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Loi sur les espèces en péril - Cahier de consultation au sujet de l'inscription sur la liste officielle du bar rayé, population de l'estuaire du St-Laurent

Votre opinion est sollicitée par le Gouvernement du Canada afin qu’il puisse prendre une décision éclairée à propos de l’ajout du bar rayé (population de l’estuaire du Saint-Laurent), à la Liste des espèces sauvages en péril présentée à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Jusqu’à présent, aucune population canadienne de bar rayé ne s’était fait désigner de statut en vertu de la loi fédérale. La situation du bar rayé a cependant été évaluée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), en novembre 2004. Comme le COSEPAC a désigné le bar rayé de l’estuaire du Saint-Laurent population «disparue du pays», le ministre des Pêches et des Océans doit maintenant décider s’il doit recommander au gouverneur en conseil l’ajout de cette espèce sur la Liste des espèces en péril. Il en va de même pour les populations du sud du golfe Saint-Laurent et de la baie de Fundy, toutes deux désignée « menacée ». Pour ce faire, le gouvernement fédéral désire consulter les Canadiens et les Canadiennes, particulièrement ceux et celles concernés et intéressés par cette espèce, afin de connaître leur opinion et de bien cerner les impacts sociaux et économiques, positifs ou négatifs, de l’ajout du bar rayé à la Liste des espèces en péril. Dans ce but, chaque population de bar rayé fera l’objet d’une consultation régionale. Le présent guide de consultation a donc été conçu uniquement pour la population de l’estuaire du Saint-Laurent.

 Nous vous invitons à répondre, ne serait-ce que partiellement, aux questions se retrouvant à la fin de ce guide et à ajouter tout commentaire que vous jugerez pertinent. Vos réponses et commentaires seront pris en considération dans le processus décisionnel mais il importe de nous retourner le questionnaire avant le:

31 Mars, 2006

 

Vous pouvez télécharger une copie de ce guide de consultation et trouver des renseignements supplémentaires liés à la LEP et au bar rayé à l’adresse Internet suivante :

http://www.registrelep.gc.ca

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La Loi sur les espèces en péril (LEP)

Une multitude d’espèces sauvages vivent sur les terres et dans les eaux du Canada. Plusieurs d’entres elles sont en danger et certaines risquent même de disparaître. Le gouvernement canadien s’est donc fermement engagé à les protéger, notamment en adoptant la Loi sur les espèces en péril (LEP) en juin 2003, dans le cadre de sa stratégie de protection des espèces sauvages en péril.

La LEP fournit un cadre pour la prise de mesures, à l’échelle du Canada, qui assureront la survie des espèces animales et végétales et protégeront notre patrimoine naturel. La Loi définit les critères servant à déterminer quelles espèces doivent rapidement faire l’objet de mesures de rétablissement et les moyens à mettre en œuvre pour les protéger. De plus, elle établit des balises pour la collaboration entre les gouvernements, les organismes et les individus et prévoit des sanctions contre les contrevenants.

Environnement Canada est responsable de la mise en œuvre de la LEP. Par contre, c’est à Pêches et Océans que revient la responsabilité de l’application de cette loi pour ce qui est des espèces aquatiques en péril, sauf dans le cas des individus présents sur les territoires dont la gestion relève de Parcs Canada (parcs nationaux, lieux historiques nationaux, aires marines nationales de conservation et autres lieux patrimoniaux protégés).

Comme aucune organisation ou entité ne peut prendre à elle seule la responsabilité d’assurer la survie d’une espèce, l’efficacité de la nouvelle loi dépendra de la bonne volonté de tous à l’égard de l’ensemble des espèces en péril. C’est dans cet esprit que la LEP exige, et ce à plusieurs étapes du processus, que le gouvernement fédéral consulte les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les propriétaires fonciers, les utilisateurs de ressources ainsi que le grand public.

La consultation qui fait l’objet du présent document porte sur l’ajout du bar rayé, population de l’estuaire du Saint-Laurent, à la Liste des espèces en péril présentée à l’annexe 1 de la LEP. Cette liste contient l’ensemble des espèces évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et qui bénéficient de la protection de la LEP. Le COSEPAC a désigné cette population de bar rayé comme étant « disparue du pays » en novembre 2004. Le lecteur trouvera dans les prochaines sections plus de détails concernant l’ajout d’une espèce sauvage, notamment le bar rayé, à la Liste des espèces en péril et ses conséquences légales.

1.1. Rôle du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a pour mandat d’évaluer la situation des espèces animales et végétales du Canada et d’établir leur statut. Il se compose de spécialistes œuvrant dans différents domaines pertinents tels que la biologie, l’écologie et les connaissances traditionnelles autochtones. Les membres du COSEPAC proviennent de divers milieux dont des administrations publiques, des universités, des organisations autochtones et des organisations non gouvernementales. Ils sont nommés en fonction de leur expertise et doivent fournir des recommandations et des avis indépendants, impartiaux et scientifiques en lien avec la mission du COSEPAC.

Le COSEPAC évalue la situation biologique des espèces sauvages en utilisant les meilleures connaissances scientifiques et traditionnelles disponibles. Il passe en revue les résultats des recherches et tient compte des connaissances communautaires et traditionnelles autochtones. Dans son évaluation des espèces, le COSEPAC utilise des critères d’évaluation rigoureux basés sur ceux élaborés par l’Union mondiale pour la nature (UICN).

L’évaluation de la situation d’une espèce sauvage demande d’abord la préparation d’un rapport de situation qui sera ensuite soumis à un examen par des pairs et approuvé par un sous-comité de spécialistes de l’espèce. Ensuite, lors de la réunion annuelle des membres du COSEPAC, le rapport de situation est examiné et des discussions ont lieu afin de déterminer si l’espèce est en péril et, le cas échéant, de lui attribuer un statut.

Les statuts possibles, qui représentent des catégories de niveau de risque, sont les suivants :

  • Espèce disparue :toute espèce qui n’existe plus ;
  • Espèce disparue du pays :toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l’état sauvage mais qui est présente ailleurs ;
  • Espèce en voie de disparition :toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente ;
  • Espèce menacée :toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants auxquels elle est exposée ne sont pas inversés ;
  • Espèce préoccupante :toute espèce particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels mais qui n’est pas en voie de disparition ou menacée.

Le COSEPAC transmet ses évaluations d’espèces au ministre de l’Environnement qui entreprend alors le processus d’inscription sur la Liste des espèces en péril en collaboration avec les autres ministres responsables, le cas échéant.

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter le site Internet du COSEPAC :

http://www.cosepac.gc.ca

1.2. L’inscription sur la Liste des espèces en péril

Une fois que le COSEPAC a déterminé qu’une espèce sauvage est en péril, la première étape à franchir pour en assurer la protection est de l’inscrire sur la Liste des espèces en péril. Autrement, elle ne jouira pas de la protection de la LEP. Lorsque le COSEPAC présente son évaluation de la situation au ministre de l’Environnement, celui-ci doit élaborer et présenter une recommandation au gouverneur en conseil. Suite à la réception de l’évaluation du COSEPAC (transmise par le ministre de l’environnement), le gouverneur en conseil dispose de neuf mois pour réagir au rapport et à la recommandation, de l’une des manières suivantes :

  1. accepter l’évaluation et inscrire l’espèce sur la Liste des espèces en péril ;
  2. décider de ne pas inscrire l’espèce sur la Liste des espèces en péril ;
  3. renvoyer l’évaluation au COSEPAC pour qu’il fournisse davantage de renseignements ou pour qu’il approfondisse l’examen de la situation de l’espèce.

Au bout de neuf mois, si le gouverneur en conseil n’a pris aucune décision, le ministre de l’Environnement devra inscrire l’espèce sur la Liste des espèces en péril tel que recommandé par le COSEPAC.

La décision du gouverneur en conseil se fondera dans un premier temps sur l'avis du COSEPAC, lui-même basé sur la situation biologique de l'espèce. Toutefois, afin de prendre une décision éclairée, le gouvernement du Canada se doit d'évaluer d'autres facteurs, tels que les impacts sociaux ou économiques qui découleraient de l'inscription de l'espèce sur la Liste des espèces en péril. La présente consultation est une occasion pour les Canadiens que la question intéresse, d'exprimer leur point de vue et leurs préoccupations à ce sujet.

Une fois qu’une espèce est inscrite comme disparue du Canada, en voie de disparition ou menacée, deux mécanismes s’enclenchent. En premier lieu, les interdictions pour protéger l’espèce prévues par la LEP entrent en vigueur et on s’engage par la suite, à la rétablir en élaborant un programme de rétablissement et un plan d’action. Dans le cas des espèces préoccupantes, un plan de gestion doit être élaboré mais il n’y a pas d’interdictions immédiates.

1.3. Protection

En vertu de la LEP, Pêches et Océans Canada doit assurer la protection de toutes les espèces aquatiques en péril. Lorsqu’une espèce est inscrite sur la Liste des espèces en péril comme disparue du Canada, en voie de disparition ou menacée, des interdictions s’appliquent automatiquement. Il est ainsi interdit de tuer un individu appartenant à l’espèce en question, de lui nuire, de le harceler, de le prendre ou de le capturer. Il est également interdit de posséder, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger un individu de cette espèce. Enfin, il est interdit d’endommager ou de détruire la résidence ou tout élément de l’habitat essentiel de l’espèce tel que défini dans le cadre d’un programme de rétablissement ou d’un plan d’action. Il est à noter que ces interdictions ne s’appliquent pas aux espèces préoccupantes.

Des exceptions à ces interdictions peuvent être autorisées par le ministre des Pêches et des Océans pour les espèces aquatiques (ou par Parcs Canada lorsque ces espèces se trouvent dans des eaux gérées par cette Agence), à condition que la survie ou le rétablissement de ces espèces ne soit pas compromis. En fait, le ministre compétent de la Loi sur les Espèces en péril peut conclure des ententes ou délivrer des permis uniquement s’il estime que l’activité touchant une espèce inscrite 1) fait partie des recherches scientifiques liées à la conservation de l’espèce, 2) est bénéfique à l’espèce ou accroît ses chances de survie ou 3) ne touche cette espèce que de façon incidente. De plus, le ministre compétent ne conclura une entente ou ne délivrera un permis que s’il estime que a) toutes les solutions de rechange raisonnables ont été examinées et que la meilleure solution a été adoptée, b) toutes les mesures afin de minimiser les conséquences négatives de l’activité seront prises et que c) l’activité  ne mettra pas en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce.

1.4. Planification du rétablissement et plan de gestion

Le processus de rétablissement d’une espèce disparue du Canada, en voie de disparition ou menacée a pour but de restreindre les facteurs de déclin en mettant, entre autres, l’accent sur des projets d’intendance et de sensibilisation du public. Un programme de rétablissement est d’abord préparé. Celui-ci contient des objectifs et des stratégies pour le rétablissement qui sont élaborés en tenant compte des menaces qui pèsent sur l’espèce. Par la suite, on produit un plan d’action qui décrit les activités concrètes découlant du programme de rétablissement.

Le rétablissement d’une espèce exige de la planification et de la collaboration. Le ministre responsable doit regrouper les personnes, les organismes et les paliers de gouvernement qui ont un intérêt pour l’espèce (soit des ministres du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux ou des territoires où l’espèce se retrouve, des conseils de gestion des ressources fauniques, des organismes autochtones, des propriétaires fonciers et d’autres personnes ou organismes susceptibles d’être concernées par le rétablissement de l’espèce). Ces personnes seront consultées pendant l’élaboration du programme de rétablissement. Aussi, la planification du rétablissement est un processus continu; à tous les cinq ans, le ministre compétent doit préparer un rapport sur la mise en œuvre du programme de rétablissement et sur les progrès effectués.

De plus, le programme de rétablissement et le plan d’action doivent indiquer le mieux possible quel est l’habitat essentiel de l’espèce ainsi que les activités qui seraient susceptibles de détruire cet habitat. Lorsque les connaissances sur cet habitat sont inadéquates le programme doit comprendre un calendrier de recherches devant être entreprises pour combler les lacunes. Une fois l’habitat essentiel identifié dans un programme de rétablissement ou un plan d’action, le ministre compétent doit s’assurer qu’il existe des outils légaux pour protéger l’habitat essentiel.

Dans le cas d’une espèce préoccupante, on élabore un plan de gestion qui doit comporter des mesures pour la conservation de l’espèce et de son habitat. Les plans de gestion sont élaborés en collaboration avec les ministres provinciaux ou territoriaux compétents, des ministres fédéraux, des conseils de gestion des ressources fauniques et toute autre personne ou organisation jugée compétente.

Une fois élaborés, les programmes de rétablissement, les plans d’action et les plans de gestion sont publiés dans le Registre public (voir la section 1.5). Toute personne peut alors présenter par écrit ses commentaires au ministre compétent concernant le programme de rétablissement, le plan d’action ou le plan de gestion d’une espèce animale ou végétale désignée. Le grand public dispose de 60 jours après la publication du programme ou des plans dans le Registre public pour faire connaître sa position au ministre.

1.5. Registre public

Le Registre public de la LEP, disponible sur Internet, est une source complète d’information sur les sujets visés par la Loi qui offre un accès aux documents publics d’application de la LEP. Il s’agit d’un instrument clé qui permet au gouvernement de respecter son engagement de favoriser la participation du public à la prise de décisions en matière d’environnement.

Ce registre comprend divers documents dont des règlements, des décrets, des accords, des lignes directrices, des normes et des codes de pratique. En outre, il contient les rapports de situation, les programmes de rétablissement, les plans d’action, ainsi que les plans de gestion. Le Registre public peut être consulté à l’adresse suivante :

http://www.registrelep.gc.ca

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Informations de base sur le bar rayé : population de l’estuaire du Saint-Laurent.

Statut : disparue du pays

Dernière évaluation du COSEPAC :novembre 2004

2.1. Description de l’espèce

De la famille des Moronidae, le bar rayé, Morone saxatilis, est un poisson typique des estuaires et des milieux côtiers de l’est de l’Amérique du Nord. Il se caractérise par un corps allongé, une tête triangulaire et une bouche à la mâchoire inférieure saillante. La première de ses deux nageoires dorsales est épineuse. Son dos est d’un vert olive foncé presque noir, son ventre est blanc, ses flancs prennent une teinte intermédiaire parfois argentée. Sur chaque côtés se distinguent aisément 7 ou 8 rayures horizontales contrastantes.

2.2. Distribution de l’espèce

L'aire de distribution naturelle du bar rayé couvre la côte est de l'Amérique du Nord, du fleuve Saint-Laurent à la rivière St. Johns, dans le nord est de la Floride. Les populations de bar rayé reconnues au Canada se trouvent à l'extrémité nord de l'aire de distribution de l'espèce. On possède des preuves historiques de la reproduction du bar rayé dans cinq rivières de l'est du Canada : le fleuve Saint-Laurent (Québec), la rivière Miramichi (Nouveau-Brunswick), et dans les rivières Saint-Jean, Annapolis et Shubénacadie (Nouvelle-Écosse). Les deux seules rivières où la reproduction a encore lieu sont la Miramichi et la Shubénacadie et leurs populations respectives semblent isolées et génétiquement distinctes l’une de l’autre. Toutes les données disponibles (de résultats d’études et des pêches sportives et commerciales de 1944 à 1965) semblent indiquer que la population de l'estuaire du Saint-Laurent, dont il sera question maintenant, était isolée des autres groupements atlantiques. Le bar rayé de l’estuaire occupait un tronçon fluvial qui s’étendait sur environ 300 km, du lac Saint-Pierre (Sorel) à Kamouraska. On n’a jamais rapporté de recapture en aval de Kamouraska de bars qui avaient été étiquetés dans le Saint-Laurent. Cela n’exclut pas toute possibilité de contacts, mais ceux-ci semblent exceptionnels.

2.3. Biologie du barrayé

2.3.1. Reproduction et fraye

Poisson anadrome comme le saumon, le bar rayé doit se déplacer entre un habitat de reproduction en eau douce ou légèrement saumâtre (fraye, incubation et développement initial) et des aires d’alimentation et de croissance en eau saumâtre ou salée afin de compléter son cycle vital. Celui-ci est échelonné sur quelques années avant l’atteinte de la maturité. Les femelles sont aptes à se reproduire vers l’âge de cinq ans, à une longueur totale de 40cm. Pour les mâles cette maturité sexuelle est atteinte vers 3 ans (30cm). Les bars matures se reproduisent généralement vers la fin de mai ou le début de juin. Les mâles atteignent les premiers les aires de fraie, en rivière suivis des femelles, généralement moins nombreuses. La fraye peut durer de trois à quatre semaines quand le nombre de géniteurs est élevé et débute lorsque la température de l’eau s’élève au-dessus de 10 °C. La fécondité des femelles de 4 à 11 ans varie de 53 000 à 1 464 000 ovules ce qui en fait un poisson prolifique. Le comportement reproducteur se déroule près de la surface, à la tombée du jour. Les géniteurs survivent à la fraie et peuvent se reproduire de nouveau, leurs contributions successives étant parfois intercalées d'une année de repos. Dans certaines rivières, on a observé des géniteurs actifs âgés de 14 ans. La frayère du bar rayé dans l’estuaire du Saint-Laurent n’a jamais été localisée, mais diverses informations laissent croire qu’elle se trouvait dans le lac Saint-Pierre ou en aval de celui-ci, dans la section adjacente de l’estuaire fluvial.

2.3.2. Développement et maturation

Les œufs fécondés sont maintenus en suspension dans l’eau pendant toute la durée de l’incubation (2-3 jours). Une semaine après l’éclosion, après avoir épuisées leurs propres réserves (vitellus), les larves se déplacent verticalement dans la colonne d'eau où elles trouvent leur nourriture. Au bout de 35 à 50 jours, les jeunes (d’environ 20mm) acquièrent la physionomie typique du bar. La croissance des jeunes de plus d’un an est tributaire de la quantité nourriture ingérée, d’abord des invertébrés puis graduellement des poissons. Contrairement aux larves plutôt statiques, les poissons juvéniles peuvent se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Les jeunes bars dévalent ensuite vers les eaux saumâtres puis salées, pour s’y alimenter et croître.

2.3.3. Déplacements et migration

Les migrations du bar rayé sont associées au développement, à l’alimentation, à la reproduction et à l’hivernage du poisson. La fraye des bars rayés du Saint-Laurent devait avoir lieu au lac Saint-Pierre ou à proximité, entre la mi-mai et la mi-juin. Par la suite, la dévalaison des jeunes de l'année s'étalait sur plusieurs semaines, du début de juillet (à la hauteur de Neuville, en périphérie de l’île d’Orléans et dans l’archipel de Montmagny) au début de septembre (Rivière-Ouelle et Saint-Jean-Port-Joli). Ils se retrouvaient le long des rives du Saint-Laurent et aux abords de plusieurs îles estuariennes, entre l’île Madame et l’île aux Oies.

L’automne venu, les géniteurs, résidant jusque-là en eau salée, montaient hiverner dans le fleuve se rendant jusqu’au lac Saint-Pierre. Pour leur part, les jeunes immatures (3 ans et moins) hivernaient plutôt dans l’estuaire, en aval de Québec, dans le panache des eaux douces du fleuve. Après la fraye printanière, les géniteurs dévalaient jusqu'à l'estuaire, où ils s'alimentaient et se remettaient en condition pendant tout l'été. Les bars rayés se déplacent par bancs constitués d’individus de la même classe d’âge (cohorte).

2.3.4. Régime alimentaire

L'alimentation de la larve change à mesure qu'elle croît : d’abord la réserve vitelline, ensuite les micro crustacés immatures puis, graduellement, les micro crustacés adultes. Les jeunes de l'année se nourrissent surtout de petits invertébrés. Lorsqu’ils atteignent l’âge de deux ans, les jeunes bars s’alimentent de poissons. Les bars du Saint-Laurent ayant plus de deux ans semblaient se nourrir particulièrement de poulamon atlantique, d'éperlan arc-en-ciel, d’alose savoureuse, de gaspareau de hareng atlantique et de plies.

2.3.5. Taille de la population

La distribution de la population de l’estuaire du Saint-Laurent et ses déplacements saisonniers ont été méticuleusement décrits vers la fin des années 1800 mais les scientifiques n’ont recueilli des données biologiques, de façon systématique, qu’entre 1944 et 1962.

La population de bar du Saint-Laurent semble avoir décliné de façon marquée à partir du milieu des années 1950. Malgré le fait que le bar rayé du Saint-Laurent était soumis à une exploitation très forte, sa population mais n’a pas fait l’objet d’une évaluation d’effectifs Seuls des indices d’abondance indirects existent, par exemple, l’enregistrement des captures commerciales et sportives. À partir de 1957, les débarquements, qui avaient toujours fluctué entre 5 et 50 tonnes annuellement depuis 1920  sont tombés sous les 3 tonnes et y sont demeurés jusqu’en 1965, dernière année où des prises commerciales de bar rayé ont été déclarées. De son côté, la pêche sportive, intense autour de l’île d’Orléans et dans l’archipel de Montmagny, particulièrement en juillet et en août, semble avoir suivi la même tendance : quelques captures occasionnelles ont été faites entre 1963 et 1968 puis, aucun signe de reproduction n’a plus été observé.

Au début des années 1980, la capture d’une centaine de bar, autour de la péninsule gaspésienne et jusque dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent, a laissé croire au rétablissement de la population locale. Mais il semble qu’il s’agissait plutôt d’incursions de bars originaires de la rivière Miramichi.

2.3.6. Habitat

De tous les habitats fréquentés par le bar rayé le plus important pour le maintien d’une population semble être celui dans lequel ont lieu la fraie, l'incubation et l’alevinage. La durée de l'incubation dépend de la température  et les œufs ne survivent bien qu’entre 17 et 23 °C. Un niveau suffisant d’oxygène dans l’eau et la présence d’un courant occasionnant un peu de turbulences favorisent la survie. Si le courant cesse, l’œuf est entraîné au fond par son propre poids et échoue dans un environnement qui risque de lui être inhospitalier même mortel à cause du manque d’oxygène. Les larves sont aussi dépendantes de la température et l'oxygène dissous mais il leur faut en plus un apport suffisant et essentiel de micro-crustacés. Immatures et adultes privilégient les baies abritées, les estuaires et les habitats côtiers où ils s’alimentent pendant l’été et leurs déplacements du bar semblent surtout associés à ceux de leurs proies de prédilection.

Puisque l'espèce requiert des habitats de reproduction et d'alevinage en bonne condition et demande aussi une faune aquatique abondante pour son alimentation, le maintien d'une population abondante de bar constitue jusqu'à un certain point un indicateur du bon état d'une rivière et de son estuaire. Le bar rayé constitue un élément important de la biodiversité des milieux aquatiques.

2.4. Pourquoi le COSEPAC a-t-il désigné le bar rayé comme une espèce disparue du Canada?

Voici la raison de la désignation du bar rayé par le COSEPAC :

Le rapport COSEPAC mentionne que la population de l’estuaire du Saint-Laurent est disparue à cause de la pêche illégale; la dernière observation date de 1968. Ce rapport précise également que cette population peut avoir été affectée par la modification ou l’altération d’habitats de reproduction et d’alevinage notamment.

2.5. Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’espèce?

Des études canadiennes sur le bar rayé ont permis de constater que la pêche commerciale et sportive excessives (une surpêche) pouvaient avoir décimé certaines populations dont celle du fleuve Saint-Laurent et que la reproduction du bar rayé laurentien pouvait aussi avoir été compromise par la modification ou l’altération d’habitats de fraie, d’incubation ou d’alevinage. Le fait que la population de l’estuaire ait été localisée à la limite nord de l’aire de distribution américaine pourrait avoir exposé cette population à des facteurs limitatifs supplémentaires. La concentration des poissons lors de l’hivernage en rivière dans des refuges de petite dimension, par exemple, peut rendre ces groupements vulnérables au braconnage et à diverses autres causes de mortalité. Des changements dans les conditions d’écoulement et l’infiltration de polluants dans les cours d’eau sont des facteurs qui peuvent contribuer à des baisses d’abondance.

2.5.1. Particularités biologiques et géographiques

Susceptibilité des classes d’âge

Une abondante production de nouveaux individus, pour un nombre donné de géniteurs, dépend étroitement de l’occurrence de conditions climatiques et environnementales favorables qui ne surviennent pas à chaque année. Cependant, la grande fécondité des bars et leur capacité de se reproduire à plusieurs reprises durant leur vie permettent d’atténuer l’effet d’un recrutement variable.

Comme les œufs et les larves ont des besoins spécifiques, leur survie varie en fonction des conditions annuelles rencontrées dans leur environnement ambiant. Une fois leur réserve de vitellus épuisée (vers le huitième jour de vie) les larves amorcent une période critique : leur survie à ce stade est une garantie de l’abondance d’adultes quelques années plus tard. Les bars juvéniles et les adultes sont plus tolérants et survivent mieux aux changements (salinité, température, pH, turbidité); ils ont la capacité de se déplacer dans les habitats estuariens ou côtiers pour combler leurs besoins.

Les populations canadiennes ont la particularité d'hiverner en eau douce ou saumâtre, ce comportement aurait pour fonction d’éviter les basses températures de la mer pendant l’hiver. Cependant, chez les juvéniles nés la même année, les poissons de moins de 10 cm auraient moins la capacité de survivre à leur premier jeûne hivernal que ceux de taille supérieure. La croissance réalisée au cours du premier été constitue donc une autre condition importante.

2.5.2. Attrait traditionnel, commercial et sportif

Pêche de subsistance

Le bar rayé a été pêché par les amérindiens, puis par les premiers européens à coloniser la Nouvelle-France. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges de bars rayés dans des sites amérindiens près de Lanoraie (Québec) (14e siècle) et coloniaux de Québec (17e siècle, régime français). Jusqu’en 2000, dans le sud du golfe Saint-Laurent, certaines prises étaient attribuées aux Premières Nations à des fins sociales et cérémonielles. Par la suite, ces allocations ont été suspendues.

Apprécié pour sa chair blanche et délicate et pour sa combativité, le bar rayé présentait un attrait indéniable pour la pêche commerciale et sportive.

Pêche commerciale, prises accidentelles et braconnage

Certains biologistes sont d’avis qu’une forte exploitation peut contribuer aux variations d’abondance des populations de bars, soit en les suscitant, soit en les amplifiant. La pêche, selon son intensité, peut limiter le nombre d’individus qui parviennent à maturité ou encore, pour ceux qui l’atteignent, réduire les probabilités de participer plusieurs fois à la reproduction. L’effet de la pêche sur l’abondance du bar a longtemps été sous-estimé.

Dans l'estuaire du Saint-Laurent, les captures commerciales de bar rayé avaient lieu surtout à l'automne. Les captures de bar étaient assez rentables pour que les pêcheurs de certaines localités de la rive sud consacrent à l'espèce un effort particulier. Les prises commerciales de bar dans l'estuaire ont atteint un maximum de 53 tonnes en 1943. Le lac Saint-Pierre, semble avoir été pendant longtemps une zone de pêche hivernale au bar. Après le départ des glaces, on assistait à une recrudescence de la pêche de cette espèce dans le lac. Les prises culminaient de la fin d'avril au début de mai. Les bars rabattus lors d’activités de délestage (voir point 2.5.3.) devenaient une prise facile pour les pêcheurs.

La mortalité due aux captures accidentelles a été observée dans le Saint-Laurent, en particulier en périphérie de l’île d’Orléans: des fretins de bars périssaient en grand nombre dans des engins fixes.

Enfin, les prélèvements illégaux pourraient être aussi une cause de mortalité importante qu’il n’est toutefois pas possible d’évaluer. Le confinement des bars dans des sites d’hivernage aurait accru les risques de mortalité due à des accidents environnementaux ou à une pêche illégale. Lorsqu’une baisse marquée d’abondance est survenue, au milieu des années 1950, la réglementation a été resserrée (1951) afin de limiter les prises de bar estivales (protection à l’approche de la fraye et taille minimale autorisée (30cm) ramenée à 40cm en 1960) et hivernales (pêche blanche interdite entre le 31 décembre et le 1er mai). Mais nombreux sont les pêcheurs qui ont défié ouvertement le règlement en poursuivant leurs activités. Au marché de Québec, des bars de taille inférieure à la limite légale se retrouvaient fréquemment sur les étals. Au Québec, de 1975 à 1984, aucun règlement n’interdisait la pêche commerciale du bar rayé. Elle n’a été interdite qu’en 1984.

Pêche sportive

Le bar rayé est une espèce prisée des pêcheurs sportifs. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, les meilleurs sites de pêche à la ligne se situaient entre la Batture au Loup-Marin, en face de L’Islet, et le Cap Tourmente. Dans les décennies de 1940, 1950 et 1960, la pêche sportive a constitué une activité saisonnière intense dans plusieurs localités riveraines de l’estuaire (Montmagny, Rivière-Ouelle, Château-Richer, l’île d’Orléans). Cette pêche n’a été interdite qu’à partir de 1993.

2.5.3. Modification et altération de l’habitat

Certaines caractéristiques facilitent l'augmentation rapide du nombre de poissons dans les milieux favorables : tolérance de l’adulte aux variations de salinité, de température, de pH ou de turbidité; prolificité de l’espèce (nombre d’œufs par ponte); opportunisme alimentaire ; et croissance rapide. Cependant, plusieurs modifications du milieu aquatique par les activités humaines peuvent faire augmenter la mortalité, particulièrement aux premiers stades (œuf, alevin). Cependant, l'analyse de données scientifiques indique que l'éradication de la population du fleuve Saint-Laurent résulterait de la réduction de son aire de distribution, en raison d'un empiétement d'habitat. Les endroits où les bars se sont concentrés sont vite devenus des lieux de pêche très fréquentés. La population est demeurée en faible abondance pendant douze années, jusqu'à ce que les captures cessent complètement en 1968.

Activités de délestage

La disparition de la population de bar du fleuve Saint-Laurent semble associée à une modification d’habitat; les aires de croissance estivale des bars immatures, situées en périphérie des plusieurs îles du Saint-Laurent, qui auraient été modifiées par le délestage de matériaux dragués. Ce changement a eu pour effet de concentrer les bars le long de la rive sud à quelques endroits qui ont rapidement été puisés et  épuisés (voir section « Attrait traditionnel, commercial et sportif »).

Écoulement et pollution

Les effets des modifications d’écoulement dans les aires de reproduction peuvent se traduire par un déplacement des œufs d’un site favorable à leur développement à un autre où les conditions pourraient leur être fatales. Cependant, une collection de spécimens recueillis par les biologistes jusqu'en 1962 montre que des juvéniles de l'année ont été produits dans le Saint-Laurent tant que des bars reproducteurs y ont été présents. Ceci porterait à croire que des questions d’écoulement ne semblent pas avoir causé l’arrêt de la reproduction du bar dans le fleuve Saint-Laurent.

Selon des études en laboratoire, les contaminants, tels que les biphényles polychlorés (BPC), les hydrocarbures aromatiques (HAPs), les pesticides, les métaux lourds et plusieurs autres produits chimiques réduiraient la survie des œufs et des larves. Mais leur effet sur le recrutement n’a pas été démontré de façon claire sur le terrain.

D’autres facteurs, tels que l’altération de la qualité de l’eau, les apports de rejets des usines de pâtes et papiers, des activités agricoles (pesticides) et des municipalités (eaux usées) ainsi qu’une modification des habitats de fraye par la construction de barrage, sont des éléments perturbateurs potentiels.

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Aperçu des répercussions possibles pour les différents intervenants

Ce guide de consultation a été conçu pour que les divers intervenants puissent mieux saisir les incidences de l’inscription du bar rayé sur la Liste des espèces en péril sur leurs activités. Le cas échéant, des interdictions automatiques prévues par la LEP entreront en vigueur. En vertu de la loi, certaines interdictions protègent les individus des espèces «  disparues du pays », « en voie de disparition » et « menacées ». Il est notamment interdit de tuer un individu, de lui nuire, de le harceler, de le capturer ou de le prendre, ou encore d'endommager ou de détruire la résidence d'un ou de plusieurs individus d'une espèce « en voie de disparition » ou « menacée ». La loi interdit aussi de posséder, de collectionner, d'acheter, de vendre ou d'échanger un individu – notamment partie d'un individu ou produit qui en provient – d'une espèce « disparue du pays », « en voie de disparition » ou « menacée ».

Un processus pour le rétablissement sera mis en œuvre et résultera probablement en l’adoption de mesures de gestion qui pourront avoir des répercussions sur les activités des intervenants touchés. Afin de mieux illustrer ce fait, nous présentons ici quelques exemples de répercussions qui pourraient se produire. Évidemment, cette  liste de mesures n’est pas exhaustive et ne présente pas nécessairement un portrait de ce que seront effectivement les règles adoptées. Il convient de noter que la LEP a été conçue pour instaurer une approche de coopération dans le rétablissement des espèces et qu’advenant l’inscription de l’espèce à la liste officielle, toutes les mesures de gestion futures feront l’objet de plus amples consultations avec les organismes de réglementation et les intervenants.

3.1. Riverains et propriétaires fonciers

Les riverains et propriétaires fonciers des sites bordant l’aire historique du bar rayé de l’estuaire pourraient se voir interdire l’accès, à certains temps de l’année, des zones d’ensemencement et d’alimentation des fretins.

3.2. Activités municipales, agricoles et industrielles

Des contraintes réglementaires pourraient obliger les intervenants concernés à adopter des mesures de gestion axées sur la protection de l’environnement du bar rayé afin de maximiser les chances de rétablissement de du bar rayé dans leurs aires de reproduction et d’élevage.

3.3. Activités récréatives

Les sites d’ensemencement, d’alimentation et de fraye (selon le succès du plan d’action de la stratégie de rétablissement) seraient protégés par des restrictions d’accès et des mesures d’aménagement pour limiter les activités récréatives risquant d’affecter la survie et le rétablissement de l’espèce.

3.4. Activités de pêche

Avant que la population de l’estuaire du Saint-Laurent de bar rayé n’ait atteint un seuil exploitable, aucune activité de pêche, commerciale et sportive, ne pourrait être envisagée. D’ici là, de nombreuses mesures de rétablissement et de protection auront dû porter fruit. Les prélèvements illégaux ne pourront être tolérés.

3.5. Activités autochtones

Si des restrictions devaient être prises en considération, elles devraient également être respectées par les pêches autochtones.

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Votre opinion

En répondant aux questions suivantes, vous aiderez le gouvernement fédéral à comprendre les avantages et les impacts de l’ajout du bar rayé à la liste de la LEP.

Veuillez remplir le questionnaire ci-dessous et nous envoyer vos réponses par la poste

Région du Centre et de l’Arctique
Coordonnateur de la LEP
Institut des eaux douces
Pêches et Océans Canada
501, avenue University
Winnipeg (Manitoba)
R3T 2N6

par télécopieur: (204) 983-5192

ou par courriel: fwisar@dfo-mpo.gc.ca

La date limite pour recevoir les commentaires est le 31 décembre 2005.

Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de la Loi sur les espèces en péril ou au sujet de ce processus de consultation, veuillez nous écrire à l’adresse mentionnée ci-dessus ou nous téléphoner au numéro (204) 984-0599.

MERCI

Nom :
Affiliation ( s'il y a lieu):

Question 1
Veuillez décrire brièvement quel est votre principal secteur d'activités ou quels sont vos intérêts en lien avec le bar rayé (utilisation des rives, agriculture, urbanisation, etc.)





Question 2a
D'après ce que vous savez de la Loi sur les espèces en péril, pensez-vous que l'inscription du bar rayé aura un impact positif ou négatif sur vos activités? (revenus, chiffre d'affaire, opportunités, nombre d'emplois, heures travaillées, etc.) Expliquez.





Question 2b
Pensez-vous que le fait de ne pas inscrire le bar rayé aurait un impact positif ou négatif sur vos activités? (revenus, chiffre d'affaire, opportunités, nombre d'emplois, heures travaillées, etc. ) Expliquez.





Question 3a
D'après ce que vous savez de la Loi sur les espèces en péril, pensez-vous que l'inscription du bar rayé aura un impact positif ou négatif sur d'autres activités (pêche commerciale, pêche sportive, autres industries, communautés, etc.)? Expliquez.





Question 3b
Pensez-vous que le fait de ne pas inscrire le bar rayé aurait un impact positif ou négatif sur d'autres activités(pêche commerciale, pêche sportive, autres industries, communautés, etc.)? Expliquez.





Question 4
Selon vous, est-ce que ces impacts positifs ou négatifs peuvent évoluer avec le temps? Expliquez.





Question 5
Si vous avez cerné des impacts négatifs, avez-vous des suggestions à faire pour les réduire?





Question 6
Pour que la LEP soit vraiment efficace le rétablissement des espèces en péril doit être un processus concerté, mené en partenariat avec toutes les parties intéressées. Selon vous, de quelle façon les parties intéressées doivent-elles être mises à contribution?





Question 7
Comment croyez-vous que vous pourriez contribuer au rétablissement du bar rayé , comme individu, entreprise ou organisme? Auriez-vous quelques exemples d'activités à nous donner?






Question 8
a) Êtes-vous en faveur que le gouvernement du Canada ajoute le bar rayé sur la liste de la Loi sur les espèces en péril?
Oui Non Ne sai pas Oui mais
Pourquoi?






  1. Cocher une réponse pour chacun des énoncés ci-dessous :
 TOUT À FAIT D'ACCORD ASSEZ D'ACCORD INDIFFÉRENT PLUS OU MOINS D'ACCORD PAS DU TOUT D'ACCORD
Je crois que cette espèce est précieuse parce qu'elle joue un rôle important pour maintenir la santé de l'écosystème.    
Je crois que cette espèce est précieuse pour les générations à venir.      
J'accorde de la valeur à cette espèce, même si je n'en verrai peut-être jamais un individu.      
Je crois que cette espèce a besoin d'une protection ou d'une attention spéciales contre les interactions avec l'humain et/ou ses activités.      
Je crois que de protéger cette espèce aura un effet positif sur mes activités de loisirs d'emploi ou personnels.      
Je crois que l'inscription de cette espèce sur la liste officielle pourra limiter mes activités de loisir, d'emploi ou personnelles.      

 

Question 9
Avez-vous d'autres commentaires ou préoccupations à exprimer?

 

 

Merci de votre participation

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