une espèce disparue du Canada?

Voici la raison de la désignation du bar rayé par le COSEPAC :

Le rapport COSEPAC mentionne que la population de l’estuaire du Saint-Laurent est disparue à cause de la pêche illégale; la dernière observation date de 1968. Ce rapport précise également que cette population peut avoir été affectée par la modification ou l’altération d’habitats de reproduction et d’alevinage notamment.

2.5. Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’espèce?

Des études canadiennes sur le bar rayé ont permis de constater que la pêche commerciale et sportive excessives (une surpêche) pouvaient avoir décimé certaines populations dont celle du fleuve Saint-Laurent et que la reproduction du bar rayé laurentien pouvait aussi avoir été compromise par la modification ou l’altération d’habitats de fraie, d’incubation ou d’alevinage. Le fait que la population de l’estuaire ait été localisée à la limite nord de l’aire de distribution américaine pourrait avoir exposé cette population à des facteurs limitatifs supplémentaires. La concentration des poissons lors de l’hivernage en rivière dans des refuges de petite dimension, par exemple, peut rendre ces groupements vulnérables au braconnage et à diverses autres causes de mortalité. Des changements dans les conditions d’écoulement et l’infiltration de polluants dans les cours d’eau sont des facteurs qui peuvent contribuer à des baisses d’abondance.

2.5.1. Particularités biologiques et géographiques

Susceptibilité des classes d’âge

Une abondante production de nouveaux individus, pour un nombre donné de géniteurs, dépend étroitement de l’occurrence de conditions climatiques et environnementales favorables qui ne surviennent pas à chaque année. Cependant, la grande fécondité des bars et leur capacité de se reproduire à plusieurs reprises durant leur vie permettent d’atténuer l’effet d’un recrutement variable.

Comme les œufs et les larves ont des besoins spécifiques, leur survie varie en fonction des conditions annuelles rencontrées dans leur environnement ambiant. Une fois leur réserve de vitellus épuisée (vers le huitième jour de vie) les larves amorcent une période critique : leur survie à ce stade est une garantie de l’abondance d’adultes quelques années plus tard. Les bars juvéniles et les adultes sont plus tolérants et survivent mieux aux changements (salinité, température, pH, turbidité); ils ont la capacité de se déplacer dans les habitats estuariens ou côtiers pour combler leurs besoins.

Les populations canadiennes ont la particularité d'hiverner en eau douce ou saumâtre, ce comportement aurait pour fonction d’éviter les basses températures de la mer pendant l’hiver. Cependant, chez les juvéniles nés la même année, les poissons de moins de 10 cm auraient moins la capacité de survivre à leur premier jeûne hivernal que ceux de taille supérieure. La croissance réalisée au cours du premier été constitue donc une autre condition importante.

2.5.2. Attrait traditionnel, commercial et sportif

Pêche de subsistance

Le bar rayé a été pêché par les amérindiens, puis par les premiers européens à coloniser la Nouvelle-France. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges de bars rayés dans des sites amérindiens près de Lanoraie (Québec) (14e siècle) et coloniaux de Québec (17e siècle, régime français). Jusqu’en 2000, dans le sud du golfe Saint-Laurent, certaines prises étaient attribuées aux Premières Nations à des fins sociales et cérémonielles. Par la suite, ces allocations ont été suspendues.

Apprécié pour sa chair blanche et délicate et pour sa combativité, le bar rayé présentait un attrait indéniable pour la pêche commerciale et sportive.

Pêche commerciale, prises accidentelles et braconnage

Certains biologistes sont d’avis qu’une forte exploitation peut contribuer aux variations d’abondance des populations de bars, soit en les suscitant, soit en les amplifiant. La pêche, selon son intensité, peut limiter le nombre d’individus qui parviennent à maturité ou encore, pour ceux qui l’atteignent, réduire les probabilités de participer plusieurs fois à la reproduction. L’effet de la pêche sur l’abondance du bar a longtemps été sous-estimé.

Dans l'estuaire du Saint-Laurent, les captures commerciales de bar rayé avaient lieu surtout à l'automne. Les captures de bar étaient assez rentables pour que les pêcheurs de certaines localités de la rive sud consacrent à l'espèce un effort particulier. Les prises commerciales de bar dans l'estuaire ont atteint un maximum de 53 tonnes en 1943. Le lac Saint-Pierre, semble avoir été pendant longtemps une zone de pêche hivernale au bar. Après le départ des glaces, on assistait à une recrudescence de la pêche de cette espèce dans le lac. Les prises culminaient de la fin d'avril au début de mai. Les bars rabattus lors d’activités de délestage (voir point 2.5.3.) devenaient une prise facile pour les pêcheurs.

La mortalité due aux captures accidentelles a été observée dans le Saint-Laurent, en particulier en périphérie de l’île d’Orléans: des fretins de bars périssaient en grand nombre dans des engins fixes.

Enfin, les prélèvements illégaux pourraient être aussi une cause de mortalité importante qu’il n’est toutefois pas possible d’évaluer. Le confinement des bars dans des sites d’hivernage aurait accru les risques de mortalité due à des accidents environnementaux ou à une pêche illégale. Lorsqu’une baisse marquée d’abondance est survenue, au milieu des années 1950, la réglementation a été resserrée (1951) afin de limiter les prises de bar estivales (protection à l’approche de la fraye et taille minimale autorisée (30cm) ramenée à 40cm en 1960) et hivernales (pêche blanche interdite entre le 31 décembre et le 1er mai). Mais nombreux sont les pêcheurs qui ont défié ouvertement le règlement en poursuivant leurs activités. Au marché de Québec, des bars de taille inférieure à la limite légale se retrouvaient fréquemment sur les étals. Au Québec, de 1975 à 1984, aucun règlement n’interdisait la pêche commerciale du bar rayé. Elle n’a été interdite qu’en 1984.

Pêche sportive

Le bar rayé est une espèce prisée des pêcheurs sportifs. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, les meilleurs sites de pêche à la ligne se situaient entre la Batture au Loup-Marin, en face de L’Islet, et le Cap Tourmente. Dans les décennies de 1940, 1950 et 1960, la pêche sportive a constitué une activité saisonnière intense dans plusieurs localités riveraines de l’estuaire (Montmagny, Rivière-Ouelle, Château-Richer, l’île d’Orléans). Cette pêche n’a été interdite qu’à partir de 1993.

2.5.3. Modification et altération de l’habitat

Certaines caractéristiques facilitent l'augmentation rapide du nombre de poissons dans les milieux favorables : tolérance de l’adulte aux variations de salinité, de température, de pH ou de turbidité; prolificité de l’espèce (nombre d’œufs par ponte); opportunisme alimentaire ; et croissance rapide. Cependant, plusieurs modifications du milieu aquatique par les activités humaines peuvent faire augmenter la mortalité, particulièrement aux premiers stades (œuf, alevin). Cependant, l'analyse de données scientifiques indique que l'éradication de la population du fleuve Saint-Laurent résulterait de la réduction de son aire de distribution, en raison d'un empiétement d'habitat. Les endroits où les bars se sont concentrés sont vite devenus des lieux de pêche très fréquentés. La population est demeurée en faible abondance pendant douze années, jusqu'à ce que les captures cessent complètement en 1968.

Activités de délestage

La disparition de la population de bar du fleuve Saint-Laurent semble associée à une modification d’habitat; les aires de croissance estivale des bars immatures, situées en périphérie des plusieurs îles du Saint-Laurent, qui auraient été modifiées par le délestage de matériaux dragués. Ce changement a eu pour effet de concentrer les bars le long de la rive sud à quelques endroits qui ont rapidement été puisés et  épuisés (voir section « Attrait traditionnel, commercial et sportif »).

Écoulement et pollution

Les effets des modifications d’écoulement dans les aires de reproduction peuvent se traduire par un déplacement des œufs d’un site favorable à leur développement à un autre où les conditions pourraient leur être fatales. Cependant, une collection de spécimens recueillis par les biologistes jusqu'en 1962 montre que des juvéniles de l'année ont été produits dans le Saint-Laurent tant que des bars reproducteurs y ont été présents. Ceci porterait à croire que des questions d’écoulement ne semblent pas avoir causé l’arrêt de la reproduction du bar dans le fleuve Saint-Laurent.

Selon des études en laboratoire, les contaminants, tels que les biphényles polychlorés (BPC), les hydrocarbures aromatiques (HAPs), les pesticides, les métaux lourds et plusieurs autres produits chimiques réduiraient la survie des œufs et des larves. Mais leur effet sur le recrutement n’a pas été démontré de façon claire sur le terrain.

D’autres facteurs, tels que l’altération de la qualité de l’eau, les apports de rejets des usines de pâtes et papiers, des activités agricoles (pesticides) et des municipalités (eaux usées) ainsi qu’une modification des habitats de fraye par la construction de barrage, sont des éléments perturbateurs potentiels.