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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Caribou Rangifer tarandus au Canada - 2014

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Caribou Rangifer tarandus au Canada - 2014

Photo d'un caribou (Rangifer tarandus caribou) en vue latérale (tête et épaules), parmi des pins. Cet individu, à pelage brun et à crinière blanche, fait partie de la sous population de Kennedy Siding de la population des montagnes du Centre.
Photo d'un caribou
Photo: © Dayn Craig

Population des montagnes du Nord - PREOCCUPANTE
Population des montagnes du Centre - EN VOIE DE DISPARITION
Population des montagnes du Sud - EN VOIE DE DISPARITION
2014


Table des matières

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Liste des annexes

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Section 1

Information sur le document

Logotype du COSEPAC

Les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur lecaribou (Rangifer tarandus), population des montagnes du Nord, population des montagnes du Centre et population des montagnes du Sud au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xxiii + 132 p. (Registre public des espèces en péril).

Rapport(s) précédent(s) :

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer taranduscaribou) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. xii + 112 p. (Registre public des espèces en péril)

Thomas, D.C., et D.R. Gray. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 1-111 p.

Kelsall, J.P. 1984. COSEWIC status report on the Woodland Caribou Rangifer tarandus caribou in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 103 p.

Note de production :

Le COSEPAC remercie Deborah Cichowski d’avoir rédigé le rapport de situation sur le caribou (Rangifer tarandus), population des montagnes du Nord, population des montagnes du Centre et population des montagnes du Sud, au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Justina Ray, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
COSEPAC Courriel
COSEPAC site Web

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Caribou Rangifer tarandus, Northern Mountain population, Central Mountain population and Southern Mountain population in Canada.

Illustration/photo de la couverture :
Caribou -- Photo : Dayn Craig (utilisée avec permission), photo d’un caribou de la population des montagnes du Centre, sous-population de Kennedy Siding.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2014.

No de catalogue CW69-14/697-2014F-PDF
ISBN 978-0-660-22215-8

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Logotype du COSEPAC

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - mai 2014

Nom commun
Caribou - Population des montagnes du Nord
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Cette population comporte 45 sous-populations réparties depuis le centre-ouest de la Colombie-Britannique jusque dans l’ouest des Territoires du Nord-Ouest, en passant par le Yukon. Presque toute son aire de répartition se trouve au Canada où on compte environ entre 43 000 et 48 000 individus matures. Il y a peu d’information sur les tendances à long terme (3 générations) et un grand nombre des estimations actuelles sont fondées sur des données de relevé datant de plus de 5 ans. À l’heure actuelle, 2 sous-populations seraient en hausse, 7 sont stables et 9 connaissent un déclin. La situation des 27 autres sous-populations n’est pas connue. Les 2 plus grandes sous-populations, qui seraient stables, comptent plus de 15 000 animaux, ou entre 26 et 29 % de la population estimée. Environ la moitié des 45 sous-populations comprennent chacune moins de 500 individus. Toutes les sous-populations stables ou à la hausse se trouvent dans la partie nord de l’aire de répartition, tandis que 9 des sous-populations dans la partie sud de l’aire de répartition ont diminué de 27 % depuis la dernière évaluation. La situation des sous-populations du nord pourrait éventuellement être compromise à cause de la hausse des menaces, en particulier les modifications de l’utilisation des terres dues au développement industriel entraînant des changements dans la dynamique prédateur-proie.
Répartition
Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Colombie-Britannique
Historique du statut
La population des montagnes du Nord a été désignée « non en péril » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme faisant partie de la « population de l'Ouest » (maintenant désactivée). Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en mai 2002. Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC. Cette nouvelle population des montagnes du Nord est composée des 36 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Nord du caribou en plus de 9 sous-populations de l'ancienne (2002) population des montagnes du Sud. La population des montagnes du Nord a été désignée « préoccupante » en mai 2014.

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Sommaire de l'évaluation - mai 2014

Nom commun
Caribou - Population des montagnes du Centre
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
Cette population endémique au Canada comporte 10 sous-populations existantes, retrouvées dans les Rocheuses et à proximité de celles-ci dans le centre-est de la Colombie-Britannique et le centre-ouest de l’Alberta. On estime actuellement la population à 469 individus matures, et un déclin d’au moins 64 % a été observé au cours des 3 dernières générations. Une sous-population du centre de la Colombie-Britannique a été confirmée en 2014 comme étant disparue du pays, et la disparition d’une autre sous-population, celle de Banff, a été confirmée en 2010. On estime que toutes les sous-populations existantes comptent moins de 250 individus matures, et 4 d’entre elles en comprennent moins de 50. Deux sous-populations reconnues en 2002 se sont subdivisées en raison du manque de dispersion dans les anciennes aires de répartition. Toutes les sous-populations ont connu des déclins d’environ 60 % depuis la dernière évaluation en 2002, et toutes à l’exception d’une sous-population, dont la tendance démographique n’est pas connue, continuent de subir un déclin. Les relevés indiquent une mortalité des adultes élevée et constante et un faible recrutement des petits, accélérant les taux de déclin. Les menaces persistent et croissent sans cesse.
Répartition
Colombie-Britannique, Alberta
Historique du statut
Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC, ce qui a mené à la nouvelle population des montagnes du Centre, composée de 12 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Sud du caribou (COSEPAC, 2002). La population des montagnes du Centre a été désignée « en voie de disparition » en mai 2014.

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Sommaire de l'évaluation - mai 2014

Nom commun
Caribou - Population des montagnes du Sud
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
Cette population est principalement limitée au Canada, à l’exception de près de 40 animaux en Idaho et dans l’État de Washington. On compte 15 sous-populations existantes retrouvées dans le sud-est de la Colombie-Britannique. Deux sous-populations sont disparues du pays depuis 2002. On estime actuellement la population à 1 356 individus matures, ce qui représente un déclin d’au moins 45 % au cours des 3 dernières générations et de 27 % depuis la dernière évaluation en 2002. Toutes les sous-populations existantes à l’exception de 2 sont estimées à moins de 250 individus matures, dont 9 ont moins de 50 individus et 6, moins de 15. La dispersion à l’intérieur de l’aire de répartition de 11 sous-populations est gravement limitée. Les relevés indiquent une mortalité des adultes élevée et constante et un faible recrutement des petits, accélérant les taux de déclin. Les menaces persistent et croissent sans cesse.
Répartition
Colombie-Britannique
Historique du statut
La population des montagnes du Sud a été désignée « menacée » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme faisant partie de la « population de l'Ouest » (maintenant désactivée). Réexamen et confirmation du statut en mai 2002. Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC, ce qui a mené à la nouvelle population des montagnes du Sud, composée de 17 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Sud du caribou (COSEPAC, 2002). Les sous-populations restantes ont été assignées aux nouvelles populations des montagnes du Centre et du Nord. La population des montagnes du Sud a été désignée « en voie de disparition » en mai 2014.

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COSEPAC Résumé

Caribou
Rangifer tarandus

Population des montagnes du Nord
Population des montagnes du Centre
Population des montagnes du Sud

Description et importance de l’espèce sauvage

Tous les caribous et rennes du monde ne constituent qu’une seule espèce, Rangifer tarandus, et se trouvent dans les régions arctiques et subarctiques ainsi que dans les forêts du Nord. Le caribou de la région des montagnes de l’Ouest canadien a un pelage principalement brun et une crinière blanche. Les femelles matures pèsent généralement 110-150 kg, et les mâles, 160-210 kg. Les deux sexes portent des bois, mais la femelle peut en être dépourvue. Un trait caractéristique de tous les caribous est le sabot large et arrondi, qui leur permet de moins enfoncer, et facilite la marche sur la neige et dans les milieux humides; le sabot est aussi utilisé pour creuser la neige à la recherche de nourriture.

Les caribous des montagnes de l’Ouest ont joué un rôle important auprès des Autochtones ainsi que des premiers commerçants de fourrures et colons. La plus grande partie de l’aire de répartition actuelle au Canada abrite les populations des montagnes du Nord, du Centre et du Sud. Les caribous des montagnes du Nord et du Centre habitent dans des lieux où la neige est peu profonde et où ils peuvent se nourrir principalement de lichens terrestres. Les deux populations diffèrent cependant du point de vue de la constitution génétique et de l’origine évolutive. Les caribous des montagnes du Sud sont distincts des deux autres populations puisqu’ils se sont adaptés à un environnement de neige épaisse, où ils se nourrissent essentiellement de lichens arboricoles en hiver.

Répartition

Les caribous des montagnes du Nord sont répartis en 45 sous-populations, depuis le centre-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au Yukon et jusque dans les Territoires du Nord-Ouest. La population des montagnes du Centre est constituée de 10 sous-populations existantes fréquentant le centre-est de la Colombie-Britannique et le centre-ouest de l’Alberta, dans les Rocheuses et autour. La population des montagnes du Sud se compose quant à elle de 15 sous-populations existantes dans la région de neige épaisse du sud-est de la Colombie-Britannique ainsi que dans le nord de l’Idaho et de l’État de Washington, aux États-Unis. On a noté une perte générale de l’aire de répartition des caribous des montagnes de l’Ouest d’environ 30 % depuis le début du 20e siècle; les principaux changements dans la répartition ont été observés dans les parties centrales et méridionales de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.

Habitat

De façon générale, les caribous nécessitent de vastes étendues où ils peuvent s’éloigner (horizontalement et altitudinalement) des prédateurs et des autres proies. Ils modifient leur aire de répartition en réponse à divers processus naturels (p. ex. feux, insectes forestiers, conditions météorologiques/neige) et activités humaines (p. ex. perturbations dues à la récolte forestière, à l’exploitation minière, pétrolière et gazière, et aux activités récréatives). L’accès à des aires de mise bas intactes de grande qualité dans les forêts-parcs alpines et subalpines et les forêts subalpines à altitude élevée et/ou dans les îles de lacs, est essentiel à la survie des caribous des montagnes. Certaines sous-populations ou portions de sous-populations migrent sur de longues distances entre les aires d’hivernage et les aires d’estivage, mais d’autres choisissent de rester au même endroit.

Les caribous des montagnes du Nord et des montagnes du Centre se nourrissent principalement de lichens terrestres dans les forêts de conifères anciennes à basse altitude ou sur des pentes alpines balayées par le vent, en hiver, et dans les montagnes à altitude élevée, en été. Ils peuvent également s’alimenter de lichens arboricoles dans les forêts anciennes à faible altitude ou les forêts subalpines. Les caribous des montagnes du Sud, quant à eux, passent l’hiver dans des forêts anciennes subalpines à haute altitude, où ils peuvent marcher sur la neige durcie et se nourrir de lichens arboricoles. La qualité et l’étendue de l’habitat de cet animal ont diminué dans de nombreuses aires sous l’effet des activités industrielles, notamment en Alberta et en Colombie-Britannique.

Biologie

Les caribous des montagnes se reproduisent à la fin septembre et en octobre. Les femelles n’ont généralement que 1 petit par année et ne s’accouplent pas avant d’avoir au moins 2 ans. Les taux de gravidité sont de façon générale élevés (plus de 90 %), mais la survie des faons durant les premiers mois de vie est souvent de 50 % ou moins. Les femelles gravides gagnent pour la mise bas, de la mi-mai au début juin, des endroits isolés relativement à l’abri des prédateurs. Le taux de survie des petits est plus élevé lorsque les femelles mettent bas sur des terrains montagneux à altitude élevée ou sur des îles de lacs que lorsque les femelles mettent bas sous la limite forestière, à proximité d’autres ongulés et de prédateurs. Le caribou est souvent l’une de plusieurs espèces proies dans un système prédateurs-proies multiples. Le loup et l’ours sont les principaux prédateurs des caribous, bien que le cougar, le carcajou, l’Aigle royal et d’autres prédateurs puissent également tuer des adultes ou des petits dans certaines aires ou durant certaines saisons. S’ils ont une alimentation variée, les caribous des montagnes de l’Ouest restent surtout adaptés à une alimentation à base de lichens; en effet, leur estomac contient des microbes spécialisés qui digèrent et extraient efficacement les nutriments des lichens. Ils peuvent supporter un froid rigoureux grâce à un épais pelage composé de poils semi-creux.

Taille et tendances des populations

On estime la population de caribous des montagnes du Nord à environ 45 000 individus matures; cependant, seules les estimations de 16 des 45 sous-populations (36 %) sont fondées sur des relevés réalisés au cours des 5 dernières années. Au total, 26 sous-populations comprennent > 500 caribous, et 13, < 250. On connaît les tendances actuelles de 18 sous-populations : 9 sont à la baisse, 7 sont stables et 2 sont à la hausse. Les 5 sous-populations du centre-ouest de la Colombie-Britannique subissent un déclin. Le recrutement des faons à la fin de l’hiver était de < 15 % chez 6 des 10 sous-populations pour lesquelles des données sont disponibles. Il est impossible de déterminer la tendance globale des caribous de l’unité désignable (UD) des montagnes du Nord, car la plupart des sous-populations ne font l’objet ni de données tirées de relevés ni de données sur les indices vitaux. Les 9 sous-populations de la partie sud de l’aire de répartition ont connu une diminution de 27 % depuis la dernière évaluation du COSEPAC en 2002.

La population de caribous de l’UD des montagnes du Centre est estimée à 469 individus matures. La population a connu un déclin d’au moins 64 % au cours des 27 dernières années (3 générations) et de 62 % au cours des 18 dernières années (2 générations). Aujourd’hui, les 10 sous-populations existantes comprennent < 250 individus matures, et 4 d’entre elles en comptent < 50. Toutes sauf 1 subissent un déclin continu, et la situation de l’autre est inconnue. On a confirmé la disparition de 2 autres sous-populations depuis le dernier rapport de situation en 2002, tandis que 2 sous-populations reconnues en 2002 se sont divisées en plusieurs parce que les animaux ne se dispersent plus dans certaines parties de l’aire de répartition.

L’estimation actuelle de la population de l’UD des montagnes du Sud est de 1 356 individus matures. La population a connu un déclin d’au moins 45 % au cours des 27 dernières années (3 générations), de 40 % au cours des 18 dernières années (2 générations) et de 27 % depuis la dernière évaluation en 2002. Les 15 sous-populations existantes incluent < 500 individus matures, et 13 d’entre elles en comptent < 250, et 9, < 50; quelques anciennes sous-populations se sont divisées en plusieurs à cause du manque de dispersion des animaux dans les aires de répartition. Au total, 14 des 15 sous-populations ont subi un déclin depuis le dernier rapport de situation en 2002. À l’heure actuelle, 11 sous-populations sont encore en déclin, 3 sont stables et 1 connaît une augmentation. La plupart des sous-populations ont fait l’objet de mesures de gestion intensive, dont la translocation, la stérilisation des loups et la diminution des effectifs d’orignaux par le biais de la chasse. Deux autres sous-populations ont disparu depuis 2002. Une récente analyse de la viabilité de la population a permis de prévoir que 13 des 15 sous-populations auront disparu d’ici 50 ans.

Menaces et facteurs limitatifs

Parmi les principales menaces pesant sur l’UD des montagnes du Nord figurent la modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat. Les perturbations anthropiques et la perte d’habitat (y compris la perte d’habitat fonctionnel à cause de l’évitement) découlent des effets cumulatifs de la récolte forestière; de l’exploration et l’exploitation minières et de l’aménagement de l’infrastructure connexe; des activités motorisées et non motorisées; des changements dans la structure des forêts dus aux infestations du dendroctone du pin ponderosa et/ou à la coupe de récupération connexe; des changements climatiques.

Les principales menaces pesant sur les caribous de l’UD des montagnes du Centre comprennent la modification de la dynamique prédateurs-proies due à la perte d’habitat direct et fonctionnel et aux perturbations résultant d’activités industrielles multiples (p. ex. récolte forestière, exploration et exploitation du charbon, du pétrole et du gaz). Outre ces facteurs, on compte les collisions avec des véhicules; les loisirs motorisés (véhicule tout terrain, motoneige); l’accès amélioré des prédateurs à l’aire d’hivernage des caribous grâce au nombre accru de corridors linéaires, de sentiers de neige compactée ou de routes déneigées; les conséquences des changements climatiques; les phénomènes stochastiques naturels liés aux populations de petite taille.

Les principales menaces touchant les caribous de l’UD des montagnes du Sud sont la modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat résultant de la récolte forestière dans le fond des vallées à basse altitude adjacentes, de la pratique de loisirs motorisés (motoneige, héliski), des changements climatiques et de facteurs limitatifs importants dans le cas des petites populations, lesquelles risquent fortement de disparaître à cause des phénomènes environnementaux et démographiques stochastiques.

Protection, statuts et classements

Les caribous de l’ancienne population des montagnes du Sud, telle que considérée par le COSEPAC dans le rapport antérieur, figurent actuellement sur la liste des espèces menacées en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). On entend ici tous les caribous des UD actuelles des montagnes du Sud et des montagnes du Centre ainsi que les 9 sous-populations du centre-ouest et du centre-nord de la Colombie-Britannique (UD des montagnes du Nord). Les caribous de l’ancienne population des montagnes du Nord figurent sur la liste des espèces préoccupantes de la LEP. La plus grande partie de l’habitat des caribous des montagnes de l’Ouest se trouve sur des terres publiques. Les zones protégées couvrent respectivement 22, 41 et 32 % des UD des montagnes du Nord, des montagnes du Centre et des montagnes du Sud. La majorité de la zone protégée de l’aire de répartition de l’UD des montagnes du Centre renferme les aires d’estivage à altitude élevée. En Colombie-Britannique, en plus des zones protégées, des aires d’hivernage des ongulés (« Ungulate Winter Ranges ») et des zones d’habitat d’espèces sauvages (« Wildlife Habitat Areas ») ont été établies en 2009 pour protéger l’habitat contre la récolte forestière ou pour gérer les activités de récolte du bois.

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Résumé technique - Population des montagnes du Nord

Rangifer tarandus

Caribou – population des montagnes du Nord

Caribou – Northern Mountain population (Nom anglais)

Répartition au Canada :
Colombie-Britannique, Yukon, Territoires du Nord-Ouest

Données démographiques

Durée d'une génération
Calculée selon les lignes directrices de l’UICN.
9 ans
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d'individus matures?
La tendance est connue pour 18 des 45 sous populations, qui représentent environ 54 % de la population actuelle; 9 sont en déclin, principalement dans la partie sud de l'UD [dont les 5 sous populations du centre ouest de la Colombie-Britannique] et 2 connaissent une augmentation. Six des 10 sous populations pour lesquelles nous possédons ≥ 3 ans de données sur le recrutement en fin d'hiver vivent une baisse du recrutement de < 15 %.
La tendance globale est inconnue
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d'individus matures sur [cinq ans ou deux générations]
(Voir ci dessus)
La tendance globale est inconnue
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des trois dernières générations
(Voir ci dessus)
La tendance globale est inconnue
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]
(Voir ci dessus. Les sous populations qui sont en déclin continueront vraisemblablement de connaître une telle situation. Cependant, des fluctuations du nombre de caribous dans les grandes sous populations de la partie nord de l'UD, ou encore des estimations plus détaillées de ces sous populations, pourraient cacher des déclins des plus petites sous populations lorsque l'on tient compte du nombre total d'individus de l'UD.)
La tendance globale est inconnue
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur
(Voir ci dessus)
La tendance globale est inconnue
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?
(Les causes du déclin sont connues pour neuf des sous populations à la baisse, mais les déclins n'ont pas cessé et ne sont pas manifestement réversibles.)
s.o.
La tendance est inconnue pour la plupart des 45 sous populations
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures?
Non

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence
1 050 174 km2
Indice de zone d'occupation (IZO)
523 672 km2
La population totale est-elle gravement fragmentée?
Non.
Nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1
(On observe diverses menaces dans l'aire de répartition.)
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence?
Non.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice de zone d'occupation?
(On sait que neuf populations sont en déclin, ce qui mène à une réduction de la densité, mais non de la répartition totale.)
Non
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?
(Certaines sous populations ont subi un déclin considérable, mais aucune n'a encore disparu dans cette UD; à mesure que d'autres renseignements sont recueillis sur la répartition et les déplacements des sous populations, une meilleure définition des limites des sous populations pourrait mener à un rajustement du nombre de sous populations.)
Non
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1?
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat?
(Dans la partie sud de l'UD ainsi que dans des aires plus accessibles de la partie nord de l'UD, des activités industrielles ou d'autres activités humaines changent l'habitat, favorisent d'autres espèces proies et/ou perturbent le caribou.)
Oui
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1?
s.o.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de zone d'occupation?
Non

Note de bas de information sur la répartition

Note de bas de information sur la répartition 1

Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

Retour à la première référence de la note de bas de information sur la répartition 1

Nombre d'individus matures dans chacune des 45 sous populations existantes
Sous-populationNombre d'individus matures
Rivière Hart, Yn1 853
Ruisseau Clear, Yn801
Bonnet Plume, Yn/T.N.-O.4 200
Redstone, Yn/T.N.-O.7 300-10 000
Nahanni Sud, Yn/T.N.-O.1 886
Rivière Coal, Yn/T.N.-O.413
La Biche, Yn/T.N.-O.388
Chisana, Yn587
Kluane, Yn163
Aishihik, Yn1 813
Klaza, Yn1 065
Lac Ethel, Yn289
Lac Moose, Yn270
Rivière Tay, Yn2 907
Tatchun, Yn415
Hardes de Pelly, Yn876
Finlayson, Yn2 657
Lac Wolf, Yn1 240
Laberge, Yn176
Ibex, Yn748
Carcross, Yn/C.-B.674
Atlin, Yn/C.-B.514-857
Lac Swan, C.-B.515-686
Little Rancheria, Yn/C.-B.672-1 342
Horseranch, Yn/C.-B.680-850
Level Kawdy, C.-B.1 239
Edziza, C.-B.140
Tsenaglode, C.-B.85-340
Spatsizi, C.-B.2 258
Plateau Liard, Yn/C.-B.140
Rabbit, C.-B.1 095
Muskwa, C.-B.828
Gataga, C.-B.220
Frog, C.-B.199
Finlay, C.-B.19
Mont Pink, C.-B.1 145
Graham, C.-B.637
Chase, C.-B.404
Wolverine, C.-B.298
Takla, C.-B.98
Telkwa, C.-B.19
Tweedsmuir, C.-B.248
Itcha-Ilgachuz, C.-B.1 220
Rainbows, C.-B.43
Charlotte Alplands, C.-B.6
TOTAL43 443-47 752

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Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]
(Des analyses de viabilité des populations [AVP] ont été réalisées pour seulement 2 sous populations se trouvant dans le centre ouest de la Colombie-Britannique. Les AVP de la sous population de Tweedsmuir prévoient que celle ci diminuera d'au moins 50 % sur 20 ans, et le modèle des AVP de la sous population d'Itcha-Ilgachuz prévoit également un déclin.)
s.o.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Modification de la dynamique prédateur-proie due aux changements de l’habitat; perturbations anthropiques/perte d’habitat attribuable à la récolte forestière, à l’exploration et l’exploitation minières et à l’aménagement de l’infrastructure connexe; changements de la structure de l’habitat à la suite d'infestations du dendroctone du pin ponderosa et/ou à la coupe de récupération connexe; activités récréatives motorisées et non motorisées.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur?
(Les sous populations de la partie intérieure de l'Alaska n'ont pas été évaluées en tant qu'UD du COSEPAC.)
L’espèce est classée comme « non en péril » en Alaska, mais de nombreuses sous-populations sont en déclin
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Oui
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui, dans la partie nord de l’UD
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
(Possiblement de l'Alaska, mais les sous populations de la partie intérieure de l'Alaska n'ont pas été évaluées en tant qu'UD du COSEPAC.)
Possiblement de l’Alaska

Nature délicate de l'information sur l'espèce

L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?
Non

Historique du statut

COSEPAC :
La population des montagnes du Nord a été désignée « non en péril » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme faisant partie de la « population de l'Ouest » (maintenant désactivée). Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en mai 2002. Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC. Cette nouvelle population des montagnes du Nord est composée des 36 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Nord du caribou en plus de 9 sous-populations de l'ancienne (2002) population des montagnes du Sud. La population des montagnes du Nord a été désignée « préoccupante » en mai 2014.

Statut et justification de la désignation

Statut
Préoccupante
Code alphanumérique
Sans objet
Justification de la désignation
Cette population comporte 45 sous-populations réparties depuis le centre-ouest de la Colombie-Britannique jusque dans l’ouest des Territoires du Nord-Ouest, en passant par le Yukon. La plus grande partie de l’aire de répartition se trouve au Canada où on compte environ entre 43 000 et 48 000 individus matures. Il y a peu d’information sur les tendances à long terme (3 générations) et un grand nombre des estimations actuelles sont fondées sur des données de relevé datant de plus de 5 ans. À l’heure actuelle, 2 sous-populations seraient en hausse, 7 sont stables et 9 connaissent un déclin. La situation des 27 autres sous-populations n’est pas connue. Les 2 plus grandes sous-populations, qui seraient stables, comptent plus de 15 000 animaux, ou entre 26 et 29 % de la population estimée. Environ la moitié des 45 sous-populations comprennent chacune moins de 500 individus. Toutes les sous-populations stables ou à la hausse se trouvent dans la partie nord de l’aire de répartition, tandis que 9 des sous-populations dans la partie sud de l’aire de répartition ont diminué de 26 % depuis la dernière évaluation. La situation des sous-populations du nord pourrait éventuellement être compromise à cause de la hausse des menaces, en particulier les modifications de l’utilisation des terres dues au développement industriel entraînant des changements dans la dynamique prédateur-proie.
Critère A(déclin du nombre total d'individus matures) :
Inconnu. Signe de déclin dans certaines sous-populations, mais la tendance globale est inconnue.
Critère B(petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La zone d’occurrence et l’indice de zone d’occupation (IZO) dépassent les seuils.
Critère C(nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. La population dépasse 10 000 individus matures.
Critère D(très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. La population dépasse 1 000 individus matures, et l’IZO et le nombre de localités dépassent les seuils.
Critère E(analyse quantitative) :
Sans objet

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Résumé technique - Population des montagnes du Centre

Rangifer tarandus

Caribou – population des montagnes du Centre

Caribou – Central Mountain population (Nom anglais)

Répartition au Canada :
Colombie-Britannique, Alberta

Données démographiques

Durée d'une génération
(Calculée selon les lignes directrices de l'UICN.)
9 ans
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d'individus matures?
Oui
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d'individus matures sur [cinq ans ou deux générations]
(D'après le taux de déclin des deux dernières générations. Le taux de déclin est probablement sous estimé puisque les premiers relevés sur lesquels le déclin de certaines sous populations était fondé remontaient à une date postérieure au début de la période correspondant aux deux dernières générations.)
Au moins 62 %
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des dix dernières années ou trois dernières générations
(Neuf des dix sous populations existantes sont en déclin, et l'une d'entre elles est peut être disparue du pays. La tendance de l'autre sous population est inconnue. On a confirmé la disparition de deux autres sous populations. Le taux de déclin est probablement sous estimé puisque les premiers relevés sur lesquels le déclin de certaines sous populations était fondé remontaient à une date postérieure au début de la période correspondant aux trois dernières générations.)
Au moins 64 %
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]
(D'après le taux de déclin des trois dernières générations.)
Au moins 64 %
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.
(D'après le taux de déclin des trois dernières générations.)
Au moins 64 %
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?
(La cause du déclin de la plupart des sous populations a été attribuée à la modification de la dynamique prédateur proie due aux changements importants de l'habitat découlant des activités industrielles, mais il pourrait y avoir d'autres facteurs contributifs qui ne sont pas bien compris. Le rétablissement de l'habitat nécessitera des décennies, et les activités industrielles continuent et prennent de l'ampleur. Les sous populations subissant les niveaux de perturbation les plus faibles sont également en déclin. La destruction de l'habitat causée par les activités industrielles continue et s'étend.)
Réversibles : donnée inconnue
Comprises : donnée incomplète
Cessées : non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures?
(Ne correspond pas à la définition de « fluctuations extrêmes » de l'UICN.)
Non

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Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d'occurrence
85 986 km2
Indice de zone d'occupation (IZO)
46 144 km2
La population totale est-elle gravement fragmentée?
Oui
Nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 2
(On observe diverses menaces dans l'aire de répartition.)
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002, et l'on considère que la partie Bearhole/Redwillow de la sous population Narraway ne se trouve plus en Alberta. La zone d'occurrence ne peut être comparée directement avec celle de la dernière évaluation à cause d'un changement des limites de l'UD.)
Probablement
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice de zone d'occupation?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002. L'IZO ne peut être comparé directement avec celui de la dernière évaluation à cause d'un changement des limites des UD.)
Probablement
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002.)
Oui
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 2?
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat?
(Les activités industrielles et les autres activités humaines qui entraînent des changements de l'habitat favorisant d'autres espèces proies et/ou la perturbation du caribou continuent. Une récente analyse des changements de l'habitat des sous populations du centre est de la Colombie-Britannique a révélé une perte d'habitat d'hivernage de très bonne et de bonne qualité de l'ordre de 0 à 66 % [Williamson Ehlers et al., 2013]).
Oui
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 2?
s.o.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de zone d'occupation?
Non

Note de bas de information sur la répartition UD2

Note de bas de information sur la répartition UD2

Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

Retour à la première référence de la note de bas de information sur la répartition 1

Nombre d'individus matures dans chaque population
PopulationNombre d'individus matures
Scott, C.-B.35
Moberly, C.-B.18
Kennedy Siding, C.-B.29
Quintette, C.-B.87
Narraway, C.-B./Alb.78
Redrock-ruisseau Prairie, Alb./C.-B.106
À la Pêche, Alb.75
Tonquin (Jasper), Alb.30
Maligne (Jasper), Alb.5
Brazeau (Jasper), Alb.6
TOTAL469

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Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l'espèce à l'état sauvage est d'au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]
(Des AVP ont été menées sur 10 sous populations dans le cadre de 3 études, mais la probabilité de disparition n'a pas été calculée pour toutes ces sous populations.)
s.o.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Modification de la dynamique prédateur-proie à cause des changements de l’habitat résultant de l’exploitation forestière et de la récolte forestière en association avec l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières; perturbation anthropique et autre perte d’habitat attribuables à de multiples activités industrielles (p. ex. exploitation forestière, exploration et exploitation du charbon et des ressources pétrolières et gazières). Les autres facteurs incluent les collisions avec des véhicules, les loisirs motorisés (VTT, motoneige), l’accès plus facile pour les prédateurs, les effets sur les petites populations et les maladies infectieuses qui ont probablement des effets négatifs accrus en raison des changements climatiques.

Immigration de source externe (immigration de l'extérieur du Canada)

Situation des populations de l'extérieur?
Endémique au Canada
s.o.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Non
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
s.o.
Y a-t-il suffisamment d'habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
s.o.
La possibilité d'une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
Non

Nature délicate de l'information sur l'espèce

L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?
Non

Historique du statut

COSEPAC :
Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC, ce qui a mené à la nouvelle population des montagnes du Centre, composée de 12 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Sud du caribou (COSEPAC, 2002). La population des montagnes du Centre a été désignée « en voie de disparition » en mai 2014.

Statut et justification de la désignation

Statut
En voie de disparition
Code alphanumérique
A2a+3a+4a; C1+C2a(i)
Justification de la désignation
Cette population endémique au Canada comporte 10 ou 11 sous-populations existantes, retrouvées dans les Rocheuses et à proximité de celles-ci dans le centre-est de la Colombie-Britannique et le centre-ouest de l’Alberta. On estime actuellement la population à 515 individus matures, et un déclin d’au moins 62 % a été observé au cours des 3 dernières générations. Une sous-population du centre de la Colombie-Britannique pourrait être disparue du pays, et la disparition d’une autre sous-population, celle de Banff, a été confirmée en 2010. On estime que toutes les sous-populations existantes comptent moins de 250 individus matures, et 7 d’entre elles en comprennent moins de 50. Deux sous-populations reconnues en 2002 se sont subdivisées en raison du manque de dispersion dans les anciennes aires de répartition. Toutes les sous-populations ont connu des déclins d’environ 60 % depuis la dernière évaluation en 2002, et toutes à l’exception d’une sous-population continuent de subir un déclin. Les relevés indiquent une mortalité des adultes élevée et constante et un faible recrutement des petits, accélérant les taux de déclin. Les menaces persistent et croissent sans cesse..
Critère A(déclin du nombre total d'individus matures) :

Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » A2a+3a+4a.

Correspond au critère A2a en raison d’un déclin global dépassant 50 % (au moins 64 %). Les causes n’ont pas cessé et pourraient ne pas être réversibles. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe. Correspond au critère A3a à cause d’une réduction inférée de plus de 50 % au cours des 3 prochaines générations d’après les tendances continues à la baisse. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe. Correspond au critère A4a à cause d’une réduction présumée et inférée de plus de 50 % selon les effets sur une période de 3 générations qui s’étend dans le passé ou le futur. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe. Ne correspond pas au critère A1 parce que les causes de la réduction n’ont pas cessé.
Critère B(petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La zone d’occurrence et l’IZO dépassent tous deux les seuils.
Critère C(nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » C1+2a(i). Correspond au critère C1, car le nombre d’individus de la population est de moins de 2 500 et qu’il subit un déclin continu estimé sur 2 générations de plus de 62 % (dépasse le seuil de 20%). Correspond au critère C2a(i), car on note un déclin continu du nombre d’individus matures et aucune sous-population n’est estimée à plus de 250 individus.
Critère D(très petite population totale ou répartition restreinte) :
Correspond au critère de la catégorie « menacée », D1, car la population compte moins de 1 000 individus matures. Le critère D2 n’est pas applicable, car l’IZO et le nombre de localités dépassent les seuils.
Critère E(analyse quantitative) :
Sans objet. Trois AVP ont été menées sur la plupart des sous-populations, mais la probabilité de disparition n’a pas été prévue pour toutes.

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Résumé technique - Population des montagnes du Sud

Rangifer tarandus

Caribou – population des montagnes du Sud

Caribou – Southern Mountain population (Nom anglais)

Répartition au Canada :
Colombie-Britannique

Données démographiques

Durée d'une génération
(Calculée selon les lignes directrices de l'UICN.)
9 ans
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d'individus matures?
Oui
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d'individus matures sur [cinq ans ou deux générations]
(D'après le taux de déclin des deux dernières générations. Le taux de déclin est probablement sous estimé puisque les premiers relevés sur lesquels le déclin de certaines sous populations était fondé remontaient à une date postérieure au début de la période correspondant aux deux dernières générations.)
Au moins 40 %
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations]
(Au total, 14 des 15 sous populations ont connu un déclin au cours des 3 dernières générations, et 2 ont disparu. Seule 1 sous population connaît une augmentation et comprend seulement 78 individus matures. Le taux de déclin est probablement sous estimé puisque les premiers relevés sur lesquels le déclin de certaines sous populations était fondé remontaient à une date postérieure au début de la période correspondant aux deux dernières générations.)
Au moins 45 %
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations.]
(D'après le taux de déclin des trois dernières générations.)
Au moins 45 %
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur
(D'après le taux de déclin des trois dernières générations.)
Au moins 45 %
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?
(La cause du déclin a été attribuée à la modification de la dynamique prédateur proie due aux changements importants de l'habitat découlant de la récolte forestière dans le fond des vallées adjacentes, mais il pourrait y avoir d'autres facteurs contributifs qui ne sont pas bien compris; le rétablissement de l'habitat nécessitera des décennies, et les activités industrielles continuent et prennent de l'ampleur.)
Réversibles : donnée inconnue
Comprises : donnée incomplète
Cessées : non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures?
Non

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Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d'occurrence
118 240 km2
Indice de zone d'occupation (IZO)
46 324 km2
La population totale est-elle gravement fragmentée?
Non.
Nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 3
(On observe diverses menaces dans l'aire de répartition.)
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002. La zone d'occurrence ne peut être comparée directement avec celle de la dernière évaluation à cause d'un changement des limites de l'UD.)
Oui
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice de zone d'occupation?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002. L'IZO ne peut être comparé directement avec celui de la dernière évaluation à cause d'un changement des limites de l'UD.)
Oui
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?
(Deux sous populations ont disparu depuis le dernier rapport de situation en 2002.)
Oui
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 3?
s.o.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat?
Oui
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 3?
s.o.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de zone d'occupation?
Non

Note de bas de information sur la répartition UD2

Note de bas de information sur la répartition UD2

Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

Retour à la première référence de la note de bas de information sur la répartition 3

Nombre d'individus matures dans chaque population
PopulationNombre d'individus matures
Selkirks Sud20
Sud de la chaîne Purcell22
Nakusp54
Duncan2
Centre des Rocheuses4
Monashee4
Frisby Boulder12
Columbia Sud6
Columbia Nord157
Groundhog11
Wells Gray341
Barkerville78
Monts Caribou Nord202
Lac Narrow45
Monts Hart398
TOTAL1 356

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Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l'espèce à l'état sauvage est d'au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]
(Deux AVP ont été menées sur les sous populations dans l'UD des montagnes du Sud : l'une était fondée sur les indices vitaux [Wittmer et al., 2010], et l'autre, sur les estimations de la population tirées de relevés [Hatter, 2006]. Selon Wittmer et al. [2010], 8 des 10 sous populations avaient une probabilité de disparition de > 20 % sur 45 ans [5 générations]. Selon Hatter [2006], la probabilité de quasi disparition [< 20 animaux] de l'espèce était de l'ordre de 20 % pour 13 des 15 sous populations.
Oui

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Modification de la dynamique prédateur-proie due aux changements de l’habitat résultant de la récolte forestière dans le fond des vallées à faible altitude adjacentes; efficacité accrue des prédateurs, qui utilisent les sentiers de motoneige et d’héliski. Les maladies infectieuses pourraient causer des effets négatifs accrus, en particulier dans le contexte d’un climat changeant.

Immigration de source externe (immigration de l'extérieur du Canada)

Situation des populations de l'extérieur?
En voie de disparition en Idaho et dans l’État de Washington
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Non
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Possiblement.
Y a-t-il suffisamment d'habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
s.o.
La possibilité d'une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
Non

Nature délicate de l'information sur l'espèce

L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?
Non

Historique du statut

COSEPAC :
La population des montagnes du Sud a été désignée « menacée » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme faisant partie de la « population de l'Ouest » (maintenant désactivée). Réexamen et confirmation du statut en mai 2002. Selon le rapport sur les unités désignables du caribou (COSEPAC, 2011), une nouvelle structure de population a été proposée et acceptée par le COSEPAC, ce qui a mené à la nouvelle population des montagnes du Sud, composée de 17 sous-populations de l'ancienne population des montagnes du Sud du caribou (COSEPAC, 2002). Les sous-populations restantes ont été assignées aux nouvelles populations des montagnes du Centre et du Nord. La population des montagnes du Sud a été désignée « en voie de disparition » en mai 2014.

Statut et justification de la désignation

Statut
En voie de disparition
Code alphanumérique
A3a+4a; C1
Justification de la désignation
Cette population est principalement limitée au Canada, à l’exception de près de 40 animaux en Idaho et dans l’État de Washington. On compte 15 sous-populations existantes retrouvées dans le sud-est de la Colombie-Britannique, et pour la plupart il n’y a pas de déplacement entre elles. Deux sous-populations sont disparues du pays depuis 2002. On estime actuellement la population à 1 294 individus matures, ce qui représente un déclin d’au moins 46 % au cours des 3 dernières générations et de 30 % depuis la dernière évaluation en 2002. Toutes les sous-populations existantes à l’exception de 2 sont estimées à moins de 250 individus matures, dont 9 ont moins de 50 individus et 6, moins de 15. La dispersion à l’intérieur de l’aire de répartition de 11 sous-populations est gravement limitée. Les relevés indiquent une mortalité des adultes élevée et constante et un faible recrutement des petits, accélérant les taux de déclin. Les menaces persistent et croissent sans cesse.
Critère A(déclin du nombre total d'individus matures) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A3a, d’après une réduction inférée de > 50 % au cours des 3 prochaines générations selon les tendances de déclin actuelles. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe.
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A4a, d’après une réduction présumée et inférée de > 50 % selon les effets sur une période de 3 générations qui s’étend dans le passé ou le futur. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe.
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A2a, en raison d’un déclin global dépassant 30 % (au moins 45 %). Les causes n’ont pas cessé et pourraient ne pas être réversibles. La tendance calculée est fondée sur a) une observation directe.
Ne correspond pas au critère A1 parce que les causes de la réduction n’ont pas cessé.
Critère B(petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La zone d’occurrence et l’IZO dépassent tous deux les seuils.
Critère C(nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », C1, car la population compte < 2 500 individus matures et a subi un déclin de > 40 % au cours de 2 générations (dépasse le seuil de 20 %).
Correspond au critère de la catégorie « menacée », C2a(i), car on observe un déclin continu et, selon les estimations, toutes les sous-populations comptent < 1 000 individus matures (et 2 en comprennent < 250, ce qui correspond presque au critère de la catégorie « en voie de disparition »).
Critère D(très petite population totale ou répartition restreinte) :
Le critère D1 n’est pas applicable, car la population est de > 1 000 individus.
Le critère D2 n’est pas applicable, car l’IZO et le nombre de localités dépassent les seuils.
Critère E(analyse quantitative) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », E, car 2 AVP ont été menées sur 10/15 et 15/15 des sous-populations, respectivement, et montrent que la probabilité de disparition est de > 20 % sur environ 45 ans (5 générations) pour 13 des sous-populations.

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Préface

 
Le présent rapport est fondé sur de l’information recueillie depuis l’évaluation et le rapport de situation de 2002 du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada (COSEPAC, 2002) et le rapport sur les unités désignables du caribou au Canada (COSEPAC, 2011). Les caribous des montagnes de l’Ouest (objet du présent rapport) ont d’abord été évalués en tant que membres de la « population de l’Ouest » en 1984 (Kelsall, 1984). Cette unité a ensuite été divisée en 2000 pour former la « population des montagnes du Nord » et la « population des montagnes du Sud », qui ont été jugées respectivement « non en péril » et « menacée » sans toutefois faire l’objet d’un rapport de situation. Le statut des deux populations a été réévalué en mai 2002, et l’on a considéré que ces dernières constituaient deux de quatre « écotypes » de la sous-espèce caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) prise en compte dans un plus gros rapport (COSEPAC, 2002) qui portait également sur la « population distincte » de Terre-Neuve. Ces écotypes du caribou des montagnes (des montagnes du Nord et des montagnes du Sud) étaient fondés sur les aires écologiques nationales du COSEPAC portant le même nom. La population des montagnes du Sud avait alors été de nouveau reconnue comme « menacée », et la population des montagnes du Nord, comme « préoccupante ».

Cette évaluation suit une analyse de la structure des unités désignables (UD) du caribou au Canada qui a été entreprise par le COSEPAC à titre de projet spécial (COSEPAC, 2011) afin de définir les UD qui seront utilisées dans les évaluations et les réévaluations à venir de cette espèce selon les plus récentes lignes directrices. En Amérique du Nord, la taxinomie la plus usuelle (Banfield, 1961) comprend quatre sous-espèces indigènes existantes et une disparue (y compris le caribou des bois [Rangifer tarandus caribou]); cette taxinomie est toutefois périmée et ne rend pas compte de la variabilité du caribou dans l’ensemble de son aire de répartition au Canada. En appliquant les critères des UD du COSEPAC touchant le caractère distinct et le caractère important (COSEPAC, 2013), on a séparé le caribou des montagnes de l’Ouest en trois UD : le caribou des montagnes du Nord, observé en Colombie-Britannique, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest (UD 7); le caribou des montagnes du Centre, en Colombie-Britannique et en Alberta (UD 8); le caribou des montagnes du Sud, dans le sud de la Colombie-Britannique (UD 9; COSEPAC, 2011).

De nombreuses nouvelles recherches ont été réalisées sur le caribou des montagnes de l’Ouest depuis le dernier rapport, et de nouvelles données tirées de relevés des populations ont été obtenues. Depuis la dernière évaluation, on a confirmé la disparition de deux sous-populations de l’UD des montagnes du Sud et de deux autres de l’UD des montagnes du Centre. Le présent rapport inclut également des mises à jour des connaissances écologiques traditionnelles recueillies auprès de sources autochtones et métisses et résumées par le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du COSEPAC. Ces sources ont été compilées et évaluées dans un rapport source et un rapport d’évaluation des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sur les caribous.

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Logotype du COSEPAC

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

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Définitions (2014)

Espèce sauvage

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)Note de bas de définition a
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)Note de bas de définition b
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)Note de bas de définition c
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)Note de bas de définition d
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Note de bas de définition

Note de bas de définition a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de définition b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de définition c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de définition c

Note de bas de définition d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de définition e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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Section 2

Description et importance de l’espèce sauvage

Nom et classification

Classification de l’espèce :

Nom scientifique :
Rangifer tarandus Linnaeus 1758
Classe :
Mammifères
Ordre :
Artiodactyles,
Famille :
Cervidés
Sous-famille :
Capréolinés
Espèce :
Rangifer tarandus Linnaeus 1758
Nom commun français :
Caribou, caribou des bois (français); caribou, woodland caribou (anglais); wah stzee (dunne-za); whudzih ou wudzįįh (tsek’ene/tse keh nay/sakani); kwun ba whut’en (carrier sekani); vadzaih (gwichin); ekwe (esclave du nord); t’onzi/tohzi/t’ondzi (esclave du nord – caribou des bois); nodÍe (esclave du sud – caribou des montagnes); medzÍh (esclave du sud – caribou des bois).

Tous les caribous et rennes du monde ne constituent qu’une seule espèce, Rangifer tarandus. Au Canada, Banfield (1961) a classé les caribous dans quatre sous-espèces existantes et une sous-espèce disparue, selon des données fondées principalement sur des mensurations crâniennes et le pelage, mais aussi sur la forme des bois et des sabots. Les quatre sous-espèces existantes sont les suivantes : le caribou des bois (R. t. caribou), le caribou de la toundra (R. t. groenlandicus), le caribou de Grant (R. t. granti) et le caribou de Peary (R. t. pearyi). Le caribou de Dawson (R. t. dawsoni) était observé à Haida Gwaii, au large de la Colombie-Britannique, mais il a disparu au début du 20e siècle (Spalding, 2000). La classification des sous-espèces de Banfield (1961) est encore la plus courante, en grande partie parce qu’aucune autre n’a été établie de façon systématique ou n’a reçu l’acceptation générale. Les caribous des régions des montagnes de l’ouest de l’Amérique du Nord font partie de la sous-espèce « caribou des bois » de Banfield (1961), mais ils sont aussi répartis en écotypes selon les conditions écologiques et les adaptations. Les noms des écotypes diffèrent selon les régions, ce qui entraîne une certaine confusion (voir COSEPAC, 2011). À titre d’exemple, en Colombie-Britannique, le caribou qui vit dans des régions de neige relativement peu profonde et se nourrit surtout de lichens terrestres est le caribou de l’écotype « du Nord », tandis que le caribou qui habite des régions de neige épaisse et s’alimente principalement de lichens arboricoles est le caribou de l’écotype « des montagnes » (Stevenson et Hatler, 1985; Heard et Vagt, 1998). En Alberta, le caribou qui se nourrit surtout de lichens terrestres et passe au moins une partie du cycle annuel dans les montagnes est semblable à l’écotype du Nord observé en Colombie-Britannique, mais il est appelé « caribou des montagnes » (ASRD&ACA, 2010). Il est largement admis que les entités taxinomiques du genre Rangifer doivent être complètement revues (COSEPAC, 2011).

La controverse suscitée par la classification des sous-espèces de Banfield a été particulièrement vive dans le cas du caribou des bois (R. t. caribou), car ce groupe réunit des animaux qui se retrouvent dans presque tous les types d’habitat et qui affichent une variabilité considérable en termes de comportement, d’écologie et de morphologie (Geist, 2007). Pour éviter les problèmes liés à la classification des sous-espèces, l’appellation « caribous forestiers » est utilisée dans le présent rapport en référence aux caribous canadiens qui demeurent toute l’année au sud de la limite forestière, et l’appellation « caribous des montagnes de l’Ouest » regroupe les caribous habitant dans les montagnes de l’ouest de l’Amérique du Nord. De plus, le terme « population » est utilisé pour les caribous à l’échelle des unités désignables (« UD »), alors que le terme « sous-population » désigne une harde.

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Description morphologique

Le caribou a un pelage brun foncé à brun pâle, une crinière blanchâtre et un peu de blanc sur les flancs (voir la figure 1). Les femelles et les mâles matures pèsent généralement 110-150 kg et 160-210 kg, respectivement, avec une hauteur au garrot de 1,0 à 1,2 m. Certaines caractéristiques donnent à penser que les Rangifer sont des membres primitifs de la famille des Cervidés (Banfield, 1974). Les deux sexes portent des bois, mais certaines femelles en sont dépourvues ou n’en ont qu’un. Un trait caractéristique du caribou est le sabot large et arrondi qui lui permet de moins s’enfoncer dans la neige et les milieux humides; le sabot est aussi utilisé pour creuser la neige à la recherche de nourriture. Les ergots sont gros, largement espacés et situés bien à l’arrière sur le pied, ce qui augmente considérablement la surface portante et réduit l’effort au pied. Banfield (1961, 1974), Miller (1982), Kelsall (1984), Geist (1991) et Bergerud (2000) ont décrit les caractéristiques physiques du caribou.

Selon les connaissances traditionnelles autochtones (CTA), le caribou forestier serait de plus petite taille que le caribou des bois des montagnes et de taille plus grande que le caribou de la toundra. Il y a très longtemps, disent les aînés tulitas, ces animaux ne portaient pas le nom de caribous des bois des montagnes ou de caribous des bois des forêts boréales. Ils étaient différenciés selon leurs marques, couleur et empreintes de sabots (Sahtu Renewable Resources Board, 2010).

Figure 1. Photo de caribous des montagnes du Centre, sous population de Kennedy Siding (gracieuseté d'Elena Jones)
Photo de caribous des montagnes du Centre
Photo: © Elena Jones
Description longue pour la figure 1

Photo d'un groupe de caribous des montagnes du Centre qui cherchent de la nourriture sur le sol couvert de neige. Ces caribous de la sous population de Kennedy Siding ont un pelage aux tons de brun foncé à pâle, une crinière blanchâtre et un peu de blanc sur les flancs. Les gros ergots d'un des caribous sont bien visibles.

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Structure spatiale et variabilité de la population

Des analyses phylogénétiques du caribou fondées sur des études de l’ADN mitochondrial (ADNmt) fournissent de l’information sur les lignées génétiques, tandis que des études des microsatellites sur l’ADN nucléaire donnent de l’information sur la diversité génétique et la structure des populations de caribous forestiers. L’information disponible met l’accent sur les caribous du centre-ouest de l’Alberta et du centre-est de la Colombie-Britannique (Dueck, 1998; McDevitt et al., 2009; Serrouya et al., 2012; Klütsch et al., 2012; Weckworth et al., 2012; Yannic et al., 2013), ceux du sud-est de la Colombie-Britannique (Dueck, 1998; Zittlau, 2004; Serrouya et al., 2012) et ceux du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest (Dueck, 1998; Zittlau, 2004; Kuhn et al., 2010; Weckworth et al., 2012); on possède peu de renseignements sur les caribous du nord et du centre-ouest de la Colombie-Britannique (Zittlau, 2004; Serrouya et al., 2012). Dans de nombreuses études, des comparaisons sont faites avec des sous-populations d’autres UD (COSEPAC, 2011). De récentes études ont grandement contribué à la compréhension des structures phylogénétique et génétique des caribous de la région montagneuse de l’Ouest canadien, mais d’autres travaux sont nécessaires pour combler les lacunes, en particulier pour ce qui est des caribous du nord et du centre-ouest de la Colombie-Britannique.

Phylogénétique

L’analyse phylogénétique du caribou a révélé 2 principaux halogroupes (ou clades) distincts, ce qui laisse envisager l’isolement du caribou dans 2 ou 3 refuges glaciaires séparés (Røed et al., 1991; Dueck, 1998; McDevitt et al., 2009; COSEPAC, 2011; Klütsch et al., 2012; Yannic et al., 2013). Selon l’étude de l’ADNmt de Dueck (1998), tous les caribous du Canada proviennent de clades (groupes) du nord et du sud, isolés il y a environ 49 000 ans pendant la glaciation wisconsinienne. Les Rocheuses canadiennes ont connu des avancées glaciaires il y a 75 000-64 000 et 20 000-11 000 ans (Gadd, 1986). Deux groupes de caribous ont été séparés entre ces 2 épisodes du début et de la fin du Wisconsinien, et des clades distincts ont évolué isolément. Après le retrait du vaste glacier continental, les 2 groupes ont colonisé le Canada, et leurs aires de répartition se sont chevauchées. Selon Klütsch et al. (2012), 3 lignées de caribous forestiers canadiens pourraient provenir de 3 refuges séparés géographiquement au sud du glacier continental laurentidien : 1 refuge se trouve dans les Appalaches, 1 dans la région du Wisconsin et 1 dans les Rocheuses. Les caribous provenant du refuge des Rocheuses ont colonisé la région montagneuse de l’Ouest canadien. Yannic et al. (2013) ont noté que 2 lignées phylogéographiques sont demeurées génétiquement homogènes depuis leur séparation il y a 2 cycles interglaciaux-glaciaux et qu’un contact secondaire entre ces lignées a eu lieu au centre du pays il y a environ 8 000 ans.

La structure phylogéographique du caribou semble être principalement le résultat d’expansions postglaciaires suivant le dernier maximum glaciaire, ce qui est corroboré par des données provenant de restes fossiles et de considérations écologiques et physiogéographiques (Klütsch et al., 2012; Yannic et al., 2013). Bon nombre des sous-populations situées au centre-ouest de l’Alberta/centre-est de la Colombie-Britannique et au sud-est de la Colombie-Britannique présentent des haplotypes des clades du nord et du sud (Dueck, 1998; McDevitt et al., 2009; Yannic et al., 2013), ce qui révèle des zones de contact possibles. Le plus important mélange d’haplotypes se trouve dans les montagnes de l’est de la Colombie-Britannique et dans les régions adjacentes de l’Alberta, où de 0 à 56 % des haplotypes des échantillons analysés dans le centre-est britanno-colombien/ centre-ouest albertain et de 1 à 67 % des haplotypes des échantillons analysés dans le sud-est de la Colombie-Britannique proviennent du clade du nord. McDevitt et al. (2009) ont observé une association positive entre le comportement migratoire de certains individus et leur appartenance au clade du nord (c.-à-d. que les individus migrateurs sont plus susceptibles d’appartenir au clade du nord). Les caribous forestiers d’aujourd’hui ont apparemment évolué à partir des 2 clades, et une introgression de l’ADN s’est produite dans les régions où les clades se sont rencontrés et où les aires de répartition se sont chevauchées.

Structure génétique des populations

Les données sur les microsatellites brossent un tableau complexe de la structure génétique au sein et entre les sous-populations de caribous de l’Ouest canadien. Les études à ce sujet ne suivaient pas le même protocole. En effet, elles évaluaient chacune une combinaison unique de sous-populations et utilisaient des caractéristiques différentes des loci, ce qui rend difficile la comparaison de certains des résultats divergents. La figure 2 présente géographiquement les sous-populations mentionnées ci-dessous (voir également la section sur Unités désignables).

Selon Serrouya et al. (2012), les sous-populations de caribous au nord de la rivière de la Paix forment un groupe distinct. Cependant, les 2 sous-populations échantillonnées dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique (Itcha-Ilgachuz, Tweedsmuir) ressemblaient davantage aux caribous se trouvant au sud de la rivière de la Paix. Zittlau (2004) a conclu que ces 2 sous-populations du centre-ouest de la Colombie-Britannique étaient plus étroitement liées aux caribous du sud-est de la province qu’aux caribous échantillonnés dans le nord de la province. Parmi les sous-populations échantillonnées du nord et du centre-ouest de la Colombie-Britannique, celle d’Itcha-Ilgachuz comptait le plus faible taux de diversité des microsatellites et était fortement distincte (94 % d’autoassignation), probablement à cause de son isolement (avec la sous-population voisine de Tweedsmuir-Entiako) par rapport aux autres sous-populations (Zittlau, 2004). Les 3 sous-populations du nord de la Colombie-Britannique qui ont fait l’objet d’un échantillonnage (Atlin, Carcross, Cassiar) sont groupées ensemble, comme l’étaient les 3 sous-populations du centre-nord de la province (Wolverine, Finlay, Chase). Zittlau (2004) a également noté une forte différenciation des microsatellites au sein des 3 sous-populations du Yukon/ Colombie-Britannique (Aishihik, Chisana, lac Wolf) ainsi que de hauts niveaux de diversité génétique au sein de chacune de ces sous-populations. D’après Zittlau, ces niveaux pourraient être attribuables au mélange des sous-populations dans les régions libres de glace durant la dernière période glaciaire. Kuhn et al. (2010) ont observé 4 groupes génétiques à l’intérieur des sous-populations du Yukon. Un de ces groupes, qui comprend les sous-populations d’Ibex, de Carcross et d’Atlin, était génétiquement distinct.

Figure 2. Sous populations de caribous des montagnes du Nord (UD 7), des montagnes du Centre (UD 8) et des montagnes du Sud (UD 9). La limite entre les aires écologiques nationales des montagnes du Sud et des montagnes du Nord du COSEPAC correspond à celle entre les populations des montagnes du Nord et des montagnes du Sud utilisée par le COSEPAC dans son rapport de 2002. Carte créée par Bonnie Fournier (Environment and Natural Ressources, Government of the Northwest Territories, 2013).
Sous populations de caribous des montagnes du Nord
Carte: © Bonnie Fournier, 2013
Description longue pour la figure 2

Carte de la répartition des sous populations des caribous des montagnes de l'Ouest des unités désignables des montagnes du Nord, des montagnes du Centre et des montagnes du Sud. L'aire de répartition de chaque unité désignable est indiquée par une couleur, et l'aire de répartition de chaque sous population est délimitée et nommée, à l'exception de l'unité désignable des montagnes du Sud, dont les sous populations sont numérotées et identifiées dans la légende. On trouve sur la carte d'autres renseignements sur les zones dans lesquelles la disparition du caribou a été confirmée après 2002 et les occurrences traces. La limite établie par le COSEPAC entre les aires écologiques nationales des montagnes du Nord et des montagnes du Sud est indiquée.

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McDevitt et al. (2009) ont constaté une forte différenciation significative (p < 0,05) entre les sous-populations de caribous du centre-est de la Colombie-Britannique/ centre-ouest de l’Alberta au moyen de données mitochondriales (FST = 0,018-0,5619) et de données sur les microsatellites (FST = 0,01-0,09). La sous-population d’À la Pêche était groupée avec celles des parcs nationaux Jasper et Banff, et les sous-populations de Redrock-ruisseau Prairie et de Narraway (y compris Bearhole-Redwillow) ne formaient que 1 groupe. Les sous-populations situées dans la partie nord de la région (Quintette, Moberly, Burnt Pine, Kennedy Siding) étaient groupées avec la seule sous-population du sud-est de la Colombie-Britannique échantillonnée (monts Hart – portion de Parsnip). Par contre, Weckworth et al. (2012) ont indiqué que les sous-populations de Jasper et de Banff étaient groupées avec 1 ou 2 des sous-populations du sud-est de la Colombie-Britannique échantillonnées (monts Cariboo Nord), tandis que la sous-population d’À la Pêche a été unie avec d’autres sous-populations de la région. Selon Serrouya et al. (2012), la rivière de la Paix est une cause importante de séparation génétique. La sous-population de Graham, du côté nord de la rivière, était distincte des sous-populations situées au sud de la rivière. Toutes les sous-populations du centre-est de la Colombie-Britannique/centre-ouest de l’Alberta ont été incluses dans le groupe qui comprenait les sous-populations au sud de la rivière de la Paix et au nord de la rivière Thompson Nord, à l’exception de la sous-population de Jasper, qui ne se classait bien dans aucun groupe (Serrouya et al. 2012). Dans ces 3 études, le caribou boréal n’a pas été groupé avec les caribous du centre-est de la Colombie-Britannique/centre-ouest de l’Alberta (McDevitt et al. 2009; Serrouya et al., 2012; Weckworth et al., 2012).

Serrouya et al. (2012) ont mené l’évaluation la plus approfondie des génotypes de microsatellites des caribous du sud-est de la Colombie-Britannique (13 sous-populations). Zittlau (2004), McDevitt et al. (2009) et Weckworth et al. (2012) ont mené des études séparées, qui mettaient secondairement l’accent sur les sous-populations du sud-est de la Colombie-Britannique. Certaines de ces sous-populations présentent une structure génétique prononcée, probablement en raison de petites populations qui ont connu une dérive génétique rapide. Cependant, aucune différenciation génétique importante n’a été décelée entre les sous-populations des monts Hart et des monts Cariboo Nord ni entre celles de Columbia Nord, Groundhog, Frisby-Boulder, Nakusp et Duncan (Serrouya et al., 2012). L’absence de différenciation génétique entre ces 5 sous-populations pourrait être attribuable aux déplacements historiques entre elles, avant l’apparition d’un obstacle contemporain à la transmission des gènes (Serrouya et al., 2012). Dans le cas des sous-populations du sud-est de la Colombie-Britannique, les principales vallées fluviales constituent des obstacles à la transmission des gènes (Serrouya et al., 2012). Zittlau (2004) et Serrouya et al. (2012) ont noté que la sous-population du sud de la chaîne Purcell est génétiquement distincte des sous-populations de caribous échantillonnées.

Unités désignables

Le COSEPAC définit les UD du caribou au Canada (COSEPAC, 2011) d’après ses propres critères touchant le caractère distinct et le caractère important dans l’évolution (COSEPAC, 2013). Douze UD ont été définies selon l’information concernant les données sur la phylogénétique, la diversité et la structure génétiques, la morphologie, les déplacements, le comportement, les stratégies du cycle vital et la répartition.

Lors d’évaluations antérieures du COSEPAC (2002, 2004), les caribous du Canada ont été organisés en huit « populations importantes à l’échelle nationale ». Les sujets de ces évaluations appartenaient à deux de ces populations : la population des montagnes du Nord et la population des montagnes du Sud (COSEPAC, 2002) observées dans les aires écologiques nationales Nord et Sud du COSEPAC, respectivement (voir la figure 2). D’après de plus récentes données sur l’écologie et la génétique du caribou, le COSEPAC (2011) a réorganisé les populations en trois UD : population des montagnes du Nord, population des montagnes du Centre et population des montagnes du Sud.

Il existe deux principales différences entre la nouvelle structure des UD (COSEPAC, 2011) et celle de l’évaluation antérieure (COSEPAC, 2002). Un changement provient de la reclassification des caribous qui se nourrissent dans des régions de neige peu profonde/de lichens terrestres et qui faisaient autrefois partie de la population des montagnes du Sud. La nouvelle UD des montagnes du Sud, confinée au centre et au sud-est de la Colombie-Britannique (voir la figure 2), comprend uniquement les caribous qui se nourrissent dans des régions de neige épaisse/de lichens arboricoles. Par comparaison, tous les caribous se nourrissant dans des régions de neige peu profonde/de lichens terrestres appartiennent maintenant à l’UD des montagnes du Centre ou à celle des montagnes du Nord. Les sous-populations qui composent la nouvelle UD des montagnes du Centre sont présentes le long du versant oriental des Rocheuses, dans le centre-ouest de l’Alberta et le centre-est de la Colombie-Britannique, avec un certain chevauchement de la frontière provinciale (voir la figure 2). Les sous-populations de cette UD, qui représentent des divisions de la « population » des montagnes du Sud précédente, ont en fait plus de caractéristiques communes avec la population des montagnes du Nord qu’avec celle des montagnes du Sud. Les caribous des UD des montagnes du Centre et des montagnes du Nord ont des comportements d’alimentation en hiver et des habitudes de déplacements saisonniers semblables, mais ils diffèrent sur le plan phylogénétique et sont séparés à la fois génétiquement et géographiquement par la rivière de la Paix (voir Structure spatiale et variabilité des populations). Les sous-populations de l’UD des montagnes du Nord sont présentes dans les montagnes du nord du Yukon, dans le sud des Territoires du Nord-Ouest ainsi que dans le centre-ouest et le nord de la Colombie-Britannique (voir la figure 2). Cette aire de répartition s’étend plus au sud dans l’aire écologique des montagnes du Sud que ne le faisait l’ancienne population de caribous des bois montagnes du Nord (COSEPAC, 2002).

Dans les 3 UD des caribous des montagnes de l’Ouest, on a échantillonné des sous-populations individuelles qui se distinguent généralement les unes des autres ainsi que des populations adjacentes, y compris celles reconnues comme faisant partie d’autres UD (voir COSEPAC, 2011). Les UD des montagnes du Sud et des montagnes du Centre sont également distinctes des autres UD voisines puisque, sur le plan phylogénétique, les caribous de ces 2 UD proviennent de la lignée du nord (lignée béringienne-eurasienne [BE]) et de celle du sud (lignée nord-américaine [NA]). Les caribous échantillonnés dans l’UD des montagnes du Nord proviennent tous de la lignée BE. Les caribous de l’UD des montagnes du Sud ont un comportement distinct en ce qui concerne l’utilisation des milieux montagneux au relief accidenté et aux fortes accumulations de neige (enneigement de 2 à 5 m). Ces conditions d’enneigement extrêmes ont mené à une stratégie de recherche de nourriture unique chez les cervidés, soit la consommation exclusive de lichens arboricoles pendant 3 ou 4 mois de l’année (COSEPAC, 2011). Les caribous de cette UD sont donc distincts de ceux des UD des montagnes du Centre et des montagnes du Nord, d’après des caractéristiques héréditaires, notamment les stratégies comportementales et les tendances de répartition découlant du relief accidenté et des fortes accumulations de neige (COSEPAC, 2011).

Pour ce qui est du caractère important, les caribous de l’UD des montagnes du Sud vivent dans des milieux spécifiques caractérisés par des communautés forestières de haute altitude où abondent les lichens arboricoles, milieux auxquels ils se sont adaptés, du moins sur le plan comportemental. Ce groupe de caribous diffère nettement des autres, y compris des caribous de l’UD 8 adjacente, car il a persisté dans un milieu écologique propre à l’espèce, qui a donné lieu à des adaptations locales. Comme il a été susmentionné, les caribous des UD des montagnes du Centre et du Nord diffèrent sur le plan phylogénétique. Des données tirées de McDevitt et al. (2009) laissent croire qu’un « essaim d’hybrides » des deux lignées est apparu dans le corridor libre de glace qui s’est formé le long du front est des Rocheuses canadiennes (UD des montagnes du Centre), ce qui aurait produit un patrimoine génétique mélangé unique à la fin des glaciations du Wisconsin il y a quelque 14 000 ans. Certaines données indiquent une parenté génétique entre les sous-populations de l’UD des montagnes du Nord, dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, et les caribous de l’UD des montagnes du Centre, mais la plupart des sous-populations de l’UD des montagnes du Nord sont génétiquement différentes des caribous de l’UD des montagnes du Centre (Serrouya et al., 2012).

D’autres travaux sont nécessaires pour évaluer les structures phylogénétiques et génétiques de la population de l’UD des montagnes du Nord en particulier. Les 9 sous-populations de caribous qui ont été échantillonnées dans l’UD des montagnes du Nord appartenaient au clade du nord (Dueck, 1998; Zittlau, 2004; Weckworth et al., 2012), mais cela représente seulement 20 % des sous-populations, en comptant les 8 situées au Yukon et le long de la frontière Yukon-Colombie-Britannique. Seules 2 des 25 sous-populations du nord de la Colombie-Britannique ont été échantillonnées; de grandes lacunes persistent donc sur le plan phylogénétique de l’UD des montagnes du Nord. D’autres études sont également requises pour mieux définir les relations génétiques entre les UD des montagnes du Sud et des montagnes du Nord. Selon les échantillons limités, les sous-populations du centre-ouest de la Colombie-Britannique ressemblent génétiquement plus à celles de l’UD des montagnes du Sud (Zittlau, 2004) et de l’UD des montagnes du Centre (Serrouya et al., 2012) qu’aux sous-populations des montagnes du Nord. Une analyse approfondie est nécessaire dans toutes les UD. Il existe un petit chevauchement entre les UD; cependant, ces zones limitrophes sont rares, et les populations de caribous se mélangent peu entre elles en raison de l’utilisation d’habitat saisonnier distinct.

Importance de l’espèce

Le caribou, espèce sauvage emblématique du Canada figurant sur la pièce de 25 cents, est un des grands mammifères les plus répandus au pays (Registre public des espèces en péril, 2013). Les caribous des montagnes de l’Ouest possèdent des adaptations particulières aux conditions météorologiques et topographiques dans les forêts des régions montagneuses le long des montagnes de l’ouest de l’Amérique du Nord. En raison de leur dépendance à l’égard des larges parcelles de forêts anciennes, les caribous sont très vulnérables au déboisement et sont considérés comme des indicateurs des écosystèmes forestiers anciens et intacts. Plus de 90 % de l’aire de répartition des caribous des montagnes de l’Ouest se trouvent au Canada (voir Aire de répartition mondiale).

Dans l’Ouest canadien, le caribou a joué un rôle important pour les Autochtones, qui s’en nourrissaient, ainsi que pour les colons et premiers commerçants de fourrures (Birchwater, 1993; Spalding, 2000; Olsen et al., 2001; Botkin et al., 2005; Littlefield et al., 2007). Les caribous font l’objet d’une chasse récréative et d’une chasse de subsistance dans la plus grande partie de l’UD des montagnes du Nord. Les caribous sont des animaux‑trophées prisés; de plus, la chasse par les résidents et la chasse guidée sont importantes pour l’économie du nord de la Colombie-Britannique, du Yukon et des monts Mackenzie, dans les Territoires du Nord‑Ouest. Les caribous des trois UD font également l’objet de tourisme et d’observation fauniques.

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Répartition

Le caribou, espèce sauvage emblématique du Canada figurant sur la pièce de 25 cents, est un des grands mammifères les plus répandus au pays (Registre public des espèces en péril, 2013). Les caribous des montagnes de l’Ouest possèdent des adaptations particulières aux conditions météorologiques et topographiques dans les forêts des régions montagneuses le long des montagnes de l’ouest de l’Amérique du Nord. En raison de leur dépendance à l’égard des larges parcelles de forêts anciennes, les caribous sont très vulnérables au déboisement et sont considérés comme des indicateurs des écosystèmes forestiers anciens et intacts. Plus de 90 % de l’aire de répartition des caribous des montagnes de l’Ouest se trouvent au Canada (voir Aire de répartition mondiale).

Dans l’Ouest canadien, le caribou a joué un rôle important pour les Autochtones, qui s’en nourrissaient, ainsi que pour les colons et premiers commerçants de fourrures (Birchwater, 1993; Spalding, 2000; Olsen et al., 2001; Botkin et al., 2005; Littlefield et al., 2007). Les caribous font l’objet d’une chasse récréative et d’une chasse de subsistance dans la plus grande partie de l’UD des montagnes du Nord. Les caribous sont des animaux-trophées prisés; de plus, la chasse par les résidents et la chasse guidée sont importantes pour l’économie du nord de la Colombie-Britannique, du Yukon et des monts Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest. Les caribous des trois UD font également l’objet de tourisme et d’observation fauniques.

Aire de répartition mondiale

Les caribous et les rennes sont indigènes des biomes arctiques, subarctiques, boréaux et subboréaux (Banfield, 1961; Røed et al., 1991). Les caribous des 3 UD des montagnes de l’Ouest se trouvent principalement au Canada, à l’exception de la sous-population du sud de la chaîne Selkirk de l’UD des montagnes du Sud (qui s’étend dans l’Idaho et l’État de Washington) et de la sous-population de Chisana de l’UD des montagnes du Nord (qui se trouve au Yukon et s’étend en Alaska). Aucune évaluation n’a été réalisée pour déterminer si les 27 autres sous-populations de l’intérieur de l’Alaska (p. ex. Delta, Denali; ADFG, 2011) appartiennent à l’UD des montagnes du Nord. Au 19e siècle, le caribou des montagnes de l’Ouest se rencontrait loin dans le sud, jusqu’à la rivière Salmon, en Idaho (voir la figure 3). Aujourd’hui, on ne trouve plus que la sous-population du sud de la chaîne Selkirk; la dernière observation confirmée d’un caribou au Montana a été faite en 1958 (US Fish and Wildlife Service, 1993).

Figure 3. Aires de répartition passées et actuelles approximatives des caribous des unités désignables des montagnes de l'Ouest canadien. Carte créée par Bonnie Fournier (Environment and Natural Resources, Government of the Northwest Territories, 2013).
Aires de répartition passées et actuelles
Photo: © Bonnie Fournier 2013
Description longue pour la figure 3

Carte indiquant les aires de répartition passées (couleur et hachures) et actuelles (couleur) approximatives des caribous des unités désignables des montagnes de l'Ouest du Canada, au Canada et aux États Unis. C'est dans le sud de la Colombie Britannique que l'aire de répartition a principalement rétréci.

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Aire de répartition canadienne

Par le passé, les caribous des UD des montagnes de l’Ouest canadien vivaient dans une aire de répartition considérablement plus vaste qu’aujourd’hui (voir la figure 3). L’aire de répartition des caribous en Colombie-Britannique a diminué de 20 % depuis le début du 20e siècle (Spalding, 2000); le plus important changement dans la répartition est survenu dans la partie sud de la province. Les détenteurs de CTA ont également mentionné que l’aire de répartition des caribous a diminué dans les bassins des fleuves Fraser et Columbia (Hudson et Ignace, 2004). Dans le centre-nord de la Colombie-Britannique, le caribou utilisait la région du mont Milligan à la fin des années 1930 (McKay, 1997; Santomauro et al., 2012) et, dans le centre-ouest de la province, les Tsilhqot’in chassaient le caribou au début des années 1900 (Tsilhqot’in Nation v. British Columbia, 2007). De nos jours, les caribous ne sont plus observés dans ces régions. En Alberta, Dzus (2001) a noté que le caribou occupait seulement environ 39 % de l’aire de répartition générale historique maximale (Edmonds, 1991); l’aire de répartition a depuis continué de se rétrécir.

Unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

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Les caribous de l’UD des montagnes du Nord sont répartis parmi 45 sous-populations, depuis le centre-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest. L’UD comprend 9 sous-populations du centre de la Colombie-Britannique qui faisaient partie de l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (voir la figure 2; Environnement Canada, 2014). Au Yukon, 26 sous-populations de l’UD des montagnes du Nord occupent la plus grande partie du territoire au sud du 65e degré de latitude nord. Les aires de 2 de ces hardes, soit celles de la rivière Hart et de Bonnet Plume, recoupent l’aire d’hivernage des populations de Porcupine et de Forty-mile du caribou de la toundra (aucune UD fixe). La sous-population de Chisana chevauche la frontière entre le Yukon et l’Alaska. Sur les 26 sous-populations du Yukon, 5 ont une partie de leur aire de répartition dans les Territoires du Nord-Ouest, et 6, en Colombie-Britannique (voir la figure 2).

Les aires de répartition des sous-populations situées dans la partie sud de l’UD sont relativement distinctes, tandis que les aires se chevauchent davantage au nord. Les caribous des sous-populations de Little Rancheria, de Horseranch, du lac Swan et de Level-Kawdy partagent certaines parties de leur aire d’hivernage; il est donc difficile de déterminer l’origine des caribous dénombrés sans l’aide de colliers radio (M. Williams, comm. pers., 2013). Au Yukon, la sous-population de Laberge a seulement été identifiée récemment parce qu’elle partage la même aire d’hivernage que la sous-population de Carcross; on considérait auparavant que ces sous-populations n’en formaient qu’une (T. Hegel, comm. pers, 2013). Les distances entre les sous-populations tendent à être plus vastes en Colombie-Britannique qu’au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Les travaux de recherche sur ces régions sont limités, mais on y a observé des caribous (Thiessen, 2009; McNay, 2012; MacDonald et McNay, 2013). On ne sait pas si les caribous observés dans les régions entre les aires de répartition délimitées du nord de la Colombie-Britannique font partie des sous-populations adjacentes ou s’ils font partie de sous-populations encore non identifiées (McNay 2012). Au Yukon, les sous-populations de Klaza, Aishihik, Kluane et Chisana sont séparées les unes des autres par le fleuve Yukon (T. Hegel, comm. pers., 2013).

Les aires de répartition des sous-populations situées dans la partie sud de l’UD sont relativement distinctes, tandis que les aires se chevauchent davantage au nord. Les caribous des sous-populations de Little Rancheria, de Horseranch, du lac Swan et de Level-Kawdy partagent certaines parties de leur aire d’hivernage; il est donc difficile de déterminer l’origine des caribous dénombrés sans l’aide de colliers radio (M. Williams, comm. pers., 2013). Au Yukon, la sous-population de Laberge a seulement été identifiée récemment parce qu’elle partage la même aire d’hivernage que la sous-population de Carcross; on considérait auparavant que ces sous-populations n’en formaient qu’une (T. Hegel, comm. pers, 2013). Les distances entre les sous-populations tendent à être plus vastes en Colombie-Britannique qu’au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Les travaux de recherche sur ces régions sont limités, mais on y a observé des caribous (Thiessen, 2009; McNay, 2012; MacDonald et McNay, 2013). On ne sait pas si les caribous observés dans les régions entre les aires de répartition délimitées du nord de la Colombie-Britannique font partie des sous-populations adjacentes ou s’ils font partie de sous-populations encore non identifiées (McNay 2012). Au Yukon, les sous-populations de Klaza, Aishihik, Kluane et Chisana sont séparées les unes des autres par le fleuve Yukon (T. Hegel, comm. pers., 2013).

L’aire de répartition des caribous dans la partie nord de l’UD des montagnes du Nord n’a pas diminué en superficie au cours du dernier siècle, mais elle a subi un recul dans la partie sud de l’UD, dans le centre-ouest et le centre-nord de la Colombie-Britannique (voir la figure 2). Par le passé, on observait des caribous dans la région du plateau intérieur de la Colombie-Britannique, mais ils en sont maintenant largement absents (voir la figure 2; Spalding, 2000). De 1984 à 1991, 52 caribous de la sous-population d’Itcha-Ilgachuz ont été déplacés dans l’aire de répartition inoccupée de Charlotte Alplands (Young et al., 2001), ce qui a permis le rétablissement de quelques anciennes aires de cette région.

Unité désignable des montagnes du Centre (UD 8)

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L’UD des montagnes du Centre inclut dix sous-populations existantes dans le centre-est de la Colombie-Britannique et le centre-ouest de l’Alberta, dans les Rocheuses et à proximité; elles appartiennent toutes à l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (voir la figure 2; Environnement Canada, 2014). Il existe maintenant trois sous-populations (Tonquin, Maligne, Brazeau) reconnues à Jasper puisque les caribous ne se déplacent plus entre ces aires de répartition (L. Neufeld, comm. pers., 2012). Les caribous de cette UD ont récemment connu une baisse à cause de la mort de cinq individus de la sous-population restante de Banff lors d’une avalanche en 2009 (Hebblewhite et al., 2010b). On a de plus confirmé la disparition de la sous-population de Burnt Pine en 2014 (BC Ministry of Environment, données inédites). Les animaux de la sous-population d’À la Pêche ont pour la plupart abandonné leur migration annuelle traditionnelle jusqu’aux aires d’hivernage sur les contreforts, et passent maintenant le plus clair de leur temps dans les montagnes, ce qui réduit la superficie de l’aire de répartition occupée (ASRD&ACA, 2010). À partir de données historiques sur la répartition des caribous, Edmonds et Bloomfield (1984) ont observé que les animaux de la partie albertaine de l’UD des montagnes du Centre ont disparu ou qu’il en reste seulement des populations reliques fragmentées.

Unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

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Les caribous de l’UD des montagnes du Sud sont répartis dans 15 sous-populations existantes dans le sud-est de la Colombie-Britannique, qui faisaient toutes partie de l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (voir la figure 2; Environnement Canada, 2014). Environ 80 % de la population se trouvent dans les aires de répartition au nord de la rivière Thompson Nord (Serrouya et al., 2012). Depuis 2002, on a confirmé la disparition de 2 autres sous-populations (mont George en 2003 et centre de la chaîne Purcell en 2005), et plusieurs sous-populations comptent moins de 10 individus (voir Taille et tendances des populations).

Wittmer et al. (2005a) ont réévalué la répartition et la structure des sous-populations de l’UD des montagnes du Sud et recensé 17 sous-populations (sauf celle du sud de la chaîne Selkirk), avec une aire de répartition totale de 28 357 km2. Depuis, la sous-population du ruisseau Allen a été combinée à celle de Wells Gray et certaines sous-populations ont été renommées, mais les aires de répartition sont restées essentiellement les mêmes. L’aire de répartition totale établie par Wittmer et al. (2005a) représente une réduction de 54 % par rapport à l’estimation antérieure de 61 290 km2 (qui exclut toujours la sous-population du sud de la chaîne Selkirk; MCTAC, 2002). Même si cette estimation était fondée sur une occupation avérée ou présumée (MCTAC, 2002), la réduction de l’aire de répartition reflète une diminution des effectifs des sous-populations et une hausse de la fragmentation et de l’isolement des sous-populations, en particulier dans la partie sud de l’UD (Wittmer et al., 2005a).

Van Oort et al. (2011) ont évalué des données additionnelles sur l’emplacement de caribous porteurs de colliers radio et noté que la répartition des animaux dans les sous-populations reconnue par Wittmer et al. (2005a) et celle du sud de la chaîne Selkirk étaient composées de 41 aires de répartition mixtes (été/automne), et qu’il n’y avait pratiquement aucun déplacement entre elles. Ils ont conclu que les sous-populations ne fonctionnaient pas à titre de métapopulation à cause de l’absence de dispersion.

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Zone d'occurrence et zone d'occupation

À mesure que la population de caribous diminue, elle occupe une superficie moindre de l’aire de répartition (Bergerud, 1996; Schaefer, 2003). Les caribous peuvent également se concentrer dans une partie de l’aire de répartition en réponse à des perturbations (Smith et al., 2000; Seip et al., 2007). Il peut être difficile de déterminer pourquoi la population occupe une superficie plus petite de l’aire de répartition, mais les deux situations indiquent des conditions suboptimales pour les caribous.

L’actuelle zone d’occurrence a été mesurée en traçant le plus petit polygone convexe autour de l’aire de répartition de chaque UD, y compris la superficie où il y a eu des occurrences traces (voir la figure 2). La zone d’occurrence de chaque UD est la suivante : 1 050 174 km2 pour la population des montagnes du Nord, 85 986 km2 pour la population des montagnes du Centre et 118 240 km2 pour la population des montagnes du Sud. L’indice de zone d’occupation (IZO) fondé sur une grille à carrés de 2 km de côté a permis de déterminer les limites actuelles des sous-populations (en excluant les endroits où il y a eu des occurrences traces) de la façon suivante : 523 672 km2 pour la population des montagnes du Nord, 46 144 km2 pour la population des montagnes du Centre et 46 324 km2 pour la population des montagnes du Sud. Il est vraisemblable que la zone d’occurrence soit considérablement plus petite si on la mesure en tant que plus petite superficie essentielle à tout stade vital des populations existantes (IUCN Standards and Petitions Subcommittee, 2013). Cependant, il était impossible de respecter ces principes pour calculer l’échelle des UD puisque les aires d’hivernage et/ou de mise bas essentielles à chacune des sous-populations sont inconnues ou n’ont pas été cartographiées. Les deux mesures de la superficie de l’aire de répartition ont diminué au cours de la dernière décennie, comme en témoignent les déclins ou la disparition de plusieurs sous-populations (voir Taille et tendances des populations). Cependant, la révision des limites des UD depuis l’évaluation de 2002 (voir Unités désignables) empêche la quantification de ce changement.

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Activités de recherche

Les cartes de répartition des caribous forestiers dans les UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud sont fondées sur des cartes fournies par chaque province et territoire en 2013. Pour la plupart des sous-populations, les aires de répartition ont été délimitées d’après les positions des individus porteurs de colliers radio.

Dans les UD des montagnes du Centre et du Sud, des études approfondies fondées sur des caribous portant des colliers radio et GPS ont été menées sur plusieurs années, ce qui a permis d’obtenir des milliers de positions de télémétrie (p. ex. Wittmer et al., 2005a; Jones, 2007; ASRD&ACA, 2010; van Oort et al., 2011; Williamson-Ehlers, 2012; Seip et Jones, 2013). La plupart des études radiotélémétriques dans l’UD des montagnes du Centre ont été menées après 2002; les aires de répartition reflètent donc la distribution et l’utilisation actuelles. Dans le cas de l’UD des montagnes du Centre, on possède de l’information récente sur l’utilisation de l’aire de répartition et la répartition de toutes les sous-populations, sauf celle de Scott (S. McNay, comm. pers., 2013). Pour ce qui est de l’UD des montagnes du Sud, Wittmer et al. (2005a) ont délimité les aires de répartition actuelles selon des études sur des individus munis de colliers radio qui ont été réalisées principalement du milieu/de la fin des années 1990 au début des années 2000.

Dans l’UD des montagnes du Nord, la plus grande partie des sous-populations comptent au moins quelques individus porteurs de colliers radio sur lesquels on peut fonder les aires de répartition (Environnement Canada, 2012). Voici les sous-populations pour lesquelles on possède peu d’information sur la répartition : Bonnet Plume, rivière Tay, lac Moose, Gataga, Rabbit, Edziza et Tsenaglode. Les aires de répartition des sous-populations de Frog, de Gataga et de Rabbit en Colombie-Britannique sont adjacentes à des aires où des occurrences traces ont été observées. Selon de récents relevés de caribous et d’autres espèces, les caribous utilisent toujours ces aires (Thiessen, 2009; McNay, 2012; MacDonald et McNay, 2013). Douze caribous ont récemment été observés par télémétrie dans cette région, ce qui aidera à mieux déterminer les limites des sous-populations (MacDonald et McNay, 2013). Au Yukon, comme la plus grande partie des aires de répartition des caribous et les zones environnantes ont fait l’objet de relevés visant le caribou et d’autres espèces, on estime que l’aire de répartition globale est essentiellement connue, nonobstant la nature de la dynamique de l’occupation (T. Hegel, comm. pers., 2013).

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

La topographie, le climat et les habitudes d’alimentation du caribou en hiver dans les régions montagneuses de l’Ouest canadien font ressortir deux écotypes généraux (Stevenson et Hatler, 1985; Heard et Vagt, 1998). Dans les UD des montagnes du Nord et du Centre, la neige est relativement peu profonde et les caribous se nourrissent surtout de lichens terrestres dans un habitat à faible altitude dominé par les forêts ou sur des crêtes arrondies balayés par le vent (Johnson et al., 2001; Jones et al., 2007). Dans l’UD des montagnes du Sud, l’épais manteau de neige pousse le caribou à consommer des lichens arboricoles trouvés en milieux montagneux à moyenne et haute altitude (Terry et al., 2000).

De façon générale, le caribou nécessite de vastes aires saisonnières. Ces grandes aires permettent aux populations de se séparer les unes des autres (horizontalement et altitudinalement) ainsi que des prédateurs et des autres ongulés, ce qui permet de réduire la prédation sur les adultes et les faons (Bergerud et Page, 1987). De plus, un accès à une vaste aire d’habitat permet aux populations de caribous de changer leur utilisation de l’aire en réponse à des perturbations naturelles (p. ex. incendie, insectes, conditions météorologiques/neige) et à des activités humaines telles que la récolte forestière, l’exploitation minière, l’exploitation pétrolière et gazière et les activités récréatives (McKay, 1997; MCTAC, 2002; NCTAC, 2004; McNay, et al., 2008; Environnement Canada, 2012). Dans l’aire de répartition d’une population, de fortes perturbations (anthropiques et naturelles) et un jeune couvert forestier peuvent empêcher les caribous de se déplacer dans un habitat adéquat et modifier les interactions écologiques dans le système entier, ce qui réduit les taux de survie (Wittmer et al., 2007; Williamson-Ehlers et al., 2013).

Durant l’hiver, les caribous nécessitent de grandes aires d’hivernage, y compris des forêts de pins matures à faible altitude caractérisées par une abondance de lichens terrestres (UD des montagnes du Centre et du Nord), des forêts matures à faible altitude (pins ou épinettes) ou des milieux humides boisés à lichens arboricoles abondants (UD des montagnes du Centre et du Nord), des crêtes alpines à haute altitude balayées par le vent et à lichens terrestres abondants (UD des montagnes du Centre et du Nord), des forêts subalpines matures à haute altitude à lichens arboricoles abondants (toutes les UD) ainsi que des forêts de thuyas et de pruches à faible altitude (UD des montagnes du Sud seulement). Dans le cas des caribous des UD des montagnes du Centre et du Nord, la profondeur ou la dureté de la neige peuvent restreindre l’accès aux lichens terrestres (Cichowski, 1993; Johnson et al., 2001).

Contrairement à l’alimentation en hiver, la diète du caribou au cours des autres saisons est générique, reflétant ainsi une répartition plus vaste au printemps, à l’été et à l’automne. De façon générale, les caribous mettent bas dans des zones isolées ou éloignées des prédateurs (p. ex. forêts-parcs alpines et subalpines à haute altitude, forêts subalpines, îles de lacs). Les femelles renoncent souvent à la qualité du fourrage à basse altitude pour mettre bas dans un habitat à haute altitude à la fin mai ou au début juin, période où le fourrage est limité (Bergerud et al., 1984). On a observé des concentrations plus élevées d’azote fécal chez les femelles qui ont mis bas en mai à basse altitude que chez les caribous qui sont demeurés dans la zone subalpine (Seip, 1992). Dans le cas des caribous du nord de la Colombie-Britannique, les sites de mise bas sont associés à un fourrage de grande qualité, et le taux de survie plus élevé des petits correspond aux déplacements pour s’éloigner des sites de mise bas afin d’augmenter l’accès au fourrage et/ou de réduire les risques de prédation (Gustine et al., 2006). Un « espace matriciel » relativement intact (selon Environnement Canada, 2014) est nécessaire pour les migrations saisonnières et la connectivité entre les aires de répartition qui assurent le maintien ou la hausse de la diversité génétique, réduisent les risques de prédation et offrent de possibles corridors de déplacement pour faciliter la réaction aux conditions changeantes dues aux changements climatiques.

Unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

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Les caribous des montagnes du Nord vivent de façon générale dans des zones où la neige est relativement peu profonde. Ils s’y nourrissent principalement de lichens terrestres, soit dans des forêts de conifères matures à basse altitude, soit sur des pentes alpines exposées au vent (Cichowski, 1989; Wood et Terry, 1999; Gullickson et Manseau, 2000). Ces animaux préfèrent les forêts anciennes de pins ou d’épinettes où les lichens terrestres abondent, mais ils se nourrissent également de lichens arboricoles, en particulier à la fin de l’hiver ou lorsque la neige durcie les empêche de creuser (Cichowski, 1989; Johnson et al., 2001). Certaines sous-populations se nourrissent de lichens arboricoles dans un habitat subalpin durant une partie ou la totalité de l’hiver. À basse altitude, les caribous recherchent de la glace et/ou de l’eau dans les lacs gelés.

L’UD des montagnes du Nord s’étend du centre de la Colombie-Britannique aux Territoires du Nord-Ouest et connaît une variété de conditions écologiques. Par conséquent, la variation du comportement saisonnier reflète les différences du point de vue de la topographie, de l’accumulation de neige et de la disponibilité d’aires d’hivernage à faible altitude entre les aires de répartition. Au Yukon, les caribous adoptent diverses stratégies en hiver; à titre d’exemple, les sous-populations de Chisana, de Kluane, d’Aishihik et de Klaza favorisent des zones alpines, tandis que sept sous-populations à l’est broutent dans des forêts à basse altitude (Kuzyk et al., 1999). Au centre de la Colombie-Britannique, les caribous des sous-populations de Telkwa et de Takla utilisent principalement des zones subalpines et alpines à haute altitude tout au long de l’année (Stronen, 2000; Poole et al., 2000). Les sous-populations du centre-nord de la Colombie-Britannique utilisent plutôt des forêts à basse altitude au début de l’hiver pour généralement se déplacer vers un habitat subalpin et alpin à haute altitude à la fin de l’hiver (Terry et Wood, 1999; Wood et Terry, 1999), même si des individus peuvent passer tout l’hiver dans un habitat alpin ou un habitat à basse altitude (Johnson et al., 2002). Dans les sous-populations du centre-ouest et du nord de la Colombie-Britannique, des individus demeurent dans un habitat subalpin/alpin à basse ou à haute altitude durant la plus grande partie de l’hiver. Cependant, certaines années, une partie de la sous-population de Tweedsmuir-Entiako s’est déplacée dans un habitat subalpin/alpin à altitude élevée de la mi-février à la mi-mars (Cichowski, 1989;Young et Roorda, 1999; Cichowski et MacLean, 2005).

Quelques sous-populations ou portions de sous-populations des montagnes du Nord migrent sur de longues distances entre les aires d’hivernage et d’estivage, tandis que d’autres ne le font pas. Durant la mise bas, de la fin mai au début juin, les femelles se déplacent généralement vers les régions montagneuses à haute altitude pour s’éloigner des prédateurs et des autres proies (Bergerud et al., 1984). Comme stratégie de survie contre les prédateurs, elles peuvent également choisir de se rendre sur des îles de lacs (Seip et Cichowski, 1996; Cichowski et MacLean, 2005). La mise bas à haute altitude, et la mise bas à basse altitude sur des îles de lacs permettent généralement d’assurer un taux de survie néonatal plus élevé que la mise bas sous la limite forestière mais ailleurs que sur des îles (Seip et Cichowski, 1996). Durant l’été, l’utilisation de l’habitat varie, et les caribous peuvent être observés dans une variété de types d’habitat, soit des forêts à basse altitude aux zones alpines. Au moment du rut, certaines sous-populations se déplacent dans des aires de rut à plus haute altitude, tandis que d’autres demeurent dans les aires d’estivage.

Fondée sur des données scientifiques, notre compréhension actuelle des habitudes d’utilisation de l’habitat dans l’UD des montagnes du Nord est conforme aux CTA à ce sujet. Dans le centre-nord de la Colombie-Britannique, les Premières Nations takla, tl’azt’en, nak’azdli et dénée Tsay Keh ont décrit l’utilisation saisonnière de l’habitat par les caribous : ceux-ci commencent à être observés à basse altitude en avril et en mai, et utilisent des zones à prédominance de pins où il y a de la « mousse blanche » en abondance, des lacs pour « y lécher la glace transparente » et des minéraux à lécher (McKay, 1997; McNay et al., 2008; Santomauro et al., 2012). Les caribous disparaissent ensuite à la fin mai, se rendant probablement vers de plus hautes altitudes pour la mise bas puisqu’ils y ont déjà été observés avec des petits en été (McNay et al., 2008). Au début de l’été, des caribous ont été aperçus couchés sur des parcelles de neige, ce qui est vraisemblablement une stratégie pour éviter les mouches, et ils ont utilisé des lacs libres de glace pour se réfugier des loups (Canis lupus; McKay, 1997; McNay et al., 2008). Les caribous sont demeurés à une altitude élevée durant le rut pour « faire sécher leurs bois », et sont retournés ensuite à basse altitude au début de l’hiver pour éviter la neige fraîche des hautes altitudes. En janvier, certains caribous avaient disparu, sans doute pour utiliser les zones à haute altitude pour le reste de l’hiver (McNay, et al., 2008). Dans la région d’Atlin, les membres de la Première Nation des Tlingit de Taku River ont indiqué que, durant l’hiver, les caribous choisissaient des forêts à basse altitude, notamment des peuplements de pins tordus (Pinus contorta) matures à sol abondamment couvert de lichens et que, durant l’été, les caribous avaient une aire de répartition étendue et se déplaçaient sur les flancs des montagnes pour se nourrir d’herbes, de saules et de lichens (Polfus et al., 2014).

Unité désignable des montagnes du Centre (UD 8)

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Comme dans le cas des caribous de l’UD des montagnes du Nord, ceux des montagnes du Centre vivent dans des zones où la neige est relativement peu profonde et où, en hiver, ils se nourrissent principalement de lichens terrestres dans des forêts à basse altitude ou sur des pentes alpines exposées au vent (Edmonds et Bloomfield, 1984; Brown et al., 1994; Szkorupa, 2002; Jones, 2007; Shepherd et al., 2007).

En Alberta, les caribous de l’UD des montagnes du Centre passent généralement l’hiver dans des forêts de pins ou des forêts mixtes (pins, épinettes et sapins) anciennes aux pieds des Rocheuses, où ils creusent la neige à la recherche de lichens terrestres, Au printemps, ils se dirigent vers les aires d’estivage en montagne. Durant la période de la mise bas, les femelles sont grandement dispersées dans les zones montagneuses. Ces dernières années, on a observé un changement dans le comportement migratoire des sous-populations de Jasper (Tonquin, Maligne et Brazeau), d’À la Pêche et de Redrock-ruisseau Prairie. La plupart des caribous de ces sous-populations n’utilisent plus la portion de l’aire de répartition se trouvant sur les contreforts des montagnes et vivent plutôt dans les montagnes toute l’année (Smith, 2004; L. Neufeld, comm. pers., 2013). Les aînés d’une collectivité du centre-ouest de l’Alberta ont observé que la sous-population d’À la Pêche y demeure toute l’année et que le nombre de grizzlis (Ursus arctos), de loups et de couguars (Puma concolor) a augmenté dans cette région, ce qui peut perturber encore plus les caribous (West Central Alberta Caribou Landscape Planning Team, 2008). À l’heure actuelle, le taux de survie des adultes est plus faible dans le cas des caribous qui migrent vers les contreforts à basse altitude durant l’hiver que dans le cas de ceux qui vivent toute l’année dans les montagnes, ce qui laisse entrevoir une sélection en défaveur du comportement migratoire (Hebblewhite et al., 2010a).

En Colombie-Britannique, les caribous de l’UD des montagnes du Centre présentent des variations quant à l’utilisation saisonnière de l’habitat (Jones, 2007; Williamson-Ehlers, 2012). La sous-population de Kennedy Siding utilise les forêts de pins matures à basse altitude durant le rut et au début de l’hiver, puis se déplace vers un habitat subalpin et alpin à altitude élevée, où elle demeure du milieu à la fin de l’hiver. Les sous-populations de Moberly, de Burnt Pine et de Quintette sont principalement observées dans un habitat alpin et subalpin tout au long de l’année, sauf durant la mise bas et l’été/l’automne, moments où ils choisissent un habitat forestier subalpin.

Unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

L’utilisation de l’aire de répartition par les caribous qui creusent la neige profonde pour se nourrir ou qui s’alimente de lichens arboricoles varie selon les saisons (Seip 1990, 1992a; Jones, 2007). Au début de l’hiver, le caribou utilise le fond des vallées et le bas des pentes, où il se nourrit principalement de lichens arboricoles sur les arbres morts et de litière de lichens, mais également d’arbustes et de plantes herbacées non graminoïdes accessibles par des trous dans la neige (Seip, 1992a; Mowat et al., 1998; Terry et al., 2000). Au début de l’hiver, le manteau neigeux est mou et profond; c’est pourquoi un habitat ayant un couvert de conifères qui intercepte la neige est important pour l’accès à des sites d’alimentation. L’utilisation d’habitat au début de l’hiver varie dans l’aire de répartition des caribous de l’UD des montagnes du Sud. De façon générale, les caribous qui vivent sur un terrain accidenté et montagneux effectuent des migrations plus marquées vers des forêts de thuyas et de pruches à basse altitude et vers des forêts d’épinettes et de sapins subalpins (Abies lasiocarpa) à moyenne altitude, tandis que les caribous qui habitent sur un terrain de type hautes terres ou encore aux extrémités nord et sud de l’aire de répartition se déplacent surtout vers des forêts à moyenne et haute altitude (Terry et al., 1996; Apps et al., 2001).

Au milieu et à la fin de l’hiver, les caribous gagnent le haut des pentes et les crêtes quand la neige a épaissi et durci. Ils se nourrissent alors de lichens arboricoles dans un habitat subalpin de forêts-parcs composé principalement de sapins subalpins (Seip, 1990, 1992a; Simpson et al., 1997; Hamilton et al., 2000; Apps et al., 2001). Durant l’hiver, le caribou survit presque exclusivement grâce à des lichens arboricoles, principalement des Bryoria spp. (Terry et al., 2000). La recherche de nourriture peut se révéler plus ardue lorsqu’il y a peu d’accumulation de neige, lorsque la neige est peu consolidée et lorsque le manteau neigeux mesure > 1,5 m d’épaisseur de moins que la normale. Le caribou peut alors utiliser des milieux qui se trouvent à des altitudes plus basses (de 300 à 600 m) que la normale à la fin de l’hiver (Kinley et al., 2007).

Au printemps, le caribou descend se nourrir de jeune végétation et utilise alors des aires de répartition semblables à celles du début et de la fin de l’hiver (Seip, 1990, 1992a; Hamilton et al., 2000). Les femelles gravides remontent à nouveau en mai à une altitude plus élevée jusqu’à l’habitat de mise bas, où le fourrage est limité, mais les prédateurs, moins abondants (Seip, 1990, 1992a; Hamilton et al., 2000; Stotyn, 2008). Au cours du printemps et de la mise bas, les mâles demeurent généralement à une altitude basse, où la nourriture est abondante. En été, les caribous préfèrent les forêts-parcs subalpines et les zones alpines et subalpines, où ils se nourrissent d’une variété d’herbes et d’arbustes (Seip, 1992a).

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Tendances en matière d’habitat

Des changements de la qualité ou de la disponibilité de l’habitat ont des conséquences directes et indirectes sur les populations de caribous des trois UD (voir Menaces et facteurs limitatifs). Une réduction de la superficie de l’habitat aura un effet direct sur les déplacements, la répartition et l’alimentation du caribou, et pourrait entraîner une diminution de l’apport nutritif et une hausse des coûts énergétiques de l’utilisation de l’habitat saisonnier (Johnson et al., 2002). Le lien entre ces coûts et la reproduction et la survie des populations de caribous à faible densité est moins certain (McLellan et al., 2012). Indirectement, le changement d’habitat pourrait soutenir d’autres espèces d’ongulés et des populations de prédateurs plus grandes et plus largement réparties dans l’aire de répartition des caribous (c.-à-d. compétition apparente; Serrouya et al., 2011). Le changement d’habitat pourrait résulter des perturbations naturelles telles que les incendies et les infestations d’insectes, de même que des activités humaines telles que la foresterie, l’exploitation minière et le développement énergétique. De plus, la perturbation liée aux activités humaines pourrait forcer les caribous à s’éloigner d’un habitat autrement fonctionnel (Seip et al., 2006). Pour de nombreuses sous-populations de caribous, les effets cumulatifs à long terme du changement d’habitat sont plus visibles qu’un seul type de perturbation ou événement perturbateur (Nitschke, 2008; Williamson-Ehlers et al., 2013).

Dans le cas des caribous des montagnes de l’Ouest, les changements d’habitat sont empiriquement liés à la diminution de la séparation spatiale entre, d’une part, les caribous et, d’autre part, les autres proies ou les prédateurs (Peters, 2010; Robinson et al., 2012); aux changements de la répartition, dont le rétrécissement des aires saisonnières ou l’abandon de vastes superficies d’habitat (Smith et al., 2000; Apps et McLellan, 2006; Seip et al., 2006; Wittmer et al., 2007); à la réduction du taux de survie des caribous (Smith, 2004; Wittmer et al., 2007); au déclin des populations (Wittmer et al., 2007). La fragmentation d’une aire de répartition autrefois continue en de multiples sous-populations petites et isolées (notamment celles des UD des montagnes du Sud et des montagnes du Centre; voir la figure 2) met en évidence un déclin à long terme (> 3 générations) de la superficie et de la connectivité de l’habitat fonctionnel de ces animaux (Spalding, 2000).

La plupart des parcelles d’habitat dans les UD des montagnes du Centre et des montagnes du Sud ne semblent pas soutenir de populations viables (voir Taille et tendances des populations), même si deux sous-populations (monts Hart et Wells Gray) comprennent plus de la moitié du nombre d’individus de la population des montagnes du Sud. En revanche, tous les individus de l’UD des montagnes du Centre appartiennent à des sous-populations non viables, ce qui correspond à la définition de « très fragmentée » de l’UICN (IUCN Standards and Petitions Subcommittee, 2013). De même, des changements considérables de l’habitat du caribou dans la région de la rivière de la Paix-Moberly, dans le nord-est de la Colombie-Britannique (au sein de l’UD des montagnes du Centre) sont survenus à la suite du développement énergétique et de l’exploitation forestière commerciale qui se sont accrus considérablement au début des années 1990 (Nitschke, 2008; Williamson-Ehlers et al., 2013). Les changements dans l’utilisation des terres sont importants à l’échelle locale, mais couvrent une proportion beaucoup plus petite de l’aire de répartition de l’UD des montagnes du Nord. La récente éclosion de dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) en Colombie-Britannique et en Alberta a entraîné une coupe de récupération à grande échelle dans les zones détruites (McNay, 2011). Il s’agit du plus grand impact sur l’habitat de l’UD des montagnes du Nord, en particulier pour les sous-populations des parties sud et ouest de l’UD; il y a également des zones importantes de pins morts et de coupe de récupération dans l’UD des montagnes du Centre. Le projet d’exploitation de l’énergie éolienne pourrait également avoir des effets importants sur la qualité ou la disponibilité de l’habitat alpin. Il existe aussi plusieurs projets d’oléoducs et de gazoducs dans la région (British Columbia Environmental Assessment Office, 2014; Energy BC, 2014; Lamers, 2014).

Unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

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De nombreuses sous-populations de caribous de l’UD des montagnes du Nord vivent dans des régions relativement éloignées. La récolte forestière est actuellement la plus importante activité industrielle dans la partie sud de cette UD. Des activités localisées d’exploration et d’exploitation minières se déroulent dans toute l’UD. Le niveau de perturbations anthropiques dans l’UD est appelé à augmenter. La récolte forestière continue dans des aires de répartition du centre-ouest et du centre-nord de la Colombie-Britannique et, dans certaines zones, la récolte a augmenté pour contrer la destruction des peuplements par le dendoctrone du pin ponderosa (Bogdanski et al., 2011). L’exploration et l’exploitation minières se sont aussi accrues dans la plupart des aires de répartition du sud du Yukon et dans des parties du centre et du nord-ouest de la Colombie-Britannique (PWC, 2012; voir Menaces et facteurs limitatifs). Dans une zone connue sous le nom de « Triangle d’or », dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, il existe une trentaine de grands gisements minéraux connus et au moins 5 mines à ciel ouvert géantes en cours de planification. La ligne de transmission du Nord-Ouest (287 kV) de 344 km actuellement en construction entre Terrace et Bob Quinn Lake servira à alimenter en électricité les projets industriels prévus et les collectivités éloignées de la région. En 2013, BC Hydro a annoncé qu’elle allongerait la ligne de transmission jusqu’à la mine Red Chris, située près de la limite occidentale de l’aire de répartition de la sous-population de Spatsizi. Le nouveau bloc d’alimentation, qui entre normalement en service d’ici le milieu de 2014, devrait augmenter la faisabilité des projets potentiels dans des aires de répartition des caribous et dans les zones voisines dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique (BC Hydro, 2013).

Unité désignable des montagnes du Centre (UD 8)

La récolte forestière ainsi que l’exploration et l’exploitation de minéraux et d’hydrocarbures contribuent toutes aux changements de l’habitat dans l’UD des montagnes du Centre (ASRD&ACA, 2010; Ehlers et al., 2014). Williamson-Ehlers et al. (2013) ont récemment évalué ces changements à l’échelle du paysage pour 4 des 11 sous-populations de cette UD. L’empreinte des perturbations industrielles touche 39 % des aires de répartition de Moberly/Burnt Pine, 33 % de celle de Quintette, 19 % de la portion de Bearhole/Redwillow de l’aire de répartition de Narraway et 11,5 % du reste de la portion britanno-colombienne de l’aire de Narraway. Les auteurs ont utilisé les positions de 139 caribous portant un collier GPS pour modéliser le comportement d’évitement et calculer les zones d’influence de chacune des populations relativement aux feux de forêt, à l’exploitation de charbon, à l’exploration et l’exploitation de minéraux et d’hydrocarbures et à la récolte forestière. Les plus nombreux changements de l’habitat ont été causés par le développement industriel de 2000 à 2009, période qui a coïncidé avec des déclins observés de caribous dans la plupart des aires de répartition (Seip et Jones, 2013).

Le Forest Practices Board de la Colombie-Britannique a récemment entrepris une évaluation des effets cumulatifs du bassin versant de la rivière Kiskatinaw, qui comprend une portion de l’habitat des caribous de Bearhole/Redwillow (aire de répartition de Narraway). Le Conseil a noté que 50 % de l’habitat principal utilisé dans l’aire d’hivernage au milieu des années 1980 n’existait plus en 2007 (Forest Practices Board, 2011). Aucun animal n’a été observé dans l’aire de répartition de Burnt Pine en 2012 (Seip et Jones, 2013), et au moins 39,4 % de l’aire de répartition annuelle voisine (qui comprend la sous-population de Moberly) comprenaient des développements industriels.

Unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

Dans l’UD des montagnes du Sud, la récolte forestière est la principale source de changements de l’habitat (MCTAC, 2002). Les coupes ont commencé au début du 20e siècle dans le sud-est de la Colombie-Britannique (UD des montagnes du Sud), mais ce n’est pas avant les années 1970 que de vastes étendues d’habitat ont été détruites (Spalding, 2000). Le comité consultatif technique sur le caribou des montagnes (Moutain Caribou Technical Advisory Committee; MCTAC, 2002) a comparé les superficies estimées de l’habitat adéquat passé et de l’habitat adéquat actuel. On a coté la qualité de l’habitat en fonction de 6 classes (très élevée à nulle). La superficie de l’habitat passé a été calculée d’après l’hypothèse voulant que les forêts anciennes constituent l’habitat optimal des caribous. Le caractère adéquat actuel a été fondé sur des estimations de la superficie actuelle des forêts anciennes et de la fragmentation de l’habitat liée au développement industriel. Pour ce qui est des 3 classes supérieures combinées (très élevée, élevée et moyenne), l’étendue de l’habitat adéquat actuel était 38 % inférieure à l’étendue d’habitat adéquat passé. Le plus grand déclin a été noté dans la classe « élevée », où la superficie de l’habitat adéquat est actuellement 71 % inférieure à superficie passée.

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Biologie

Cycle vital et reproduction

On trouvera des informations de base détaillées sur la biologie générale du caribou dans les ouvrages de Banfield (1974), de Kelsall (1984), de Miller (1982), de Bergerud (2000) et du COSEPAC (2011).

Le taux de reproduction du caribou est faible comparativement aux autres membres de la famille des Cervidés. Les femelles n’ont généralement que 1 petit par année et ne se reproduisent pas avant d’avoir au moins 2 ans (Bergerud et al., 2008). Dans le cas des écotypes de caribous pour lesquels des données sur la reproduction selon l’âge sont disponibles, ces données laissent entendre que les individus sont hâtivement primipares (voir par exemple Rettie et Messier, 1998). Les taux de gravidité sont souvent élevés chez le caribou des montagnes de l’Ouest (> 90 % selon Seip et Cichowski, 1996; ~ 92 ± 2 % selon Wittmer et al., 2005a) et ne diffèrent pas au sein des sous-populations de la Colombie-Britannique (Wittmer et al., 2005a) et du reste de l’Amérique du Nord (Bergerud et al., 2008). Étant donné les hauts taux de gravidité, l’alimentation ne semble pas constituer un facteur limitatif puisque ces taux dépendent grandement de la disponibilité du fourrage (Cameron et al., 1993) et qu’un retard de la primiparité fait partie des indicateurs les plus sensibles de privation de nourriture chez les ongulés de taille moyenne (Gaillard et al., 1998, 2000). Pour la mise bas (fin mai ou début juin), les femelles gravides gagnent des endroits isolés en montagne relativement exempts de prédateurs (Edmonds, 1988; Farnell et McDonald, 1990; Seip, 1990, 1992a; Jones, 2007). Le taux de survie néonatal est plus élevé quand les femelles mettent bas en altitude élevée sur un terrain montagneux, ou sous la limite forestière sur les îles de lacs (où les prédateurs sont moins abondants) que lorsqu’elles mettent bas sous la limite forestière, mais pas sur des îles (Seip et Cichowski, 1996). Les détenteurs de CTA de la Première Nation des Dénés Tsay Key ont observé que les caribous utilisent des sites à haute altitude à proximité de la limite forestière pour la mise bas. Les caribous préfèrent des sites se trouvant sur un versant sud et des conditions de neige épaisse, qui offrent une protection contre les agressions et les perturbations par les humains et les prédateurs (McKay, 1997; McNay et al., 2008).

Le taux de survie des petits durant les premiers mois après la naissance a tendance à être faible, et la plus grande partie de la mortalité des faons survient entre la naissance et le premier automne. À titre d’exemple, plusieurs hardes de caribous dans l’UD des montagnes du Nord affichent une tendance constante de mortalité élevée des petits au cours des 2 premiers mois de vie; les taux de mortalité des faons en été et en hiver varient ensuite selon les hardes. La mortalité des faons survient principalement entre la naissance et le premier automne mais, chez des hardes étudiées dans le nord de la Colombie-Britannique (lac Swan, Little Rancheria et Horseranch), un taux de mortalité significatif peut survenir au cours de l’hiver; le moment et le pourcentage de la mortalité des faons diffèrent selon les années et les hardes (BC MFLNRO, données inédites). La mortalité des faons au cours des 2 premiers mois de vie variait de 21 à 46 % pour la sous-population du mont Pink (Gustine et al., 2006a). À l’automne, de 3 à 39 % des femelles portant un collier radio avaient encore leur petit dans les sous-populations de Spatsizi, Tweedsmuir, Wells Gray (sud) et Wells Gray (nord) (Hatler, 1986; Seip, 1990, 1992a; Cichowski et MacLean, 2005). À la fin de l’hiver, le pourcentage déclaré de faons variait de 1 à 23 % (moyenne de 12 %) dans les sous-populations de l’UD des montagnes du Sud (Wittmer et al., 2005a), de 9 à 15 % dans les sous-populations de l’UD des montagnes du Centre (Seip et Jones, 2013) et de 10 à 18 % dans les sous-populations de l’UD des montagnes du Nord (Young et Freeman, 2001; Cichowski et MacLean, 2005; Tripp et al., 2006; Florkiewicz, 2008; McNay et al., 2010; BC MFLNRO, données inédites). Selon les détendeurs de CTA de la Première Nation des Tlingit, la sous-population de Carcross semble avoir un faible taux de recrutement depuis la fin des années 1970 (Botkin et al., 2005). La même situation a été notée dans d’autres hardes du nord de la Colombie-Britannique (BC MFLNRO, données inédites); en effet, seules les données de 12 relevés sur 20 portant sur la composition, à la fin de l’hiver, des hardes d’Atlin, du lac Swan, de Little Rancheria et de Horseranch entre 1995 et 2008 indiquaient un rapport faons:biches de moins de 25:100. Ces données se situent sous le seuil théorique de 15 %, seuil qui, selon Bergerud (1996), est nécessaire pour stabiliser les effectifs des sous-populations de caribous forestiers. Ce seuil de recrutement est cependant étroitement lié à un taux de survie élevé des femelles (> 90 %) et pourrait parfois être insuffisant pour équilibrer les taux élevés de mortalité chez les adultes (Wittmer et al., 2005a).

Le taux de survie des femelles adultes (> 1 an) varie selon les sous-populations (voir l’annexe 1). Dans l’UD des montagnes du Nord, les taux de survie annuels moyens des caribous adultes porteurs d’un collier radio variaient de 83 à 90 % dans les UD des montagnes du Centre et des montagnes du Sud. Chez les femelles, ces taux étaient de 74 à 92 % et de 55 à 96 %, respectivement (Hayes et al., 2003; Cichowski et MacLean, 2005; Wittmer et al., 2005a; Tripp et al., 2006; ASRD&ACA, 2010; Seip et Jones, 2013; BC MFLNRO, données inédites). La prédation est la principale cause de mortalité chez les faons et les adultes munis d’un collier radio, et le comportement des caribous est fortement liée à la réduction des risques de prédation (voir Menaces – prédation).

La durée d’une génération des sous-populations des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud pour lesquelles des données sont disponibles (selon la formule du Standards and Petitions Committee de l’IUCN, 2013) varie entre huit et neuf ans (voir l’annexe 1).

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Physiologie et adaptabilité

Au cours de l’hiver, les caribous des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud se nourrissent principalement de lichens, mais également de conifères, d’arbustes, d’herbes graminoïdes et non graminoïdes, de prêles (Equisetum spp.) et de mousses (Seip, 1990; Farnell et McDonald, 1990; Farnell et al., 1991; Cichowski, 1993; Thomas et al., 1996; Gullickson et Manseau, 2000). Le rumen des caribous contient des bactéries et des protozoaires spécialisés qui digèrent efficacement les lichens, ce qui permet aux caribous de recycler l’urée, absente des lichens préférés, pour en conserver l’azote (Parker et al., 2005). En hiver, les animaux utilisent leurs réserves lipidiques pour répondre à leurs besoins énergétiques et cataboliser les protéines lorsque leurs réserves lipidiques sont épuisées ou que leur régime est trop pauvre en azote (Taillon et al., 2013).

Dans les UD des montagnes du Nord et des montagnes du Centre, les lichens terrestres sont la principale source de nourriture des caribous durant l’hiver, sauf dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, où les lichens arboricoles composent aussi une partie importante de l’alimentation (Farnell et McDonald, 1990; Farnell et al., 1991; Cichowski, 1993; Thomas et al., 1996; Gullickson et Manseau, 2000). Les prêles représentent jusqu’à 7 % de l’alimentation hivernale (Farnell et McDonald, 1990; Thomas et al., 1996; Gullickson et Manseau, 2000), et on observe une recherche intensive de prêles dans les zones de suintement des forêts d’épinettes (Cichowski et MacLean, 2013). Dans l’UD des montagnes du Sud, les lichens arboricoles sont la première source d’alimentation hivernale; cependant, au début de l’hiver, les caribous utilisent aussi des forêts de pruches et de thuyas à basse altitude, où ils s’alimentent essentiellement de lichens arboricoles (à la fois sur les arbres sur pied et les arbres tombés), mais également de lichens terrestres, de conifères, d’herbes non graminoïdes et d’arbustes (Seip, 1992a; Mowat et al., 1998; Terry et al., 2000; Kinley et al., 2003).

Au printemps, à l’été et à l’automne, l’utilisation de lichens décroît tandis que celle de plantes vasculaires et d’autres plantes augmente. Dans l’aire de répartition des caribous d’Itcha-Ilgachuz, dans l’UD des montagnes du Nord, les lichens constituaient plus de 60 % du régime alimentaire, sauf de juillet à octobre, période où les caribous se nourrissaient tout d’abord d’herbes graminoïdes et non graminoïdes, d’arbustes et de mousses (Cichowski, 1993). Dans l’UD des montagnes du Centre, les caribous du parc Jasper consommaient avant tout des lichens terrestres, des saules et des herbes graminoïdes et non graminoïdes (Thomas et al., 1996). Dans l’UD des montagnes du Sud, les caribous qui s’étaient déplacés dans des forêts de pruches et de thuyas à basse altitude au printemps mangeaient couramment des graminoïdes, des prêles, des mousses et des conifères (Simpson, 1987; Seip, 1990) et, en été, ils se nourrissaient principalement d’herbes graminoïdes et non graminoïdes, d’arbustes et de lichens (Seip, 1990). Les détenteurs de CTA de la Première Nation des Tlingit de Taku River ont indiqué que les caribous de la région d’Atlin ont une répartition étendue en été et utilisent les flancs et les pentes des montagnes pour se nourrir de graminées, de saules et de lichens (Polfus et al., 2014).

Les caribous et les reines peuvent supporter un froid rigoureux grâce à leur épais pelage d’hiver qui contient des poils semi-creux (Timisjärvi et al., 1984), mais ils sont vulnérables au stress dû à la chaleur (Yusef et Luik, 1975). Le poil d’été, sombre, absorbe toutes les longueurs d’onde; la présence d’ombre et d’un couvert forestier frais est donc importante pour l’espèce. L’adaptation à la neige est mise en évidence par les pieds larges et le museau velu.

Relations interspécifiques

Le caribou est généralement une espèce de proie parmi plusieurs autres au sein des systèmes prédateurs-proies multiples des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud. Le loup est le principal prédateur des caribous (Edmonds, 1988; Farnell et McDonald, 1988; Seip, 1992b; Hayes et al., 2003; McNay, 2009; Whittington et al., 2011); cependant, l’ours, le couguar, l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) et le carcajou (Gulo gulo) contribuent également à la mortalité des adultes et des faons dans certaines régions (Kinley et Apps, 2001; Cichowski et MacLean, 2005; Wittmer et al., 2005b; Gustine et al., 2006a; McNay, 2009; Milakovic et Parker, 2013). Les changements de l’habitat causés par le développement industriel et les hausses du nombre de forêts en début de succession entraînent des changements dans la structure des communautés de prédateurs et d’ongulés, ce qui influe sur les interactions écologiques (voir Menaces – prédation). Dans un système prédateurs-proies multiples, les caribous constituent rarement la source de proies principale pour les prédateurs, mais subissent tout de même une mortalité importante.

Dans les montagnes de l’Ouest, le caribou cohabite avec plusieurs espèces d’ongulés, dont l’orignal (Alces americanus), le wapiti (Cervus elaphus), le cerf (Odocoileus sp.) et le bison des bois (Bos bison athabascae). Rien n’indique que le caribou évite activement les autres ongulés, mais il en est généralement séparé parce que son utilisation de l’habitat est différente de la leur. Néanmoins, puisque les caribous ont des prédateurs communs avec de nombreuses autres espèces proies, le risque de prédation est réduit par la ségrégation spatiale des espèces proies, c’est-à-dire que les proies les moins compétitives, comme le caribou, n’utilisent pas les régions où les proies les plus compétitives, comme l’orignal, sont plus abondantes (Holt, 1984). Dans les montagnes de l’Ouest, les caribous semblent chercher des types d’habitat qui ne conviennent pas à d’autres espèces proies afin d’être ultimement séparés des loups (Seip, 1992). Même si la compétition entre le caribou et le bison des bois constitue une question préoccupante pour les collectivités locales, des recherches ciblées n’ont pas permis d’observer de chevauchement important des régimes alimentaires, de l’habitat ou des niches spatiales entre ces deux espèces (Jung et Czetwertynski, 2013). Bien que les espèces soient présentes dans une même aire, leur mode de broutage est très différent (Hofmann, 1989) et leurs besoins alimentaires ne sont pas les mêmes, de sorte qu’elles n’occupent pas le même habitat et n’ont pas la même distribution spatiale (Jung et Czetwertnyski, 2013).

Déplacement et dispersion

Unité désignable des montagnes Nord

Dans l’UD des montagnes du Nord, le caribou migre généralement entre les aires d’estivage et d’hivernage (Farnell et Russell, 1984; Culling et al., 2005; Parker et Gustine, 2007). Cependant, dans certaines sous-populations, des individus peuvent demeurer dans les aires d’hivernage (Gullickson et Manseau, 2000; Culling et al., 2005) ou dans les aires d’estivage (Cichowski, 1993, 2010; Backmeyer, 2000) toute l’année. À titre d’exemple, certains individus munis d’un collier de la sous-population de Redstone ont montré des déplacements migratoires saisonniers, tandis que d’autres étaient sédentaires toute l’année; les détenteurs de CTA de la Première Nation des Sahtu parlent d’une harde sédentaire (Olsen et al., 2001; J. Nagy, comm. pers.). Des individus peuvent également présenter une plasticité du comportement migratoire. Dans l’aire de répartition de la sous-population de Tweedsmuir, par exemple, un caribou s’est déplacé vers une aire d’hivernage à faible altitude durant deux hivers, mais est demeuré dans l’aire d’estivage à altitude élevée durant le troisième hiver (Cichowski, 2010). Au cours de la migration printanière, les caribous ont principalement utilisé les zones libres de neige à basse altitude dans le fond des vallées (Farnell et Russell, 1984; Cichowski, 1993; Steventon, 1996; Backmeyer, 2000), et les femelles ont commencé leur migration printanière plut tôt que les mâles (Hatler, 1986). La fidélité aux aires de mise bas est élevée, mais la fidélité aux aires d’hivernage est plus variable (Wood et Terry, 1999; Gullickson et Manseau, 2000; Tripp et al., 2006). Même si les caribous retournent à la même aire générale pour l’hiver, ils peuvent utiliser différentes parties de cette aire d’une année à l’autre et/ou se déplacer à l’intérieur de l’aire au cours de l’hiver (Hatler, 1986; Cichowski, 1993; Terry et Wood, 1999; Culling et al., 2005). Certaines sous-populations ou des parties de sous-populations peuvent partager des aires d’hivernage avec d’autres sous-populations, mais retournent ensuite dans leurs aires d’estivage/de rut (p. ex. lac Swan, Little Rancheria, Horseranch, Level Kawdy; BC MFLNRO, données inédites). On a observé peu d’incidents de dispersion entre les sous-populations.

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Unité désignable des montagnes du Centre

Dans l’UD des montagnes du Centre, les déplacements entre les aires d’estivage et d’hivernage sont variables. En Alberta, les sous-populations de Narraway, de Redrock-ruisseau Prairie et d’À la Pêche migrent entre ces deux aires (Edmonds, 1988; Saher, 2005) mais, plus récemment, le comportement migratoire des sous-populations de Redrock-ruisseau Prairie, d’À la Pêche et de Jasper (Tonquin, Maligne, Brazeau) a changé; en effet, la plupart des caribous n’utilisent plus les contreforts des montagnes à basse altitude et vivent dans les montagnes toute l’année (Smith, 2004; L. Neufeld, comm. pers., 2013). Les sous-populations de la Colombie-Britannique se déplacent généralement des aires d’hivernage, sur le versant est des Rocheuses, jusqu’aux aires d’estivage, dans la partie centrale des Rocheuses, même si quelques animaux demeurent dans les aires d’hivernage toute l’année (D. Seip, comm. pers., 2013).

Durant la migration printanière, les caribous utilisent les parties de bassins versants à basse altitude comme corridors de déplacement, et les femelles commencent la migration plus tôt que les mâles (Edmonds, 1988; Saher, 2005). La fidélité aux aires de mise bas est élevée (Brown et al., 1994; Edmonds, 1988). Les détenteurs de CTA ont noté que la sous-population d’À la Pêche est très fidèle à son domaine vital, y demeurant toute l’année malgré la présence de grizzlis, de loups et de couguars (West Central Alberta Caribou Landscape Planning Team, 2008). En Colombie-Britannique, certaines aires de répartition des sous-populations de Scott, Kennedy Siding, Moberly, Burnt Pine, Quintette et Narraway (portion de Bearhole/Redwillow) se chevauchent, principalement l’été (Seip et Jones, 2013).

Il existe peu d’indices de dispersion entre les sous-populations. Un cas de dispersion observé entre les aires est celui du dernier caribou de la sous-population de Burnt Pine porteur d’un collier radio, qui s’était déplacé vers l’aire de répartition de la sous-population de Scott en octobre 2012, mais cet individu est retourné dans l’aire de la sous-population à l’été 2013 (D. Seip, comm. pers., 2013). Les trois aires de répartition des caribous situées dans le parc national Jasper sont maintenant reconnues comme des sous-populations séparées puisque les caribous ne se déplacent plus entre elles (L. Neufeld, comm. pers., 2013).

Unité désignable des montagnes du Sud

Dans l’UD des montagnes du Sud, la migration est généralement altitudinale, mais quelques sous-populations migrent également entre les aires d’hivernage et d’estivage (Seip, 1990). Le caribou est plus fidèle aux aires d’estivage/de mise bas qu’aux aires d’hivernage (Wittmer et al., 2006). Aucune dispersion n’a été notée entre les sous-populations dans le cas des juvéniles, et le taux de dispersion des adultes était de < 0,5 % (van Oort et al., 2011).

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Taille et tendances des populations

Il est difficile d’obtenir des estimations des populations de caribous forestiers puisqu’ils vivent dans des régions éloignées et occupent en faible densité de vastes aires de répartition. Des techniques de relevé ont été élaborées pour la plupart des sous-populations mais, pour certaines, l’estimation peut être fondée sur des extrapolations tirées d’autres types de données ou de l’avis d’experts.

Dans le présent rapport de situation, les tendances des populations sont basées sur des données de relevés et/ou des données sur le taux de la croissance des populations. Les estimations démographiques de chaque UD ne sont pas comparées aux précédents résumés (voir par exemple Williams et Heard, 1986; Edmonds, 1991; Ferguson et Gauthier, 1992; Mallory et Hills, 1998; COSEPAC, 2002) parce que la plupart de ces résumés n’incluent pas toutes les sous-populations reconnues dans les trois UD faisant l’objet du présent rapport. Dans la plupart des relevés, le nombre d’adultes dénombrés a été utilisé pour estimer le nombre d’individus matures (voir Biologie). Dans la plupart des relevés, on s’est contenté de trier en fonction du nombre de mâles adultes, de femelles adultes, d’adultes dont le sexe n’est pas précisé et de faons. De plus, la majorité des relevés ne présentent pas de données sur les petits d’un an.

Unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

Activités et méthodes d’échantillonnage

Dans l’UD des montagnes du Nord, on a utilisé une variété de méthodes pour estimer les effectifs. Dans le cas des sous-populations où une forte proportion d’individus utilisent un habitat alpin/subalpin saisonnier à haute altitude, les relevés des espaces ouverts ont permis d’obtenir des dénombrements minimaux. Lorsqu’elle était disponible, comme dans le cadre d’un relevé de marquage-réobservation (Hegel et al., 2012), la proportion de caribous porteurs de colliers radio observée est utilisée pour corriger les données sur les caribous qui n’ont pas été observés durant le relevé et à obtenir des limites de confiance. Les relevés par quadrats aléatoires stratifiés constituent une autre méthode pour estimer le nombre de caribous forestiers (Gasaway et al., 1986); contrairement aux dénombrements minimaux, les limites de confiance entourant les estimations des sous-populations sont produites. L’échantillonnage à distance (Nielsen et al., 2006) a également été utilisé pour la sous-population de Carcross, au Yukon (Environment Yukon, données inédites). Pour certaines sous-populations, les seules estimations disponibles sont fondées sur les observations de caribous lors de la réalisation de relevés ciblant d’autres espèces (voir par exemple Thiessen, 2009). Outre les relevés des populations, des relevés sur la composition en automne sont réalisés pour déterminer le rapport âge:sexe (voir par exemple Young et Freeman, 2001; McNay et al., 2010; Kerckhoff, 2013; BC MFLNRO, données inédites; Environment Yukon, données inédites). Dans le cas des ++sous-populations de Bonnet Plume et de Redstone, la composition automnale est fondée sur des observations de chasseurs recueillies depuis 1991 (Larter, 2012).

Les données sur la taille et la tendance des populations sont limitées en ce qui concerne l’UD des montagnes du Nord. Seule une estimation est disponible pour 18 des 45 sous-populations; certains des premiers relevés des autres sous-populations n’incluaient pas toujours la totalité de l’aire de répartition et ne sont donc pas comparables aux estimations plus récentes (voir l’annexe 2). La sous-population qui a le plus régulièrement fait l’objet de relevés est celle d’Itcha-Ilgachuz, dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique; elle a en effet été dénombrée presque chaque année de 1978 à 2003, et tous les 2 ans en moyenne ensuite (Young et Freeman, 2001; BC MFLNRO, données inédites). Les relevés de cette sous-population étaient effectués en juin, lorsque la plupart des femelles se trouvaient dans la zone alpine. À ces relevés s’ajoutaient des données obtenues lors du relevé de la composition en automne (Young et Freeman, 2001).

Abondance et tendances

Environ 50 000-55 000 caribous vivent dans l’UD des montagnes du Nord, dont 43 443 à 47 752 seraient matures (voir le tableau 1 et l’annexe 2). Ces animaux constituent approximativement 95 % de la population de caribous des montagnes de l’Ouest canadien. La plus grande partie des estimations des sous-populations proviennent de relevés, mais 29 des 45 estimations remontent déjà à plus de 5 ans ou sont seulement fondées sur l’avis d’experts; elles pourraient donc ne pas refléter la situation actuelle. Plus de la moitié des sous-populations (26 sur 45) comptent plus de 500 individus matures, tandis que 13 sous-populations en comptent moins de 250 (voir le tableau 1). Neuf des 15 sous-populations qui comprennent plus de 1 000 individus matures sont situées au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Combinées, les sous-populations de Bonnet Plume et de Redstone, qui sont les 2 plus grandes de l’UD, comptent plus de 15 000 animaux, soit de 26 à 29 % de la population de l’UD des montagnes du Nord. Les 4 sous-populations de moins de 50 individus matures se trouvent dans la partie sud de l’UD, soit dans le centre-ouest (Charlotte Alplands, Rainbows, Telkwa) et le nord-est (Finlay) de la Colombie-Britannique.

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Tableau 1. Tableau présentant un sommaire des données sur les tendances relatives au nombre de caribous matures au cours des trois dernières générations (27 ans) dans les sous populations de l'unité désignable des montagnes du Nord. On trouve dans le tableau d'autres renseignements, comme le nom de la sous population, le pourcentage de changement, l'estimation la plus récente de la sous population, la tendance actuelle et des remarques sur la gestion de la population.

Tableau 1.Tendances et nombre d'individus matures au cours des trois dernières générations des sous populations de l'unité désignable des montagnes du Nord (UD 9) (voir les estimations tirées des relevés des sous populations compilées à l'annexe 2).
Sous-
population
Footnote1 table 1Année 1987, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1988, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1989, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1990, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1991, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1992, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1993, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1994, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1995, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1996, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1997, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1998, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 1999, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2000, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2001, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2002, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2003, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2004, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2005, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2006, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2007, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2008, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2009, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2010, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2011, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2012, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 1Année 2013, 3 générations (27 ans) % de changement estimation la plus récenteFootnote 1 table 1
Footnote 2 table 1
Tendance actuelle
Gestion de la population
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Hart
-------------------X--------1 853I-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Ruisseau Clear
--------------X-------------801I-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Bonnet Plume
O---------------------------4 200=Footnote3 table 1-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Redstone
-------------------------X--7 300-10 000=Footnote4 table 1-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Nahanni Sud
----------------------X----+10%Footnote 5 table 11 886=-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Coal
---------------------X------413I-
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
La Biche
------X---------------------388I-
Sud du Yukon
Chisana
-----------------------X----3%587=élevage en captivité (2003-2006); fermeture de la chasse avec permis et de la chasse autochtone (volontaire) depuis le milieu des années 1990
Sud du Yukon
Kluane
----------------------X-----23%163Déplacement et stérilisation des loups dans l’aire de la sous-population d’Aishihik adjacente (1993-1997)Footnote 6 table 1; fermeture de la chasse avec permis et de la chasse autochtone (volontaire) depuis le milieu des années 1990
Sud du Yukon
Aishihik
----------------------X----+30%1 813Déplacement et stérilisation des loups (1993-1997)Footnote 6 table 1; la chasse nécessite actuellement un permis
Sud du Yukon
Klaza
-------------------------X--1 065IDéplacement et stérilisation des loups dans l’aire de la sous-population d’Aishihik adjacente (1993-1997)Footnote 6 table 1; la chasse nécessite actuellement un permis
Centre du Yukon
Lac Ethel
------X---------------------289IFermeture volontaire de la chasse
Centre du Yukon
Lac Moose
----X-----------------------270I-
Centre du Yukon
Rivière Tay
----X-----------------------2 907I-
Centre du Yukon
Tatchun
-------------X--------------415I-
Centre du Yukon
Hardes de Pelly
---------------X------------876I-
Centre du Yukon
Finlayson
--------------------X------+13%Footnote 7 table 12 657Déplacement des loups (1983-1989); la chasse nécessite actuellement un permis
Centre du Yukon
Lac Wolf
-----------X----------------Footnote 8 table 11 240I-
Lacs du sud du Yukon
LabergeFootnote 9 table 1
----------------X-----------176I-
Lacs du sud du Yukon
Ibex
---------------------X-----+127%748Fermeture de la chasse avec permis et de la chasse autochtone (volontaire) au Yukon depuis le milieu des années 1990
Lacs du sud du Yukon
CarcrossFootnote 9 table 1
--------------------X------+116%674=Fermeture de la chasse avec permis et de la chasse autochtone (volontaire) au Yukon
Lacs du sud du Yukon
AtlinFootnote 9 table 1
--------------------X-------2%514-857=Fermeture de la chasse avec permis et de la chasse autochtone (volontaire) au Yukon
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Lac SwanFootnote 9 table 1
--------------------X-------515-686I-
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Little RancheriaFootnote 9 table 1
------------X---------------672-1 342I-
Nord ouest de la Colombie-Britannique
HorseranchFootnote 9 table 1
-------------X--------------680-850IDéplacement des loups (1977-1980, 1985)
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Level Kawdy
-----------X----------------1 239I-
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Edziza
-------------------X--------140I-
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Tsenaglode
---------------------O------85-340I-
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Spatsizi
-------X--------------------2 258I-
Nord est de la Colombie-Britannique
Plateau LiardFootnote 9 table 1
-----------------------X---+15%140Footnote 10 table 1-
Nord est de la Colombie-Britannique
Rabbit
--------------------X-------1095IDéplacement des loups (1982-1985)
Nord est de la Colombie-Britannique
Muskwa
--------------------X-------828IDéplacement des loups (1984,1985, 1987)
Nord est de la Colombie-Britannique
Gataga
-------------X--------------220I-
Nord est de la Colombie-Britannique
Frog
--------------X-------------199I-
Nord est de la Colombie-Britannique
Finlay
---------------X------------89%19-
Nord est de la Colombie-Britannique
Mont Pink
------X---------------------1 145I-
Centre nord de la Colombie-Britannique
Graham
----------------------X-----Footnote 11 table 1637=-
Centre nord de la Colombie-Britannique
Chase
----------------------X-----404I-
Centre nord de la Colombie-Britannique
Wolverine
-----------------------X----9%298I-
Centre nord de la Colombie-Britannique
Takla
-----------------X----------98I-
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Telkwa
--------------------------X-64%19Augmentation de la population (1997-1999)Footnote 12 table 1
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Tweedsmuir
---------------X------------47%Footnote 13 table 1248-
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Itcha-Ilgachuz
-------------------------X-+81%Footnote 14 table 11 220-
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Rainbows
---------------------X------53%43-
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Charlotte Alplands
-------------------------X--84%6Translocations (1984-1991)Footnote 15 table 1
Total----------------------------43 443-47 752--

Footnotes

Table 1 Footnote 1

Les cases de couleur représentent le cadre temporel des tendances de la population pendant 3 générations (Gris foncé = tendance à la baisse; bleue = tendance à la hausse; jaune = tendance stable; gris = tendance inconnue) d'après les estimations disponibles tirées de relevés (voir l'annexe 2 pour plus d'information sur les années et les effectifs). Les symboles « X » et « O » représentent les estimations/relevés les plus récents : X = estimation fondée sur un relevé, O = estimation fondée sur l'avis d'experts.

Return to 1,2 Table 1 footnote 1 referrer

Table 1 Footnote 2

Tendance actuelle fondée sur des entrevues auprès de biologistes régionaux.

Return to **Table 1 footnote 2 referrer

Table 1 Footnote 3

Tendance actuelle fondée sur 16 % des faons (moyenne de 1991 à 2010) lors d'observations automnales par des chasseurs (Larter, 2012); la plus récente estimation de la population date de 1982.

Return to **Table 1 footnote 3 referrer

Table 1 Footnote 4

Tendance actuelle basée sur 27 % des faons (moyenne de 1991 à 2010) lors d'observations automnales par des chasseurs (Larter, 2012).

Return to **Table 1 footnote 4 referrer

Table 1 Footnote 5

Pourcentage de changement de la taille de la population selon 1 337 individus matures en 2001 et 1 465 individus matures en 2009 dans une région comparable à celle du relevé de 2001.

Return to 5Table 1 footnote 5 referrer

Table 1 Footnote 6

Le déplacement des loups s'est effectué de 1993 à 1997, et leur stérilisation, de 1994 à 1997 (Hayes et al., 2003).

Return to 6Table 1 footnote 6 referrer

Table 1 Footnote 7

Le changement net de1986 à 2007 représentait une hausse nette de 13 %, mais la population est passée de 2 350 individus matures en 1986 à 4 474 en 1990, puis a diminué pour s'établir à 2 657 en 2007 (soit un déclin de 41 % par rapport au pic de 1990 à 2007).

Return to 7Table 1 footnote 7 referrer

Table 1 Footnote 8

Aucune estimation récente de la population; le pourcentage de changement sur 3 générations n'a donc pas été calculé.

Return to 8Table 1 footnote 8 referrer

Table 1 Footnote 9

Les aires de répartition des sous populations de Carcross, d'Atlin, du lac Swan, de Little Rancheria, de Horseranch et du plateau Liard chevauchent la frontière Yukon-Colombie-Britannique. Dans un rapport de 2002, le COSEPAC a nommé la sous population d'Altin « Atlin est », et les sous populations de Carcross et de Laberge, « Atlin ouest » COSEPAC, 2002). La sous population du lac Swan portait le nom de « Jennings » en 2002.

Return to 9Table 1 footnote 9 referrer

Table 1 Footnote 10

Les tendances de déclin actuelles sont basées sur 2 années récentes de mauvais recrutement de petits en mars (7 % en 2011, 4 % en 2012; McNay et Giguere, 2013)

Return to 10Table 1 footnote 10 referrer

Table 1 Footnote 11

Le pourcentage absolu de changement est impossible à obtenir puisque l'aire de relevé totale variait selon les relevés.

Return to 11Table 1 footnote 11 referrer

Table 1 Footnote 12

La population a connu une hausse avec l'ajout de 12 caribous à la fin de l'hiver 1997 et de 20 caribous à l'hiver 1998 1999. Malgré un déclin global de 46 %, la population a atteint un pic en 2006 après une hausse, puis a subi un déclin de 58 %. La population actuelle est beaucoup plus petite que le nombre le plus élevé (222 adultes) compté en 1965.

Return to 12Table 1 footnote 12 referrer

Table 1 Footnote 13

Le déclin est appuyé par un λ moyen de 0,947 sur 12 ans lorsque des données étaient disponibles durant les périodes de 1985 1986 et de 2008 2009 (Cichowski et MacLean, 2005; Cichowski, 2010).

Return to 13Table 1 footnote 13 referrer

Table 1 Footnote 14

Le changement net de 1987 à 2012 est une hausse nette de 81 %, mais la population est passée de 675 individus matures en 1987 à 2 161 en 2003, puis a diminué pour s'établir à 1 220 en 2012 (soit un déclin de 44 % par rapport au pic de 2003 à 2012).

Return to 14Table 1 footnote 14 referrer

Table 1 Footnote 15

En novembre 1984, 15 caribous ont été translocalisés de la sous population d'Itcha-Ilgachuz vers un habitat inoccupé de la région de Charlotte Alplands. Quinze autres caribous ont été translocalisés en 1986, 11 en 1987, 3 en 1988 et 8 en 1991.

Return to 15Table 1 footnote 15 referrer

Pour cette UD, les données sur les tendances sont encore plus limitées que les données sur la taille de la population : la tendance à long terme (pour 3 générations) est connue pour seulement 15 des 45 sous-populations, et de plus récentes tendances sont disponibles pour 18 sous-populations (voir le tableau 2). Au cours des 3 dernières générations, la meilleure information disponible (y compris l’avis des experts dans de nombreux cas) indique que 4 sous-populations ont augmenté, 5 sont demeurées stables et 6 ont diminué. Les tendances actuelles montrent que 2 sous-populations sont à la hausse, 7 sont stables et 9 sont en déclin. À l’heure actuelle, les 2 sous-populations à la hausse et 6 des 7 sous-populations stables sont situées dans le nord de l’UD, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et le long de la frontière Yukon-Colombie-Britannique. Les sous-populations de Kluane et de Finlayson sont les 2 seules qui subissent un déclin au Yukon. La sous-population de Finlayson a connu une augmentation à la fin des années 1980 alors que le programme de déplacement des loups avait cours, mais elle a diminué depuis la fin du programme. La sous-population d’Aishihik était en déclin du début des années 1980 aux années 1990, mais a commencé à augmenter après l’entrée en vigueur du programme de déplacement des loups au milieu des années 1990; la hausse se poursuit depuis. Des membres des Premières Nations de Champagne et d’Aishihik, dans le sud-ouest du Yukon, ont noté une baisse de la sous-population de caribous d’Aishihik dans les années 1980 et l’ont attribuée à la prédation accrue et à une chasse excessive (Hayes et Couture, 2004).

Retournez à la table des matières

Section 3

Tableau montrant la répartition des tendances à long terme et des tendances récentes des sous populations de caribous des unités désignables des montagnes du Nord, des montagnes du Centre et des montagnes du Sud. Le nombre de sous populations dont la tendance des effectifs est à la hausse, stable, à la baisse ou inconnue, et le nombre de populations disparues sont présentés. Sous chaque unité désignable, les données sont disposées en deux colonnes pour indiquer les tendances à long terme (sur trois générations) ainsi que les tendances récentes qui ont été déclarées par les instances concernées.

Tableau 2. Répartition des tendances à long terme et des tendances récentes des sous populations de caribous des unités désignables (UD) des montagnes du Nord, des montagnes du Centre et des montagnes du Sud en 2013..
Tendances des effectifsMontagnes du Nord (UD 7)
À long termeFootnote 1 table 2
Montagnes du Nord (UD 7)
RécenteFootnote 2 table 2
Montagnes du Centre (UD 8)
À long termeFootnote 1 table 2
Montagnes du Centre (UD 8)
RécenteFootnote 2 table 2
Montagnes du Sud (UD 9)
À long termeFootnote 1 table 2
Montagnes du Sud (UD 9)
RécenteFootnote 2 table 2
À la hausse420011
Stable570003
À la baisse6911101611
Inconnue30271000
Sous-populations disparues000202
Total454512121717

Footnotes

Table 2 Footnote 1

Les tendances à long terme (sur trois générations) tiennent compte des sous populations disparues.

Return to 1 Table 2 footnote 1 referrer

Table 2 Footnote 2

Les tendances récentes sont celles déclarées par les instances concernées.

Return to 2Table 2 footnote 2 referrer

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Le recrutement annuel moyen des faons dans 6 des 10 sous-populations pour lesquelles on possède 3 ans ou plus de données sur le recrutement des petits à la fin de l’hiver est inférieur au seuil de 15 % qui est, selon Bergerud (1996), recommandé pour obtenir la stabilité de la population (voir le tableau 3). Dans le cas de la sous-population d’Itcha-Ilgachuz, même si le taux de recrutement moyen est de 18 %, la plus grande partie des données datent d’avant 2001, moment où le nombre d’individus était à la hausse; la plus récente estimation du taux de recrutement de cette sous-population est de 8 % (Davis, 2013). Le recrutement des faons fondé sur les observations des chasseurs à l’automne, de 1991 à 2010, était de 16 % en moyenne (plage de 11 à 21 %) pour la sous-population de Bonnet Plume et de 27 % (plage de 21 à 34 %) pour la sous-population de Redstone (Larter, 2012). Puisqu’un certain taux de mortalité survient vraisemblablement au cours de l’hiver, la sous-population de Bonnet Plume pourrait également avoir un taux de recrutement des faons à la fin de l’hiver de moins de 15 %.

Tableau présentant un sommaire des données sur le recrutement des faons à la fin de l'hiver dans les sous populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Nord. On trouve dans le tableau d'autres renseignements, comme le nom de la sous population, le taux de recrutement (poucentage de faons; moyenne et plage), la plage d'années de la période d'échantillonnage et le nombre d'années échantillonnées.

Tableau 3. Recrutement des faons à la fin de l'hiver dans les sous populations de l'unité désignable des montagnes du Nord (UD 7) pour lesquelles des données sont disponibles.
Sous-populationTaux de recrutement (% de faons)
Moyenne
Taux de recrutement (% de faons)
Plage
Années échantillonnées
Période
Années échantillonnées
N
Source
Atlin147-201995-20077Florkiewicz, 2008
Swan Lake1714-232006-20083BC MFLNRO, données inédites
Little Rancheria1510-191997-20015BC MFLNRO, données inédites
Horseranch127-171997-20015BC MFLNRO, données inédites
Muskwa1412-162001-20033Tripp et al., 2006
Chase1512-181993-20108McNay et al., 2010
Wolverine147-241989-201011McNay et al., 2010
Tweedsmuir116-191986-200915Cichowski et MacLean, 2005
Cichowski, 2010
Itcha-Ilgachuz188-281977-2004;
2013-2014
19Young et Freeman, 2001
Davis, 2013;
BC Ministry of Environment, données inédites
Rainbow103-151996-20016Young et Freeman, 2001

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Les 5 sous-populations du centre-ouest de la Colombie-Britannique (Telkwa, Tweedsmuir, Itcha-Ilgachuz, Rainbows, Charlotte Alplands) sont actuellement en déclin. Celles-ci sont isolées des autres sous-populations de cette UD et de celles des UD voisines par un plateau intérieur. Même si l’estimation actuelle de 1 220 individus matures dans la sous-population d’Itcha-Ilgachuz (la plus grande sous-population du centre-ouest de la Colombie-Britannique) est plus élevée que l’estimation de 730 individus matures calculée en 1987, la population a atteint un pic de 2 161 individus matures en 2003, puis a connu un déclin de 44 % de 2003 à 2012 (voir le tableau 1 et l’annexe 2). Dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, la sous-population de Telkwa a connu une augmentation grâce à la translocalisation de 32 caribous provenant de la sous-population de Chase de 1997 à 1999. La sous-population de Telkwa a connu une augmentation après les translocalisations, pour atteindre un pic de 66 individus matures en 2006, avant de connaître un déclin (19 individus maintenant). De 1984 à 1991, 52 caribous de la sous-population d’Itcha-Ilgachuz ont été translocalisés dans une partie inoccupée de l’aire de répartition de Charlotte Alplands (Young et al., 2001). Cette sous-population a semblé demeurer stable jusqu’en 1999 environ, mais a subi un déclin par la suite. Les programmes de surveillance des sous-populations de Telkwa et de Charlotte Alplands mis en place après les translocalisations ont pris fin lorsque les sous-populations ont atteint des pics; on ne sait pas à quoi le déclin est attribuable. La sous-population de Telkwa a connu son plus grand nombre d’individus au milieu des années 1960, lorsque 271 caribous (222 individus matures) ont été dénombrés dans l’aire de répartition en mars 1965 (Theberge et Oosenbrug, 1977). Les détenteurs de CTA attribuent le déclin de la sous-population de Telkwa dans les années 1960 et 1970 à la construction d’un chemin de fer et aux perturbations connexes ainsi qu’à l’exploration minière et à la chasse à bord d’hélicoptères (Stronen, 2000).

Dans l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Nord, le nombre d’individus matures était estimé à 43 950 en 2002 (COSEPAC, 2002). Sur les 45 sous-populations composant l’actuelle UD des montagnes du Nord, 36 faisaient partie de l’ancienne population des montagnes du Nord et comptent maintenant de 40 470 à 44 779 (voir le tableau 1) individus. Ces nombres se comparent à l’estimation de 43 950 individus de 2002. Malgré la grande incertitude des 2 estimations, celles-ci laissent croire à une situation stable dans l’ensemble. Par ailleurs, les 9 sous-populations de la partie sud de l’UD, qui font toutes parties de l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (Environnement Canada, 2014), ont subi un déclin global de 27 %, passant de 4 075 à 2 973 individus matures. Sur les 9 sous-populations, 5 ont connu un déclin de plus de 20 %, 1 a augmenté et 2 sont demeurées relativement stables (voir le tableau 1).

Des analyses de viabilité des populations (AVP) ont été menées sur 2 sous-populations en déclin : Itcha-Ilgachuz et Tweedsmuir-Entiako (Hatter et Young, 2004; Cichowski et MacLean, 2005; Griffiths, 2011). L’objectif de l’AVP pour cette dernière était d’évaluer comment la translocalisation hors de la sous-population et la chasse influeraient sur le nombre de caribous. On avait prévu que la sous-population continuerait d’augmenter avec ou sans ces facteurs (Hatter et Young, 2004). Plus récemment, Griffiths (2011) a utilisé 3 modèles sur la même sous-population. Un modèle sur la croissance continue et la dispersion a prévu une hausse de la sous-population, avec ou sans translocalisations, tandis qu’un modèle sur la prédation a indiqué une baisse d’environ 1 000 caribous sur 10 ans (d’ici 2020), avec ou sans déplacements. L’AVP de Tweedsmuir-Entiako a prévu que la sous-population subirait un déclin de 50 % en 20 ans d’après des données sur la survie des mâles de la sous-population (selon une petite taille d’échantillons), ou encore un déclin de 70 % selon un taux de mortalité des mâles plus courant (Cichowski et MacLean, 2005).

Unité désignable des montagnes du Centre (UD 8)

Activités et méthodes d’échantillonnage

Dans le cas des sous-populations qui utilisent un habitat alpin ou subalpin à la fin de l’hiver, des relevés aériens ont été menés dans l’habitat de forêts-parcs alpines et subalpines. La proportion de caribous munis de colliers radio sert à corriger le nombre total d’animaux afin de considérer ceux qui sont présents dans l’aire de relevé mais qui ne sont pas observés, à fournir une estimation du relevé et à corriger les données pour qu’elles tiennent compte des animaux qui n’étaient pas présents dans l’aire du relevé afin d’obtenir une estimation de la population (Seip et Jones, 2013). Les estimations obtenues grâce aux relevés sont utilisées pour suivre les tendances de la population au fil du temps parce qu’elles sont fondées sur une aire de relevé normalisée. Pour ce qui est des sous-populations de Tonquin, de Maligne et de Brazeau, des relevés sont menés à l’automne, lorsque les caribous sont dans l’habitat alpin. Des techniques faisant appel à des analyses de l’ADN dans les boulettes fécales (Hettinga, 2010) ont également été utilisées pour estimer la taille des sous-populations de Tonquin, de Maligne et de Brazeau (L. Neufeld, comm. pers., 2013). Aucun dénombrement officiel n’a été effectué pour les sous-populations de Scott, Narraway, À la Pêche et Redrock-ruisseau Prairie.

En plus des relevés officiels, les tendances d’abondance relative de certaines sous-populations sont surveillées à l’aide des taux de mortalité des caribous munis de colliers radio et des taux de recrutement de tous les caribous observés lors des activités de recherche d’individus porteurs de colliers radio menées à la fin de l’hiver (ASRD&ACA, 2010; Seip et Jones, 2013). Le nombre de caribous comptés durant les relevés sur le recrutement a parfois été utilisé comme dénombrement minimal lors de l’évaluation des déclins (Seip and Jones 2013). Les taux de mortalité des caribous munis de colliers ainsi que les taux de recrutement des faons à la fin de l’hiver font l’objet d’un suivi chaque année dans le cas des sous-populations de Redrock-ruisseau Prairie et d’À la Pêche (depuis 1998-1999); de celles de Moberly, Burnt Pine, Kennedy Siding et Quintette (depuis 2002-2003); de celles de Tonquin, Maligne et Brazeau (depuis 2003-2004); de celle de Narraway (depuis 2005-2006) (ASRD&ACA, 2010; Seip et Jones, 2013; AESRD, données inédites).

Abondance et tendances

L’estimation actuelle de la population de l’UD des montagnes du Centre est de 469 individus matures (voir le tableau 4 et l’annexe 3). On estime que les 10 sous-populations existantes comptent moins de 250 individus matures chacune et que 4 d’entre elles ont moins de 50 individus matures (voir les tableaux 2 et 4). De plus, on a confirmé la disparition de la sous-population de Banff en 2009 (Hebblewhite et al., 2010b) et de celle de Burnt Pine en 2014 (BC Ministry of Environment, données inédites). Le déclin global de la population de l’UD des montagnes du Centre était de 64 % durant les 27 dernières années (3 générations) et de 62 % durant les 18 dernières années (2 générations; voir le tableau 4). Toutes les sous-populations ont connu des déclins à long terme d’au moins 29 % et subissent actuellement un déclin continu, à l’exception de la sous-population de Scott, dont la tendance est inconnue (voir le tableau 2). La baisse des effectifs notée dans les relevés est appuyée par une mortalité des adultes toujours élevée et par un faible recrutement des faons (Seip et Jones, 2013; ASRD&ACA, 2010).

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Tableau présentant un sommaire du pourcentage de changement de l'effectif des caribous matures au cours des trois dernières générations (27 ans) et des deux dernières générations (18 ans) dans les sous populations de l'unité désignable des montagnes du Centre.

Tableau 4. Pourcentage de changement de l'effectif des individus matures au cours des 3 et des 2 dernières générations dans l'UD des montagnes du Centre (voir l'annexe 3 pour plus de renseignements sur les relevés).
Sous-
population
Footnote1 table 4Année 1987 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1988, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1989, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1990, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1991, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1992, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1993, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1994, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1995, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 4Année 1996, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 1997, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 1998, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 1999, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2000, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2001, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2002, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2003, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2004, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2005, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2006, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2007, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2008, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2009, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2010, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2011, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2012, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2013, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 4Année 2014, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 3 table 4
% de changement
Footnote 2 table 4
% de changement
 estimation la plus récenteFootnote 1 table 4Tendance actuelle
ScottFootnote 2 table 4----------------------------Inc.Inc.35I
MoberlyFootnote 2 table 4-----------------------------89-8918
Kennedy Siding-----------------------------72-7229
Burnt PineFootnote 2 table 4-----------------------------100-1000
QuintetteFootnote 3 table 4-----------------------------41-4187
NarrawayFootnote 4 table 4-----------------------------52-5278
Redrock- Prairie Creek-----------------------------71-71106
A La Peche-----------------------------29-2975
Jasper (3 subpops)Footnote 5 table 4-----------------------------72-5441
Banff-----------------------------100-1000X
TOTAL-----------------------------64-62469

Footnotes

Table 4 Footnote 1

Voir le tableau 1 pour la signification des cases de couleur (voir l'annexe 3 pour plus de renseignements sur les années et les effectifs). La tendance actuelle provient d'entrevues avec des biologistes régionaux.

Return to 1 Table 4 footnote 1 referrer

Table 4 Footnote 2

Les sous-populations de Burnt Pine, de Moberly et de Scott formaient auparavant la sous-population de Moberly (COSEPAC, 2002).

Return to 2Table 4 footnote 2 referrer

Table 4 Footnote 3

L'estimation de la sous population actuelle de Quintette (119 individus) diffère de l'estimation de 92 individus provenant d'un relevé. L'estimation de la sous-population a été utilisée pour estimer la population totale de l'UD, mais l'estimation fondée sur un relevé a servi pour calculer la tendance (voir Seip et Jones, 2013).

Return to 3Table 4 footnote 3 referrer

Table 4 Footnote 4

La sous-population de Narraway portait le nom de Belcourt dans le rapport du COSEPAC de 2002.

Return to 3Table 4 footnote 4 referrer

Table 4 Footnote 5

La sous-population de Jasper en compte maintenant trois : Tonquin, Maligne et Brazeau.

Return to 3Table 4 footnote 5 referrer

Selon des membres des collectivités des Premièred Nations du centre-ouest de l’Alberta, le déclin des caribous et de leur habitat est attribuable à une hausse des activités industrielles, des activités récréatives, y compris l’utilisation de véhicules tout terrain (VTT), et de la mortalité due à des collisions avec des véhicules sur l’autoroute 40 (West Central Alberta Caribou Landscape Planning Team, 2008). La Première Nation de West Moberly attribue plutôt le déclin et la disparition subséquente de la sous-population de Burnt Pine à des effets cumulatifs, dont la récolte forestière (perte et modification de l’habitat, fragmentation de l’habitat et perte de fonctionnalité de l’habitat), le développement industriel et la construction du barrage W.A.C Bennett sur la rivière de la Paix, qui a mené à la création du réservoir Williston (West Moberly First Nations v. British Columbia, 2011).

Les 12 sous-populations de la nouvelle UD des montagnes du Centre prises en compte dans le présent rapport faisaient partie de l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (Environnement Canada, 2014). Ces sous-populations totalisaient 1 293 individus matures en 2002 (COSEPAC, 2002); toutes les sous-populations ont décliné, et 2 ont disparu. Seule 1 (Banff) comptait moins de 50 individus lors de la dernière évaluation.

DeCesare et al. (2011) ont mené des AVP pour évaluer les effets de la translocalisation sur les 3 sous-populations du parc national Jasper et la sous-population disparue de Banff. Sans translocalisations, les sous-populations de Brazeau et de Maligne devraient disparaître dans les 20 prochaines années; la translocalisation pourrait réduire le risque de disparition à court terme, mais elle pourrait ne pas être suffisante pour contrer les déclins, à moins que les indices vitaux ne s’améliorent de façon naturelle ou grâce à des mesures de conservation additionnelles (DeCesare et al., 2011). La sous-population de Tonquin semblait viable pour les 20 prochaines années (selon un seuil de quasi-disparition de 8 femelles), et ce, même sans l’apport de nouveaux individus.

D’après les taux observés de recrutement des faons et de mortalité des femelles adultes, Smith (2004) a prévu que la sous-population de Redrock-ruisseau Prairie diminuerait de 20 % et que celle d’À la Pêche augmenterait au cours des 20 prochaines années. D’après l’auteur, la hausse de la densité du réseau routier ou des blocs de coupe exacerbera le déclin de la sous-population de Redrock-ruisseau Prairie. Toujours selon lui, l’augmentation de la densité des blocs de coupe (qui atteindrait 7,2 ha/km2) ou du réseau routier (de 120 m/km2) causera un déclin de ≥ 20 % de la sous-population d’À la Pêche au cours des 20 prochaines années. Wilson (2012) a prévu qu’un scénario de gestion visant à maintenir la stabilité entraînerait la disparition des sous-populations de Burnt Pine, de Moberly et de Kennedy Siding, de même que le déclin de > 20 % des sous-populations de Narraway et de Quintette au cours des 20 prochaines années.

Unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

Activités et méthodes d’échantillonnage

Dans l’UD des montagnes du Sud, les relevés aériens menés peu après une précipitation de neige à la fin de l’hiver sont les meilleurs pour obtenir des estimations non biaisées de la taille et de la structure des populations (Seip, 1990). On recherche les caribous dans des zones subalpines. Ainsi, lorsque des traces sont repérées, elles sont suivies jusqu’à l’observation de caribous. Le cas échéant, les colliers radio sont utilisés pour corriger les données de manière à tenir compte des caribous qui n’ont pas été observés ou qui ne sont pas présents dans la zone du relevé. En l’absence de colliers radios, on applique au nombre total compté aux fins d’estimation de la taille de la population (Resources Inventory Committee, 2002) un facteur de correction normalisé tenant compte des individus non observés fondé sur la proportion de caribous qui auraient été dénombrés durant le relevé (83 %; Seip, 1990; Young et Roorda, 1999). Les activités relatives aux relevés varient parmi les sous-populations. Les premiers relevés disponibles portent sur les sous-populations de Barkerville, de Wells Gray (sud) et de Groundhog à la fin des années 1980 (Seip, 1990; Hatter, 2006; Freeman, 2012). La portion de Quesnel Highlands de la sous-population de Wells Gray (nord) (Seip, 1990) et les portions de quelques sous-populations de la région de Revelstoke (voir McLellan et al., 2006) ont également été recensées à la fin des années 1980, mais les zones couvertes ne comprenaient pas les aires de répartition dans leur entièreté. Durant les années 1990, au moins 2 relevés ont été effectués pour la majorité des sous-populations (Hatter, 2006), et des relevés ont été menés la plupart des années dans les sous-populations de Barkerville, de Wells Gray (nord), du centre de la chaîne Purcell, du sud de la chaîne Purcell et du sud de la chaîne Selkirk (Wakkinen, 2003; Kinley, 2007; Freeman, 2012). Depuis 2002, la plupart des sous-populations ont fait l’objet d’un relevé aux 2 ans environ.

Abondance et tendances

Spalding (2000) et McLellan (2009) ont observé > 100 individus dans certains groupes, dont certains comptaient > 1 000 individus au début du 20e siècle. Aujourd’hui, le nombre de caribous dans l’UD des montagnes du Sud est estimé à 1 395 individus matures (voir le tableau 5 et l’annexe 4). Les 15 sous-populations existantes comptent moins de 500 individus matures, et seulement 2 en ont plus de 250. Neuf sous-populations s’élèvent à moins de 50 individus matures, et 6 d’entre elles ont moins de 15 animaux. Deux sous-populations ont récemment disparu : celle du mont George en 2003 et celle du centre de la chaîne Purcell en 2005. Toutes les sous-populations ont connu des déclins ces 27 (3 générations) et 18 (2 générations) dernières années, sauf celle de Barkerville, qui s’est accrue (voir le tableau 5). Selon les tendances récentes, 1 sous-population est à la hausse, 3 sont stables et 11 sont à la baisse (voir le tableau 2). Le taux de déclin global de la population des montagnes du Sud était de 45 % au cours des 27 dernières années et de 40 % au cours des 18 dernières années. Cependant, ces déclins sont vraisemblablement des sous-estimations des déclins réels puisque les relevés antérieurs utilisés pour estimer la taille de certaines sous-populations remontaient à une date postérieure au début de la période correspondant aux 2 ou 3 dernières générations.

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Tableau présentant un sommaire du pourcentage de changement du nombre de caribous matures au cours des trois dernières générations (27 ans) et des deux dernières générations (18 ans) dans les sous populations de l'unité désignable des montagnes du Sud. Des remarques sur la gestion de la population y sont présentées aussi.

Tableau 5. Pourcentage de changement du nombre d'individus matures au cours des 3 et 2 dernières générations dans l'UD des montagnes du Sud (voir l'annexe 4 pour plus de renseignements sur les relevés).
Sous-
population
Footnote1 table 5Année 1987, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1988, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1989, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1990, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1991, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1992, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1993, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1994, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1995, 3 générations (27 ans)Footnote 1 table 5Année 1996, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 1997, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 1998, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 1999, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2000, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2001, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2002, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2003, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2004, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2005, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2006, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2007, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2008, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2009, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2010, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2011, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Année 2012, 2 et 3 générations (18 et 27 ans)Footnote 1 table 5Year 2013Footnote 1 table 5Year 2013Footnote 3 table 5
% de changement
Footnote 2 table 5
% de changement
 estimation la plus récenteFootnote 1 table 5
Tendance actuelle
Gestion de la population
Sud de la chaîne Selkirk-----------------------------62-6020Augmentation de la population (1988-1998)Footnote 2 table 5
Sud de la chaîne Purcell-----------------------------65-6122=Augmentation de la population (2012)Footnote 3 table 5
Centre de la chaîne PurcellFootnote 9 table 5-----------------------------100-1000XAugmentation de la population (2012)Footnote 4 table 5
NakuspFootnote 10 table 5-----------------------------72-7254-
DuncanFootnote 10 table 5-----------------------------100-1000-
Centre des Rocheuses-----------------------------86-834-
Monashee-----------------------------50-434Augmentation de la population (1985)Footnote 5 table 5
Frisby BoulderFootnote 11 table 5-----------------------------69-6812Réduction de la population d'orignaux (2003-)Footnote 6 table 5
Columbia SudFootnote 11 table 5-----------------------------94-936Réduction de la population d'orignaux (2003-)Footnote 6 table 5
Columbia NordFootnote 11 table 5-----------------------------36-36157=Réduction de la population d'orignaux (2003-)Footnote 6 table 5
GroundhogFootnote 11 table 5-----------------------------87-5611-
Wells Gray-----------------------------43-26341Stérilisation des loups (2001-2012)Footnote 7 table 5
Barkerville----------------------------+94+9078Stérilisation des loups (2001-2012)Footnote 7 table 5
Monts Cariboo Nord-----------------------------28-28202-
Lac Narrow-----------------------------38-3845=-
Mont George-----------------------------100-1000X-
Monts Hart-----------------------------87-5611Réduction des orignaux (2006-)Footnote 8 table 5
TOTAL-----------------------------45-401356-

Footnotes

Table 5 Footnote 1

Voir le tableau 1 pour la signification des cases de couleur (voir l’annexe 4 pour des renseignements sur les relevés). La tendance actuelle provient d’entrevues avec des biologistes régionaux.

Return to 1 Table 5 footnote 1 referrer

Table 5 Footnote 2

La sous-population a connu une augmentation grâce à l’ajout de 60 caribous de 1988 à 1990 et de 43 caribous de 1996 à 1998 (Compton et al., 1995; Wakkinen, 2003).

Return to 2 Table 5 footnote 2 referrer

Table 5 Footnote 3

La sous-population a connu une augmentation grâce à la translocalisation de 10 caribous en mars 2012; ils ont tous été confirmés morts, à l’exception de 2 individus porteurs de colliers défectueux (L. de Groot, comm. pers., 2013).

Return to 3 Table 5 footnote 3 referrer

Table 5 Footnote 4

La sous-population a connu une augmentation grâce à la translocalisation de 9 caribous en mars 2012; ils sont tous morts ou ont quitté la région avant de mourir (L. de Groot, comm. pers., 2013).

Return to 4 Table 5 footnote 4 referrer

Table 5 Footnote 5

La sous-population a connu une augmentation grâce à la translocalisation de 9 caribous à l’hiver 1984-1985 (Wahl, 1988).

Return to 5 Table 5 footnote 5 referrer

Table 5 Footnote 6

La libéralisation de la chasse à l’orignal à partir de 2003 a entraîné une réduction de 71 % des orignaux et d’environ 50 % des loups (Serrouya, 2013).

Return to 6 Table 5 footnote 6 referrer

Table 5 Footnote 7

La stérilisation et le déplacement des loups ont été effectués de 2001 à 2004 et de 2007 à 2012, respectivement. La population d’orignaux a baissé par l’entremise de la libéralisation de la chasse de 2001 à 2011 (Roorda et Wright, 2012; Hayes, 2013). Les mesures de gestion de la population se limitaient à la sous-population de Barkerville et à la portion nord de la sous-population de Wells Gray.

Return to 7 Table 5 footnote 7 referrer

Table 5 Footnote 8

La réduction de la population d’orignaux par la libéralisation de la chasse à partir de 2006 a seulement cours dans la portion de Parsnip des monts Hart (D. Heard, comm. pers., 2013).

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Table 5 Footnote 9

La sous-population du centre de la chaîne Purcell faisait auparavant partie de l’aire de répartition du sud de la chaîne Purcell (COSEPAC, 2002).

Return to 9 Table 5 footnote 9 referrer

Table 5 Footnote 10

Les sous-populations de Naskup et de Duncan sont équivalentes à celle du centre de la chaîne Selkirk du rapport antérieur du COSEPAC (2002).

Return to 10 Table 5 footnote 10 referrer

Table 5 Footnote 11

Les sous-populations de Columbia Sud, Groundhog, Frisby-Boulder et Columbia Nord faisaient toutes parties de l’aire de répartition de Revelstoke dans le  rapport antérieur du COSEPAC (2002).

Return to 11 Table 5 footnote 11 referrer

La sous-population du sud de la chaîne Selkirk, qui fréquente aussi l’Idaho et l’État de Washington, a accueilli 60 caribous translocalisés de 1987 à 1990 (Compton et al., 1995) et 43 autres de 1996 à 1998 (L. de Groot, comm. pers., 2012). Les 60 caribous venaient des sous-populations de Revelstoke et d’Itcha-Ilgachuz, et les 43 autres, des sous-populations de Wells Gray (nord) et des monts Cariboo Nord (Zittlau, 2004). En mars 2012, 19 caribous ont été translocalisés depuis la sous-population de Level-Kawdy, dans l’UD des montagnes du Nord, jusqu’aux aires de répartition du sud et du centre de la chaîne Purcell, dans l’UD des montagnes du Sud (L. de Groot, comm. pers., 2013). Dix-sept caribous sont morts après quelques mois, et le sort des 2 autres est inconnu à cause de problèmes avec les colliers radio (L. de Groot, comm. pers, 2013).

Les 17 sous-populations de la nouvelle UD des montagnes du Sud prises en compte dans le présent rapport appartenaient à l’ancienne population de caribous des bois des montagnes du Sud (Environnement Canada, 2014). Les sous-populations correspondantes ont été estimées à 1 850 individus matures en 2002 (COSEPAC, 2002), ce qui représente un déclin de 27 %. Toutes les sous-populations, sauf celle de Barkerville, avaient connu un déclin, 2 avaient disparu et 5 comptaient moins de 50 individus lors de la dernière évaluation; ce total est maintenant de 9 sous-populations.

Wittmer et al. (2010) ont utilisé des modèles de projection stochastique sur 10 sous-populations de l’UD des montagnes du Sud. Lorsque les modèles tiennent compte des baisses du taux de survie des femelles adultes réputées survenir avec la hausse de proportion de jeunes forêts et la diminution de la densité des populations, ces sous-populations connaîtraient toutes un déclin menant à la disparition d’ici moins de 200 ans. Toutes les sous-populations, sauf 2, avaient une probabilité cumulée de disparition de > 20 % (plage de 24 à 100 %) d’ici 45 ans (5 générations). Une augmentation de la quantité de jeunes forêts a entraîné des taux de disparition plus rapide de toutes les sous-populations. Hatter (2006) a mené des AVP pour les 15 sous-populations existantes de cette UD d’après les relevés de la population. La quasi-disparition (N < 20 animaux) aurait lieu dans moins de 50 ans pour 10 des 15 sous-populations. La probabilité de quasi-disparition dans un délai de 20 ans était de > 20 % pour 12 des 15 sous-populations et de > 50 % pour 13 d’entre elles. Cependant, Hatter (2006) prévient que les limites de confiance sont faibles pour 5 sous-populations dont la probabilité de disparition est élevée. À titre de comparaison, selon 2 études, les sous-populations les plus nombreuses, soit celles des monts Cariboo Nord et des monts Hart, ont des probabilités de disparition nulles ou faibles pour cette période.

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Résumé

Les populations des UD des montagnes du Sud et du Centre ont connu des déclins marqués au cours des 27 dernières années. Le déclin global était de 64 % au cours des 27 dernières années chez la population de l’UD des montagnes du Centre (3 générations) et de 45 % chez la population des montagnes du Sud. La seule sous-population de ces 2 UD qui a connu une augmentation est celle de Barkerville (sud), qui a probablement tiré parti des récents programmes de stérilisation et de déplacement des loups (Roorda et Wright, 2012). Cependant, elle comprend moins de 100 individus matures (voir le tableau 5). Dans cette UD, plusieurs sous-populations reconnues lors de l’évaluation de 2002 ont depuis été divisées en de multiples sous-populations parce que les animaux ont cessé de se disperser à l’intérieur des aires de répartition. On dispose de moins de données sur la taille et les tendances de l’UD des montagnes du Nord, mais on sait que les 2 plus grandes sous-populations totalisent environ 24 % de la population globale et se trouvent au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, tandis que 9 sous-populations situées dans la portion sud de l’UD, soit dans le centre-ouest et le centre-nord de la Colombie-Britannique, ont connu un déclin de 27 % depuis 2002.

La plupart des détenteurs de CTA sont d’accord avec le fait que les sous-populations de caribous ont connu un déclin constant depuis le début du 20e siècle, avec l’arrivée des orignaux et la hausse des populations de loups dans les années 1930. À mesure que la perte d’habitat et la prédation exercée sur les caribous augmentaient, le nombre de caribous a commencé à diminuer (à partir des années 1940), soit à cause d’un déclin réel de la population ou d’une migration vers le nord. Avant les années 1900, on disait qu’il y avait tant de caribous que les contreforts montagneux étaient noirs (monts Meska ou Too-Dinie). D’autres ont noté que le territoire auparavant occupé par les caribous était maintenant abandonné (région du lac Takla et mont Milligan; McKay, 1997; Tsilhqot’in Nation v. British Columbia, 2007, McNay et al., 2008).

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Immigration de source externe

L’immigration de source externe par la voie de la dispersion naturelle est peu probable pour l’UD des montagnes du Sud. La sous-population la plus proche aux États-Unis est celle du sud de la chaîne Selkirk, qui couvre la Colombie-Britannique, l’Idaho et l’État de Washington, et comprend à l’heure actuelle seulement 28 individus matures. Même dans l’UD des montagnes du Sud, les sous-populations sont isolées les unes des autres, et il n’y a pratiquement aucune indication de mouvement entre elles, sauf à l’extrémité nord de l’UD (van Oort et al., 2011). Les UD les plus proches sont celles des montagnes du Centre et du Nord. Cependant, ces animaux ne sont pas seulement en déclin dans la plupart des sous-populations voisines; ils sont aussi adaptés à la vie dans des milieux de neige peu profonde et auraient vraisemblablement de la difficulté à s’ajuster à des conditions de neige profonde. Les mêmes caractéristiques qui donnent aux 3 UD des montagnes leurs caractères distinct et  important par rapport aux sous-populations voisines (voir Unités désignables; COSEPAC, 2011) rendent les perspectives d’immigration de source externe très improbables.

Il pourrait y avoir un potentiel d’immigration de source externe pour l’UD des montagnes du Nord à partir des sous-populations voisines de l’Alaska. Le territoire des caribous de Chisana, observés en Alaska et au Yukon, a occasionnellement chevauché celui des sous-populations de Nelchina et de Mentasta, en Alaska (T. Hegel, comm. pers., 2013). Cependant, les sous-populations de l’Alaska n’ont pas été évaluées dans le cadre des UD du COSEPAC, et on ne peut donc pas mesurer leur similarité avec les sous-populations de l’UD des montagnes du Nord. L’UD des montagnes du Centre est endémique au Canada, et il n’y a donc pas de sous-populations externes pouvant y immigrer.

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Menaces et facteurs limitatifs

Les menaces directes touchant les caribous des montagnes qui sont abordées dans le présent rapport ont été organisées et évaluées d’après le système de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature-Partenariat pour les mesures de conservation; Master et al., 2009). Les menaces ont été définies comme des activités ou des processus immédiats qui ont des effets négatifs directs sur les caribous des montagnes de l’Ouest. Ces menaces ont été évaluées séparément pour chacune des trois UD, et les résultats sur l’impact, la portée, la gravité et l’immédiateté sont présentés sous forme de tableau aux annexes 5 (caribous des montagnes du Sud), 6 (caribous des montagnes du Centre) et 7 (caribous des montagnes du Nord).

L’impact global des menaces a été calculé, et l’assignation va comme suit : « très élevée », pour les caribous des montagnes du Centre et du Sud, à « élevée », pour les caribous des montagnes du Nord. Même si la plus grande partie des impacts directs proviennent de la prédation, de multiples menaces additionnelles sont évidentes, ce qui met fait ressortir la nature cumulative des menaces, lesquelles ne sont pas seulement additives, mais aussi synergétiques. Lorsqu’ils sont intégrés dans une aire saisonnière, de nombreux phénomènes de faible envergure attribuables à différentes sources de menaces peuvent avoir un impact global important sur une population de caribous. Ces impacts cumulatifs ne sont pas bien représentés par le calculateur de menaces, qui vise les événements mesurables dans des catégories de menaces distinctes, dont de nombreuses ont des impacts directs faibles quand elles sont considérées individuellement. De plus, de multiples sous-populations, en particulier dans les UD des montagnes du Centre et du Sud, sont fortement limitées par leur taille (< 50 individus matures).

Pour toutes les UD, des descriptions narratives des menaces sont décrites ci-dessous, selon l’ordre général allant de l’impact direct global le plus élevé à l’impact direct global le plus faible, et ce, même si chaque menace n’a pas le même impact global sur les trois UD ou sur chacune des sous-populations de chaque UD. Ces descriptions sont suivies d’une section sur la géographie des menaces en cours dans chaque UD. De nombreux facteurs limitatifs et menaces interagissent les uns avec les autres.

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Prédation (menace de l'UICN no 8.2– espèces indigènes problématiques)

La menace la plus immédiate et à impact le plus élevé dans les trois UD de caribous des montagnes de l’Ouest est l’augmentation de la prédation attribuable aux modifications de l’habitat à grande échelle dues à des perturbations cumulatives industrielles et naturelles (p. ex. feux, insectes, chablis). La récolte forestière ainsi que l’exploration et l’exploitation des minéraux et des hydrocarbures n’entraînent généralement pas de mortalité directe substantielle chez les caribous des montagnes de l’Ouest (voir Activités de développement industriel), mais les changements de l’habitat attribuables à ces activités et à l’infrastructure connexe ont des effets sur les effectifs et l’utilisation de l’habitat ainsi que sur les déplacements tant des prédateurs que des autres proies (Festa-Bianchet et al., 2011; Serrouya et al., 2011). La prédation est directement liée à la hausse des populations de proies; en effet, les effectifs et la répartition dépendent des premiers stades de succession forestière résultant des activités de développement combinées.
 
Le loup est le principal prédateur des caribous dans les trois UD (Edmonds, 1988; Farnell et McDonald, 1988; Seip, 1992b; Hayes et al., 2003; McNay, 2009; Whittington et al., 2011). L’ours, le couguar et le carcajou peuvent également être des prédateurs locaux et/ou saisonniers importants (Kinley et Apps, 2001; Cichowski et MacLean, 2005; Wittmer et al., 2005b; Gustine et al., 2006a; McNay, 2009; Milakovic et Parker, 2013). Même si la prédation est la principale cause de mortalité (Edmonds et Smith, 1991; Seip, 1992b; Wittmer et al., 2005b), les caribous sont généralement des proies secondaires pour les prédateurs, dont les populations sont soutenues par d’autres proies comme l’orignal et le cerf (Seip, 1992b; Stotyn, 2008; Williamson-Ehlers, 2012). Le caribou et les autres proies ne sont pas en compétition directe pour ce qui est des ressources, mais d’autres proies influent sur les populations de caribous à cause d’une « compétition apparente », c’est-à-dire une interaction indirecte entre des espèces qui partagent un prédateur commun. Cette interaction mène généralement à des déclins des caribous lorsque les populations des autres proies augmentent (Holt, 1984;Wittmer et al., 2007; DeCesare et al., 2009).

Par le passé, la dynamique prédateurs-proies dans les aires de répartition des caribous forestiers fluctuait selon les conditions environnementales et les pratiques de gestion. Dans le sud et le centre de la Colombie-Britannique, les orignaux étaient largement absents, ou présents mais à des densités très faibles, jusqu’à la fin du 19e siècle, moment où ils sont sortis des refuges dans l’Ouest canadien (Santomauro et al., 2012). Parmi les constatations fondées sur les CTA figurent les suivantes : les orignaux ont été observés pour la première fois dans le centre-nord de la Colombie-Britannique vers 1914-1921; les populations de loups augmentent depuis environ 1938; les caribous étaient déjà en voie de disparition dans les années 1940 (McKay, 1997; Santomauro et al., 2012); dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, les orignaux ont commencé à coloniser la vallée Bulkley dans les années 1920 (Stronen, 2000). Les détenteurs de CTA des Premières Nations Carrier (Dénés Tsay Keh) et Sekani (Kwadacha) décrivent une abondance accrue des loups et une présence annuelle plus persistante à la suite de la première apparition de l’orignal au début des années 1920 (McKay, 1997; McNay et al., 2008). On a noté la présence de certaines populations de caribous relativement grandes à la fin des années 1960 et au début des années 1970 (Bergerud, 1978), soit après la mise en œuvre de programmes de lutte contre les prédateurs à grande échelle dans le cadre desquels on empoisonnait les loups et les coyotes dans les années 1950 et 1960 (Cringan, 1957; Bergerud, 1978; Edmonds et Bloomfield, 1984; Edmonds, 1988; Bergerud et Elliott, 1998). La chasse au caribou en Colombie-Britannique et en Alberta, légale et importante (Bergerud, 1978; Edmonds et Bloomfield, 1984), combinée au rétablissement des populations de loups et aux conditions météorologiques défavorables, ont probablement entraîné la baisse des populations de caribous dans les années 1970.

Généralement, les caribous des montagnes de l’Ouest sont séparés spatialement des prédateurs et des autres proies presque tout au long de leur cycle annuel (Seip, 1992a; Stotyn, 2008; Hebblewhite et al., 2010a; Steenweg, 2011; Robinson et al., 2012). Dans l’UD des montagnes du Sud, la séparation est la plus importante à la fin de l’hiver, lorsque les caribous se trouvent dans les forêts subalpines, et les loups, les couguars, les orignaux et les cerfs, dans le fond des vallées; la séparation est à son plus faible au printemps (Seip, 1992a; Stotyn, 2008; Steenweg, 2011). À une vaste échelle, la prédation des caribous par les loups survient principalement à faible altitude, et le taux de mortalité fluctue selon les changements de l’habitat au-delà des zones occupées par les caribous, par exemple dans l’aire d’hivernage d’autres proies ongulées, proies qui stimulent la réponse numérique des populations de prédateurs (Apps et al., 2013). Dans l’UD des montagnes du Centre, les caribous choisissent des altitudes plus élevées et des habitats forestiers pour éviter les zones de brûlis, tandis que les loups préfèrent ces zones et les zones voisines ainsi que les milieux ouverts, et évitent les zones à altitude élevée et les zones alpines (Gustine et Parker, 2008; Hebblewhite et al., 2010a; Robinson et al., 2010; Williamson-Ehlers, 2013). Selon Farnell (2009), le modèle de séparation spatiale ne correspond pas au système du Yukon puisque les caribous utilisent toute l’année des aires qui chevauchent celles des orignaux, sauf peut-être en été. Durant la période de mise bas, les caribous s’isolent géographiquement des prédateurs et des autres proies en se dispersant dans un habitat alpin ou subalpin à altitude élevée (où le fourrage est limité) ou sur des îles de lacs, où les prédateurs sont moins abondants (Bergerud et al., 1984; Bergerud, 1985). Dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique, les caribous qui mettent bas dans les montagnes ou sur des îles ont un taux de survie néonatale plus élevée que ceux qui mettent bas dans des forêts à faible altitude (Seip et Cichowski, 1996; Cichowski et MacLean, 2005).

La plupart des détenteurs de CTA sont d’accord avec le fait que la prédation est dynamique et quelque peu complexe. Ils ont cependant observé que les modifications de l’habitat ont permis à d’autres ongulés de se déplacer dans des territoires appartenant traditionnellement aux caribous, ce qui a mené à une hausse des populations d’ours et de loups et à une augmentation de la prédation exercée sur les caribous (McKay, 1997; Stronen, 2000; Hayes et Couture, 2004; Littlefield et al., 2007; Tsilhqot'in Nation v. British Columbia, 2007; McNay et al., 2008). Les caribous n’entrent pas en compétition avec d’autres ongulés pour l’alimentation (fourrage) et sont isolés géographiquement de ces autres espèces, mais les détenteurs de CTA notent que la prédation constitue une pression toute l’année pour les caribous et qu’elle découle de l’interaction multidimensionnelle entre les caribous, les loups et les orignaux. Lorsque le degré de perturbation à l’échelle du paysage est élevé, les orignaux se dirigent vers les aires des caribous. Les loups les suivent et font des caribous leur proie. Les aînés ont également remarqué une hausse de la prédation sur les caribous (McKay, 1997; McNay et al., 2008).

Dans le cas des populations en déclin de l’UD des montagnes du Sud, Wilson (2009) a recommandé que la densité de loups soit gérer pour obtenir un rapport de < 1,5 loups/1 000 km2, tandis que Hebblewhite et al. (2007) ont laissé entendre que les caribous du parc national Jasper (UD des montagnes du Centre) devraient vraisemblablement se maintenir si la densité des loups est inférieure à 2,1-4,3 loups/1 000 km2. Dans l’UD des montagnes du Nord, le recrutement du caribou a augmenté de 113 % et la mortalité des adultes a diminué de 60 % après une baisse de 80 % des effectifs de loups dans l’aire de répartition de la sous-population de Finlayson, au Yukon (Farnell et McDonald, 1988). Après la fin du programme de déplacements des loups, la sous-population de Finlayson a subi une baisse pour atteindre le même effectif qu’avant le programme (Adamczewski et al., 2007). Après le retrait de 60 à 90 % des loups sur 3 hivers, le recrutement de la sous-population de caribous de Horseranch est passé de 16,7 à 5,5 % (Bergerud et Elliott, 1998). Les effectifs de caribous ont augmenté après le déplacement et la stérilisation des loups de l’aire de répartition d’Aishihik (Hayes et al., 2003). L’augmentation s’est poursuivie même après la fin du programme (Hegel et Russell, 2010), sans doute parce qu’il s’agit d’un endroit où les loups peuvent se nourrir de bisons (Jung, 2011). Dans les aires de répartition des sous-populations de Barkerville et de Wells Gray (nord) de l’UD des montagnes du Sud, où des loups ont été déplacés et stérilisés pour assurer une densité de 3,2 à 3,4 loups/1 000 km2 dans environ 60 % de la zone d’étude, la sous-population de Barkerville a augmenté et celle de Wells Gray (nord) est demeurée stable, mais le recrutement des faons était variable (Roorda et Wright, 2012). Une diminution de l’effectif des orignaux par le biais de la libéralisation de la chasse a entraîné une réduction de 71 % des orignaux et d’environ 50 % des loups dans 3 aires de répartition de la partie sud de l’UD des montagnes du Sud; la sous-population de Columbia Nord a connu une augmentation modeste, tandis que les 2 petites sous-populations de Columbia Sud et de Frisby-Boulder ont diminué (Serrouya, 2013). Dans la partie nord de l’UD des montagnes du Sud (portion de Parsnip de la sous-population des monts Hart), le nombre d’orignaux a décliné, probablement en raison de la hausse de la chasse. Toutefois, en plus de 6 ans, ni le nombre de loups ni celui de caribous n’ont changé (Steenweg, 2011; D. Heard, comm. pers., 2013).

Activités industrielles (menaces de l'UICN nos 3.1 – forage pétrolier et gazier, 3.2 – exploitation de mines et de carrières, 3.3 – énergie renouvelable et 5.3 – exploitation forestière et récolte du bois)

Les modifications de l’habitat dans les aires de répartition des caribous des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud sont liées à un accroissement du chevauchement entre le territoire des caribous et celui des autres proies ou des prédateurs, dont les effectifs sont plus élevés que ce que l’on trouverait normalement dans des écosystèmes dominés par des forêts anciennes (Peters, 2010; Robinson et al., 2012). La perte et la dégradation de l’habitat sont causées par les effets cumulatifs des perturbations naturelles et anthropiques. Parmi les activités humaines qui entraînent la modification de l’habitat figurent : la récolte forestière et la coupe de récupération; l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières; l’exploration et l’exploitation des minéraux et des hydrocarbures; les inondations provoquées par les barrages hydroélectriques; la production d’énergie éolienne; les activités agricoles; les activités liées aux zones visées par un règlement. Le déclin des populations de caribous est imputable au développement et aux activités humaines plutôt qu’à des causes naturelles.

Les modifications de l’habitat résultant des perturbations naturelles et industrielles peuvent avoir un effet sur le fourrage dont se nourrit le caribou (Kranrod, 1996; Sulyma, 2001; Cichowski et al., 2008; Waterhouse et al., 2011) ainsi que sur l’effectif et la répartition des prédateurs (Festa-Bianchet et al., 2011). Le rétablissement de l’habitat pour satisfaire les besoins des caribous peut nécessiter des décennies, en plus de dépendre fortement des conditions écologiques (p. ex. type de couvert, conditions du sol, nature de la perturbation, pente, paysage, altitude, changements climatiques) (Thomas et Armbruster, 1996).

Les successions forestières après l’exploitation diffèrent de celles qui prennent place après des perturbations naturelles. Plus précisément, la succession des lichens après la coupe dépend des conditions écologiques initiales, de l’ampleur de la perturbation, du traitement de surface et des méthodes de reforestation. Sur les sites plus secs dominés par les lichens terrestres, l’abondance de la couverture de ces lichens peut diminuer après une coupe à blanc (Miège et al., 2001), tandis que, sur des sites plus humides, la récolte peut favoriser une hausse de la couverture de lichens terrestres (Sulyma, 2001). Une coupe partielle peut entraîner une hausse de l’abondance des lichens arboricoles dans la partie inférieure du couvert végétal de la forêt résiduelle jusqu’à ce que la régénération commence à abriter le feuillage inférieur des arbres existants, tandis que les coupes plus importantes peuvent causer une réduction de l’abondance des lichens arboricoles (Stevenson et Coxson, 2007).

Les modifications de l’habitat qui entraînent la hausse des zones de succession forestière de premier stade (et, par conséquent, la compétition apparente) sont associées au déclin de certaines populations de caribous et à la baisse du taux de survie des adultes (Smith, 2004; Apps et McLellan, 2006; Wittmer et al., 2007). Dans l’UD des montagnes du Sud, Apps et al. (2013) laissent entendre que les modifications de l’habitat surviennent désormais à grande échelle et incluent les aires d’hivernage des principales proies au-delà des aires de répartition des caribous. Dans l’UD des montagnes du Centre, les caribous évitent les zones perturbées par la récolte forestière et y sont moins abondants (Smith et al., 2000; DeCesare et al., 2012).

Les détenteurs de CTA ont également noté que la foresterie entraîne des risques élevés pour les caribous, dont la perte d’habitat et des effets négatifs pour la croissance de la population (Bilko, 2006a, b, c; Littlefield et al., 2007). À titre d’exemple, on a commencé dans les années 1950 la coupe à blanc de vastes bandes de terre, et on atteint dans les années 1970 la région du lac Takla, dans le centre de la Colombie-Britannique. Les taux de réussite de la chasse et de la pêche ont diminué, et la coupe à blanc a poussé les animaux à migrer vers le nord (Stronen, 2000; Littlefield et al., 2007).

La perturbation attribuable aux bruits, au trafic et/ou à d’autres facteurs anthropiques peut causer le déplacement des caribous, qui quittent un habitat de prédilection ou un habitat à faible risque de prédation, une augmentation du stress, des changements dans les habitudes en matière de déplacement, une hausse des dépenses énergétiques et/ou des blessures physiques ou la mort. Les femelles avec des petits sont les plus vulnérables aux perturbations, tandis que les mâles, de même que tous les caribous pendant la saison de harcèlement par les insectes, ont moins tendance à éviter les perturbations (Wolfe et al., 2000). Les perturbations physiques dues au réseau routier, aux sites de forage et aux lignes sismiques ont entraîné l’évitement de zones d’habitat bien au-delà de l’empreinte du développement (Polfus et al., 2011; Williamson-Ehlers et al., 2013).

Les activités industrielles peuvent mener à une augmentation de la contamination des terres et des bassins versants. Les collectivités autochtones du centre-ouest de l’Alberta ont observé des changements de couleur des rivières et des déversements d’hydrocarbures visibles qui seraient le résultat de la hausse des activités industrielles (West Central Alberta Caribou Landscape Planning Team, 2008). Les aînés des Premières Nations kwadacha et takla sont préoccupés du fait que des caribous ont été empoisonnés par l’eau des bassins de résidus des mines Cheni; en effet, il a été noté que l’estomac et les intestins des animaux tués étaient verts et jaunes (Littlefield et al., 2007). Les détenteurs de CTA du centre-nord de la Colombie-Britannique ont également indiqué que l’exploitation minière dans les années 1930 était à l’origine des déclins de la population locale de caribous (McKay, 1997;

Routes et structures linéaires (menaces de l'UICN nos 4.1 – routes et voies ferrées et 4.2 – lignes de services publics)

De façon générale, les caribous évitent les perturbations associées aux routes et aux autres structures linéaires (Oberg, 2001; Hebblewhite et al., 2010a; Polfus et al., 2011; DeCesare et al., 2012; Williamson-Ehlers, 2012), même lorsque leur habitat de prédilection (p. ex. aires d’hivernage avec abondance de lichens) est disponible à proximité de ces éléments (Florkiewicz et al., 2007). Dans l’UD des montagnes du Sud, la prédation des caribous par les loups était observée à proximité de routes à petite échelle. Les routes peuvent accroître l’efficacité des déplacements de certains prédateurs et, ainsi, augmenter les rencontres de ces derniers avec les caribous (Apps et al., 2013). Les routes influent directement sur la survie des caribous à cause des collisions avec des véhicules et du meilleur accès aux caribous qu’elles donnent aux chasseurs, avec permis ou non (Brown et Hobson, 1998; ASRD&ACA, 2010). Un meilleur accès à l’aire d’estivage de mise bas peut accroître les risques de perturbation par les humains durant ce stade vital essentiel; les aires de mise bas sont les zones les plus vulnérables de l’habitat des caribous (Seip et Cichowski, 1996). Parmi les autres structures linéaires préoccupantes, qui traversent et fragmentent l’habitat et contribuent aux impacts cumulatifs, figurent les oléoducs et les gazoducs ainsi que les corridors de transport d’hydroélectricité. On trouve de nombreux ouvrages du genre, existants ou à l’état de projet, dans les trois UD (BC Hydro, 2013; BC Environmental Assessment Office, 2014; Energy BC, 2014; Lamers, 2014).

Les détenteurs de CTA observent que la fragmentation de l’habitat causée par les routes, les voies ferrées et le développement industriel a des effets négatifs sur les caribous et l’habitat à cause du niveau de bruit élevé, de la poussière, de la pollution et des contaminants; ces effets peuvent entraîner le déclin des populations ou l’abandon de l’aire de répartition (les caribous sont alors « chassés » vers le nord). La construction d’une voie ferrée a perturbé les caribous des monts Telkwa, en Colombie-Britannique, dès le début du 20e siècle. Ensuite, dans les années 1960, les caribous ont migré vers le nord à cause des pressions exercées sur leur habitat par la chasse associée au développement ferroviaire et à l’exploitation minière ainsi que par la chasse à bord d’un hélicoptère (Stronen, 2000). Dans la région du lac Amazay, en Colombie-Britannique, les détenteurs de CTA ont noté que les activités forestières et minières ont augmenté après l’aménagement de routes. Ils disent que les activités d’exploitation et de récolte ont chassé les orignaux et les caribous, qui n’aiment pas la perturbation. Les animaux, en particulier les nouveau-nés, s’éloignent lorsque des machines sont en marche puisqu’ils n’aiment pas le bruit. Des castors et d’autres animaux se font également tués par des camions (William George, 1997, in Littlefield et al., 2007).

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Activités récréatives (menace de l'UICN no 6.1 – activités récréatives)

Les activités récréatives dans les aires de répartition des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud incluent les suivantes : motoneige, ski de randonnée, héliski, « cat-ski », VTT et randonnée pédestre. La présence de motoneiges peut causer le déplacement des animaux (Powell, 2004; Seip et al., 2007), augmenter leur stress (Freeman, 2008), faire en sorte qu’ils se nourrissent moins à cause de la vigilance et des déplacements accrus (Powell, 2004) et faciliter l’accès des loups le long des pistes de neige compactée en hiver (Powell, 2004). On dispose de peu de renseignements sur les effets de l’héliski, du cat-ski et des activités récréatives estivales sur les caribous, mais certains éléments indiquent que l’héliski entraîne le déplacement des animaux (Wilson et Hamilton, 2003) et une hausse du stress (Freeman, 2008) chez les caribous de l’UD des montagnes du Sud. Des concentrations accrues d’hormones du stress dans la matière fécale (glucocorticoïdes) ont été décelées chez des caribous situés dans un rayon de 10 km de la zone d’activités récréatives hivernales (Freeman, 2008). Les perturbations chroniques et le stress pourraient nuire à la condition physique et avoir des conséquences à l’échelle des populations (Simpson et Terry, 2000).

Les effets négatifs des activités récréatives semblent être communs dans l’aire de répartition circumpolaire des Rangifer. Le ski de randonnée et la raquette ont poussé des rennes de la Norvège à se déplacer vers des terrains montagneux (Reimers et al., 2003, 2006), augmenté la vigilance des caribous des hautes terres laurentiennes, au Québec, après leur rencontre avec des humains (Duchesne et al., 2000) et amélioré l’accès des loups grâce aux sentiers de neige compactée. Au cours de l’été, les rennes des régions montagneuses de la Norvège évitent les sentiers touristiques, les centres de villégiature et les chalets (Vistnes et Nellemann, 2001; Vistnes et al., 2008). La réaction des caribous face aux perturbations attribuables aux activités récréatives peut également dépendre des conditions environnementales. À Terre-Neuve, Mahoney et al. (2001) ont noté que les caribous fuyaient à des distances plus courtes et réagissaient plus lentement aux passages de motoneiges lors d’un hiver où le couvert de neige était épais, vraisemblablement afin de diminuer les dépenses énergétiques. En Scandinavie, les rennes adoptent des zones assurant une protection contre les insectes qui sont éloignées des activités humaines. Par contre, ils utiliseront des zones à forte présence de randonneurs s’il s’agit des seules assurant une protection contre les insectes qui existent (Skarin et al., 2004; Vistnes et al., 2008)

Perturbations naturelles (menaces de l'UICN nos 7.1 – incendies et lutte contre les incendies, 7.3 – autres modifications de l'écosystème et 10.3 – avalanches et glissements de terrain)

Comme celles causées par le développement industriel, les modifications de l’habitat causées par des perturbations naturelles peuvent avoir des effets directs sur les caribous, comme la perte de ressources alimentaires, ou des effets indirects liés à des changements de l’habitat favorisant d’autres espèces proies (Kranrod, 1996; Sulyma, 2001; Cichowski et al., 2008; Waterhouse et al., 2011). Les feux et les insectes forestiers sont les principales perturbations naturelles touchant les aires d’hivernage à basse altitude de tous les caribous des montagnes de l’Ouest. Par le passé, lorsqu’un incendie perturbait ces aires, les caribous se déplaçaient vers des zones plus adéquates. Cependant, la hausse des activités industrielles a réduit la superficie de l’habitat adéquat disponible à un point tel que les perturbations naturelles constituent maintenant une menace importante. À titre d’exemple, le dendroctone du pin ponderosa a causé la mort d’un total cumulatif de 710 millions de mètres cubes de bois. En Colombie-Britannique, la superficie cumulative touchée à un certain degré (stade rouge et stade gris) est estimée à 18,1 millions d’hectares (BC MFLRNO, 2013). L’éclosion de dendroctone du pin ponderosa en Colombie-Britannique et en Alberta a tout d’abord entraîné une hausse de l’abondance des arbustes nains et un déclin connexe des lichens terrestres (Cichowski et al., 2008, 2009; Seip et Jones, 2010; Waterhouse, 2011) dans les aires de répartition des caribous des montagnes du Centre et des montagnes du Nord.

Les avalanches sont fréquentes dans l’habitat montagneux et, même si le phénomène est peu étudié, on sait qu’elles sont une cause de mortalité chez les caribous. Les 5 derniers individus de la sous-population de Banff ont été tués dans une avalanche en 2009 (Hebblewhile et al., 2009). Sept des 31 (23 %) caribous munis de colliers radio dans la zone d’étude du lac Revelstoke ont été tués dans des avalanches de 1981 à 1985 et de 1992 à 1998 (Flaa et Mclellan, 2000). Wittmer et al. (2005) ont consigné 20 des 98 (20%) morts classifiables (sur un total de 165 morts) comme des accidents, qui incluent les avalanches, les morts à la mise bas et les chutes. Par comparaison, la prédation a été pointée du doigt dans 67 des 98 (68 %) cas.

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Parasites et maladies (menace de l'UICN no 8.1 – espèces exotiques/non indigènes)

Même si des parasites et des maladies infectieuses ne sont pas une cause directe importante de mortalité des caribous dans les trois UD, leur importance pourrait être sous-estimée (H. Schwantje, comm. pers., 2013). Quelques parasites et maladies pourraient avoir une incidence sur le taux de reproduction et augmenter les risques de prédation étant donné que les maladies chroniques peuvent diminuer la vigueur. De plus, les changements climatiques peuvent augmenter la prévalence, l’intensité et la répartition géographique de certains parasites, en plus de réduire la survie aux parasites, de faciliter l’invasion par de nouveaux parasites et l’invasion de nouveaux hôtes, entraînant ainsi l’introduction de nouveaux parasites et des changements de l’abondance et de la répartition des espèces de parasites endémiques (Kutz et al., 2009).

On sait que plusieurs macroparasites et microparasites ont des effets sur la condition, la survie et la fécondité des Rangifer à l’échelle des individus et des populations. La prévalence et le dénouement des infections dépendent fortement de la structure des communautés, du comportement, de l’habitat et des conditions climatiques. Même si la littérature sur les pathogènes des caribous des montagnes de l’Ouest est limitée, un grand nombre de données portant sur les maladies infectieuses touchant d’autres populations de caribous et de rennes montrent l’effet potentiel de cette menace. Au nombre des ectoparasites préoccupants, on compte les tiques, les poux et les insectes. La paralysie à tiques causée par la tique d’Anderson (Dermacentor andersoni) a été observée chez un caribou translocalisé dans la chaîne Purcell en 2012. Ce caribou, qui s’était rendu dans le nord des États-Unis, a été trouvé infesté de tiques et paralysé. On a retiré les tiques et transféré l’animal en Colombie-Britannique (L. de Groot, comm. pers., 2013). La mort de plusieurs caribous a été associée à la prédation, mais on n’a pas évalué le rôle de la paralysie dans la hausse de la vulnérabilité à la prédation. Dans un contexte d’aire de répartition limitée et de réchauffement climatique, la paralysie à tiques doit être considérée comme un facteur limitatif potentiellement important et irréversible pour les caribous se trouvant dans l’extrémité sud de l’aire de répartition. La tique d’hiver (Dermacentor albipictus) touche également les caribous et peut causer des signes cliniques graves et une maladie débilitante (Welch et al., 1990).

Il convient de noter 2 parasites protozoaires des tissus, soit le Neospora caninum et le Toxoplasma gondii. Il existe peu de relevés sérologiques de ces parasites dans les UD, mais le Neospora caninum a été décelé chez 6 % des caribous examinés en Colombie-Britannique (Sifton, 2001) et dans la sous-population de Chisana, au Yukon (Kutz et al., 2012). Le Toxoplasma gondii a été observé chez des caribous de la sous-population de Chisana (Kutz et al., 2012), mais non chez les 111 caribous examinés en Colombie-Britannique (Sifton, 2001). Ces parasites ont un cycle vital prédateurs-proies, et leurs hôtes intermédiaires sont choisis parmi une variété de cervidés (y compris Rangifer) et de bovins. Ils peuvent causer des avortements, la mortinatalité, des anomalies fœtales et la mise bas de petits peu vigoureux (Kutz et al., 2012). Les parasites peuvent également être transmis d’une génération à l’autre par voie transplacentaire. Les deux parasites peuvent gravement nuire à la gravidité et à la survie des faons et sont vraisemblablement sous-estimés.

En Colombie-Britannique, le parasite protozoaire des tissus Besnoitia tarandi a été diagnostiqué chez 23 % des caribous échantillonnés, et la proportion d’animaux infestés est plus élevée dans la partie nord de la province (Lewis, 1989). Ce parasite intracellulaire est courant chez les caribous de la toundra, dans le nord du Canada. Il forme des kystes dans la peau et sur la sclère de l’œil, et on observe la présence de croûtes et la perte de poils, généralement sur la partie inférieure des pattes; dans la plupart des cas, les infections sont subcliniques (Kutz et al., 2012). Même si les cas sont typiquement subcliniques chez les caribous de la toundra sauvages, des infestations graves ont été signalées chez un caribou vivant dans un zoo (Glover et al., 1990) et dans les hardes des rivières George et Leaf, au Québec (Ducrocq et al., 2012). Des éléments épidémiologiques chez ces derniers laissent croire à un taux de survie réduit en hiver chez les animaux gravement infestés (Ducrocq et al., 2013). Le Besnoitia tarandi possède une variabilité génétique très limitée et était peut-être restreint à la lignée béringienne de caribous (Madubata et al., 2012), ce qui laisse entendre que les caribous de la lignée d’Amérique du Nord (c.-à-d. population des montagnes du Sud et une partie de celle des montagnes du Centre) sont naïfs et particulièrement vulnérables à ce parasite.

Les parasites gastrointestinaux sont courants chez les caribous des montagnes de l’Ouest (p. ex. chez la sous-population de Chisana, on a noté la présence de Eimeria spp., de cestodes et des nématodes Nematodirus, Ostertagia gruehneri et Teladorsagia boreoarcticus; Hoar et al., 2009). L’Ostertagia gruehneri peut causer des problèmes gastrointestinaux qui influent sur l’état physique, la fécondité et la dynamique de la population de rennes de Svalbard (Albon et al., 2002). Le nématode des méninges protostrongle, Parelaphostrongylus tenuis (ver des méninges), peut entraîner une maladie neurologique grave et généralement fatale chez la plupart des cervidés de l’Amérique du Nord, sauf le cerf de Virginie (Kutz et al., 2012). Ce nématode est considéré comme un facteur limitatif pour la réintroduction de caribous dans l’Est du Canada et des États-Unis (Pitt et Jordan, 1994). Jusqu’à tout récemment, le P. tenuis était restreint à l’Est du Canada et des États-Unis, mais on a signalé sa présence chez un orignal de la Saskatchewan (Centre canadien coopératif de la santé de la faune), ce qui indique une dispersion substantielle vers l’ouest et la possibilité que le nématode devienne éventuellement un important facteur limitatif pour les caribous des montagnes de l’Ouest.

Les insectes volants et piqueurs peuvent avoir une incidence sur les caribous en leur transmettant certains parasites et autres pathogènes présents dans le sang. Dans certains cas, les insectes peuvent considérablement déranger les caribous et même causer une perte de sang. Parmi les insectes importants figurent l’hypoderme (Hypoderma tarandi), l’œstre du caribou (Cephenemyaa trompe), les moustiques (Aedes spp.), les mouches noires (Simulium spp.), les taons (Tabanus spp.) et les mouches à chevreuil (Chrysops spp.). Le comportement estival du caribou vise à réduire l’exposition aux insectes et aux parasites qu’ils transportent. À titre d’exemple, l’utilisation de bancs de neige persistants en été est vraisemblablement une façon d’éviter le harcèlement par les insectes. L’ampleur de ce harcèlement est liée à la densité des insectes et aux conditions météorologiques, et les changements climatiques observés pourraient exacerber le problème (voir Witter et al., 2012).

Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (menaces de l'UICN nos 11.1 – déplacement et altération de l'habitat et 11.4 – tempêtes et inondations)

Dans les trois UD, les caribous se sont adaptés à des conditions météorologiques très diverses – depuis les régions de fortes pluies dans les montagnes de l’UD des montagnes du Sud jusqu’à des conditions relativement sèches dans les UD des montagnes du Centre et des montagnes du Nord. Cependant, les changements climatiques auront plusieurs effets sur la répartition et l’effectif des caribous. Les tendances des conditions météorologiques à grande échelle peuvent avoir un effet sur le recrutement des faons. Au Yukon, les conditions liées à l’oscillation décennale du Pacifique (ODP) pendant l’hiver précédant la naissance et les conditions météorologiques lors de la mise bas ont été positivement liées au recrutement des petits (Hegel et al., 2010a). Lorsque les valeurs de l’ODP sont élevées au cours de l’hiver, on observe une diminution des précipitations et une hausse des températures au mois de mai, ce qui entraîne une réduction de l’accumulation de neige dans les sites de mise bas et une arrivée hâtive du premier jour sans neige de l’année. Ces conditions peuvent influer sur la capacité des femelles gravides de se déplacer vers des zones à altitude élevée. Les conditions d’ODP ont un effet légèrement négatif sur le recrutement, possiblement à cause d’une feuillaison hâtive et des changements de la disponibilité de fourrage très nutritif nécessaire à l’allaitement et à la croissance des faons (Hegel et al., 2010b).

Les effets néfastes des changements climatiques pourraient inclure des changements de fréquence et de gravité des perturbations naturelles (incendies et insectes de forêt), des modifications de la composition végétale, des changements dans la répartition d’autres ongulés et une augmentation de l’incidence des maladies et des parasites (Vors et Boyce, 2009). Une hausse des températures estivales et une prolongation des saisons des incendies pourraient entraîner une augmentation de la superficie touchée par le feu. Une hausse des températures hivernales et une réduction de la fréquence des périodes de froid extrême pourraient mener à une augmentation de l’activité des insectes de forêt. À l’heure actuelle, le dendroctone du pin ponderosa sévit sur de grandes portions de certaines aires d’hivernage des caribous des montagnes du Nord et des montagnes du Centre, en Colombie-Britannique et en Alberta. Par le passé, les caribous pouvaient répondre aux perturbations naturelles, au besoin, en se déplaçant vers d’autres parties de l’aire de répartition. Cependant, à mesure que les impacts des perturbations anthropiques et des changements climatiques prennent de l’ampleur, les caribous ont accès à moins d’aires adéquates dans lesquelles ils peuvent se déplacer, que ce soit dans les aires de répartition ou entre celles-ci.

Les changements climatiques peuvent entraîner des modifications de la composition végétale, et ce, même sans qu’il y ait changements des tendances des perturbations naturelles. Les températures élevées qui sont prévues pourraient mener à des conditions écologiques favorisant des espèces végétales susceptibles de supplanter les lichens terrestres ou d’être privilégiées par d’autres espèces proies (Hamann et Wang, 2006). D’après Vors et Boyce (2009), si la feuillaison survient plus tôt mais que la période de mise de bas demeure la même, les caribous pourraient être incapables de profiter du fourrage de haute qualité lorsque les exigences énergétiques sont élevées durant la lactation. Les caribous peuvent creuser dans la neige épaisse (> 1 m; Johnson et al., 2000), mais aux dépens de leurs réserves d’énergie. Un changement de l’épaisseur ou de la dureté de la neige peut empêcher l’accès aux lichens terrestres.

Les changements touchant les espèces végétales et les conditions de neige découlant des changements climatiques pourraient entraîner l’expansion vers le nord de l’aire de répartition d’autres espèces d’ongulés et modifier davantage les relations prédateurs-proies. Hoefs (2001), par exemple, signale que le cerf mulet (Odocoileus hemionus) et le cerf de Virginie ont colonisé le sud du Yukon et que le cerf de Virginie a été observé pour la première fois au nord de la frontière avec la Colombie-Britannique en 1975. Depuis peu, on observe fréquemment des wapitis et des cerfs de Virginie au nord du 62e parallèle, le long des monts Mackenzie, dans l’ouest des Territoires du Nord-Ouest (Veitch, 2001; N. Larter, comm. pers., 2013).

Les changements climatiques pourraient également favoriser les conditions propices aux maladies et aux parasites des caribous (voir Parasites et maladies). Les maladies ont joué un rôle important dans le déclin des caribous de l’est de l’Amérique du Nord, où les paysages modifiés et les hivers doux ont permis à des cerfs de Virginie porteurs du ver des méninges de se déplacer vers le nord et de transmettre le parasite aux caribous (Bergerud et Mercer, 1989). De longs étés pourraient également accélérer les cycles vitaux de certains parasites.

Chasse excessive (menace de l'UICN no 5.1 – chasse et prélèvement d'animaux terrestres)

Par le passé, la surchasse au caribou résultait de l’ouverture de nouvelles routes associées au développement industriel et récréatif (Bergerud, 1978; Stevenson et Hatler, 1985). La chasse récréative (avec permis) au caribou est actuellement interdite dans les UD des montagnes du Sud et des montagnes du Centre, et dans la plus grande partie des sous-populations du centre-ouest et du centre-nord de la Colombie-Britannique. Dans les cas où la chasse au caribou est autorisée dans cette province, elle est essentiellement restreinte à des mâles à cinq andouillers, ou encore il s’agit d’une chasse à accès limitée. Les données sur la chasse autochtone sont inconnues, mais celle-ci est peu pratiquée dans la plupart des sous-populations (Environnement Canada, 2014).

Au Yukon, la chasse aux caribous de l’UD des montagnes du Nord est interdite ou autorisée seulement avec permis pour certaines sous-populations. Par ailleurs, elle vise souvent les mâles. La récolte annuelle des chasseurs détenteurs de permis est passée de plus de 300 dans les années 1980 à 212 en 2011. La chasse est limitée aux mâles depuis 1984, mais la chasse autochtone n’est pas réglementée, et l’on estime qu’elle est du même ordre que la chasse avec permis (Farnell et al., 1998). Dans les Territoires du Nord-Ouest, la chasse aux caribous de l’UD des montagnes du Nord est autorisée pour toutes les sous-populations et vise à la fois les mâles et les femelles. Environ 300-350 caribous de cette UD sont chassés chaque année par les Premières Nations ou les résidents titulaires de permis (Environnement Canada, 2012).

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Contaminants

On a surveillé les concentrations de contaminants chez les caribous du Yukon de 1993 à 2004 (Gamberg, 2004). Les concentrations de cadmium étaient plus élevées que chez les caribous d’autres régions, mais la concentration de ce contaminant était inférieure à 400-800 ppm dans tous les échantillons, seuil auquel des troubles rénaux peuvent se produire. Les concentrations mesurées au Yukon étaient considérées comme les concentrations naturelles qui pénètrent le réseau trophique à partir de la minéralisation naturelle (Gamberg, 2004). Selon une étude récente sur les caribous des monts Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest (Larter et al., 2013), les radionucléides rénaux étaient plus élevés chez les caribous que chez trois autres ongulés sympatriques (chèvre de montagne [Oreamnos americanus], mouflon de Dall [Ovis dalli dalli], orignal), mais les concentrations n’étaient pas préoccupantes pour la santé des animaux et la consommation humaine. Les concentrations de cadmium étaient plus basses que chez les orignaux, mais plus élevées que chez les deux autres ongulés. On a noté de légers signes de toxicité du cadmium dans cinq des six reins de caribous observés. Les concentrations de mercure étaient supérieures chez les caribous que chez les autres ongulés, et beaucoup plus élevées que chez les orignaux.

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Géographie des menaces dans chaque unité désignable

Des biologistes régionaux (voir Remerciements et experts contactés) ont été interrogés au sujet des plus importantes menaces dans chaque UD. Leurs propos sont résumés ci-dessous.

Unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

La diversité des menaces et des facteurs limitatifs touchant les sous-populations de l’UD des montagnes du Nord reflète la vaste gamme de conditions environnementales et de niveaux d’activités humaines dans l’UD (Environnement Canada, 2012). Voici les principales préoccupations touchant cette UD : modification de la dynamique prédateurs-proies à cause des changements de l’habitat; perturbation anthropique et perte d’habitat attribuables à la récolte forestière, à l’exploration et l’exploitation minières et à l’accès connexe; changements dans la structure de l’habitat à cause des infestations du dendroctone du pin ponderosa et/ou de la coupe de récupération; activités récréatives motorisées et non motorisées.

Dans la partie nord de cette UD, l’exploration et l’exploitation minières constituent des menaces importantes pour les sous-populations. Ces activités devraient accroître les perturbations et améliorer l’accès aux caribous; or, un meilleur accès pourrait faire augmenter la pression exercée par la chasse. Des pertes d’habitat à grande échelle attribuables à des incendies ont été définies comme des menaces historiques et actuelles de l’habitat du caribou. Même si la densité du réseau routier dans la partie nord de cette UD est plus faible que dans la partie sud, les collisions avec des véhicules sont problématiques dans les sous-populations de Carcross, de Little Rancheria, du lac Swan, de Tsenaglode et de Chase, car les principales autoroutes et grandes artères traversent leurs aires de répartition. Dans la partie sud de l’UD, une modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat résulte principalement de la récolte forestière, tandis que, dans la partie nord-est de la Colombie-Britannique, les changements de l’habitat découlent en grande partie du brûlage dirigé. L’exploration et l’exploitation minières actuelles et proposées sont récemment devenues une grande menace pour les sous-populations du Yukon. De même, de multiples projets d’exploration et d’exploitation des minéraux et des hydrocarbures, et de développement de parcs éoliens deviennent de plus en plus une menace dans le centre-nord et le nord-est de la Colombie-Britannique. Les activités industrielles proposées n’ont pas encore commencé, mais les effets de certaines pourraient être considérables sur les caribous. Des activités industrielles soulèvent déjà des préoccupations quant à la réduction de la connectivité entre les sous-populations de cette région. Quelques projets industriels dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique pourraient se concrétiser avec la mise en œuvre de la ligne de transmission d’électricité du Nord-Ouest, qui est en construction.

Certaines menaces ne touchent pas un grand nombre de sous-populations, mais peuvent être importantes à l’échelle locale. À titre d’exemple, les activités récréatives estivales (randonnée pédestre et utilisation de VTT) dans les aires utilisées après la mise bas menacent la sous-population de Telkwa, dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique. Il est également à noter que de nombreuses sous-populations sont menacées par plusieurs éléments simultanément. La sous-population d’Itcha-Ilgachuz, par exemple, est menacée par la perte d’habitat due aux incendies, aux infestations du dendroctone du pin ponderosa et à la récolte de bois, de même que par l’accès accru, la chasse et la prédation.

Unité désignable des montagnes du Centre (UD 8)

Les principales menaces que subissent les caribous dans l’UD des montagnes du Centre sont les suivantes : modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat associés à la récolte forestière et à l’exploration et l’exploitation minières et gazières; perturbations anthropiques et pertes d’habitat attribuables aux multiples activités industrielles et à l’aménagement de l’infrastructure connexe. D’autres facteurs incluent les collisions avec des véhicules, la pratique de loisirs motorisés (VTT, motoneige), l’accès facilité pour les prédateurs, les effets sur les petites populations et la nouvelle menace des maladies infectieuses, en particulier dans un climat changeant. Les effets cumulatifs des activités industrielles sont préoccupants dans cette UD à cause des nombreuses activités industrielles. Par exemple, les menaces qui pèsent sur l’aire de répartition de la sous-population de Quintette comprennent la modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat associés à la récolte forestière dans le fond des vallées adjacentes, l’exploration et l’exploitation de charbon et de gaz et l’aménagement possible de parcs éoliens. Le taux de développement de la plupart de ces activités a augmenté considérablement depuis la fin des années 1990 (Williamson-Ehlers et al., 2013). Les parcs éoliens sont actuellement situés à l’extérieur de l’habitat de qualité des caribous, mais des permis d’exploitation couvrent certaines portions des aires de répartition de trois sous-populations. En plus des perturbations directes attribuables aux loisirs motorisés, les sentiers de motoneige peuvent faciliter l’accès des loups dans les aires de répartition des caribous, et l’utilisation continue des VTT réduit les possibilités de régénération de la végétation (nécessaire au rétablissement de l’habitat) sur les structures linéaires.

Unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

Les principales menaces pesant sur les caribous de l’UD des montagnes du Sud incluent la modification de la dynamique prédateurs-proies due aux changements de l’habitat associés à la récolte forestière dans le fond des vallées à faible altitude adjacentes, et la hausse de l’efficacité des prédateurs qui utilisent les sentiers tracés par les motoneiges ou utilisés pour d’autres activités récréatives. Les effets de la nouvelle menace que sont les maladies infectieuses augmenteront probablement, en particulier dans un climat changeant. La modification de la dynamique prédateurs-proies est préoccupante pour les 14 sous-populations, et l’héliski et les motoneiges posaient problème pour 10 (67 %) et 13 (87 %) sous-populations, respectivement. Les activités industrielles soulèvent peu de préoccupations autres que la récolte de bois dans le fond des vallées, même si les effets de l’inondation du fond des vallées aux fins de production d’hydroélectricité touchaient 4 sous-populations. L’isolement croissant et les effets de petites populations constituaient des menaces pour 3 sous-populations (lac Narrow, Groundhog et centre de la chaîne Purcell). Les petites populations connaissent, à court terme, un risque accru de disparition à cause des impacts continus ou d’événements catastrophiques et, à long terme, des problèmes liés à la faible diversité génétique. Les tendances des changements climatiques vers la sécheresse et le réchauffement menacent les caribous de cette UD par la hausse de la fréquence des incendies et des changements qui favorisent des espèces compétitrices (cerfs et orignaux).

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Nombre de localités

Le concept de « localité » ne s’applique pas aux sous-populations de caribous de chaque UD à cause de la variation des conditions écologiques et des menaces, ainsi que de l’étendue et parfois de l’isolement de ces sous-populations.

Protection, statuts et classements

Statuts et protection juridiques

Les caribous de l’ancienne population des montagnes du Sud du COSEPAC figurent actuellement parmi les espèces menacées aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada. Cette population inclut tous les caribous des UD des montagnes du Sud et des montagnes du Centre ainsi que 9 sous-populations du centre-ouest et du centre-nord de la Colombie-Britannique, qui font partie de l’UD des montagnes du Nord abordée dans le présent rapport. Les caribous de l’ancienne population des montagnes du Nord, qui comprend la plupart des sous-populations de l’UD des montagnes du Nord du présent rapport, portent la désignation « espèce préoccupante » aux termes de la LEP. Conformément à la LEP, un programme de rétablissement a été mis en œuvre en 2014 pour la population des montagnes du Sud (Environnement Canada, 2014). Un plan de gestion a également été élaboré pour l’aire écologique nationale des montagnes du Nord (Environnement Canada, 2012), qui comprend 36 des 45 sous-populations de l’UD des montagnes du Nord abordées dans ce rapport.

En Alberta, les caribous de l’UD des montagnes du Centre sont inscrits sur la liste des espèces menacées (« threatened ») du Wildlife Regulation de la Wildlife Act. De plus, tous les caribous de la Colombie-Britannique sont considérés comme « espèce en péril » (« species at risk ») et « ongulés » (« ungulates ») en vertu du Government Actions Regulation de la Forest and Range Practices Act et de l’Environmental Protection and Management Regulation de l’Oil and Gas Activities Act. Le caribou est également une espèce figurant à l’annexe A (considérée comme espèce sauvage [« wildlife »] conformément à la Wildlife Act de la Colombie-Britannique), ce qui lui confère une protection contre la persécution directe et la mortalité (Province of British Columbia, 1982). Au Yukon, la sous-population de Chisana a été désignée en 2002 comme une population sauvage spécialement protégée (« specially protected wildlife population ») en vertu de la Wildlife Act, mais ce statut pourrait lui être retiré après un examen réglementaire. En 1984, les caribous des monts Selkirk, en Idaho et dans l’État de Washington, figuraient sur la liste des espèces en voie de disparition (« endangered ») du Fish and Wildlife Service des États-Unis, aux termes de l’Endangered Species Act. Le caribou ne fait pas partie de la liste de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES).

Une stratégie de rétablissement provinciale a été préparée pour le caribou de l’écotype des montagnes des zones de neige épaisse de la population des montagnes du Sud de la Colombie-Britannique (MCTAC, 2002), puis un plan de mise en œuvre du rétablissement a été annoncé en 2007 pour cet écotype (Mountain Caribou Recovery Implementation Plan Progress Board, 2012). Une ébauche de la stratégie de rétablissement a été rédigée pour le caribou de l’écotype des zones de neige peu profonde de la population des montagnes du Sud (c.-à-d. de l’aire écologique nationale des montagnes du Sud) en Colombie-Britannique, mais elle n’a pas été appuyée par le gouvernement de la province (NCTAC, 2004). Un plan de mise en œuvre du rétablissement a également été établi pour cette population dans le centre-nord de la Colombie-Britannique, mais il n’a pas non plus été appuyé par le gouvernement (McNay et al., 2008). Plus récemment, un plan de mise en œuvre a été préparé pour les sous-populations de la rivière de la Paix Sud, en Colombie-Britannique, qui comprennent celles de Quintette, Burnt Pine, Kennedy Siding, Moberly et Scott de l’UD des montagnes du Centre, et la sous-population de Graham de l’UD des montagnes du Nord (BC Ministry of Environment, 2013).

En Alberta, un plan de rétablissement a reçu l’accord de principe du gouvernement en 2005 (Alberta Woodland Caribou Recovery Team, 2005; ASRD&ACA, 2010). Dans le cadre de ce plan, l’équipe de planification des paysages du caribou dans le centre-ouest de l’Alberta (West Central Alberta Caribou Landscape Planning Team) a été formée et a élaboré un plan des paysages pour cette région (West Central Caribou Landscape Planning Team, 2008). Ce plan n’a pas été officiellement approuvé par le gouvernement de l’Alberta.

Les gouvernements fédéral, provinciaux/territoriaux et autochtones ont élaboré des plans de gestion ou formulé des recommandations visant des sous-populations individuelles (voir par exemple Chisana Caribou Herd Working Group, 2012). Le programme de rétablissement des caribous des lacs du Sud (Southern Lakes Caribou Recovery Program) a demandé l’arrêt de la chasse ciblant les hardes d’Ibex, de Carcross et d’Atlin après 1993 (Southern Lakes Caribou Recovery Program Progress Report, 1992-1996.), lorsque six Premières Nations du Yukon (Carcross, Tagish, Kwanlin Dun, Tlingit de Teslin, Ta’an Kwach’an, Champagne et Aishihik) et une de la Colombie-Britannique (Tlingit de Taku River) ont volontairement cessé de chasser ces hardes. Les Tlingit de Taku River ont recommencé à chasser la harde d’Atlin en 2007. La Colombie-Britannique a maintenu la saison de chasse aux mâles de cinq andouillers de la harde de Carcross durant le moratoire. Les Tlingi ont arrêté volontairement la chasse dans cette sous-population, et ce, depuis le début des années 2000 (Botkin et al., 2005; Clark, 2006), et la Première Nation de West Moberly a volontairement mis fin à la chasse au caribou dans la région de Moberly depuis l’inondation du réservoir Williston dans les années 1970 (West Moberly First Nations v. British Columbia, 2011).

Tous les ordres de gouvernement ont adopté des lois qui interdisent la chasse, fixent des conditions de chasse à accès limité visant les animaux d’un sexe ou d’un âge donné, interdisent la chasse de nuit, etc. (voir Menaces et facteurs limitatifs – chasse).

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Statuts et classements non juridiques

À l’échelle mondiale, le caribou est classé dans la catégorie « préoccupation mineure » par l’UICN), mais les sous-espèces ou écotypes ne sont pas différenciés (IUCN, 2012). NatureServe attribue les classements « non en péril à l’échelle mondiale » à l’espèce, « non en péril à l’échelle de la population » (T) à l’UD des montagnes du Nord et « en péril à l’échelle de la population » aux UD des montagnes du Sud et des montagnes du Centre, telles qu’elles sont définies dans le présent rapport (NatureServe, 2012). À l’échelle provinciale, les caribous de l’UD des montagnes du Sud et de la partie albertaine de l’UD des montagnes du Centre sont classés « gravement en péril »; ceux des UD des montagnes du Centre et des montagnes du Nord en Colombie-Britannique et ceux de l’UD des montagnes du Nord au Yukon, « vulnérables » à l’échelle provinciale; ceux de l’UD des montagnes du Nord des Territoires du Nord-Ouest, « non en péril ». En Colombie-Britannique, les caribous des UD des montagnes du Nord et des montagnes du Centre font partie de la liste bleue, et ceux de l’UD des montagnes du Sud, de la liste rouge. Aux États-Unis, les caribous de l’Idaho et de l’État de Washington sont cotés « gravement en péril » (S1), tandis que les caribous de l’Alaska sont « non en péril » (S5; NatureServe, 2012). L’Alaska a déterminé que la sous-population de Chisana est une espèce préoccupante sur le plan de la conservation (ADFG, 2006).

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Protection et propriété de l’habitat

La plus grande partie de l’habitat du caribou dans les UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud se trouve sur des terres publiques. Dans les Territoires du Nord-Ouest, la majorité de l’aire de répartition de la sous-population de Redstone se situe dans la partie sud-ouest de la région désignée du Sahtu et dans la partie sud de la région désignée des Gwich’ins, à l’intérieur d’une zone de développement limité.

Les zones protégées couvrent 22, 41 et 32 % des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud, respectivement. Les portions provinciales ou territoriales protégées composent 84, 70 et 40 % de ces zones dans les aires de répartition des UD des montagnes du Nord, du Centre et du Sud, respectivement. Dans l’UD des montagnes du Nord, la réserve de parc national Nahanni et la réserve de parc national Naats’ich’oh à proximité couvrent plus de 2,5 millions d’hectares de superficie continue de l’aire de répartition du caribou; de même, le parc sauvage Spatsizi, le parc des Rocheuses Nord et le parc Tweedsmuir protègent chacun plus de 600 000 hectares de l’aire de répartition du caribou. Au Yukon, le parc territorial Tombstone couvre plus de 220 000 hectares de l’habitat de l’espèce. La majorité des autres zones protégées à l’intérieur de l’aire de répartition de l’UD des montagnes du Nord font moins de 100 000 hectares.

Dans l’UD des montagnes du Centre, environ 80 % de la superficie protégée à l’intérieur de l’aire de répartition des caribous comprend le parc national Jasper, le parc sauvage Willmore, le parc sauvage Kakwa (Alberta) et le parc Kakwa (Colombie-Britannique). La superficie de protection contiguë est principalement composée des aires d’estivage à haute altitude des sous-populations de Narraway, d’À la Pêche et de Redrock-ruisseau Prairie ainsi que de toutes les aires de répartition des sous-populations de Tonquin, de Brazeau et de Maligne (Jasper). La plus grande partie des aires d’hivernage à basse altitude et la plupart des zones à l’intérieur des aires de répartition dans l’UD des montagnes du Centre (c.-à-d. dans la moitié nord de l’UD) ne sont pas protégées.

Dans l’UD des montagnes du Sud, environ 70 % des terres protégées dans les aires de répartition des caribous sont incluses dans 3 parcs provinciaux contigus, soit les parcs de Wells Gray, des monts Cariboo et du lac Bowron, qui protègent des portions des aires de répartition des sous-populations de Wells Gray et des monts Cariboo Nord. La superficie restante des zones protégées (ou des portions des zones protégées) qui est située à l’intérieur des aires de répartition des caribous est de moins de 35 000 hectares chacune.

En date de 2009, 2,2 millions d’hectares de l’habitat du caribou dans l’UD des montagnes du Sud sont désignés comme faisant partie d’aires d’hivernage des ongulés (« Ungulate Winter Ranges ») ou de zones d’habitat d’espèces sauvages (« Wildlife Habitat Areas ») en vertu du Government Actions Regulation de la Forest and Range Practices Act, ou sont protégés dans des zones protégées existantes. De plus, environ 1 million d’hectares ont été fermés aux véhicules motorisés (principalement pour restreindre les déplacements en motoneige) aux termes du Motor Vehicle Prohibition Regulation de la Wildlife Act (BC Ministry of Environment, 2009). Les aires d’hivernage des ongulés et les zones d’habitat d’espèces sauvages incluent principalement les zones à altitude élevée, et les mesures générales visant la faune qui ciblent ces désignations offrent généralement des zones sans récolte forestière ou avec modification des pratiques de récolte. Elles assurent également des restrictions de l’exploration minière et des activités guidées de tourisme d’aventure durant la saison de mise bas. Des aires d’hivernage des ongulés et des zones d’habitat d’espèces sauvages ont également été désignées dans les UD des montagnes du Centre et des montagnes du Nord, en Colombie-Britannique. Pour ces régions, les mesures générales visant la faune varient en ce qui a trait aux zones sans récolte forestière, et aux méthodes de récolte et quantités de bois pouvant être récolté dans les zones avec modification des pratiques de récolte.

Le plan de mise en œuvre des caribous des montagnes du Nord visant la rivière de la Paix Sud (South Peace Northern Caribou Implementation Plan; BC Ministry of Environment, 2013) protège ≥ 90 % des aires d’hivernage à altitude élevée qui ont été identifiées dans la superficie couverte par le plan (comprend la sous-population de Graham de l’UD des montagnes du Nord, et les sous-populations de Moberly, Scott, Burnt Pine, Quintette et Narraway de l’UD des montagnes du Centre) et ≥ 80 % des aires d’hivernage à altitude élevée qui sont réservées à la sous-population de Quintette; le plan ne précise cependant pas comment la superficie protégée de l’aire de répartition se présentera sur le plan géographique. Pour protéger juridiquement l’habitat du caribou, le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait appel aux réserves de l’article 16 de la Land Act, aux « resource review areas » de l’Oil and Gas Policy, aux « ungulate winter ranges » et aux « wildlife habitat areas » de l’Oil and Gas Activities Act et aux « no disposition reserves » des Mineral Tenure Act et Coal Act.

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Population des montagnes du Centre

La plupart des sites se trouvent dans le parc national des Prairies ou sur les terres de trois exploitations bovines privées comprises à l’intérieur des limites proposées du parc (Pruss et al., 2008). Onze sites se trouvent dans le pâturage communautaire Val Marie d’AAC (environ 8 % de l’habitat; Pruss, comm. pers., 2014). La cession imminente de la gestion des pâturages communautaires fédéraux, dont celui de Val Marie, à la province et possiblement au secteur privé pourrait entraîner la conversion de cet habitat de prairie indigène.

Remerciements et experts contactés

Experts contactés

Callaghan, Kristen. Wildife Biologist. Gwich’in Renewable Resources Board, Inuvik (Territoires Nord-Ouest).
Carrière, Suzanne. Ecosystem Management Biologist. Department of Environment and Natural Resources des Territoires du Nord-Ouest, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest).
Court, Gord. Provincial Status Wildlife Biologist. Alberta Sustainable Resource Development, gouvernement de l’Alberta, Edmonton (Alberta).
Fraser, David. Scientific Assessment Authority. Ministry of Environment de la Colombie-Britannique, gouvernement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).
Jung, Thomas. Biologiste principal des espèces sauvages, Environnement Yukon, Whitehorse (Yukon).
Simmons, Deborah. Sahtu Renewable Resources Board, Tulita (Territoires du Nord-Ouest).
Van Tighem, Graham. Directeur exécutif. Commission de gestion des ressources halieutiques et fauniques du Yukon, Whitehorse (Yukon).

Remerciements

Le financement nécessaire à la réalisation du présent rapport a été fourni par Environnement Canada. La rédactrice remercie Justina Ray pour ses conseils et sa patience durant le processus de rédaction et pour la coordination de la rétroaction des réviseurs. Elle remercie également les membres du Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC (notamment Chris Johnson, Stephen Petersen, Martin-Hugues St-Laurent et Ian Thompson), Dan Benoit et les autres membres du Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones, les nombreux autres réviseurs qui ont formulé des commentaires judicieux et proposé des améliorations aux premières versions du rapport. La rédactrice souhaite remercier Greg Ferguson, Stephen Hureau (Environnement Canada) et Dave Fraser (gouvernement de la Colombie-Britannique), qui ont respectivement organisé et dirigé les calculs des menaces pour les trois unités désignables, et Bonnie Fournier (Environment and Natural Resources, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest), qui a produit les cartes et les résumés SIG des régions.

La rédactrice remercie spécialement les personnes suivantes, qui ont fourni des données et des commentaires sur chacune des sous-populations et qui ont bien voulu répondre à une foule de questions et de demandes portant sur des renseignements souvent inédits.

Jan Adamczewski
Environment and Natural Resources, Territoires du Nord-Ouest

Nick Baccante
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Suzanne Carrière
Environment and Natural Resources, Territoires du Nord-Ouest

Leo de Groot
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Nicola Freeman
Ministry of Environment de la Colombie-Britannique

Alicia Goddard
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Doug Heard
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Troy Hegel
Environnement Yukon

Dave Hervieux
Alberta Environment and Sustainable Resource Development

Chris Johnson
University of Northern British Columbia

Nic Larter
Environment and Natural Resources, Territoires du Nord-Ouest

Scott McNay
Wildlife Infometrics Inc. (BC)

Layla Neufeld
Parcs Canada

Richard Pither
Parcs Canada

Chris Ritchie
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Joelle Scheck
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations Colombie-Britannique

Dale Seip
Ministry of Environment de la Colombie-Britannique

Rob Serrouya
Columbia Mountains Caribou Project (Colombie-Britannique)

John Surgenor
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Conrad Thiessen
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Glen Watts
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Mark Williams
Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique

Merci également à tous ceux qui ont contribué, mais qui ne sont pas expressément nommés ici.

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Sources d’information

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Zittlau, K.A. 2004. Population genetic analyses of North American caribou (Rangifer tarandus), thèse de doctorat, University of Alberta, CANADA.

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Sommaire biographique de la rédactrice du rapport

Deborah Cichowski est une consultante indépendante de Smithers, en Colombie-Britannique. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise de l’Université de la Colombie-Britannique (University of British Columbia) et participe aux recherches, aux relevés et aux processus de planification et de gestion des caribous en Colombie-Britannique depuis 1985. Ses travaux récents mettent l’accent sur les effets de l’éclosion de dendroctone du pin ponderosa sur l’utilisation de l’habitat par les caribous et sur les lichens terrestres. Mme Cichowski a participé à la planification du rétablissement des caribous des montagnes du Nord et des caribous boréaux en Colombie-Britannique, et elle a préparé plusieurs documents qui résument l’état des connaissances et les problèmes auxquels font face les populations de caribous.

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Collections examinées

Aucune.

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Annexes

Annexe 1. Données sur les taux de survie des sous populations de caribous des unités désignables des montagnes du Nord (UD 7), des montagnes du Centre (UD 8) et des montagnes du Sud (UD 9) pour calculer la durée d'une génération.

Tableau présentant un sommaire des données sur les taux de survie (annuels moyens chez les femelles adultes) des sous populations de caribous des unités désignables des montagnes du Nord, des montagnes du Centre et des montagnes du Sud; ces données ont servi à calculer la durée d'une génération.
UD des montagnes du Sud
Sous-population
UD des montagnes du Sud
Taux de survie annuel moyen chez les femelles adultes ± É.-T.Footnote 1 annexe 1
UD des montagnes du Centre
Sous-population
UD des montagnes du Centre
Taux de survie annuel moyen chez les femelles adultesFootnote 2 Annexe 1
UD des montagnes du Nord
Sous-population
UD des montagnes du Nord
Taux de survie annuel moyen chez les femelles adultes
Sud de la chaîne Purcell0,55 ± 0,10Moberly0,739TelkwaFootnote 3 Annexe 10,883 (adulte), 1998-2008
Nakusp0,85 ± 0,04Burnt Pine0,857ChisanaFootnote 4 Annexe 10,77 ± 0,06 (adulte), 1989-1997
Columbia Sud0,85 ± 0,04Kennedy Siding0,848Lac WolfFootnote 4 Annexe 10,89 ± 0,04 (adulte), 1993-1997
Columbia Nord0,81 ± 0,03Quintette0,915AishihikFootnote 4 Annexe 10,87 (adulte), 1991-1992
Frisby-Boulder0,90 ± 0,10Narraway (Bearhole/Redwillow)0,806Lac SwanFootnote 3 Annexe 10,90 ± 0,06, 2005-2007
Groundhog0,78 ± 0,10Narraway (Narraway)0,828Little RancheriaFootnote 3 Annexe 10,89 ± 0,05, 1996-2000
Wells Gray0,84 ± 0,10À la Pêche0,905HorseranchFootnote 3 Annexe 10,88 ± 0,05, 1997-2000
Barkerville0,88 ± 0,10Redrock-ruisseau Prairie0,859Tweedsmuir-EntiakoFootnote 5 Annexe 10,83 (1984-2003, sauf 1988/1989, 1989/1990, 1991/1992)
Monts Cariboo Nord0,91 ± 0,10Jasper0,880MuskwaFootnote 6 Annexe 10,85 (2000-2003)
Monts Hart0,96 ± 0,10    
Moyenne0,83Moyenne0,849Moyenne0,863

Footnotes

Annexe 1 Footnote 1

Données tirées de Wittmer et al. (2005)

Return to 1 Annexe 1 footnote 1 referrer

Annexe 1 Footnote 2

Moberly, Burnt Pine, Kennedy Siding, Quintette et Narraway (Bearhole/Redwillow); données tirées de Seip et Jones (2013). Narraway (Narraway). À la Pêche, Redrock-ruisseau Prairie et Jasper; données tirées de ASRD&ACA (2010)

Return to 2 Annexe 1 footnote 2 referrer

Annexe 1 Footnote 3

Données du Ministry of Forests, Lands, and Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique; données inédites.

Return to 3 Annexe 1 footnote 3 referrer

Annexe 1 Footnote 4

Données de Hayes et al. (2003); seules les données obtenues avant le déplacement et les mesures de contrôle des loups sont utilisées ici.

Return to 4 Annexe 1 footnote 4 referrer

Annexe 1 Footnote 5

Données de Cichowski et MacLean, 2005.

Return to 5 Annexe 1 footnote 5 referrer

Annexe 1 Footnote 6

Données de Tripp et al., 2006

Return to 6 Annexe 1 footnote 6 referrer

Calcul de la durée d’une génération de l’UICN : durée de la génération = (1/taux de survie) + âge lors de la première reproduction
UD des montagnes du Sud : (1/0,17) + 2 = 5,88 + 2 = 8 ans
UD des montagnes du Centre : (1/0,15) + 2 = 6,67 + 2 = 9 ans
UD des montagnes du Nord : (1/0,137) + 2 = 7,28 + 2 = 9 ans

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Annexe 2a. Estimations des effectifs totaux et du nombre d'individus matures des sous populations de l'unité désignable du Nord (UD 7) d'après des relevés menés au cours des trois dernières générations (27 ans)

Annexe 2a. Estimations des effectifs totaux et du nombre d'individus matures des sous populations de l'unité désignable du Nord (UD 7) d'après des relevés menés au cours des trois dernières générations (27 ans).
Sous-
population

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


Année

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


Type

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


% IC

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


Total

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


IC

Estimations tirées de relevés antérieurs menés au cours des 3 dernières générations (27 ans) Footnote 1 Annexe 2


MatureFootnote 2 Annexe 2

Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Hart
*1978DM+Ex-1 200Footnote 4 Annexe 2-914Footnote 5 Annexe 2
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Ruisseau Clear
------
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Bonnet Plume
------
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Redstone
------
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Nahanni Sud
2001MR951 432Footnote 8 Annexe 2970-2 9331 337
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Coal
*1997DM+Ex-450Footnote 10 Annexe 2-392
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
La Biche
------
Sud-ouest du Yukon
ChisanaFootnote 13 Annexe 2
2003
2005
2007
MR
MR
MR
-720
706
766
-607
603
704
Sud-ouest du Yukon
Kluane
*1997
2003Footnote 14 Annexe 2
MR
DM
-191
235
-144
204
Sud-ouest du Yukon
Aishihik
1981
1991
1993Footnote 15 Annexe 2
1997
DM
DM
DM
QAS



90
1 500
785
732
1 148



1 073-1 223
1 399Footnote 16 Annexe 2
732
515Footnote 17 Annexe 2
889
Sud-ouest du Yukon
Klaza
*1989
*2000
MR
DM+Ex
-485Footnote 18 Annexe 2
700Footnote 19 Annexe 2
-383Footnote 20 Annexe 2
609Footnote 19 Annexe 2
Centre du Yukon
Lac Ethel
------
Centre du Yukon
Lac Moose
------
Centre du Yukon
Rivière Tay
------
Centre du Yukon
Tatchun
------
Centre du Yukon
Hardes de Pelly
------
Centre du Yukon
Finlayson
1986
1990
1996
1999
QAS
QAS
QAS
QAS
90
90
90
90
3 067
5 950
4 537
4 130
2 653-3 481
4 897-7 003
3 997-5 077
3 432-4 828
2 350
4 474
3 661
3 383
Lacs du sud du Yukon
Lac Wolf
1987
1993
QAS
QAS
90
90
664Footnote 24 Annexe 2
1 249
531-797
1 099-1 399
551
1 130
Lacs du sud du Yukon
Laberge
------
Lacs du sud du Yukon
Ibex
1998
2002
QAS
DM
90424
400
326-522329
375
Lacs du sud du Yukon
CarcrossFootnote 25 Annexe 2
1997
2003
QAS
ED
90
90
403
750
278-527
465-1 200
312
675
Lacs du sud du Yukon
AtlinFootnote 25 Annexe 2
1999QAS90809666-951679
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Lac SwanFootnote 25 Annexe 2
------
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Little RancheriaFootnote 27 Annexe 2
*1988QAS90681Footnote 28 Annexe 2545-817560
Nord ouest de la Colombie-Britannique
HorseranchFootnote 25 Annexe 2
------
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Level Kawdy
------
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Edziza
------
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Tsenaglode
------
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Spatsizi
------
Nord est de la Colombie-Britannique
Plateau LiardFootnote 25 Annexe 2
2005
2010
DM
DM
-141
173
-122
161
Nord est de la Colombie-Britannique
Rabbit
*1996
*2000
DM
DM
-354
636
-287
564
Nord est de la Colombie-Britannique
Muskwa
2001DM-658-602
Nord est de la Colombie-Britannique
Gataga
------
Nord est de la Colombie-Britannique
Frog
------
Nord est de la Colombie-Britannique
Finlay
1994DM-193-170
Nord est de la Colombie-Britannique
Mont Pink
------
Centre nord de la Colombie-Britannique
Graham
1989
2002
DM
DM

95
587
282

177-609
490
255
Centre nord de la Colombie-Britannique
Chase
*1993
*2002
*2007
*2008
DM
MR
DM+FC
DM+FC
-397
370
561
628
-299
301
479
513
Centre nord de la Colombie-Britannique
Wolverine
1996
2002
2004
2007
2008
2009
MR
MR
QAS
DM+FC
DM+FC
DM+FC
-361
471
369
375
349
378
-324
352
299
314
297
335
Centre nord de la Colombie-Britannique
Takla
1998DM-102-82Footnote 42 Annexe 2
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Telkwa
1982
1983
1984
1985
1987
1994
1996
2002
2004
2006
2008
2009
2011
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM+Ex
-71
68
67
48
40
15
15
5844
86
90
71
44
2647
-62Footnote 45 Annexe 2
59
49
37Footnote 46 Annexe 2
33
12
8
40
62
66
64
39
40Footnote 47 Annexe 2
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Tweedsmuir
1987MR90471316-872433
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Itcha-IlgachuzFootnote 50 Annexe 2
*1982
1985
1987
1989
1991
1994
1996
1998
2000
2002
2003
2007
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
-711
985
933
1 175
1 408
1 136
1 327
2 121
2 165
2 862
2 861
1 784
-514
730
675
848
1 110
843
993
1 564
1 494
2 119
2 161
1 547
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Rainbows
1986
1987
1995
1996
1997
1998
1999
2000
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
DM
-117
103
178
127
106
107
120
108
-95
92
162
118
103
94
100
86
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Charlotte AlplandsFootnote 53 Annexe 2
1993
1994
1998
1999
2000
2001
DM
DM
DM
DM
DM
DM
-53
42
28
39
12
23
-38
35
25
36
12
19

Annexe 2b. Estimations des effectifs totaux et du nombre d'individus matures des sous populations de l'unité désignable du Nord (UD 7) d'après des relevés/estimé le plus récent.

Estimations des effectifs totaux et du nombre d'individus matures des sous populations de l'unité désignable du Nord (UD 7) d'après des relevés/estimé le plus récent.
Sous-
population

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Année

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


% IC

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation tirée de relevés


TypeFootnote 3 Annexe 2

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation tirée de relevés


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation tirée de relevés


IC

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation tirée de relevés


MatureFootnote 2 Annexe 2

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation de la population


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation de la population


CI

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 2


Estimation de la population


MatureFootnote 1 Annexe 2

Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Hart
200690MR2 2001 655-2 7451 8532 2001 655-2 7451 853
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Ruisseau Clear
2001-QAS+Ex900-801900-801
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Bonnet Plume
1982-AE--4 200Footnote 6 Annexe 25 000Footnote 7 Annexe 2-4 200Footnote 6 Annexe 2
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Redstone
2012-RT> 10 000-> 7 300Footnote 6 Annexe 2> 10 000-> 7 300Footnote 6 Annexe 2
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Nahanni Sud
200995MR2 1051 591-3 0291 886Footnote 9 Annexe 22 1051 591-3 0291 886Footnote 9 Annexe 2
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
Rivière Coal
2008-DM+Ex--413Footnote 11 Annexe 2450Footnote 11 Annexe 2-413Footnote 11 Annexe 2
Territoires du Nord Ouest/nord du Yukon
La Biche
1993-DM+Ex--388Footnote 12 Annexe 2450Footnote 12 Annexe 2-388Footnote 12 Annexe 2
Sud-ouest du Yukon
ChisanaFootnote 13 Annexe 2
201090MR682622-832587682622-832587
Sud-ouest du Yukon
Kluane
200995MR181165-197163181165-197163
Sud-ouest du Yukon
Aishihik
200995MR2 0441 724-2 5071 8132 0441 724-2 5071 813
Sud-ouest du Yukon
Klaza
2012-MR1 180952-
1 461
1 0651 180952-1 4611 065
Centre du Yukon
Lac Ethel
1993-QAS316Footnote 21 Annexe 2-289Footnote 21 Annexe 2316Footnote 21 Annexe 2-289Footnote 21 Annexe 2
Centre du Yukon
Lac Moose
1991Footnote 22 Annexe 2-DM+Ex300-270300-270
Centre du Yukon
Rivière Tay
199190QAS3 7583 187-4 3292 9073 7583 187-4 3292 907
Centre du Yukon
Tatchun
2000-MR521-415521-415
Centre du Yukon
Hardes de Pelly
2002-DM+Ex1 000Footnote 23 Annexe 2-8761 000Footnote 23 Annexe 2-876
Centre du Yukon
Finlayson
200790QAS3 0772 905-3 2492 6573 0772 905-3 2492 657
Lacs du sud du Yukon
Lac Wolf
199890QAS1 4911 044-1 9381 2401 4911 044-1 9381 240
Lacs du sud du Yukon
Laberge
200390QAS200100-300176200100-300176
Lacs du sud du Yukon
Ibex
200890QAS850790-910748
850790-910748
Lacs du sud du Yukon
CarcrossFootnote 25 Annexe 2
200790ED775642-935674775642-935674
Lacs du sud du Yukon
AtlinFootnote 25 Annexe 2
200790QAS777641-913666600-1 000-514-857
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Lac SwanFootnote 25 Annexe 2
2007-DM+Ex600-800Footnote 26 Annexe 2-515-686600-800Footnote 26 Annexe 2-515-686
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Little RancheriaFootnote 27 Annexe 2
1999-QAS +ExFootnote 29 Annexe 2 Footnote 30 Annexe 2---800-1 600-672-1 342Footnote 29 Annexe 2
Nord ouest de la Colombie-Britannique
HorseranchFootnote 25 Annexe 2
2000-DM+Ex800-1 000Footnote 31 Annexe 2-680-850800-1 000Footnote 31 Annexe 2-680-850
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Level Kawdy
1998-DM+Ex1 538Footnote 32 Annexe 2-1 2391 538Footnote 32 Annexe 2-1 239
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Edziza
2006-DM151-140151-140
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Tsenaglode
2008-AE---100-400-85-340Footnote 33 Annexe 2
Nord ouest de la Colombie-Britannique
Spatsizi
1994-DM+Ex2 681Footnote 34 Annexe 2-2 258Footnote 34 Annexe 22 681Footnote 34 Annexe 2-2 258Footnote 34 Annexe 2
Nord est de la Colombie-Britannique
Plateau LiardFootnote 25 Annexe 2
2011-DM151-140151-140
Nord est de la Colombie-Britannique
Rabbit
2007-DM+Ex1 133Footnote 35 Annexe 2-9541 300-1 095
Nord est de la Colombie-Britannique
Muskwa
2007-DM+Ex738Footnote 36 Annexe 2-6111 000Footnote 36 Annexe 2-828
Nord est de la Colombie-Britannique
Gataga
2000Footnote 37 Annexe 2-DM265-220265-220
Nord est de la Colombie-Britannique
Frog
2001Footnote 38 Annexe 2-DM237-199237-199
Nord est de la Colombie-Britannique
Finlay
2002-QAS26-1926-19
Nord est de la Colombie-Britannique
Mont Pink
1993Footnote 39 Annexe 2-DM1 275-1 1451 275-1 145
Centre nord de la Colombie-Britannique
Graham
2009Footnote 40 Annexe 295MR708311-1 558637708311-1 558637
Centre nord de la Colombie-Britannique
Chase
2009Footnote 41 Annexe 2-DM+FC475-404475-404
Centre nord de la Colombie-Britannique
Wolverine
2010-DM+FC341-298341-298
Centre nord de la Colombie-Britannique
Takla
2004-MR122-98122-98
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Telkwa
2013-DM+Ex16-1225Footnote 48 Annexe 2-19Footnote 48 Annexe 2
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Tweedsmuir
2002-DM+Ex300Footnote 49 Annexe 2-248Footnote 49 Annexe 2300Footnote 49 Annexe 2-248Footnote 49 Annexe 2
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Itcha-IlgachuzFootnote 50 Annexe 2
2012-MR1 6851 431-1 7911 220 (990-1 550)1 685Footnote 51 Annexe 21 431-1 7911 220Footnote 51 Annexe 2
(990-1 550)
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Rainbows
2008-DM50Footnote 52 Annexe 2-43Footnote 52 Annexe 250Footnote 52 Annexe 2-43Footnote 52 Annexe 2
Centre ouest de la Colombie-Britannique
Charlotte AlplandsFootnote 53 Annexe 2
2012Footnote 54 Annexe 2-DM7Footnote 54 Annexe 2-6Footnote 54 Annexe 27Footnote 54 Annexe 2-6Footnote 54 Annexe 2

Footnotes

Annexe 2 Footnote 1

Lorsque des estimations de relevés n'étaient pas fournies dans les rapports de relevés, le nombre total compté (dénombrement minimal) a été utilisé à titre d'estimation de relevés et d'estimation des populations. Les documents de référence utilisés dans le présent tableau sont énumérés à l'annexe 2A. Les relevés précédés d'un astérisque [*] n'ont pas été considérés comme comparables à la plus récente estimation à cause d'une zone de relevé inconnue ou plus petite.

Return to 1 Annexe 2 footnote 1 referrer

Annexe 2 Footnote 2

Le nombre d'individus matures a été obtenu en appliquant la proportion d'adultes dans le relevé aux estimations tirées de relevés ou aux estimations de la population.

Return to 2 Annexe 2 footnote 2 referrer

Annexe 2 Footnote 3

ED = échantillonnage par distance; AE = avis d'experts; RT = relevé de terrain; DM = dénombrement minimal; DM+Ex = dénombrement minimal + extrapolation; DM+FC = dénombrement minimal + facteur de correction pour tenir compte des individus non observés; MR = marquage et réobservation; QAS = quadrat aléatoire stratifié.

Return to 3 Annexe 2 footnote 3 referrer

Annexe 2 Footnote 4

D'après les 977 caribous comptés durant un relevé de moutons en 1978 (Farnell et Russell, 1984). Cette estimation est fournie à titre de perspective historique, mais n'était accompagnée d'aucun détail; une tendance à long terme n'a donc pas été estimée.

Return to 4 Annexe 2 footnote 4 referrer

Annexe 2 Footnote 5

Le nombre d'individus matures a été obtenu en calculant le pourcentage moyen d'adultes tiré des relevés de composition d'avril 1981 et 1982 portant sur la sous-population de Bonnet Plume voisine (de Farnell et Russell, 1984).

Return to 5 Annexe 2 footnote 5 referrer

Annexe 2 Footnote 6

Le nombre d'individus matures a été obtenu en calculant le pourcentage moyen tiré d'observations de chasseurs de 1991 à 2010 (Larter, 2012).

Return to 6 Annexe 2 footnote 6 referrer

Annexe 2 Footnote 7

D'après les 1 074 caribous comptés lors d'un relevé en avril 1982 et l'étendue des traces sur la neige (Farnell et Russell, 1984).

Return to 7 Annexe 2 footnote 7 referrer

Annexe 2 Footnote 8

L'estimation de la population est fondée sur la réanalyse de données tirées de Gunn et al., 2002 (T. Hegel, comm. pers., 2013).

Return to 8 Annexe 2 footnote 8 referrer

Annexe 2 Footnote 9

Les aires des relevés de 2001 et de 2009 étaient différentes; les estimations tirées des relevés ne sont donc pas directement comparables. Le nombre d'individus matures estimés en 2009 sur la même aire de relevé que celui de 2001 était de 1 465 individus.

Return to 9 Annexe 2 footnote 9 referrer

Annexe 2 Footnote 10

Estimation fondée sur les 383 caribous dénombrés en octobre 1997. Aucune tendance estimée entre 1997 et 2008.

Return to 10 Annexe 2 footnote 10 referrer

Annexe 2 Footnote 11

Estimation fondée sur les 341 caribous dénombrés en octobre 2008.

Return to 11 Annexe 2 footnote 11 referrer

Annexe 2 Footnote 12

Estimation fondée sur les 348 caribous dénombrés en octobre 1993.

Return to 12 Annexe 2 footnote 12 referrer

Annexe 2 Footnote 13

Des relevés de la composition automnale ont été menés chaque année de 1987 à 2011, sauf en 1989 et en 2004 (Chisana Working Group, 2012). Les données avant 2003 ne sont pas incluses parce que les estimations démographiques étaient fondées sur une interpolation des données sur la composition. Depuis 2003, les estimations démographiques sont basées sur des estimations officielles de la taille de la sous-population et ne sont pas directement comparables aux estimations antérieures à 2003.

Return to 13 Annexe 2 footnote 13 referrer

Annexe 2 Footnote 14

Le relevé de 2003 portait sur la composition automnale; il ne s'agit donc pas d'une estimation officielle de la population. Cependant, un grand nombre d'animaux ont été observés.

Return to 14 Annexe 2 footnote 14 referrer

Annexe 2 Footnote 15

L'estimation de 1993 a été calculée d'après Hayes et al. (2003) à partir de données d'un relevé de mars 1994, en soustrayant le nombre de petits et en ajustant le taux présumé de mortalité des adultes de 10 %.

Return to 15 Annexe 2 footnote 15 referrer

Annexe 2 Footnote 16

Le nombre d'individus matures a été calculé en appliquant la proportion d'adultes dénombrés pendant le relevé de 1991 à l'estimation de la population en 1981.

Return to 16 Annexe 2 footnote 16 referrer

Annexe 2 Footnote 17

Le nombre d'individus matures a été calculé en appliquant les rapports faons:femelles et femelles:mâles tirés du précédent relevé d'octobre à l'estimation (tiré de Hayes et al., 2003).

Return to 17 Annexe 2 footnote 17 referrer

Annexe 2 Footnote 18

Le nombre inclut le nombre corrigé de mâles selon le rapport mâles:femelles d'octobre 1988 (Farnell et al., 1991). Total dénombré = 378 x QAS de 1,166 (12 des 14 caribous à colliers observés) = 441 + 44 (nombre de mâles présumés manquants dans le relevé de mars 1989). Le relevé ne comprenait pas toute l'aire de répartition connue.

Return to 18 Annexe 2 footnote 18 referrer

Annexe 2 Footnote 19

D'après les 671 caribous dénombrés en octobre 2000. Le relevé ne comprenait pas toute l'aire de répartition connue.

Return to 19 Annexe 2 footnote 19 referrer

Annexe 2 Footnote 20

Le nombre d'individus matures a été calculé d'après la proportion d'adultes dans l'échantillon classifié (286/371) x total dénombré (378) = 291 x 1,166 (QAS) = 339 + 44 (mâles manquants) = 383.

Return to 20 Annexe 2 footnote 20 referrer

Annexe 2 Footnote 21

Tous les caribous ont été observés durant le relevé; le QAS était donc de 1,0 (Kuzyk et Farnell, 1997).

Return to 21 Annexe 2 footnote 21 referrer

Annexe 2 Footnote 22

Un total de 211 caribous ont été comptés durant la période de rut; on estime donc que la harde pourrait atteindre jusqu'à 300 individus (Kuzyk et Farnell, 1997).

Return to 22 Annexe 2 footnote 22 referrer

Annexe 2 Footnote 23

D'après les 744 caribous comptés durant un relevé en octobre 2002.

Return to 23 Annexe 2 footnote 23 referrer

Annexe 2 Footnote 24

On a dénombré 528 caribous. L'estimation étendue (corrigée pour tenir compte des blocs de relevés secondaires non recensés) était de 578 individus, et un QAS de 1,15 a été appliqué, pour un total de 664.

Return to 24 Annexe 2 footnote 24 referrer

Annexe 2 Footnote 25

Les aires de répartition des sous-populations de Carcross, d'Atlin, du lac Swan, de Little Rancheria, de Horseranch et du plateau Liard chevauchent la frontière Yukon-Colombie-Britannique.

Return to 25 Annexe 2 footnote 25 referrer

Annexe 2 Footnote 26

D'après les 442 caribous comptés durant un relevé de la composition automnale en octobre 2007.

Return to 26 Annexe 2 footnote 26 referrer

Annexe 2 Footnote 27

On ne sait pas si la différence entre les estimations de 1999 et de 1988 de la sous-population de Little Rancheria était due à des effectifs variables, à des aires de relevés différentes ou à une répartition différente des caribous (et à des sous-populations différentes dans les aires de relevé); la tendance à long terme n'a donc pas été calculée.

Return to 27 Annexe 2 footnote 27 referrer

Annexe 2 Footnote 28

On a compté 339 caribous. L'estimation de la population étendue (corrigée pour tenir compte des unités d'échantillonnage secondaires non échantillonnées) était de 502, et on a appliqué un QAS de 1,357, pour un total de 681.

Return to 28 Annexe 2 footnote 28 referrer

Annexe 2 Footnote 29

Un QAS a été mené dans une aire d'hivernage en mars 1999. L'estimation totale était de 1 817-1 836 (+/- 13 % [IC à 90 %]). Les caribous munis de colliers radio des sous-populations de Horseranch et de Little Rancheria étaient présents dans l'aire de relevé; les estimations de chaque sous-population ont donc été basées sur l'échantillon de ces caribous.

Return to 29 Annexe 2 footnote 29 referrer

Annexe 2 Footnote 30

Depuis 1999, le nombre le plus élevé de caribous est de 842 (dénombrement d'octobre 2004).

Return to 30 Annexe 2 footnote 30 referrer

Annexe 2 Footnote 31

D'après les 806 caribous comptés durant un relevé en octobre 2000. En février 2009, 505 caribous ont été dénombrés dans une partie de l'aire de répartition.

Return to 31 Annexe 2 footnote 31 referrer

Annexe 2 Footnote 32

D'après les 1 398 caribous comptés durant un relevé en octobre 1998. L'estimation est fondée sur l'hypothèse voulant que 90 % des caribous aient été observés (Marshall, 1999). Depuis 1998, le nombre le plus élevé de caribous est de 898 (relevé de la composition automnale en 2011 [Jex, 2011] qui ne visait pas à dénombrer la population).

Return to 32 Annexe 2 footnote 32 referrer

Annexe 2 Footnote 33

Le nombre d'individus matures a été calculé selon l'hypothèse voulant que 85 % des animaux aient été observés.

Return to 33 Annexe 2 footnote 33 referrer

Annexe 2 Footnote 34

D'après les 2 145 caribous comptés en mars 1994. L'estimation a été calculée selon l'hypothèse voulant que 80 % des caribous aient été observés.

Return to 34 Annexe 2 footnote 34 referrer

Annexe 2 Footnote 35

D'après les 1 133 caribous comptés dans l'aire de répartition de Rabbit pendant un relevé de moutons en 2007 (BC MFLNRO, données inédites).

Return to 35 Annexe 2 footnote 35 referrer

Annexe 2 Footnote 36

Un total de 738 caribous ont été comptés dans l'aire de répartition de Muskwa durant un relevé de moutons en 2007 (BC MFLNRO, données inédites). L'estimation démographique est une estimation subjective fondée sur le dénombrement pendant le relevé de 2007.

Return to 36 Annexe 2 footnote 36 referrer

Annexe 2 Footnote 37

On ne possède pas assez d'information pour déterminer s'il s'agit d'un dénombrement complet ou partiel; cette estimation devrait donc être considérée comme le nombre minimal de caribous jusqu'à ce qu'un relevé soit mené, et ne devrait pas être utilisée pour évaluer la tendance lorsqu'un relevé complet aura été effectué. Depuis 2000, 101 et 138 caribous ont été dénombrés dans des portions de l'aire de répartition de Gataga en 2001 et en 2007, respectivement.

Return to 37 Annexe 2 footnote 37 referrer

Annexe 2 Footnote 38

On ne possède pas assez d'information pour déterminer s'il s'agit d'un dénombrement complet ou partiel; cette estimation devrait donc être considérée comme le nombre minimal de caribous jusqu'à ce qu'un relevé soit mené, et ne devrait pas être utilisée pour évaluer la tendance lorsqu'un relevé complet aura été effectué.

Return to 38 Annexe 2 footnote 38 referrer

Annexe 2 Footnote 39

Depuis 1993, 264 caribous ont été dénombrés dans l'aire de répartition du mont Pink en 1994, 333 en 1995, 377 en 2000 et 266 lors d'un relevé de moutons en 2007 (BC MFLRNO, données inédites).

Return to 39 Annexe 2 footnote 39 referrer

Annexe 2 Footnote 40

Le relevé de 2009 de la sous-population de Graham comprenait 2 blocs de relevé qui n'étaient pas inclus dans le relevé de 2002. Si ces blocs sont exclus, l'estimation de 2009 serait de 301 individus (IC à 95 % = 132-662). Le relevé de 1989 comprenait 1 bloc de relevé qui n'était pas inclus dans le relevé de 2002.

Return to 40 Annexe 2 footnote 40 referrer

Annexe 2 Footnote 41

Un relevé a été mené en 2010 et une estimation de 347 individus a été obtenue, mais le relevé de 2009 a été utilisé à titre d'estimation.

Return to 41 Annexe 2 footnote 41 referrer

Annexe 2 Footnote 42

Le nombre d'individus matures a été calculé en appliquant la proportion d'adultes obtenue lors du relevé de 2004 au total dénombré en 1998.

Return to 42 Annexe 2 footnote 42 referrer

Annexe 2 Footnote 43

Plusieurs relevés aériens ont été effectués dans les monts Telkwa depuis le milieu des années 1960. Un total de 180, 271, 166 et 40 caribous ont été dénombrés lors de relevés aériens à bord d'aéronefs à voilure fixe en 1964, 1965, 1966 et 1967, respectivement. Aucun relevé n'a été mené de 1969 à 1974. De 1975 à 1981, le nombre le plus élevé obtenu lors d'une année donnée variait principalement entre 30 et 40. On énumère dans le tableau une série de relevés pour montrer la tendance générale de changements de 1982 à 2012.

Return to 43 Annexe 2 footnote 43 referrer

Annexe 2 Footnote 44

La sous-population de Telkwa a connu une augmentation avec l'ajout de 12 caribous en 1997 et de 20 caribous en 1999.

Return to 44 Annexe 2 footnote 44 referrer

Annexe 2 Footnote 45

Le nombre d'individus matures a été obtenu en appliquant la proportion d'adultes tirée du relevé de 1983 au total dénombré en 1982 (aucune donnée disponible sur la composition).

Return to 45 Annexe 2 footnote 45 referrer

Annexe 2 Footnote 46

Le nombre d'individus matures a été obtenu en appliquant la proportion d'adultes tirée du relevé de 1984 au total dénombré en 1985 (aucune donnée disponible sur la composition).

Return to 46 Annexe 2 footnote 46 referrer

Annexe 2 Footnote 47

L'estimation de la population est une estimation subjective fondée sur le dénombrement de 2011.

Return to 47 Annexe 2 footnote 47 referrer

Annexe 2 Footnote 48

L'estimation de la population est une estimation subjective fondée sur le dénombrement de décembre 2013.

Return to 48 Annexe 2 footnote 48 referrer

Annexe 2 Footnote 49

L'estimation de la population est une estimation subjective fondée sur les 178 caribous comptés en mars 2002; le nombre le plus élevé de caribous comptés depuis 2002 est de 166 et date d'octobre 2008 (Cichowski, 2010).

Return to 49 Annexe 2 footnote 49 referrer

Annexe 2 Footnote 50

Des relevés aériens après la mise bas ont été effectués annuellement de 1982 à 2003 (sauf en 1993) pour la sous-population d'Itcha-Ilgachuz et sporadiquement depuis. Même si la taille de la population a été estimée la plupart de ces années, les valeurs numériques de ces estimations n'étaient pas disponibles au moment de la rédaction de l'ébauche du présent rapport. Le nombre de caribous dénombrés est donc présenté ici. Le nombre de caribous comptés durant les relevés aériens après la mise bas ne représente pas nécessairement la population entière puisque les mâles sont souvent sous-représentés; ainsi, le nombre d'individus matures pourrait être plus élevé que le nombre mentionné ici. On énumère dans le tableau une série de relevés pour montrer la tendance générale de changements de 1982 à 2012.

Return to 50 Annexe 2 footnote 50 referrer

Annexe 2 Footnote 51

L'estimation de la population est fondée sur des données obtenues lors du marquage-réobservation.

Return to 51 Annexe 2 footnote 51 referrer

Annexe 2 Footnote 52

L'estimation totale de 50 individus est fondée sur les 44 caribous observés (38 adultes, 6 faons). Le nombre estimé d'individus matures a été calculé en appliquant la proportion d'adultes tirée du relevé au total estimé de 50 individus.

Return to 52 Annexe 2 footnote 52 referrer

Annexe 2 Footnote 53

Un total de 52 caribous ont été translocalisés dans un habitat vacant de la région de Charlotte Alplands de 1984 à 1991 (Young et al., 2001).

Return to 53 Annexe 2 footnote 53 referrer

Annexe 2 Footnote 54

Un total de 7 caribous ont été observés durant un relevé de chèvres qui incluaient également toute la superficie de l'habitat à haute altitude des caribous de cette région (N. Freeman, comm. pers., 2012).

Return to 54 Annexe 2 footnote 54 referrer

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Annexe 2-c. Documents de référence d'où sont tirées les données des relevés de l'annexe 2.

Annexe 2c. Documents de référence d'où sont tirées les données des relevés de l'annexe 2
Sous-populationRelevés antérieurs (référence)Plus récent relevé (référence)
Rivière HartFarnell et Russell, 1984Hegel et al., 2013
Ruisseau Clears.o.Hegel et al., 2013
Bonnet Plumes.o.Farnell et Russell, 1984
Larter, 2012
Redstones.o.NT ENR, données inédites
Larter, 2012
Nahanni SudEnvironment Yukon, données inéditesHegel et al., 2013
Rivière Coals.o.Hegel et al., 2013
Labiches.o.Hegel et al., 2013
ChisanaEnvironment Yukon, données inéditesHegel et al., 2013
KluaneEnvironment Yukon, données inéditesHegel et Russell, 2010
AishihikHayes et al., 2003
(1997 – individus matures) Environment Yukon, données inédites
Hegel et Russell, 2010
Klaza(1989) Farnell et al., 1991
(2000) Environment Yukon, données inédites
Hegel et al., 2013
Lac Ethels.o.Kuzyk et Farnell, 1997
Lac Mooses.o.Kuzyk et Farnell, 1997
Rivière Tays.o.Kuzyk et Farnell, 1997
Tatchuns.o.Hegel et al., 2013
Hardes de Pellys.o.Hegel et al., 2013
Finlayson(Toutes - total) Adamczewski et al., 2007
(Toutes – individus matures) Environment Yukon, données inédites
Adamczewski et al., 2007
Lac Wolf(1987) Farnell et McDonald, 1989
(1993 – total) Hayes et al., 2003
(1993 – individus matures) Environment Yukon, données inédites
(1998 – total) Hayes et al., 2003
(1998 – individus matures) Hegel et al., 2013
Laberges.o.(2003 – total) Florkiewicz, 2008
(2003 – individus matures)
Hegel et al., 2013
IbexEnvironment Yukon, données inéditesHegel et al., 2013
CarcrossEnvironment Yukon, données inédites(2007 – total) Florkiewicz, 2008
(2007 – individus matures)
Hegel et al., 2013
AtlinMarshall 1999aMarshall 2007
Lac Swans.o.BC MFLNRO, données inédites
Little RancheriaFarnell et McDonald, 1990Marshall 1999b
Horseranchs.o.BC MFLNRO, données inédites
Level Kawdys.o.Marshall 1999c
Edzizas.o.BC MFLNRO, données inédites
Tsenaglodes.o.M. Williams, comm. pers., 2013
Spatsizis.o.Cichowski, 1994
Plateau LiardPowell, 2006McNay et Giguere, 2013
RabbitBC MFLNRO, données inéditesBC MFLNRO, données inédites
MuskwaTripp et al., 2006BC MFLNRO, données inédites
GatagaBC MFLNRO, données inéditesBC MFLNRO, données inédites
Frog BC MFLNRO, données inédites
FinlayWood 1994Zimmerman et al., 2002
Mont PinkBC MFLNRO, données inéditesBC MFLNRO, données inédites
Graham(1989) Backmeyer, 1990
(2002) Culling et al., 2005
Culling et Culling, 2009
Chase(1993) Corbould, 1993
(2002) Zimmerman et al., 2002
(2007) Giguere et McNay, 2007
(2008) Giguere et McNay, 2008
McNay et al., 2009
Wolverine(1996) Wood, 1998
(2002) Zimmerman et al., 2002
(2004) Wilson et al., 2004a
(2007) Giguere et McNay, 2007
(2008) Giguere et McNay, 2008
(2009) McNay et al., 2009
McNay et al., 2010
TaklaPoole et al., 2000Wilson et al., 2004b
TelkwaBC MFLNRO, données inéditesBC MFLNRO, données inédites
TweedsmuirCichowski et MacLean, 2005BC MFLNRO, données inédites
Itcha-Ilgachuz(1982-2000) Young et Freeman, 2001
(2002-2007) Roorda et Dielman, 2007
Wilson, 2012
Rainbows(1986-2000) Young et Freeman, 2001Freeman, 2009
Charlotte AlplandsYoung et al., 2001BC MFLNRO, données inédites

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Annexe 3. Estimates of total numbers and number of mature individuals for subpopulations in Central Mountain DU (DU8) based on surveys conducted 3 generations ago and 2 generations ago, and on the most recent survey

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Annexe 3a. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé.

Annexe 3a. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé
Sous-
population

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 2 Annexe 3


Année

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 2 Annexe 3


Total

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 2 Annexe 3


MatureFootnote 4 Annexe 3

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 3 Annexe 3


Année

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 3 Annexe 3


Total

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 3,Footnote 3 Annexe 3


MatureFootnote 4 Annexe 3

Scott
Scott est
2007231820072318
Scott
Scott ouest
200725Footnote 5 Annexe 319Footnote 5 Annexe 3200725Footnote 5 Annexe 319Footnote 5 Annexe 3
Scott
Moberly
1995*189*1631996*181*164
Scott
Kennedy Siding
2007*120*1032007*120*103
Scott
Burnt Pine
1996*20*1871996*20*187
Scott
Quintette
2008173
(173-218)9
1472008173
(173-218)9
147
Narraway
Bearhole/Red-willow
2008*49*462008*49*46
Narraway
Narraway – autreFootnote 11 Annexe 3
2008(131)(118)2008(131)(118)
Narraway
Redrock-Prairie CreekFootnote 12 Annexe 3
1999(478)(401)1999(478)(401)
Narraway
A La PecheFootnote 13 Annexe 3
1999(123)(106)1999(123)(106)
Narraway
Jasper
1989188Footnote 14 Annexe 31451996*103*90
Narraway
Tonquin
----*55*46
Narraway
Maligne
----*40*37
Narraway
Brazeau
----*8*7
Narraway
BanffFootnote 15 Annexe 3
1986*29*261996*8*7
TOTAL-15481310-14341237

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Annexe 3b. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après le plus récent relevé.

Annexe 3b. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après le plus récent relevé
Sous-
population

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 3


Année

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 3


Estimation tirée de relevés


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 3


Estimation tirée de relevés


MatureFootnote 4 Annexe 3

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 3


Estimation de la population


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 3


Estimation de la population


MatureFootnote 4 Annexe 3

Scott
Scott est
201418161816
Scott
Scott ouest
200725Footnote 5 Annexe 319Footnote 5 Annexe 325Footnote 5 Annexe 319Footnote 5 Annexe 3
Scott
Moberly
201422182218
Scott
Kennedy Siding
2014Footnote 6 Annexe 330293029
Scott
Burnt Pine
2013Footnote 8 Annexe 30000
Scott
Quintette
2014Footnote 10 Annexe 3106
(98-113)
87106
(98-113)
87
Narraway
Bearhole/Red-willow
2014*14*13*14*13
Narraway
Narraway – autreFootnote 11 Annexe 3
2012(72)(65)(72)(65)
Narraway
Redrock-Prairie CreekFootnote 12 Annexe 3
2012(127)(106)(127)(106)
Narraway
A La PecheFootnote 13 Annexe 3
2012(88)(75)(88)(75)
Narraway
Jasper
201351415141
Narraway
Tonquin
-38303830
Narraway
Maligne
-*5*5*5*5
Narraway
Brazeau
-*8*6*8*6
Narraway
BanffFootnote 15 Annexe 3
20090000
TOTAL-553469553469

Footnotes

Annexe 3 Footnote 1

Lorsque des estimations de relevé n’étaient pas fournies dans les rapports de relevés, le nombre total compté (dénombrement minimum) a été utilisé à titre d’estimation de relevé et d’estimation des populations (indiqué par un astérisque [*]). Les documents de référence utilisés dans le présent tableau sont énumérés à l’annexe 3A.

Return to 1Annexe 3 footnote 1 referrer

Annexe 3 Footnote 2

Ce relevé/cette estimation est le plus ancien relevé fiable réalisé avec le dénombrement le plus élevé d’animaux au cours des trois dernières générations (27 ans).

Return to 2Annexe 3 footnote 2 referrer

Annexe 3 Footnote 3

Ce relevé/cette estimation est le plus ancien relevé fiable réalisé avec le dénombrement le plus élevé d’animaux au cours des deux dernières générations (18 ans).

Return to 3Annexe 3 footnote 3 referrer

Annexe 3 Footnote 4

Le nombre d’individus matures a été déterminé en appliquant la proportion d’adultes du relevé à l’estimation de relevé ou à l’estimation de la population.

Return to 4 Annexe 3 footnote 4 referrer

Annexe 3 Footnote 5

Aucun relevé n’a été effectué pour la partie ouest de l’aire de répartition de la sous-population de Scott. Cette estimation est fondée sur des données anecdotiques et sur l’opinion de spécialistes; elle n’a pas été mise à jour, de sorte que la même estimation a été utilisée pour l’estimation actuelle aux fins d’évaluation de la tendance générale de la population. Le nombre d’individus matures pour la partie ouest de l’aire de répartition de la sous-population de Scott a été déterminé en appliquant la proportion d’adultes établie avec deux relevés effectués dans la partie est de l’aire de répartition de la sous-population de Scott à l’estimation pour la partie ouest.

Return to 5 Annexe 3 footnote 5 referrer

Annexe 3 Footnote 6

D’après les observations effectuées dans les aires d’hivernage de basse altitude à l’automne, la taille minimale de la population compte 22 individus, et la taille de population estimée varie entre 25 et 35 (avec une valeur médiane de 30). Le nombre d’adultes a été estimé en appliquant la proportion d’adultes vus (21/22) à la population totale qui est estimée à 30..

Return to 6Annexe 3 footnote 6 referrer

Annexe 3 Footnote 7

Aucune donnée sur la composition n’était disponible pour cette année, de sorte que le nombre d’individus matures a été calculé d’après la proportion moyenne d’adultes de tous les relevés pour la sous-population qui comprenaient des données sur la composition.

Return to 7Annexe 3 footnote 7 referrer

Annexe 3 Footnote 8

Le dernier caribou de la sous-population de Burnt Pine porteur d’un collier radio est mort à la fin de 2013 (D. Seip, comm. pers., 2014) et, à l’heure actuelle, on estime que la population est de 0. Cependant, une surveillance continue de la population confirmera si cette sous-population a disparu ou non.

Return to 8Annexe 3 footnote 8 referrer

Annexe 3 Footnote 9

Intervalle de confiance à 95 %.

Return to 9Annexe 3 footnote 9 referrer

Annexe 3 Footnote 10

Données extrapolées à partir d’un relevé partiel. L’effectif total est estimé à 98-113 individus (valeur médiane = 106). Le nombre d’adultes a été estimé en appliquant le pourcentage d’adultes (82 %) du relevé partiel à l’estimation totale.

Return to 10Annexe 3 footnote 10 referrer

Annexe 3 Footnote 11

Estimations de l’effectif fondées sur une population estimée à 100 individus et une population d’individus matures estimée à 90 individus en 2009 (ASRD et ACA, 2010), puis extrapolées rétrospectivement à 2008 au moyen des facteurs lambdas annuels de l’ASRD et de l’ACA (2010) et extrapolées à 2012 au moyen des facteurs lambdas annuels du Ministry of Environment and Sustainable Resource Development de l’Alberta (données inédites, 2010 : l = 0,983; 2011 : l = 0,904; 2012 : l = 0,811). Valeur cumulative du facteur l (2008-2012) = 0,55.

Return to 11Annexe 3 footnote 11 referrer

Annexe 3 Footnote 12

Estimations de l’effectif fondées sur une population estimée à 212 individus et une population d’individus matures estimée à 178 individus (ASRD et ACA, 2010), puis extrapolées rétrospectivement à 1999 au moyen des facteurs lambdas annuels de l’ASRD et de l’ACA (2010) et extrapolées à 2012 au moyen des facteurs lambdas annuels du Ministry of Environment and Sustainable Resource Development de l’Alberta (données inédites, 2010 : l = 0,866; 2011 : l = 0,921; 2012 : l = 0,749). Valeur cumulative du facteur l (1999-2012) = 0,27.

Return to 12Annexe 3 footnote 12 referrer

Annexe 3 Footnote 13

Estimations de l’effectif fondées sur une population estimée à 135 individus et une population d’individus matures estimée à 116 individus (ASRD et ACA, 2010), puis extrapolées rétrospectivement à 1999 au moyen des facteurs lambdas annuels de l’ASRD et de l’ACA (2010) et extrapolées à 2012 au moyen des facteurs lambdas annuels du Ministry of Environment and Sustainable Resource Development de l’Alberta (données inédites, 2010 : l = 0,836; 2011 : l = 0,880; 2012 : l = 0,835). Valeur cumulative du facteur l (1999-2012) = 0,71.

Return to 13Annexe 3 footnote 13 referrer

Annexe 3 Footnote 14

L’effectif de la sous-population était estimé à 175-200 individus, d’après le dénombrement de 162 individus, en octobre 1988 (Brown et al., 1994)..

Return to 14Annexe 3 footnote 14 referrer

Annexe 3 Footnote 15

Données interprétées à partir de la figure 1 in Hebblewhite et al., 2010b. Les données sont fondées sur le dénombrement maximal annuel d’individus et sur des études télémétriques. Le nombre d’individus matures a été déterminé en appliquant la proportion d’adultes observés cette année-là (Parcs Canada, données inédites) au nombre total d’individus.

Return to 15Annexe 3 footnote 15 referrer

Annexe 3c. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé.

Annexe 3c. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé
Sous-
population
Année de relevé pour trois générations (référence)Année de relevé pour deux générations (référence)Plus récente année de relevé (référence)
Scott
Scott est
Giguere et McNay, 2007Giguere et McNay, 2007BC Ministry of Environment, données inédites
Scott
Scott ouest
S. McNay, comm. pers., 2013S. McNay, comm. pers., 2013S. McNay, comm. pers., 2013
Scott
Moberly
Wood, 1995Wood et Hengeveld, 1998BC Ministry of Environment, données inédites
Scott
Kennedy Siding
Seip et Jones, 2013Seip et Jones, 2013BC Ministry of Environment, données inédites
Scott
Burnt Pine
TERA, 1997TERA, 1997BC Ministry of Environment, données inédites
Scott
Quintette
Seip et Jones, 2011Seip et Jones, 2013BC Ministry of Environment, données inédites
Narraway
Bearhole/Red-willow
Seip et Jones, 2013Seip et Jones, 2013BC Ministry of Environment, données inédites
Narraway
Narraway – autre11
ASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inédites
Narraway
Redrock-Prairie Creek12
ASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inédites
Narraway
A La Peche13
ASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inéditesASRD et ACA, 2010; Alberta ESRD, données inédites
Narraway
Jasper
Brown et al., 1994Parcs Canada, données inéditesParcs Canada, données inédites
Narraway
Tonquin
 Parcs Canada, données inéditesParcs Canada, données inédites
Narraway
Maligne
 Parcs Canada, données inéditesParcs Canada, données inédites
Narraway
Brazeau
 Parcs Canada, données inéditesParcs Canada, données inédites
Narraway
Banff15
Brown et al., 1994Hebblewhite et al., 2010; Parcs Canada, données inéditesHebblewhite et al., 2010

Annexe 4a. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé.

Annexe 4a. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé
Sous-
population

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 2 Annexe 4


Année

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 2 Annexe 4


Total

Première estimation de relevé la plus élevée, des 3 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 2 Annexe 4


MatureFootnote 4 Annexe 4

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 3 Annexe 4


Année

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 3 Annexe 4


Total

Première estimation de relevé la plus élevée, des 2 dernières générations (27 ans)Footnote 1 Annexe 4,Footnote 3 Annexe 4


MatureFootnote 4 Annexe 4

Columbia Nord1997280
(210-280)
2471997280
(210-280)
247
Columbia Sud1994114
(106-142)
1001996103
(94-112)
90
Frisby Boulder1994*43391997*4237
Monashee1994*1282004*87
Nakusp1996211
(191-264
192
(172-245)
1996211
(191-264)
192
(172-245)
Duncan1999*3123Footnote 6 Annexe 41999*3123Footnote 6 Annexe 4
Centre des Rocheuses1995*30281997*2524
Sud de la chaîne Purcell1995696319965656
Centre de la chaîne Purcell91994*22191996*2220
Sud de la chaîne Selkirk19957*63531999*5850Footnote 6 Annexe 4
Mont George1993*242281999*768
Groundhog19901098919993125
Wells Gray19956315222006481402
 Wells Gray Sud19953362762006*242203
 Wells Gray Nord1995295
(256-398)
2462006239
(212-375)
199
Barkerville1988*4639199750
(50-129)
40
Lac Narrow1999817319998173
Monts Cariboo Nord1999*2992801999*299280
Monts Hart20067165902006716590
 Parsnip20062301832006230183
Monts Hart Sud20064864072006486407
TOTAL-27812387-25012162

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Annexe 4b. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé.

Annexe 4b. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé
Sous-
population

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 4


Année

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 4


Estimation tirée de relevés


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 4


Estimation tirée de relevés


MatureFootnote 4 Annexe 4

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 4


Estimation de la population


Total

Relevé/ estimé le plus récentFootnote 1 Annexe 4


Estimation de la population


MatureFootnote 4 Annexe 4

Columbia Nord2013183157183157
Columbia Sud20137676
Frisby Boulder201313121312
Monashee2011*44*44
Nakusp2014Footnote 5 Annexe 464546454
Duncan20122222
Centre des Rocheuses20083434
Sud de la chaîne Purcell201423222322
Centre de la chaîne Purcell920050000
Sud de la chaîne Selkirk201422202220
Mont George20040000
Groundhog2013*1311*1311
Wells Gray2013343298392341
 Wells Gray Sud2013*133112*133112
 Wells Gray Nord2013210186259229
Barkerville201288769078
Lac Narrow201447454745
Monts Cariboo Nord2011222202222202
Monts Hart2013439381459398
 Parsnip201310188121105
Monts Hart Sud2013338293338293
TOTAL-1473129415441356

Footnotes

Table 1 Footnote 1

Les dénombrements des individus de l’UD 9 sont effectués selon des méthodes standardisées et dans des zones de relevé prédéterminées. Diverses techniques ont été utilisées pour estimer le nombre d’individus dans la zone de relevé (estimation dans la zone de relevé) et pour toute la population (estimation de la population). Dans le cas des relevés où il n’y avait aucun caribou porteur de colliers radio, l’estimation tirée du relevé est habituellement équivalente à l’estimation de la population. Dans le cas des relevés où il y avait des caribous porteurs de colliers radio, les individus se trouvent parfois à l’extérieur de la zone de relevé; ils sont alors comptés dans l’estimation de la population, mais pas dans l’estimation de relevé. Dans ce tableau, les estimations de relevé sont présentées pour évaluer la tendance de la population, et les plus récentes estimations des populations sont présentées pour évaluer la taille actuelle des populations de caribous de l’UD 9. Pour ce qui est des relevés où une estimation de relevé n’a pas été fournie dans le rapport (indiqués par un astérisque [*]), l’estimation a été calculée en appliquant un facteur de correction standardisé de l’observabilité de 0,83 pour les relevés de caribous de l’UD 9 – d’après Seip, 1990, et Young et Roorda, 1999 – au nombre total de pistes et de caribous observés. Les nombres entre parenthèses correspondent à un intervalle de confiance de 90 %, sauf pour les sous-populations de Wells Gray Nord et de Barkerville, où l’intervalle de confiance est de 95 %. Les documents de référence utilisés dans le présent tableau sont énumérés à l’annexe 4A.

Return to 1,2 Table 1 footnote 1 referrer

Annexe 4 Footnote 2

Ce relevé/cette estimation est le plus ancien relevé fiable réalisé avec le dénombrement le plus élevé d’animaux au cours des trois dernières générations (27 ans).

Return to **Annexe 4 footnote 2 referrer

Annexe 4 Footnote 3

Ce relevé/cette estimation est le plus ancien relevé fiable réalisé avec le dénombrement le plus élevé d’animaux au cours des deux dernières générations (18 ans).

Return to **Annexe 4 footnote 3 referrer

Annexe 4 Footnote 4

Le nombre d’individus matures a été déterminé en appliquant la proportion d’adultes du relevé à l’estimation de relevé ou à l’estimation de la population, sauf pour le relevé de 1996 de la sous-population de Nakusp où une estimation du nombre d’individus adultes a été fournie.

Return to **Annexe 4 footnote 4 referrer

Annexe 4 Footnote 5

Ce relevé comprend la sous-population de Duncan, mais les données pour chaque sous-population n’étaient pas disponibles au moment de la publication..

Return to 5Annexe 4 footnote 5 referrer

Annexe 4 Footnote 6

Aucune donnée sur la composition n’était disponible pour cette année, de sorte que le nombre d’individus matures a été calculé d’après la proportion moyenne d’adultes de tous les relevés pour la sous-population qui comprenaient des données sur la composition.

Return to 6Annexe 4 footnote 6 referrer

Annexe 4 Footnote 7

Ce relevé était considéré comme incomplet, mais c’est celui qui dénombrait le plus de caribous pour cette période.

Return to 7Annexe 4 footnote 7 referrer

Annexe 4 Footnote 8

Aucune donnée sur la composition n’était disponible pour cette année; les données sur la composition étaient disponibles uniquement pour l’année 2002, de sorte que le nombre d’individus matures a été calculé d’après la proportion moyenne d’adultes de tous les relevés de la sous-population voisine du lac Narrow, qui comprenaient des données sur la composition.

Return to 8Annexe 4 footnote 8 referrer

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Annexe 4c. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé.

Annexe 4c. Estimations du nombre total d'individus et du nombre d'individus matures des sous-populations de l'unité désignable des montagnes du Centre (UD 8) d'après les relevés effectués sur trois générations et deux générations, et d'après le plus récent relevé
Sous-
population
Année de relevé pour trois générations (référence)Année de relevé pour deux générations (référence)Plus récente année de relevé (référence)
Columbia Nord1997 (McLellan et al., 2008)1997 (McLellan et al., 2008)2013 (BC MFLNRO, données inédites)
Columbia Sud1994 (McLellan et al., 2008)1996 (McLellan et al., 2008)2013 (BC MFLNRO, données inédites)
Frisby Boulder1994 (McLellan et al., 2008)1997 (McLellan et al., 2008)2013 (BC MFLNRO, données inédites)
Monashee1994 (McLellan et al., 2008)2004 (McLellan et al.,2008)2011 (Furk et al., 2011)
Nakusp1996 (Hamilton et al., 2000)1996 (Hamilton et al.,2000)2014 (BC MFLNRO, données inédites)
Duncan1999 (Hamilton et al., 2000)1999 (Hamilton et al.,2000)2012 (DeGroot et Furk, 2012)
Centre des Rocheuses1995 (McLellan et al.,2008)1997 (McLellan et al.,2008)2008 (McLellan et al., 2008)
Sud de la chaîne Purcell1995 (BC MFLNRO, données inédites)1996 (BC MFLNRO, données inédites)2014 (BC MFLNRO, données inédites)
Centre de la chaîne Purcell1994 (BC MFLNRO, données inédites)1996 (BC MFLNRO, données inédites)2005 (Kinley, 2006)
Sud de la chaîne Selkirk1995 (Wakkinen, 2003)1995 (Wakkinen, 2003)2014 (BC MFLNRO, données inédites)
Mont George1993 (Watts, 1999)1999 (Watts, 1999)2004 (Seip et al., 2004)
Groundhog1990 (Hatter, 2006)1999 (Hatter, 2006)2013 (BC MFLNRO, données inédites)
Wells Gray Sud1995 (Scheer, 1995)2006 (BC MFLNRO, données inédites)2013 (BC MFLNRO, données inédites)
Wells Gray Nord1995 (Freeman, 2012)2006 (Freeman, 2012)2013 (Mackay, 2013)
Barkerville1988 (Freeman, 2012)1997 (Freeman, 2012)2012 (Freeman, 2012)1
Lac Narrow1999 (Watts, 1999)1999 (Watts, 1999)2014 (Courtier et Heard, 2014)
Mont Cariboo Nord1999 (Watts, 1999; Young et Freeman, 2001b)1999 (Watts, 1999; Young et Freeman 2001b)2011 (Seip et al., 2011)
Mont Hart (portion de Parsnip seulement)2006 (Seip et al., 2006)2006 (Seip et al., 2006)2013 (Heard et al., 2013)
Mont Hart (partie sud seulement)2006 (Seip et al., 2006)2006 (Seip et al.,2006)2013 (Heard et al., 2013)2
Mont Hart (total)2006 (Seip et al., 2006)2006 (Seip et al., 2006)2012 (Heard et al., 2013)

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Annexe 5. Résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Nord (UD 7)

Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème :
Rangifer tarandus caribou
Identification de l'élément :
UD7
Date :
14 novembre 2013
Évaluateurs :
Chris Ritchie, BC FLNR, Fish & Wildlife Recovery, Victoria, Fish and Wildlife Recovery Implementation Manager; Conrad D. Thiessen, BC FLNRO, Fish & Wildlife Branch, Smithers, Wildlife Biologist; Jocelyn Campbell, BC FLNR, Fish & Wildlife Branch, Smithers, Ecosystems Biologist; Chris Nowotny, BC FLNR, Land Resource Management – Cariboo, Senior Habitat Management Biologist; Pat Dielemna, BC FLNR, Wildlife Biologist; Joanne McLeod, BC FLNR, Resource Management – Cariboo Regional Operations, Habitat Biologist, Chilcotin and Likely; Becky Cadsand, BC FLNRO, Wildlife Biologist, Cariboo Region; Troy Hegel, gouvernement du Yukon, Species Programs, Ungulate Biologist (Caribou/ Sheep/ Goat); Tom Jung, gouvernement du Yukon, Biodiversity Programs, Senior Wildlife Biologist (Biodiversity); Suzanne Carrière, NWT Wildlife Biologist (Biodiversity); Joanna Wilson, NWT Wildlife Biologist (Species at Risk); Nic Larter Dehcho, NWT Manager, Wildlife Research and Monitoring; Richard Popko Sahtu, NWT Manager, Wildlife Research and Monitoring; Justina Ray, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC; Donna Bigelow, Environnement Canada, Species at Risk Biologist; Dave Fraser, BC FLNRO, Threats Assessment Facilitator; Greg Ferguson, Environnement Canada, Species at Risk Biologist, Coordonnateur de la conférence téléphonique; Deb Cichowski, consultante à contrat auprès d’Environnement Canada; Line Giguere, Wildlife Infometrics Inc.; Chris Johnson, UNBC et membre du Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC.
Commentaire :
Aucun.
Annexe 5a. Guide pour le calcul de l'impact global des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Nord.
Impact des menaces
Indice
Impact des menaces
Niveau
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Maximum de la plage d'intensité
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Minimum de la plage d'intensité
Impact global des menaces calculé :-ÉlevéMoyen
ATrès élevé00
BÉlevé00
CMoyen10
DFaible67

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Annexe 5b. Grille présentant les résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Nord
Numéro de la
Menace
Description de la
Menace
Impact (calculé)
Indice
Impact (calculé)
Niveau
Portée (10 prochaines années)Gravité (10 ans ou 3 générations)ImmédiatetéCommentaires
1Développement résidentiel et commercial-NégligeableNégligeable (< 1 %)Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
1.1Habitations et zones urbaines-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Yn : la communauté de Whitehorse a, et on s’attend qu’elle continue à avoir, des répercussions sur la harde de Carcross (c.-à-d. impacts des applications terrestres - milieu rural résidentiel - sur l’aire de répartition hivernale). T.N.-O. : aucun impact majeur. C.-B. : la communauté d’Atlin a, et on s’attend qu’elle continue à avoir, des répercussions sur la harde d’Atlin. Quelques impacts pour les hardes de Telkwa et d’Itcha-Iigachuz dans le centre-ouest de la Colombie-Britannique.
2Agriculture et aquaculture-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
2.1Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Yn : activité - cultures de foin. L’impact global est négligeable. C.-B. : les hardes de Telkwa et de Graham sont directement touchées. L’impact global est négligeable. Gravité : la perte d’habitat est localisée.
2.3Élevage et élevage à grande échelle-InconnuPetite
(1-10 %)
Inconnueélevée
(Constante)
Yn et C.-B. : plus étendu en raison des guides-pourvoyeurs à cheval dans l’arrière-pays, de sorte que toutes les hardes subissent cette présence. Il y a un nombre important de chevaux féraux dans l’aire de répartition de la harde d’Itcha-Ilgachuz aux alentours du lac Anahim; pâturage de bétail dans l’aire de la sous-population d’Itcha-Ilgachuz.
3Production d'énergie et exploitation minièreDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
3.1Forage pétrolier et gazierDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn et T.N.-O. : limitée. C.-B. : généralement faible (une partie des hardes de Graham, de Muskwa, du plateau Liard, de Pink Mountain). Le classement rend compte seulement de la mortalité directe découlant de l’activité et non d’un changement des autres proies et prédateurs. Cette activité contribue aux impacts des autres menaces connexes (p. ex. les loups).
3.2Exploitation de mines et de carrièresDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : faible impact direct. T. N.-O. : il y a une mine en exploitation dans l’aire de répartition des hardes de Redstone et de Nahanni et une mine inactive qui sera probablement mise en exploitation d’ici 10 ans. C.-B. : il y a des mines en exploitation et des projets de mines dans les aires de toutes les sous-populations de la partie nord-ouest de la province (p. ex. plateau Liard, Muskwa, Graham et Pink Mountain) et les aires des sous-populations d’Edziza, de Spatsizi et du mont Level. Un projet de mine dans l’aire de la sous-population de Tweedsmuir est à l’étude. La ligne de transport du nord-ouest facilitera l’exploitation de nouvelles mines.
3.3Énergie renouvelable-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Légère

(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : négligeable. T.N.-O. : nulle pour l’instant. C.-B. : il y a des parcs éoliens dans les aires des sous-populations de Graham et de Pink Mountain. Gravité - C.-B. : l’habitat de la harde de Graham soulève des préoccupations.
4Corridors de transport et de serviceDFaibleRestreinte
(11-30 %)
Modérée
(11-30 %)
élevée
(Constante)
 
4.1Routes et voies ferréesDFaibleRestreinte
(11-30 %)
Modérée
(11-30 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : limite inférieure de la plage de 11 à 30 %. T.N.-O. : très petite portée. C.-B. : la harde d’Itcha-Ilgachuz sera exposée à l’intensification de l’aménagement routier et à la circulation sur les chemins forestiers dans la plus grande partie de son aire d’hivernage au cours des 10 prochaines années. Limite inférieure de la plage de 11 à 30 % pour les hardes de Muskwa, de Pink Mountain et de Tsenaglode. Portée de 30-70 % pour les sous-populations de Chase et de Wolverine, et de 11-30 % pour la sous-population de Takla. Il n’y a aucune route dans l’aire des sous-populations de Spatsizi, de Frog, de Gataga, et il y en a peu dans l’aire de la sous-population de Charlotte Aplands. Gravité - l’impact découle du déplacement des caribous par l’aménagement de routes et des effets directs (p. ex. perte d’habitat, collisions). Yn : il y a des points chauds en ce qui concerne la mortalité routière. T.N.-O. : aucun impact attribuable aux routes. C.-B. : la sous-population d’Itcha-Ilgachuz pourrait être touchée par une augmentation de la circulation de camions dans son aire d’hivernage. En se fondant sur une combinaison des menaces existantes et prévues dans tout le territoire de l’UD, on obtient un classement de « Modérée » (11-30 %).
4.2Lignes de services publics-NégligeablePetite
(1-10 %)
Négligeable
(< 1 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : négligeable ou limite inférieure de la plage correspondant à une petite portée, et nouvelles lignes de transport d’électricité installées ou proposées. T.N.-O. : l’impact futur de la ligne télégraphique existante est négligeable (< 1 %) pour la harde de Redstone. C.-B. : les pipelines et les lignes de transport d’hydroélectricité traversent l’habitat des caribous. On s’attend à ce que la portée, en ce qui concerne les hardes de Chase et de Wolverine, se situe entre 11 et 30 %. Les hardes de Telkwa, Muskwa, Graham et Pink Mountain seront touchées par la présence des pipelines et de lignes de transport d’hydroélectricité. Les hardes de Spatsizi, Tsenaglode et Horseranch seront probablement touchées par la présence des pipelines. En ce qui concerne la harde de Takla, on en ignore la portée. Gravité - les répercussions semblent être moindres que dans le cas de l’exploitation minière. Dans l’ensemble, les emprises des lignes de transport d’hydroélectricité et les pipelines sont des exemples de menaces pouvant avoir un impact.
4.4Trajectoires de vol-    Yn, T.N.-O. et C.-B. : aucune préoccupation (si l’on considère les trajectoires de vols réguliers).
5Utilisation des ressources biologiquesDFaiblePetite
(1-10 %)
Modérée - Légère
(1-30 %)
élevée
(Constante)
 
5.1Chasse et prélèvement d'animaux terrestresDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : généralisée, car les pourvoyeurs se déplacent partout; C.-B. : en général, il n’y a pas de chasse dans la partie sud de l’aire de répartition. Le prélèvement est permis au sein des hardes d’Itcha-Ilgachuz, de Chase et de Wolverine. Gravité - Yn : légère (taux de récolte, 2-3 %), mais certaines hardes sont en déclin en raison du prélèvement. T.N.-O. : négligeable. C.-B. : souvent, les quotas ne sont pas atteints; à l’occasion, les Premières Nations chassent le caribou. La pression exercée par la chasse peut augmenter le déplacement de caribous vers des régions plus habitées et accessibles, et où les populations d’orignaux ont diminué.
5.3Exploitation forestière et récolte du boisDFaiblePetite
(1-10 %)
Modérée - Légère
(1-30 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : négligeable. T.N.-O. : de nulle à négligeable. C.-B. : hardes du plateau Liard, de Pink Mountain, d’Itcha-Ilgachuz, de Telkwa, de Graham, de Tweedsmuir, de Chase (en grande partie en raison des activités de coupe de récupération associées au dendroctone du pin ponderosa) et de Wolverine (71-100 %). La harde d’Itcha-Ilgachuz aura à faire face à une vaste exploitation forestière dans la majeure partie de son aire d’hivernage au cours des 10 prochaines années. Gravité - pour ce qui est de la harde d’Itcha-Ilgachuz, l’exploitation forestière a lieu en hiver sur la moitié de son aire d’hivernage, ce qui constitue une perturbation directe et accroît le risque de prédation par les loups.
6Intrusions et perturbations humainesDFaibleGrande
(31-70 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
6.1Activités récréativesDFaibleGrande
(31-70 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : petite; peu de hardes subissent de fortes pressions découlant de cette menace. La harde d’Aishihik est menacée en raison de la chasse au bison et d’autres hardes sont menacées par la chasse sportive au gibier autre que le caribou. T.N.-O. : petite; la chasse sportive et l’écotourisme peuvent avoir un impact. C.-B. : toutes les hardes sont touchées par les activités récréatives (11-30 %). Gravité - Yn : on ne sait exactement quelle est la gravité, mais les activités hivernales (p. ex. la circulation de motoneiges) sont une source connue de préoccupations. C.-B. : Les motoneiges sont un sujet de préoccupations pour les hardes d’Itcha-Ilgachuz, de Telkwas, de Rainbow et de Charlotte Alplands).
6.3Travaux et autres activités-NégligeableGénéralisée
(71-100 %)
Négligeable
(< 1 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : généralisée. T.N.-O. : grande. C.-B. : toutes les hardes sont touchées. Gravité - Yn : impact attribuable à l’exploration minière et à la chasse à bord d’hélicoptères (limite inférieure de la plage correspondant à une petite portée, mais non négligeable), mais ce ne sont pas toutes les sous-populations qui sont touchées. T.N.-O. : négligeable, étant donné que les impacts observés au Yukon ne se sont pas manifestés. C.-B. : négligeable (p. ex. harde d’Itcha-Ilgachuz). On considère que les vols au départ et à destination des camps miniers, les relevés biologiques, les levés géologiques, etc. constituent des menaces.
7Modification du système naturelDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
7.1Incendies et lutte contre les incendiesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère

(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn, T.N-O. et C.-B. : toutes les hardes y sont exposées et sont susceptibles d’en subir les impacts. Certaines hardes du nord-est de la Colombie-Britannique sont menacées par le brûlage dirigé visant d’autres espèces. Yn : généralisée. C.-B. : les hardes de Chase et de Wolverine seront touchées par les feux. La gravité peut dépendre de l’intensité des feux. La perte de lichen pourrait être grande avec la destruction de peuplements de pin par des coléoptères. Le rétablissement du lichen ne se fera pas à l’intérieur de la période d’évaluation. Les impacts sur les hardes découlent aussi de la perte d’habitat.
7.2Barrages, gestion et utilisation de l'eau-NégligeablePetite
(1-10 %)
Négligeable
(< 1 %)
élevée
(Constante)
Les barrages existants érigés dans l’habitat du caribou ont entraîné une importante perte définitive de cet habitat. Portée - Yn et T.N.-O. : aucun impact prévu. C.-B. : aucun impact au site C étant donné que les caribous ne passent pas dans cette région. Le réservoir Williston isole les caribous (fragmentation de l’habitat, dispersion). Les caribous de la sous-population de Tweedsmuir franchissent le réservoir Nechako et peuvent s’y noyer. Gravité - il peut y avoir une diminution de la dispersion et de la connectivité à cause des barrages, ce qui représente une menace permanente.
7.3Autres modifications de l'écosystèmeDFaibleGrande - Restreinte (11-70 %)Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : il est probable que le dendroctone du pin ponderosa se propage vers le nord, ce qui signifie qu’il pourrait avoir un impact. Le typographe de l’épinette est une source de préoccupation. L’aire de répartition d’un certain nombre de nouvelles espèces s’est étendue au cours du dernier siècle (p. ex. cerf mulet, orignal, wapiti). T.N.-O. : négligeable. C.-B. : les problèmes associés à la présence du dendroctone du pin ponderosa se posent toujours. Gravité - généralisée : il y a une certaine incertitude quant à l’impact global sur le nombre de caribous. Yn : on pense que l’impact est faible. T.N.-O. : négligeable. C.-B. : les changements à l’habitat créent un milieu plus propice pour d’autres proies. On note une perte temporaire de lichen sur de grandes étendues.
8Espèces et gènes envahissants ou problématiquesCDMoyen - FaibleGénéralisée
(71-100 %)
Modérée - Légère
(1-30 %)
élevée
(Constante)
 
8.1Espèces exotiques/non indigènes envahissantes-InconnuInconnueInconnueélevée
(Constante)
Gravité - Yn : on sait que des espèces non indigènes sont présentes et que l’augmentation de ces espèces pourrait avoir des conséquences; en outre, les changements climatiques pourraient contribuer à l’expansion de leur aire de répartition et de leur population. Même si de telles espèces sont présentes, elles ne représentent pas, dans l’ensemble, un facteur reconnu du déclin du caribou. L’augmentation du nombre de degrés-jours ou du stress est susceptible faire augmenter l’incidence des maladies et les dommages.
8.2Espèces indigènes problématiquesCDMoyen - FaibleGénéralisée
(71-100 %)
Modérée - Légère
(1-30 %)
élevée
(Constante)
Gravité - Dans l’ensemble, on en sait peu sur la présence et l’impact des espèces problématiques (p. ex. les prédateurs comme les loups, les ours, les carcajous, etc.) dans les unités désignables de nombreuses hardes du Nord (les données sont insuffisantes). Les seules hardes pour lesquelles on dispose d’un peu plus d’information sont celles du sud où la prédation par le loup et le couguar est la principale menace; cette menace est liée aux effets d’autres facteurs (p. ex. routes, pipelines, exploitation forestière, altération des relations prédateur-proie).
10Phénomènes géologiquesDFaibleRestreinte
(11-30 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
 
10.3Avalanches et glissements de terrainDFaibleRestreinte
(11-30 %)
Légère
(1-10 %)
élevée
(Constante)
Portée - Yn : négligeable; les hardes ne sont généralement pas présentes dans ce type d’habitat. T.N.-O. : négligeable. C.-B. : les avalanches sont une source de préoccupation (p. ex. les sous-populations de la région de la rivière de la Paix, et celles de Telkwa, de Chase, de Wolverine et de Takla). Gravité - Yn et T.N.-O. : négligeable. C.-B. : un seul événement pourrait avoir un impact élevé (p. ex. la perte d’une harde ou de la majeure partie de ses individus).
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents-InconnuGénéralisée - Grande
(31-100 %)
Inconnueélevée
(Constante)
 
11.1Déplacement et altération de l'habitat-InconnuGénéralisée - Grande
(31-100 %)
Inconnueélevée
(Constante)
Portée - partout au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Yn : le déplacement de l’habitat est manifeste (p. ex. diminution de la couverture de neige, fonte du pergélisol dans les Territoires du Nord-Ouest, printemps hâtif, modifications à la phénologie, régions alpines plus buissonneuses). Gravité - Inconnue en ce qui concerne le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.
11.4Tempêtes et inondations-InconnuGrande - Restreinte
(11-70 %)
Inconnueélevée
(Constante)
Portée - Yn : les tempêtes et les inondations peuvent survenir partout sur le territoire (p. ex. épisodes de pluie sur neige, réchauffement et gel en mai). T.N.-O. : on ne dispose d’aucune donnée historique ou actuelle quant à l’occurrence de cette menace. C.-B. : les épisodes de gel-dégel sont aussi fréquents ou peut-être plus, mais il est difficile de se prononcer sans davantage de données et de surveillance (c.-à-d. que ce facteur est mal documenté).

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Annexe 6. Résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable du caribou des montagnes du Centre (UD 8).

Nom scientifique de l'espèce ou de l'écosystème :
Rangifer tarandus caribou
Identification de l'élément :
UD8
Date :
15 novembre 2013
Évaluateurs :
Chris Ritchie, BC FLNR, Fish & Wildlife Recovery, Victoria, Fish and Wildlife Recovery Implementation Manager; Chris Pasztor, BC Ministry of Environment,, Ecosystem Branch; Dale Seip, BC FLNRO, Wildlife Biologist; Dave Hervieux, AB Min Envir & Sustain Resources Dev, Fisheries and Wildlife Management, Fisheries and Wildlife Program Manager; Darcy Peel, échange avec Environnement Canada, Species at Risk Biologist; Greg Wilson, Environnement Canada – PNR, A/Head SAR Recovery, formerly SAR Biologist; Mark Bradley, Jasper et Geoff Skinner, Parcs Canada,; Deborah Cichowski, consultante à contrat auprès d’Environnement Canada; Dave Fraser, BC FLNRO, Threats Assessment Facilitator; Greg Ferguson, Environnement Canada, Species at Risk Biologist, coordonnateur de la conférence téléphonique
Impact global des menaces – commentaire :
Discussion préparatoire générale : Précisions sur l’évaluation des menaces (c.-à-.d., menace immédiate ou directe par opposition à menace indirecte [ainsi, la perte d’habitat est directe, mais le résultat indirect est une menace découlant des changements dans les interactions écologiques). Le tableau d’évaluation des menaces de l’UICN rend très difficile la prise en considération des impacts apparentés et synergétiques, étant donné que les menaces sont évaluées séparément (p. ex. pour le caribou des montagnes du Sud et des montagnes du Centre, le changement d’habitat découlant de l’exploitation forestière et de la récolte du bois est évalué séparément comme un impact direct; or, ce changement entraîne une hausse des proies ce qui, à sont tour, entraîne une hausse des prédateurs [loups, couguars, ours] qui tuent le caribou). Des personnes ayant une expertise sur le caribou ont remis en question la pertinence d’utiliser la méthode de l’UICN pour évaluer les menaces qui pèsent sur le caribou, particulièrement en ce qui concerne la gravité de l’impact, étant donné qu’il est difficile de décomposer tous les détails se rapportant à des menaces apparentées. M. Dave Fraser a observé que cette méthode d’évaluation est la plus largement diffuse dans le monde pour la conservation des espèces et la meilleure dont nous disposons à l’heure actuelle. M. Darcy Peel a souligné que les préoccupations concernant les menaces apparentées et synergétiques doivent être cernées, traitées et soulignées, lorsque cela est pertinent, dans la section du programme de rétablissement qui porte sur la description des menaces afin de s’assurer que le lecteur comprend les interactions entre les menaces qui pèsent sur le caribou et les conséquences de ces dernières.
Annexe 6a. Guide pour le calcul de l'impact global des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Centre
Impact des menaces
Indice
Impact des menaces
Niveau
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Maximum de la plage d'intensité
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Minimum de la plage d'intensité
Impact global des menaces calculé :-Très élevéTrès élevé
ATrès élevé11
BÉlevé00
CMoyen11
DFaible66

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Annexe 6b Grille présentant les résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Centre..

Annexe 6b. Grille présentant les résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Centre.
Numéro de la
Menace
Description de la
Menace
Impact (calculé)
Indice
Impact (calculé)
Niveau
Portée (10 prochaines années)Gravité (10 ans ou 3 générations)ImmédiatetéCommentaires
1Développement résidentiel et commercialDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
1.3Tourisme et espaces récréatifsDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Portée – Jasper : La station de ski Marmot Basin a fait une demande en vue d'agrandir ses installations. Cette harde occupe plus de 1 % de l'aire de l'UD, et comprend 54 individus matures (environ 10 % de la population totale de l'UD). Alb. et C.-B. : cette menace ne constitue pas une préoccupation. Gravité : légère.
3Production d'énergie et exploitation minièreCMoyenGrande
(31-70 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
-
3.1Forage pétrolier et gazierDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Les menaces peuvent comprendre une perte d'habitat, une utilisation réduite, un comportement d'évitement, des changements des habitudes en matière de déplacement ou des impacts dus à la proximité. Portée – Alb. : tous les animaux sont touchés sauf ceux de Jasper. C.-B. : la moitié de l'aire de répartition est touchée, y compris l'aire des hardes de Narraway (habitat de basse altitude) et de Quintette. Les hardes touchées constituent près de 75 % de la population totale. Gravité – Alb. : le taux suggéré est le même que pour la récolte de bois.
3.2Exploitation de mines et de carrièresCMoyenGrande
(31-70 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
Les menaces peuvent comprendre l'expansion des exploitations existantes ou de nouvelles activités au cours des 10 prochaines années. Portée – Alb. : les sous-populations de Redrock–ruisseau Prairie et d'A La Peche sont touchées. C-B. : 65 % des caribous en Colombie-Britannique (sous-population de Narraway et de Quintette, en raison de l'exploitation de charbon prévue). Gravité – C.-B. : on s'attend à ce qu'il y ait une perte directe d'un habitat restreint.
3.3Énergie renouvelableCDMoyen - FaibleGrande
(31-70 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Modéré (peut-être à court terme, moins de 10 ans ou 3 générations)Commentaires généraux : les menaces comprennent les parcs d'éoliennes. Portée – Alb. : toutes les crêtes montagneuses où le caribou est présent font l'objet d'études pour l'exploitation de l'énergie éolienne. C.-B. : de vastes régions font l'objet d'études pour l'exploitation de l'énergie éolienne. La probabilité que tous les droits d'occupation soient accordés est incertaine, mais on pense qu'elle est faible. À ce jour, la Colombie-Britannnique a été en mesure de déplacer les projets d'installations éoliennes vers des secteurs où les risques sont faibles ou nuls. Il se pourrait qu'un tiers des caribous soient touchés. Gravité – Alb. et C.-B. : il y a de l'incertitude, accompagnée de suppositions, quant au nombre de parcs éoliens qui seront implantés et aussi, conséquemment, quant à la gravité de l'impact. En Colombie-Britannique, les droits d'occupation concernent des secteurs alpins balayés par les vents et, s'ils étaient accordés, ils auraient un impact sur le caribou.
4Corridors de transport et de serviceDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère

(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
4.1Routes et voies ferréesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Dans l'ensemble : les menaces peuvent comprendre la construction de routes, l'évitement des routes et les risques de collision. Portée – toutes les aires de répartition sont touchées, mais les routes qui soulèvent des préoccupations sont principalement celles construites pour les besoins de l'exploitation pétrolière et gazière. Gravité – Alb. et C.-B. : mineure.
4.2Lignes de services publics-NégligeableRestreinte
(11-30 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : on a principalement pris en considération les pipelines les lignes de transport hydroélectrique. Portée – Alb. : 70-100 %. C.-B. : les pipelines passent au creux des vallées. Dans la plupart des cas, l'exception étant la harde de Narraway, il s'agit d'une zone d'habitat qui n'est pas utilisée par le caribou. Les pipelines existants ou prévus sont (ou seront) probablement situés à proximité de toutes les hardes. Une ligne de transmission électrique traverse déjà l'aire occupée par la harde de Kenny Siding.
4.4Trajectoires de vol-----Dans l'ensemble : la menace prise en considération est l'ensemble des vols réguliers.
5Utilisation des ressources biologiquesDFaibleGrande
(31-70 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
5.1Chasse et prélèvement d'animaux terrestres-NégligeableGénéralisée – Grande
(31-100 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Portée – Alb. : toutes les populations de caribou, à l'exception de celle de Jasper, peuvent faire l'objet de braconnage ou être chassées par les Premières Nations. On sait que peu de caribous sont réellement tués, mais le braconnage demeure une préoccupation. C.-B. : la chasse sportive avec permis est interdite, et il n'y a aucune indication de chasse par les Autochtones ou de braconnage. Gravité – Alb. et C.-B. : même conclusion, soit < 1 %.
5.3Exploitation forestière et récolte du boisCDMoyen - FaibleGrande
(31-70 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : la menace est liée à l'impact direct des activités d'exploitation forestière (c.-à-d. la récolte actuelle, et planifiée ou prévue au cours des 10 prochaines années, et son impact sur les 3 générations de caribous dans la plage de son occurrence). Portée – Alb. et Parcs Canada : tout le secteur. Les caribous de la partie sud du parc national de Jasper ne quittent pas le parc, contrairement à ceux qui se trouvent dans la partie nord. La sous-population d'A La Peche fréquente les zones exploitées. C.-B. : au creux des vallées, on n'observe pas d'impact direct sauf en ce qui concerne les sous-populations de Narraway, Quintette et Kennedy Siding. Cependant, la principale altération de l'habitat nuit indirectement au caribou. L'exploitation forestière exerce un impact direct sur environ 30 % des caribous. Dans l'ensemble : le total pour l'UD est de 31-70 %. Gravité – Alb. : le caribou est contraint de se déplacer dans un habitat suboptimal (p. ex. où la couverture de neige est plus épaisse, ou lieu où il y a un risque d'avalanche) et son état corporel s'en trouve réduit; de plus, les risques d'accident sont accrus. Situation plus préoccupante en Alberts où la gravité est modérée. C.- B. : négligeable. Il n'y a pas de récolte du bois dans les forêts où poussent des lichens arboricoles; par conséquent, les caribous ne sont pas privés de nourriture en raison de l'exploitation forestière.
6Intrusions et perturbations humainesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée (Constante)-
6.1Activités récréativesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : parmi les menaces figurent les motoneiges, les VTT, les randonneurs, les adeptes de ski héliporté, et les hélicoptères ou les aéronefs à voilure fixe qui peuvent accéder à l'arrière-pays. Au nombre des impacts, on compte la mortalité directe, le stress chronique entraînant la mort, une baisse de la reproduction, et le déplacement contraint dans des secteurs dangereux (zones d'avalanches). Portée – Alb. et C.-B. : toutes les hardes. Gravité – Alb. : négligeable. Parcs Canada : possibilité d'un déplacement des caribous à cause du tourisme (gravité légère). C.-B. : peu de zones récréatives empiètent sur l'aire de répartition du caribou.
6.3Travaux et autres activitésDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : parmi les menaces figurent les vols de reconnaissance pour les besoins de travaux ainsi que les activités sur le terrain liées à des travaux. Parmi les exemples d'impact, on note la perte d'habitat et le déplacement des caribous. Portée – Alb. : grande, particulièrement par suite d'activités associées à l'exploitation pétrolière et gazière (p. ex. l'arpentage et d'autres activités connexes, le dynamitage, l'échantillonnage, le forage, la réalisation de levés – de levés sismiques tridimensionnels en hiver).
7Modification du système naturelDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
7.1Incendies et lutte contre les incendies-Non calculé (en dehors de la période d'évaluation)Petite
(1-10 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Faible (peut-être à long terme, > 10 ans ou 3 générations)Portée – Alb. : il n'y aucun risque d'incendie en raison de la suppression des feux et de la vaste exploitation forestière. Parc national de Jasper : on tente d'éviter les incendies, mais on est en présence de forêts anciennes; il s'agit donc d'une menace potentielle, bien qu'incertaine. C.-B. : cette menace n'est pas très préoccupante; la harde de Narraway est la plus à risque, mais ce risque est mineur. La suppression des feux est limitée dans l'aire de répartition du caribou. Portée faible (1-10 %). Gravité – Alb. et C.-B. : de modérée à légère, là où cette menace se pose.
7.2Barrages, gestion et utilisation de l'eau-NégligeablePetite
(1-10 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Au nombre des menaces, on compte les répercussions des barrages existants et nouveaux. Les barrages existants érigés dans l'habitat du caribou ont entraîné une importante perte définitive de cet habitat. Portée : il pourrait s'agir d'une menace pour la harde de Scott, étant donné que le réservoir Williston traverse une grande partie de son aire de répartition. Aucun nouveau barrage ne devrait être construit dans le territoire de l'UD au cours des 10 prochaines années. La portée est considérée comme étant petite. Gravité – il pourrait y avoir une diminution de la dispersion et de la connectivité, et une mortalité par noyade, le réservoir Williston constituant une menace permanente. La gravité est considérée comme étant négligeable. Immédiateté : élevée (permanente).
7.3Autres modifications de l'écosystèmeDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
La menace examinée est la présence du dendroctone du pin ponderosa, et la perte d'habitat et de ressources alimentaires ainsi que le déplacement du caribou qui en découlent, considérés comme un impact direct. L'impact indirect se traduit par des modifications dans l'habitat qui donnent lieu à une hausse des proies et des prédateurs. Portée – Alb. : comme il y a peu de pins, l'impact est réduit. Parc national de Jasper : ce n'est pas une question préoccupante. C.-B. : environ 30 % seulement des caribous fréquentent les pinèdes (hardes de Kennedy et de Narraway). Gravité – C.-B. : impact temporaire sur la population en raison de la diminution à court terme des lichens, mais, à long terme, ce n'est pas une préoccupation majeure.
8Espèces et gènes envahissants ou problématiquesATrès élevéGénéralisée
(71-100%)
Extrême
(71-100%)
Élevée
(Constante)
-
8.1Espèces exotiques/non indigènes envahissantes-InconnuInconnueInconnueModérée (peut-être à court terme, < 10 ans/3 gén.)La maladie débilitante chronique a été la principale préoccupation soulevée, lorsqu'une espèce non indigène a été introduite comme gibier d'élevage.
8.2Espèces indigènes problématiquesATrès élevéGénéralisée

(71-100 %)
Extrême

(71-100 %)
Élevée
(Constante)
La menace examinée est la mortalité directe due aux prédateurs (p. ex. loups, ours et couguars) et l'influence de ces derniers sur le caribou (p. ex. le fait de devoir changer de secteur, de bouger beaucoup, le stress et le mauvais état physique). Cependant, l'augmentation de la prédation était directement liée à la hausse des populations de proies (p. ex. le cerf de Virginie) liée à un accroissement du nombre de forêts en première phase de transition par suite du développement considérable dans la région (c.-à-d. l'exploitation forestière, l'exploitation minière, et les activités pétrolières et gazières). Les sentiers récréatifs (p. ex. pour le ski ou la motoneige) contribuent aussi à la menace puisqu'ils sont empruntés par les prédateurs pour atteindre le caribou. Les feux sont un facteur préoccupant principalement pour les hardes qui se trouvent dans les parcs nationaux. Les changements climatiques sont un facteur possible. Portée – généralisée. Gravité – extrême (71-100 %). Il s'agit d'une menace grave pour la persistance du caribou de cette UD. Ce qui est préoccupant, c'est que contrairement à l'UD 7. il n'y a pas de hardes de grande taille pouvant atténuer l'impact. Il restera bien peu de caribous si on ne parvient pas à contrer cette menace rapidement et efficacement.
9Pollution-NégligeableGénéralisée
(71-100 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
-
9.6Énergie excessive-NégligeableGénéralisée
(71-100 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : la menace examinée est le bruit ambiant (stations de compression, et torchères prises en considération avec le forage pétrolier et gazier). Portée – Alb. : toutes les sous-populations. C.-B. : sous-populations de Narraway et de Quintette. Gravité – Alb. : impact faible. On s'entend pour considérer que l'impact de cette menace se classe comme celui du forage pétrolier et gazier.
10Phénomènes géologiquesDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
10.3Avalanches et glissements de terrainDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Dans l'ensemble – Portée : environ 6 % de mortalité au sein des hardes du parc national de Jasper en raison des avalanches. Dans la région de Banff, les 5 derniers caribous ont été tués par une avalanche.
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents-Non calculé (en dehors de la période d'évaluation)InconnueInconnueFaible (peut-être à long terme, > 10 ans ou 3 générations)-
11.1Déplacement et altération de l'habitat-Non calculé (en dehors de la période d'évaluation)InconnueInconnueFaible (peut-être à long terme, > 10 ans ou 3 générations)Il n'y aura probablement pas de changement significatif au cours des dix prochaines années; à long terme, il y aura vraisemblablement une réduction des prairies alpines. Alb. : ce n'est pas une question préoccupante.

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Annexe 7. Résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Sud (UD 9)

Nom scientifique de l'espèce ou de l'écosystème :
Rangifer tarandus caribou
Identification de l'élément :
UD9
Date :
13 novembre 2013
Évaluateurs :
Chris Ritchie, BC FLNRO, Fish & Wildlife Recovery, Victoria, Fish and Wildlife Recovery Implementation Manager; Chris Pasztor, BC Ministry of Environment, Ecosystem Branch; John Surgenor, BC FLNRO, Ecosystems Branch, Kamloops, Wildlife Biologist; Darcy Peel, échange avec Environnement Canada, Species at Risk Biologist; Kelsey Furk, Parcs Canada, Wildlife Biologist; Danielle Backman, Parcs Canada, Glacier National Park; Deborah Cichowski, consultante à contrat auprès d’Environnement Canada; Justina Ray, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC; Dave Fraser, BC FLNRO, Threats Assessment Facilitator; Greg Ferguson, Environnement Canada, Species at Risk Biologist, coordonnateur des conférences téléphoniques
Impact global des menaces – commentaire :
Aucun.
Annexe 7a. Guide pour le calcul de l'impact global des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Sud.
Impact des menaces
Indice
Impact des menaces
Niveau
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Maximum de la plage d'intensité
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Minimum de la plage d'intensité
Impact global des menaces calculé :-Très élevéTrès élevé
ATrès élevé11
BÉlevé00
CMoyen31
DFaible35

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Annexe 7b. Grille présentant les résultats du calculateur des menaces pour les populations de caribous de l'unité désignable des montagnes du Sud.
Numéro de la
Menace
Description de la
Menace
Impact (calculé)
Indice
Impact (calculé)
Niveau
Portée (10 prochaines années)Gravité (10 ans ou 3 générations)ImmédiatetéCommentaires
2Agriculture et aquaculture-NégligeableNégligeable
(<1%)
Légère
(1-10%)
Élevée
(Constante)
-
2.1Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
La menace est associée à l'impact direct des cultures de produits autres que le bois (p. ex. terres agricoles) sur la survie du caribou au cours des dix prochaines années. Ceci ne comprend pas l'augmentation du nombre d'autres proies. Gravité – Parcs Canada : négligeable. C.-B. : légère, tout au plus.
2.3Élevage et élevage à grande échelle-NégligeablePetite
(1-10 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
On a pris en considération la menace posée par l'élevage de vaches (faible et les chevaux (un peu plus élevée).
3Production d'énergie et exploitation minièreDFaibleRestreinte – Petite
(1-30 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
-
3.1Forage pétrolier et gazier-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
InconnueModérée (peut-être à court terme, < 10 ans/3 gén.)Portée – il pourrait y avoir du gaz de schiste dans la région des Kootenays; mais la portée demeure petite au cours des dix prochaines années.
3.2Exploitation de mines et de carrièresDFaiblePetite
(1-10 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : on a inclus les menaces posées par le bruit et la poussière ainsi que les risques de mort ou la réduction des capacités, à l'emplacement des mines actives ou des nouvelles mines, qui découlent de l'empreinte de la mine, des installations et des activités humaines connexes. Portée – occurrence restreinte. C.-B. : il y a quelques mines dans les régions des Kootenays et de Barkerville, et de l'exploration minière dans la région de Kamloops. Commentaire concernant Parcs Canada : l'exploration minière empiète sur certaines aires de mise bas. La mine Ruddock, au nord-ouest de Revelstoke, a présenté un projet d'agrandissement. Gravité – Modérée. C.-B. : la gravité est modérée, ou peut-être plus que modérée.
3.3Énergie renouvelableDFaibleRestreinte – Petite
(1-30 %)
Modérée
(11-30 %)
Modérée (peut-être à court terme, < 10 ans/3 gén.)Commentaires généraux : les menaces comprennent les installations indépendantes de production d'électricité (c.-à-d. des projets de centrales au fil de l'eau et d'installations éoliennes) ainsi que les répercussions des perturbations et le déplacement en raison de la construction, de l'empreinte et de l'exploitation (bruit et accès) des installations. Les routes, dont l'impact est examiné au point 4.1, n'ont pas été prises en considération. Portée – C.-B. : plusieurs projets de centrales au fil de l'eau ont été proposés pour la rivière Thompson Nord, mais leur empreinte est petite et elles se trouvent principalement dans des zones à faible altitude; certaines centrales au fil de l'eau sont déjà en place, mais pas encore dans l'habitat du caribou. À l'échelle de l'UD entière : il y a une assez grande incertitude quant à l'étendue des projets d'installations indépendantes de production d'électricité et à leur empreinte au cours de la prochaine décennie. Éoliennes : à l'heure actuelle, aucun projet d'installation éolienne n'a été proposé sur le territoire de l'UD entière dans l'habitat du caribou. Des répercussions sur les habitats sensibles (p. ex. lieu de mise bas) sont possibles en raison de données d'observation erronées. Gravité – C.-B. : modérée (les risques de mort ou la réduction des capacités sur le site d'installations éoliennes sont moindres qu'à des installations minières, mais plus grandes que dans un champ de blé). À la suite des commentaires des spécialistes, la portée a été révisée de « Petite » (1-10 %) à « Restreinte-Petite » (1-30 %) et la gravité de « Légère » (1-10 %) à « Modérée » (11-31 %).
4Corridors de transport et de serviceCDMoyen - FaibleGénéralisée
(71-100%)
Modérée - Légère
(1-30%)
Élevée
(Constante)
-
4.1Routes et voies ferréesCDMoyen - FaibleGénéralisée
(71-100 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : les menaces comprennent les effets des routes existantes et nouvelles sur la disponibilité (perte directe) et l'utilisation (évitement, obstacles aux déplacements/fragmentation) de l'habitat, et la mortalité directe (collisions avec des véhicules/mortalité routière) et la diminution de la valeur adaptative (ingestion de sels de voirie). Remarque : les routes d'accès aux ressources sont la principale voie pour les activités récréatives (p. ex. la motoneige) et pour les déplacements éventuels de prédateurs. Gravité – la possibilité d'un élargissement de la route Transcanadienne pourrait accroître la menace. Il y a un risque réel qu'un grand groupe de caribous soit tué par un camion sur la route Mica au cours des dix prochaines années. Des groupes de plus de 20 individus se rassemblent sur la route. On a établi que 6,5 % (3 des 46 caribous) de la population de Selkirk Sud a été tuée à l'hiver 2008-2009 (un camion a frappé un mâle adulte en octobre 2008 et une voiture a frappé deux femelles en mars 2009) sur la route 3 – à la hauteur du col Kootenay – dont un tronçon de 7 km se trouve dans l'habitat principal du caribou (cette route est aussi appelée Salmo-Creston et est parfois considérée comme un tronçon de la route Crowsnest); il y a donc un risque que d'autres individus soient tués. À la suite des commentaires des spécialistes, la gravité a été révisée de « Négligeable » (< 1 %) à « Modérée-Légère » (1-30 %).
4.2Lignes de services publicsDFaiblePetite
(1-10 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : On a pris en considération les menaces posées par les lignes de services publics existantes et nouvelles (installations indépendantes de production d'électricité, pipelines) sur la disponibilité de l'habitat (perte directe) et son utilisation (évitement, obstacles aux déplacements/ fragmentation). Les menaces indirectes ne sont pas évaluées, mais elles sont soulignées; elles comprennent l'expansion de l'habitat de l'orignal et l'accès facile des motoneiges à l'habitat du caribou (p. ex. un point d'accès pourrait faire en sorte qu'un vaste secteur de l'habitat du caribou à la fin de l'hiver soit perturbé par la circulation de motoneiges). Portée – C.-B. : de nouvelles lignes de transport d'électricité ont été proposées dans le secteur de la rivière Thompson Nord; il a aussi été prévu que le pipeline Kinder Morgan passerait dans ce secteur, mais au creux de la vallée; d'autres pipelines ont été proposés, mais plus au nord. Gravité – les lignes de transport des installations indépendantes de production d'électricité pourraient avoir un impact direct sur l'habitat (p. ex. elles sont permanentes dans un habitat constitué de forêts en première phase de transition sans couvert producteur de lichens).
4.4Trajectoires de vol-----Commentaires généraux : les menaces examinées comprennent les vols prévisibles/réguliers au départ et à destination de cette région (p. ex. les trajectoires des vols commerciaux au départ et à destination des aéroports). Cette question est traitée conjointement aux trajectoires de vol suivies pour le ski héliporté, à la section « Activités récréatives ».
5Utilisation des ressources biologiquesCDMoyen - FaibleGrande – Restreinte
(11-70 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Élevée
(Constante)
-
5.1Chasse et prélèvement d'animaux terrestres-NégligeableGénéralisée
(71-100 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Portée – les occurrences sont possibles dans l'ensemble du territoire de l'UD, bien que certaines soient inaccessibles. Remarque : l'accroissement du nombre de routes pourrait faciliter l'accès à ces zones. Gravité – il y a peu de cas de capture illégale (2 cas sur 165 morts, entre 1984 et 2004, dans 15 des 17 sous-populations; Wittmer et al., 2005). À la suite des commentaires des spécialistes, on a établi que la portée était « Généralisée », la gravité était « Négligeable » et l'immédiateté était « Élevée ».
5.3Exploitation forestière et récolte du boisCDMoyen - FaibleGrande – Restreinte
(11-70 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : la menace a seulement été évaluée à la lumière de la perte d'habitat et non de la prédation. Seules les nouvelles exploitations forestières ont été prises en considération. Portée – C.-B. : 2 millions d'hectares d'habitat à haute altitude sont protégés et on s'attend à ce que l'impact soit faible (< 10 %, l'exploitation minière pourrait avoir un certain impact). On s'attend à ce qu'il y ait une récolte de bois dans les milieux fréquentés par le caribou dans la région de Revelstoke et plus au nord, plutôt que dans les milieux saisonniers utilisés dans d'autres régions de l'UD. Gravité – la plupart des caribous de l'UD se trouvent principalement à haute altitude en hiver et en été, de sorte qu'ils ne subiront pas les répercussions de l'exploitation forestière. Les caribous dans la région de Revelstoke sont présents à toutes les altitudes; en outre, la superficie d'habitat protégé est moins grande que ce qui avait été recommandé. Par conséquent, la gravité associée à l'exploitation forestière sera plus grande pour ces individus que pour ceux d'autres régions.
6Intrusions et perturbations humainesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
6.1Activités récréativesDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Au nombre des menaces, on compte les activités récréatives dans l'arrière-pays (p. ex. skieurs et motoneigistes) et les vols d'hélicoptères à basse altitude (p. ex. ski héliporté). Ces facteurs peuvent accroître le stress et entraîner l'abandon d'un habitat idéal (pour aller, par exemple, dans un lieu où il y a un risque d'avalanche). Remarque : l'accroissement du nombre de routes pourrait contribuer à rendre davantage accessible l'habitat du caribou aux amateurs d'activités récréatives. Gravité – les avalanches peuvent constituer une importante source de mortalité de caribous (voir la section 10.3) et les amateurs d'activités dans l'arrière-pays contribuent directement à accroître cette menace. Gravité – d'abord classée « Légère », elle a été haussée à « Modérée », avant d'être révisée à « Légère », étant donné qu'un taux de mortalité de 10 % correspondrait à 180 animaux sur 10 ans et qu'il a été jugé que le taux de mortalité réel serait moindre. De plus, l'attribution du classement « Légère » est conforme aux évaluations des menaces des autres UD.
6.2Guerre, troubles civils et exercices militaires-NégligeableNégligeable
(< 1 %)
Élevée – Modérée
(11-70 %)
Élevée
(Constante)
Portée – Dans les parcs nationaux Mont Revelstoke et des Glaciers, les mesures de prévention des avalanches relèvent des forces armées; il reste que la portée est vraisemblablement négligeable.
6.3Travaux et autres activités-NégligeableGrande
(31-70 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : cette menace comprend la prévention des avalanches, les recherches réalisées par des minéralogistes, les travaux d'implantation et les déambulations des travailleurs avant les activités d'extraction des ressources. Gravité – vraisemblablement négligeable (faible certitude). Deux morts sur 165 (cité dans Miller et al., 2005) étaient liées à la recherche (capture). La réalisation de levés a pour effet de perturber les caribous, ce qui pourrait les pousser à se déplacer vers des lieux où il y a un risque d'avalanche. Il y a un risque de mortalité directe et de déplacement lors de la mise en œuvre de mesures de prévention des avalanches (p. ex. autoroutes, col Kootenay, autoroute Transcanadienne; ski héliporté, exploitation minière ou forestière).
7Modification du système naturelDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
-
7.1Incendies et lutte contre les incendiesDFaiblePetite
(1-10 %)
Modérée – Légère
(1-30 %)
Élevée
(Constante)
De vastes opérations de brûlage dirigé sont prévues dans des parcs nationaux. Il y a eu quelques feux dans les secteurs fréquentés par les hardes de Kootenay. On reconnaît que, récemment, les feux ont été une (importante) source de préoccupation, perturbant l'habitat dans son ensemble, et qu'ils pourraient, à l'avenir, avoir une incidence sur l'habitat du caribou.
7.2Barrages, gestion et utilisation de l'eau-NégligeablePetite
(1-10 %)
Négligeable
(< 1 %)
Élevée
(Constante)
Au nombre des menaces, on compte les répercussions des barrages existants et nouveaux. Portée – petite. Les barrages existants érigés dans l'habitat du caribou ont entraîné une importante perte définitive de l'habitat utilisé au début de l'hiver. Aucun nouveau barrage ne devrait être construit dans le territoire de l'UD au cours des 10 prochaines années. Gravité – la dispersion pourrait être en partie réduite à cause des barrages existants, ce qui représente une menace constante même si les caribous sont capables de franchir un lac à la nage. Gravité – négligeable. Immédiateté : élevée (permanente).
7.3Autres modifications de l'écosystèmeDFaibleGénéralisée
(71-100 %)
Légère
(1-10 %)
Élevée
(Constante)
Parmi les menaces, on compte les changements dans les populations d'autres proies (p. ex. l'orignal et le cerf) causés par les modifications actuelles et futures à l'habitat et par les pathogènes forestiers (p. ex. le dendroctone du pin ponderosa et le typographe de l'épinette) ainsi que l'impact direct sur l'habitat et la valeur adaptative du caribou. Portée – le nombre d'orignaux augmente, est stable ou diminue selon les différents secteurs de l'UD, alors que les populations de cerfs augmentent dans le sud et probablement sur l'ensemble de l'UD. KF: la portée de l'impact lié à la présence d'orignaux et de cerfs est généralisée (c.-à-d. que tous les caribous de l'UD des montagnes du Sud seraient probablement touchés par les répercussions récentes du développement – exploitation forestière, lignes de transport d'électricité, etc. – par l'entremise des populations d'orignaux et de cerfs, et ce, même si toute exploitation forestière cessait maintenant. DB : on devrait envisager de hausser le classement de la portée à « Grande », soit 31-70 %. À l'heure actuelle, il n'y a pas de plan général en vue de réduire la population d'orignaux. On considère que le dendroctone du pin ponderosa n'a, et n'aura au cours des 10 prochaines années, que peu d'effet. Cependant, le typographe de l'épinette ainsi que d'autres insectes forestiers pourraient susciter des préoccupations dans l'avenir. Les conditions dépendront du mode de gestion qui sera adopté. Gravité – la gravité est difficile à juger, mais il se pourrait qu'elle soit moindre étant donné que les cerfs et les orignaux ne tuent pas directement les caribous et ne sont pas en compétitions avec eux. Toutefois, l'impact important de la modification de la dynamique prédateurs-proies attribuable à un accroissement du nombre de forêts en première phase de transition doit être pris en compte. Cette menace a été soulevée au cours de discussions et il a été souligné qu'il faudrait la réexaminer (résultats des autres éléments perturbateurs de l'écosystème).
8Espèces et gènes envahissants ou problématiquesATrès élevéGénéralisée
(71-100 %)
Extrême
(71-100 %)
Élevée
(Constante)
-
8.2Espèces indigènes problématiquesATrès élevéGénéralisée
(71-100 %)
Extrême
(71-100 %)
Élevée
(Constante)
Commentaires généraux : La menace examinée est la mortalité directe due aux prédateurs (p. ex. loups, ours et couguars) et l'influence de ces derniers sur le caribou (p. ex. déplacement, mouvements, stress, mauvais état physique). Cependant, l'augmentation de la prédation était directement liée à la hausse des populations de proies (p. ex. orignal, cerf de Virginie) liée à un accroissement du nombre de forêts en première phase de transition par suite du développement considérable dans la région (c.-à-d. l'exploitation forestière, l'exploitation minière, et les activités pétrolières et gazières). Les sentiers récréatifs (p. ex. pour le ski ou la motoneige) contribuent aussi à la menace puisqu'ils sont empruntés par les prédateurs pour atteindre le caribou. Les feux sont un facteur préoccupant principalement pour les hardes qui se trouvent dans les parcs nationaux et la région de Kootenay. Les changements climatiques sont un facteur possible. Portée – généralisée. Gravité – extrême (71-100 %). Ce qui est préoccupant, c'est que contrairement à l'UD 7, il n'y a pas de hardes de grande taille pouvant atténuer l'impact. Il restera bien peu de caribous si on ne parvient pas à contrer cette menace rapidement et efficacement.
10Phénomènes géologiquesCMoyenGrande
(31-70 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
-
10.3Avalanches et glissements de terrainCMoyenGrande
(31-70 %)
Modérée
(11-30 %)
Élevée
(Constante)
La menace vient des avalanches naturelles et non de l'augmentation du risque attribuable au déplacement des caribous dans un lieu à risque d'avalanche à cause de travaux ou d'activités récréatives dérangeantes; ces aspects sont examinés dans les sections pertinentes. Portée – le risque d'avalanche est maximal en terrain escarpé et abrupt. Gravité – les avalanches présentent un risque pour tous les caribous, mais particulièrement pour les petites populations.
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents-InconnuGénéralisée
(71-100 %)
InconnueÉlevée
(Constante)
-
11.1Déplacement et altération de l'habitat-InconnuGénéralisée
(71-100 %)
InconnueÉlevée
(Constante)
Au cours des dix prochaines années, les changements climatiques influeront, d'une manière ou d'un autre, sur toute l'UD. Gravité – la gravité du changement à venir et son impact direct sur la survie du caribou sur 3 générations est incertaine/inconnue. La modélisation du climat donne à penser que, d'ici 50 ans peut-être, il y aurait un rétrécissement de l'aire de répartition de la sous-population du sud de la chaîne Purcell, conjointement à une diminution du manteau neigeux, mais à une augmentation des précipitations de pluie en hiver, sans compter que l'on prévoit que les chutes de neige printanières diminueraient beaucoup plus tôt d'ici 2080. Il s'ensuivra probablement une réduction de la durée ou de la largeur de l'obstacle constitué par le manteau neigeux et un changement du risque de prédation du caribou. Les maladies, les incendies et les autres agents de perturbation pourraient aussi être à l'origine d'une conversion des caractéristiques de l'habitat forestier (aux fins de référence, indiquer : « Rapport inédit, MFLNRO » ou « Chris Ritchie, comm. pers. »). Wang et d'autres ont élaboré des modèles qui prédisent que la zone à thuya et pruche très humide (ICH vk) pourrait diminuer de manière importante ou disparaître, ou encore se déplacer vers des altitudes plus élevées. Les conditions météorologiques extrêmes ont des répercussions sur les lichens, sur l'accès aux lichens arborescents, sur les chutes de neige qui sont réduites et sur la fréquence des avalanches qui pourrait augmenter.
11.3Températures extrêmes-----Ce facteur est examiné à la section 11.1.
11.4Tempêtes et inondations-----Ce facteur est examiné à la section 11.1.

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