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Espèces sauvages 2015: la situation générale des espèces au Canada

Règne des animaux


Éponges

Photo des Éponge digitée
Photo: Éponge digitée (Amphilectus digitatus) © John Rix

Les éponges forment l’embranchement Porifera. Les éponges sont des animaux simples, multicellulaires, dont la couleur, la forme et la taille varient, et qui vivent attachés à un substrat comme le plancher océanique. La plupart sont des espèces marines qui vivent dans les trois océans du Canada, que ce soit en zones intertidales ou à une profondeur de 8 km. Elles jouent des rôles écologiques importants, notamment la filtration de bactéries pour se nourrir, l’excrétion d’azote et la formation de grandes colonies qui fournissent un habitat important à d’autres animaux. Toutefois, quelques espèces d’éponges vivent également en eaux douces. De manière générale, elles passent inaperçues et sont de couleur verte en raison de leur relation symbiotique avec des algues. Les connaissances sur les éponges sont très limitées, mais l’intérêt à l’égard de l’écologie et de la conservation des espèces marines s’accroît. Par exemple, le Centre d’expertise sur les récifs de coraux et d’éponges d’eau froide a été créé à Terre-Neuve en 2008. Des relevés et des collectes scientifiques ont été amorcés, mais de nombreuses lacunes persistent dans les connaissances sur leur répartition, leur reproduction et leur résilience. Les éponges sont vulnérables aux perturbations physiques, particulièrement au chalutage de fond, et une zone de protection marine pour les récifs d’éponges siliceuses a été établie près de Haida Gwaii. Parmi les autres menaces figurent les répercussions des changements climatiques, l’acidification des océans, les espèces envahissantes et la contamination.

Il y a 212 espèces connues d’éponges au Canada (Figure 8). Quelques espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (14%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 179 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’éponges n’est considérée comme migratrice.

Figure 8. Situation générale des éponges au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour figure 8

Figure 8 montre la situation générale des éponges au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’éponges classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 212 espèces évaluées au Canada, 3 étaient classées vulnérables, 30 en sécurité, 177 inclassables et 2 non classées. Seule une espèce a été évaluée au Yukon et a été classée inclassable. Seule une espèce a été évaluée dans les Territoires du Nord-Ouest et a été classée inclassable. Aucune espèce n’était présente au Nunavut. Les 3 espèces évaluées en Colombie-Britannique ont été classées inclassables. Les 4 espèces évaluées en Alberta ont été classées inclassables. Aucune espèce n’était présente en Saskatchewan et au Manitoba. Des 6 espèces évaluées en Ontario, une était classée en sécurité et 5 inclassables. Les 13 espèces évaluées au Québec ont été non classées. Les 8 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick ont été classées inclassables. Les 12 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse ont été classées inclassables. Des 120 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 3 étaient classées vulnérables et 117 inclassables. Les 7 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest ont été classées inclassables. Les 36 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est ont été classées inclassables. Des 63 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 29 étaient classées en sécurité et 34 inclassables.

Coraux

Image de Corail arborescent (voir longue description ci-dessous)
Photo: Photo d’un corail rose, Corail arborescent (Paragorgia arborea) © Pêches et Océans Canada

Les coraux réfèrent à la classe Anthozoa. Les coraux sont des animaux sédentaires et multicellulaires qui vivent sur le plancher océanique et forment des squelettes de carbonate de calcium. En général, ils désignent un groupe de polypes. Toutefois, les polypes peuvent être solitaires ou coloniaux. Leurs tentacules capturent la nourriture passante et, contrairement aux coraux tropicaux, les espèces d’eau froide n’ont pas d’algues symbiotiques ayant besoin de la lumière du soleil. Les coraux habitent tous les océans du Canada, et on les rencontre tant dans les zones intertidales que dans les profondeurs. Les coraux peuvent se reproduire de manière sexuée ou asexuée, et certains développent des « anneaux de croissance » annuels qui révèlent les conditions passées des océans. Les récifs de corail sont l’un des habitats les plus complexes des fonds océaniques où les animaux peuvent se reposer, se nourrir, frayer et éviter les prédateurs. Ils sont liés à l’abondance et à la diversité des poissons, et leur conservation est de plus en plus reconnue comme une priorité nationale et internationale. Bien que de récentes recherches aient permis d’accroître nos connaissances sur la répartition et la biologie des c oraux, plusieurs endroits n’ont pas été échantillonnés, et on manque de données sur leur physiologie, leur cycle vital, leur reproduction et leur résilience. Les menaces pour les coraux englobent les lésions d’origine mécanique (particulièrement causées par les engins de pêche de fond), l’envasement, l’acidification des océans et les répercussions des changements climatiques.

Il y a 190 espèces connues de coraux au Canada (Figure 9). Quelques espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (10%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 133 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de coraux n’est considérée comme migratrice.

Figure 9. Situation générale des coraux au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour figure 9

La Figure 9 montre la situation générale des coraux au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de coraux classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 190 espèces évaluées au Canada, 38 étaient classées vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 14 en sécurité, 132 inclassables et une non classée. Des 54 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 38 étaient classées vulnérables et 16 non classées. Les 10 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest ont été classées inclassables. Des 65 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 2 étaient classées apparemment en sécurité, 4 en sécurité et 59 inclassables. Des 105 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 6 étaient classées vulnérables, 4 apparemment en sécurité, 14 en sécurité, 80 inclassables et une non classée.

Bivalves d’eau douce

Photo d’une paire de coquilles d’un Ptychobranche réniforme
Photo d’une paire de coquilles d’un Ptychobranche réniforme Ptychobranchus fasciolaris © Todd Morris

Les bivalves d’eau douce appartiennent à la classe Bivalvia (espèces d’eau douce seulement). Elles englobent des espèces telles que les moules, les myes et les palourdes, et sont des animaux à corps mou qui vivent dans une coquille à charnière. Les moules sont souvent fixées à un substrat dur (bien qu’elles puissent se déplacer lentement), tandis que la plupart des myes et des palourdes s’enfouissent dans les sédiments. Les bivalves d’eau douce sont tous benthiques, et leur diversité maximale est observée dans la région des Grands Lacs inférieurs. La plupart des larves de moules parasitent des poissons, et certaines moules piègent leurs hôtes potentiels en imitant de petites proies. Les adultes se nourrissent en filtrant des bactéries et des algues par leurs branchies, améliorant ainsi la clarté et la qualité de l’eau. Comme les bivalves d’eau douce sont des organismes filtreurs longévifs et principalement sessiles, ils sont de bons indicateurs de la santé de l’environnement. Les études sur les bivalves sont limitées au Canada, bien que les récents déclins de populations aient suscité la réalisation de nouveaux relevés, permettant ainsi d’accroître les connaissances sur leur répartition, leur abondance et leurs refuges. Les recherches sont axées sur les répercussions d’espèces exotiques, comme la Moule zébrée (Dreissena polymorpha), qui a altéré les écosystèmes aquatiques et réduit considérablement les populations de bivalves indigènes en se greffant à leur coquille, interférant ainsi avec l’alimentation, la croissance et la reproduction. Les autres menaces pour les bivalves (et les poissons hôtes) englobent la destruction et l’altération de l’habitat, l’envasement et le ruissellement agricole.

Il y a 93 espèces connues de bivalves d’eau douce au Canada (Figure 10). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (54%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, une espèce qui est possiblement disparue, 13 espèces qui sont gravement en péril, et neuf espèces qui sont en péril. Parmi ces 24 espèces, 18 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et six sont intermédiaires (de 11% à 74%). Au total, quatre espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié sept espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur une espèce pour lui attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de bivalves d’eau douce n’est considérée comme migratrice.

Les moules d’eau douce ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 14 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, quatre espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, sept espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et trois espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. La plupart des changements (57%) résultent d’un changement procédural.

Figure 10. Situation générale des bivalves d’eau douce au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 10

La Figure 10 montre la situation générale des bivalves d’eau douce au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de bivalves d’eau douce classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 93 espèces évaluées au Canada, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 13 gravement en péril, 9 en péril, 11 vulnérables, 15 apparemment en sécurité, 35 en sécurité, une non classée et 7 non applicables. Des 19 espèces évaluées au Yukon, une était classée en péril, 2 vulnérables, 2 apparemment en sécurité, une en sécurité, 9 inclassables et 4 non applicables. Des 22 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 6 étaient classées vulnérables, 7 apparemment en sécurité, une en sécurité et 8 inclassables. Des 14 espèces évaluées au Nunavut, 6 étaient classées en péril, 2 vulnérables, 4 apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Des 32 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée possiblement disparue, 2 en péril, 2 vulnérables, 8 apparemment en sécurité, 15 en sécurité, une inclassable, 2 non classées et une non applicable. Des 28 espèces évaluées en Alberta, une était classée gravement en péril, 5 en péril, 10 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, une en sécurité et 2 inclassables. Des 30 espèces évaluées en Saskatchewan, 7 étaient classées en péril, 12 vulnérables, 8 apparemment en sécurité et 3 en sécurité. Des 40 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées gravement en péril, 7 en péril, 10 vulnérables, 13 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 2 non classées et 2 non applicables. Des 79 espèces évaluées en Ontario, 14 étaient classées gravement en péril, 7 en péril, 14 vulnérables, 16 apparemment en sécurité, 20 en sécurité, une inclassable et 7 non applicables. Des 50 espèces évaluées au Québec, 3 étaient classées gravement en péril, 6 en péril, 14 vulnérables, 16 apparemment en sécurité, 7 en sécurité et 4 non applicables. Des 28 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée présumée disparue, 2 en péril, 2 vulnérables, une apparemment en sécurité, 5 en sécurité et 17 inclassables. Des 22 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 4 étaient classées gravement en péril, 2 en péril, une vulnérable, une apparemment en sécurité, 3 en sécurité et 11 inclassables. Des 15 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée gravement en péril, une apparemment en sécurité et 13 inclassables. Des 12 espèces évaluées au Labrador, une était classée gravement en péril, une en péril et 10 inclassables. Des 19 espèces évaluées à Terre-Neuve, 5 étaient classées gravement en péril, 2 en péril, 6 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, une en sécurité et 2 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Escargots et limaces terrestres et d’eau douce

Photo d’un escargot
Photo d’un escargot, Allogona townsendiana © Kristiina Ovaska

Les escargots et limaces terrestres et d’eau douce appartiennent à la classe Gastropoda (espèces terrestres et d’eau douce seulement). Ils sont pourvus d’une tête bien développée, de tentacules et d’un pied musculaire servant à la locomotion, et la plupart ont une coquille les protégeant contre la prédation et la déshydratation. La coquille est réduite, internalisée ou absente chez les limaces. En général, les gastéropodes sont détritivores et herbivores, et ils se nourrissent au moyen de leur langue dentée et râpeuse. Les espèces terrestres ont besoin d’humidité, et c’est pourquoi on les trouve souvent dans des feuilles ou sous des billots et des roches. De nombreuses espèces sont hermaphrodites, possédant à la fois les organes sexuels mâles et femelles, bien que la fécondation croisée soit habituellement nécessaire à la reproduction. Certaines espèces ont des habitats très spécifiques, comme la Physe des fontaines de Banff (Physella johnsoni), espèce en voie de disparition, dont la population mondiale est restreinte à un microhabitat dans le parc national Banff. La plupart des espèces sont peu connues au Canada, principalement en raison de leur petite taille, de leur complexité taxonomique et de l’absence d’ouvrages de référence accessibles. Les menaces englobent la destruction ou la dégradation de l’habitat, les espèces envahissantes, les changements climatiques et la pollution aquatique (pour les espèces d’eau douce).

Il y a 326 espèces connues d’escargots et limaces terrestres et d’eau douce au Canada (Figure 11). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (35%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, quatre espèces qui sont possiblement disparues, 15 espèces qui sont gravement en péril, et 25 espèces qui sont en péril. Parmi ces 45 espèces, 27 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 11 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, sept espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Parmi celles-ci, six espèces sont considérées comme endémiques au Canada : Oreohelix stantoni, Physella johnsoni, Physella wrighti, Planorbella columbiensis, Staala gwaii, Vallonia terraenovae. Au total, neuf espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 45 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 95 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’escargots et limaces terrestres et d’eau douce n’est considérée comme migratrice.

Figure 11. Situation générale des escargots et limaces terrestres et d’eau douce au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 11

La Figure 11 montre la situation générale des escargots et limaces non marins au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’escargots et limaces non marins classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 326 espèces évaluées au Canada, une était classée présumée disparue, 4 possiblement disparues, 15 gravement en péril, 25 en péril, 24 vulnérables, 52 apparemment en sécurité, 63 en sécurité, 89 inclassables, 6 non classées et 47 non applicables. Des 69 espèces évaluées au Yukon, 5 étaient classées vulnérables, 8 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 34 inclassables et 18 non applicables. Des 61 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 3 étaient classées vulnérables, 10 apparemment en sécurité, une en sécurité, 46 inclassables et une non applicable. Des 29 espèces évaluées au Nunavut, une était classée en péril, une en sécurité et 27 inclassables. Des 158 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée présumée disparue, 5 possiblement disparues, 7 gravement en péril, 11 en péril, 21 vulnérables, 22 apparemment en sécurité, 44 en sécurité, 8 inclassables, 6 non classées et 33 non applicables. Des 85 espèces évaluées en Alberta, 2 étaient classées gravement en péril, 2 en péril, 10 vulnérables, 18 en sécurité, 37 inclassables et 4 non applicables. Des 64 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée en péril, 5 vulnérables, 4 apparemment en sécurité, 3 en sécurité, 49 inclassables et 2 non applicables. Des 124 espèces évaluées au Manitoba, 7 étaient classées en péril, 19 vulnérables, 26 apparemment en sécurité, 13 en sécurité, 35 inclassables, 3 non classées et 21 non applicables. Des 220 espèces évaluées en Ontario, une était classée possiblement disparue, 11 gravement en péril, 18 en péril, 25 vulnérables, 43 apparemment en sécurité, 18 en sécurité, 70 inclassables et 34 non applicables. Des 162 espèces évaluées au Québec, 2 étaient classées inclassables, 136 non classées et 24 non applicables. Des 93 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 6 étaient classées vulnérables, 12 apparemment en sécurité, 17 en sécurité, 42 inclassables et 16 non applicables. Des 99 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées en sécurité, 77 inclassables et 20 non applicables. Des 65 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée apparemment en sécurité, une en sécurité, 53 inclassables et 10 non applicables. Des 32 espèces évaluées au Labrador, une était classée apparemment en sécurité, 7 en sécurité, 21 inclassables et 3 non applicables. Des 83 espèces évaluées à Terre-Neuve, 5 étaient classées gravement en péril, 7 en péril, 12 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, 10 en sécurité, 21 inclassables et 19 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Araignées

Photo d’une araignée, Thomise variable se reposant entre des pétales fuchsia
Photo d’une araignée, Thomise variable (Misumena vatia), se reposant entre des pétales fuchsia © Joanne Bovee

Les araignées forment l’ordre Araneae. Les araignées sont pourvues de huit pattes, sont des prédateurs ayant de crochets venimeux, et sécrètent de la soie. Elles diffèrent des insectes, car leur corps est divisé en deux segments plutôt qu’en trois, leurs yeux sont simples plutôt que composés, et elles n’ont ni antennes ni ailes. Contrairement à la plupart des arthropodes, les araignées n’ont pas de muscles extenseurs dans leurs membres et ont plutôt recours à la pression hydraulique pour les étendre. Les araignées utilisent la soie pour construire des toiles, tisser des cocons, maîtriser leurs proies (et parfois des partenaires) ou se déplacer. Certaines espèces capturent leurs proies dans des toiles, tandis que d’autres sont des chasseuses actives, ou sont des prédatrices à l’affût qui posent une embuscade aux proies passant à leur portée. Les dolomèdes poursuivent leurs proies sur la terre ou sur l’eau et n’hésitent pas à plonger sous l’eau pour attraper occasionnellement un méné ou un têtard. Les femelles de certaines espèces s’occupent de leur progéniture en la transportant, en la protégeant et en partageant de la nourriture avec elle. De nombreuses espèces utilisent une technique appelée « ballooning » pour se disperser, se laissant pendre au bout d’un fil de soie qui, capté par le vent, les emporte sur une distance de quelques mètres à jusqu’à de nombreux kilomètres. Bien que toutes les araignées soient venimeuses dans une certaine mesure, très peu d’entre elles sont dangereuses pour les humains. Les araignées sont de plus en plus reconnues pour leur importance écologique, notamment à titre d’agents de lutte contre les insectes ravageurs. En dépit de la fascination qu’elles exercent auprès des chercheurs et du public, elles sont en général peu connues au Canada, car peu de milieux ont été bien échantillonnés. Les menaces pesant sur les araignées englobent la perte d’habitat, les changements climatiques et l’utilisation de pesticides.

Il y a 1399 espèces connues d’araignées au Canada (Figure 12). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (55%). Il y a sept espèces qui sont gravement en péril et 37 espèces qui sont en péril. Parmi ces 44 espèces, 26 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 14 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, quatre espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Ces quatre espèces sont considérées comme endémiques au Canada : Clubione anguleuse (Clubiona angulata), Érigonie hyaline (Disembolus hyalinus), Mysmène du Québec (Mysmena quebecana), Érigonie charbonnière (Walckenaeria fusciceps). Au total, quatre espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 71 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 460 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’araignées n’est considérée comme migratrice.

Toutes les espèces d’araignées ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 235 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 19 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 31 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 112 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 46 espèces ont été ajoutées à la liste et 27 espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (64%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 12. Situation générale des araignées au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 12

La Figure 12 montre la situation générale des araignées au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’araignées classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 1399 espèces évaluées au Canada, 7 étaient classées gravement en péril, 37 en péril, 49 vulnérables, 310 apparemment en sécurité, 465 en sécurité, 458 inclassables, 2 non classées et 71 non applicables. Des 357 espèces évaluées au Yukon, une était classée en péril, 126 apparemment en sécurité, 19 en sécurité et 211 inclassables. Des 321 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 9 étaient classées vulnérables, 73 apparemment en sécurité et 239 inclassables. Des 96 espèces évaluées au Nunavut, 15 étaient classées apparemment en sécurité, 9 en sécurité et 72 inclassables. Des 759 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 2 étaient classées gravement en péril, 17 en péril, 24 vulnérables, 193 apparemment en sécurité, 158 en sécurité, 316 inclassables et 49 non applicables. Des 628 espèces évaluées en Alberta, 4 étaient classées en péril, 5 vulnérables, 218 apparemment en sécurité, 55 en sécurité, 334 inclassables et 12 non applicables. Des 490 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées en péril, 3 vulnérables, 285 apparemment en sécurité, 54 en sécurité, 139 inclassables et 7 non applicables. Des 605 espèces évaluées au Manitoba, 13 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 3 vulnérables, 157 apparemment en sécurité, 36 en sécurité, 364 inclassables, 17 non classées et 12 non applicables. Des 757 espèces évaluées en Ontario, 18 étaient classées en péril, 22 vulnérables, 229 apparemment en sécurité, 99 en sécurité, 355 inclassables et 34 non applicables. Des 666 espèces évaluées au Québec, 16 étaient classées en péril, 9 vulnérables, 315 apparemment en sécurité, 47 en sécurité, 229 inclassables, 14 non classées et 36 non applicables. Des 390 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 381 étaient classées inclassables et 9 non applicables. Des 446 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 428 étaient classées inclassables et 18 non applicables. Des 44 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 41 étaient classées inclassables et 3 non applicables. Des 217 espèces évaluées au Labrador, 18 étaient classées apparemment en sécurité, 3 en sécurité, 194 inclassables et 2 non applicables. Des 363 espèces évaluées à Terre-Neuve, 2 étaient classées en péril, 85 apparemment en sécurité, 20 en sécurité, 236 inclassables et 20 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Éphémères

Photo d’un éphémère, Heptagénie commune
Photo d’un éphémère, Heptagénie commune (Stenacron interpunctatum) sur une feuille © Tom D. Schultz

Les éphémères réfèrent à l’ordre Ephemeroptera. Les éphémères sont des insectes aquatiques, car les larves vivent dans l’eau pendant de nombreux mois. Elles se nourrissent d’algues, de bactéries ou de champignons dans les eaux vives. Les éphémères sont uniques chez les insectes, car elles subissent un stade de développement ailé appelé subimago lorsqu’elles émergent de l’eau, avant de se transformer en adultes sexuellement matures peu de temps après. Les adultes ont le corps brillant et prolongé de deux ou trois filaments semblables à une queue et sont pourvus d’ailes translucides et triangulaires. Les éphémères sont surtout connues pour leurs essaims d’accouplement, qui peuvent ressembler à un blizzard et être suffisamment étendus pour être détectés par un radar. Les adultes ne se nourrissent pas et, pendant leur courte vie (qui dépasse rarement un jour ou deux), ils doivent se reproduire et se disperser le plus rapidement possible. Leur émergence de l’eau est hautement synchronisée. Les mâles forment des essaims à des moments et endroits précis, agrippant les femelles avec leurs forceps spécialisés et s’accouplant en vol. Les femelles déposent leurs oeufs à la surface de l’eau peu de temps après. Le développement des oeufs peut être initié sans fécondation, en l’absence de sperme, selon un processus nommé « parthénogenèse ». Les éphémères constituent un élément important du réseau trophique aquatique. Certaines espèces sont sensibles à la pollution et sont des indicateurs de la santé des écosystèmes. La taxonomie, la biologie et l’écologie des éphémères sont relativement bien étudiées, malgré l’absence de relevés exhaustifs au Canada. Les menaces pesant sur les éphémères comprennent la perte d’habitat, la construction de barrages, l’eutrophisation, la pollution et les changements climatiques.

Il y a 342 espèces connues d’éphémères au Canada (Figure 13). Quelques espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (21%). Il y a une espèce qui est gravement en péril et deux espèces qui sont en péril. Parmi ces trois espèces, une a seulement une petite partie de son aire de répartition au Canada (10% ou moins) et une autre est intermédiaire (de 11% à 74%). Toutefois, une autre espèce a 75% ou plus de son aire de répartition au Canada. Cette espèce est considérée comme endémique au Canada : Siphlonure de Crésus (Parameletus croesus). Au total, une espèce a un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 266 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’éphémères n’est considérée comme migratrice.

Figure 13. Situation générale des éphémères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 13

La Figure 13 montre la situation générale des éphémères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’éphémères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 342 espèces évaluées au Canada, une était classée gravement en péril, 2 en péril, 2 vulnérables, 52 apparemment en sécurité, 19 en sécurité, 250 inclassables et 16 non classées. Des 29 espèces évaluées au Yukon, 6 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité, 20 inclassables, une non classée et une non applicable. Des 57 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 3 étaient classées apparemment en sécurité et 54 inclassables. Les 17 espèces évaluées au Nunavut étaient classées inclassables. Des 98 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 4 étaient classées apparemment en sécurité, 84 inclassables et 10 non classées. Des 128 espèces évaluées en Alberta, 12 étaient classées apparemment en sécurité et 116 inclassables. Des 115 espèces évaluées en Saskatchewan, 3 étaient classées gravement en péril, une vulnérable, 48 apparemment en sécurité et 63 inclassables. Des 121 espèces évaluées au Manitoba, 5 étaient classées apparemment en sécurité et 116 inclassables. Des 205 espèces évaluées en Ontario, une était classée gravement en péril, 14 apparemment en sécurité et 190 inclassables. Les 179 espèces évaluées au Québec étaient classées inclassables. Les 120 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick étaient classées inclassables. Les 100 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse étaient classées inclassables. Les 22 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Les 34 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 34 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée apparemment en sécurité et 33 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Libellules et demoiselles

Photo d’une libellule
Photo d’une libellule (Ophiogomphus howei) © Denis Doucet

Les libellules et les demoiselles réfèrent à l’ordre Odonata. Formant l’un des ordres d’insectes les plus anciens encore vivants à ce jour, les libellules et les demoiselles sont des prédateurs agiles dotés de grands yeux et d’un long corps mince, et elles arborent des couleurs vives une fois qu’elles ont atteint la maturité sexuelle. Au repos, les libellules, habituellement plus rapides et plus robustes, déploient leurs ailes à l’horizontale, tandis que les demoiselles les maintiennent dressées sur le dos. Leurs habitats de prédilection sont les lacs, les ruisseaux et les étangs présentant une végétation abondante. Les larves sont aquatiques et se nourrissent d’insectes, de têtards et même de petits poissons. Les adultes se développent dans les terres avoisinantes avant de retourner près de l’eau pour se reproduire. Insectes aériens par excellence, les libellules et les demoiselles peuvent pratiquement tout faire en vol, qu’il s’agisse de chasser des insectes, de consommer leurs proies, de défendre leurs territoires, de s’accoupler ou de pondre leurs oeufs. En tant que prédateurs voraces et proies importantes, les odonates jouent des rôles clés dans les écosystèmes aquatiques et terrestres. Les Canadiens amateurs de plein air se réjouiront d’apprendre que tant les larves que les adultes se nourrissent de moustiques! Les odonates constituent l’un des groupes d’insectes les plus connus, mais notre compréhension du cycle vital, de la répartition et des besoins en matière d’habitat de nombreuses espèces demeure lacunaire. Les menaces pesant sur les libellules et les demoiselles comprennent la disparition ou la dégradation de l’habitat, la pollution, les perturbations humaines (p. ex. vagues créées par les bateaux) et les espèces envahissantes.

Il y a 213 espèces connues de libellules et demoiselles au Canada (Figure 14). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (69%). Il y a une espèce qui est possiblement disparue, 11 espèces qui sont gravement en péril, et 15 espèces qui sont en péril. Parmi ces 27 espèces, 25 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et deux sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutes les espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Nous avons également identifié une espèce exotique à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur quatre espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, quatre espèces de libellules et demoiselles sont considérées comme migratrices.

Toutes les espèces de libellules et demoiselles ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 28 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 13 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, trois espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et six espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, quatre espèces ont été ajoutées à la liste et deux espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (50%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 14. Situation générale des libellules et demoiselles au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 14

La Figure 14 montre la situation générale des libellules et demoiselles au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de libellules et demoiselles classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 213 espèces évaluées au Canada, une était classée possiblement disparue, 11 gravement en péril, 15 en péril, 26 vulnérables, 30 apparemment en sécurité, 118 en sécurité, 3 inclassables, une non classée et 8 non applicables. Des 41 espèces évaluées au Yukon, 4 étaient classées gravement en péril, 5 en péril, 8 vulnérables, 8 apparemment en sécurité et 16 en sécurité. Des 43 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée gravement en péril, une en péril, une vulnérable, 31 apparemment en sécurité et 9 inclassables. Des 6 espèces évaluées au Nunavut, 3 étaient classées inclassables et 3 non applicables. Des 87 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée possiblement disparue, 7 en péril, 14 vulnérables, 20 apparemment en sécurité, 44 en sécurité et une non applicable. Des 72 espèces évaluées en Alberta, 5 étaient classées gravement en péril, 5 en péril, 18 vulnérables, 13 apparemment en sécurité, 30 en sécurité et une non applicable. Des 76 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée gravement en péril, 16 en péril, 11 vulnérables, 16 apparemment en sécurité, 30 en sécurité et 2 inclassables. Des 110 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées possiblement disparues, 2 gravement en péril, 13 en péril, 38 vulnérables, 19 apparemment en sécurité, 7 en sécurité, 11 inclassables et 18 non applicables. Des 175 espèces évaluées en Ontario, 2 étaient classées possiblement disparues, 19 gravement en péril, 24 en péril, 20 vulnérables, 48 apparemment en sécurité, 53 en sécurité, une inclassable et 8 non applicables. Des 147 espèces évaluées au Québec, une était classée possiblement disparue, 7 gravement en péril, 11 en péril, 31 vulnérables, 23 apparemment en sécurité, 67 en sécurité, 2 inclassables et 5 non applicables. Des 134 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 5 étaient classées gravement en péril, 10 en péril, 14 vulnérables, 47 apparemment en sécurité, 43 en sécurité, 5 inclassables, 6 non classées et 4 non applicables. Des 124 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 10 étaient classées gravement en péril, 14 en péril, 10 vulnérables, 14 apparemment en sécurité, 66 en sécurité, 2 inclassables, 3 non classées et 5 non applicables. Des 73 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 18 étaient classées gravement en péril, 5 en péril, 9 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 26 en sécurité, une inclassable, 7 non classées et une non applicable. Des 23 espèces évaluées au Labrador, 9 étaient classées en péril, 6 vulnérables et 8 apparemment en sécurité. Des 39 espèces évaluées à Terre-Neuve, 8 étaient classées en péril, 9 vulnérables, 15 apparemment en sécurité, 5 en sécurité, une inclassable et une non applicable. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Plécoptères

Photo d’un plécoptère
Photo d’un plécoptère, Isoperle trompeuse (Isoperla decepta) sur une feuille © Tom D. Schultz

Les plécoptères réfèrent à l’ordre Plecoptera. Les plécoptères sont des insectes aquatiques dont les larves et les adultes ont une apparence semblable, les deux étant pourvus de longues antennes et de filaments (cerques) semblables à une queue. Les larves sont de forme aplatie, ce qui leur permet de s’accrocher aux rochers en eaux vives. Certaines larves effectuent des pompes (push-ups) pour accroître le débit d’eau dans leurs branchies, au besoin. Les larves ont une alimentation diversifiée, étant à la fois herbivores, omnivores et prédatrices. Bien que les adultes soient pourvus de deux paires d’ailes translucides, la plupart ont une piètre capacité de vol. La vie adulte est brève, et la majorité des espèces ne s’alimentent pas à ce stade de leur existence. Les mâles meurent peu après l’accouplement, tandis que les femelles vivent d’une à trois semaines. Les espèces qui se nourrissent d’algues croissant sur les rochers vivent légèrement plus longtemps. Les larves des familles des capnies et des taenioptéryx sont remarquables, car elles entrent en diapause à l’approche de l’été, et recommencent leur croissance et leur alimentation à la fin de l’automne. Elles émergent sur la glace à la fin de l’hiver, tirant profit de l’absence relative de prédateurs pour trouver leurs partenaires. Les plécoptères ont besoin d’eau propre, froide et bien oxygénée et, comme les éphémères et les trichoptères, elles sont des indicateurs importants de la qualité de l’eau. Leur potentiel à cet égard fait actuellement l’objet de recherches, et leur capacité de dispersion limitée en fait également des candidats intéressants pour les études biogéographiques. La plupart des espèces sont peu connues et, même si l’on dispose de données de base dans quelques régions, aucun relevé national systématique n’a été effectué. Les menaces pesant sur les plécoptères englobent la construction de barrages, l’eutrophisation des cours d’eau, la pollution et les changements climatiques.

Il y a 293 espèces connues de plécoptères au Canada (Figure 15). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (34%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 193 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de plécoptères n’est considérée comme migratrice.

Figure 15. Situation générale des plécoptères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 15

La Figure 15 montre la situation générale des plécoptères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de plécoptères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 293 espèces évaluées au Canada, 57 étaient classées apparemment en sécurité, 43 en sécurité, 169 inclassables et 24 non classées. Des 77 espèces évaluées au Yukon, une était classée vulnérable, 21 apparemment en sécurité, 21 en sécurité et 34 inclassables. Des 37 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 5 étaient classées apparemment en sécurité et 32 inclassables. Les 11 espèces évaluées au Nunavut étaient classées inclassables. Des 145 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 62 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité, 41 inclassables et 41 non classées. Des 117 espèces évaluées en Alberta, 6 étaient classées apparemment en sécurité et 111 inclassables. Des 48 espèces évaluées en Saskatchewan, 8 étaient classées apparemment en sécurité et 40 inclassables. Des 51 espèces évaluées au Manitoba, 6 étaient classées apparemment en sécurité et 45 inclassables. Des 88 espèces évaluées en Ontario, 17 étaient classées apparemment en sécurité et 71 inclassables. Les 109 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Les 93 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick étaient classées inclassables. Les 71 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse étaient classées inclassables. Les 22 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Les 21 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 16 espèces évaluées à Terre-Neuve, 3 étaient classées apparemment en sécurité et 13 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Sauterelles et semblables

Photo d’un Criquet fascié de vert
Photo d’un Criquet fascié de vert (Chortophaga viridifasciata), sur une feuille de graminée © Tom D. Schultz

Les sauterelles et semblables réfèrent aux ordres Dermaptera (forficules), Orthoptera (criquets, sauterelles et grillons), Notoptera (grylloblattes), Phasmida (phasmes), Mantodea (mantes), Blattodea (blattes) et Isoptera (termites). Tous ces insectes sont souvent désignés collectivement sous le terme « orthoptéroïdes ». Les criquets, les sauterelles et les grillons sont dotés de pièces buccales de type broyeur, d’ailes qui se replient sur le dos et de longues pattes postérieures adaptées au saut. Les oeufs sont pondus dans le sol, et les nymphes (versions miniatures des adultes toutefois incapables de voler ou de se reproduire) subissent un certain nombre de mues avant d’atteindre le stade adulte. Mis à part les mammifères, les criquets sont les plus grands brouteurs des prairies tempérées. Bien que certaines espèces soient d’importants ravageurs agricoles, d’autres sont bénéfiques car elles consomment des mauvaises herbes ou des plantes toxiques pour le bétail. On appelle locustes la phase d’essaims de certains criquets. Les conditions environnementales peuvent les amener à se regrouper par millions, à se nourrir de manière vorace et à dévaster de grandes étendues de zones naturelles et agricoles. Les grylloblattes, les phasmes et les mantes ont souvent des besoins particuliers en matière d’habitat ou des caractéristiques morphologiques spéciales (par exemple, les phasmes ont l’apparence d’un bâtonnet). Les forficules, les blattes et les termites sont souvent associés aux habitations humaines. Les espèces nuisibles d’importance économique sont bien étudiées au Canada, mais les orthoptéroïdes qui vivent dans des habitats spécialisés et dans des régions qui n’ont fait l’objet d’aucun relevé sont moins bien connus. Les menaces incluent la disparition et l’altération de l’habitat ainsi que les pesticides.

Il y a 269 espèces connues de sauterelles et semblables au Canada (Figure 16). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (62%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, huit espèces qui sont possiblement disparues, 12 espèces qui sont gravement en péril, et 12 espèces qui sont en péril. Parmi ces 33 espèces, 24 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et sept sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, deux espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Ces deux espèces, Criquet de la Gaspésie (Melanoplus gaspesiensis) et Criquet des îles de la Madeleine (Melanoplus madeleineae), sont considérées comme endémiques au Canada. Au total, six espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 29 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 14 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de sauterelles et semblables n’est considérée comme migratrice.

Figure 16. Situation générale des sauterelles et semblables au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 16

La Figure 16 montre la situation générale des sauterelles et semblables au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de sauterelles et semblables classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 269 espèces évaluées au Canada, une était classée présumée disparue, 8 possiblement disparues, 12 gravement en péril, 12 en péril, 19 vulnérables, 42 apparemment en sécurité, 125 en sécurité, 14 inclassables et 36 non applicables. Des 18 espèces évaluées au Yukon, 4 étaient classées vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 5 en sécurité, 2 inclassables, une non classée et une non applicable. Des 23 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée en péril, 5 vulnérables, 12 apparemment en sécurité et 5 inclassables. Les 14 espèces évaluées au Nunavut étaient classées apparemment en sécurité. Des 120 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 4 étaient classées possiblement disparues, 8 gravement en péril, 7 en péril, 19 vulnérables, 33 apparemment en sécurité, 34 en sécurité, une inclassable et 14 non applicables. Des 117 espèces évaluées en Alberta, une était classée présumée disparue, 109 apparemment en sécurité et 7 non applicables. Des 108 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée présumée disparue, 97 apparemment en sécurité, une non classée et 9 non applicables. Des 97 espèces évaluées au Manitoba, 90 étaient classées apparemment en sécurité et 7 non applicables. Des 158 espèces évaluées en Ontario, 7 étaient classées possiblement disparues, 6 gravement en péril, 8 en péril, 22 vulnérables, 54 apparemment en sécurité, 7 en sécurité, 21 inclassables et 33 non applicables. Des 87 espèces évaluées au Québec, 2 étaient classées en péril, 2 vulnérables, 64 apparemment en sécurité, 2 non classées et 17 non applicables. Des 45 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 3 étaient classées apparemment en sécurité, 13 en sécurité, 24 inclassables et 5 non applicables. Des 45 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 33 étaient classées inclassables et 12 non applicables. Des 29 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 25 étaient classées inclassables et 4 non applicables. Des 6 espèces évaluées au Labrador, 3 étaient classées apparemment en sécurité, 2 inclassables et une non applicable. Des 20 espèces évaluées à Terre-Neuve, 6 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité, 4 inclassables et 9 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Neuroptères

Photo d’un Criquet fascié de vert
Photo d’un neuroptère vert, Chrysope aux yeux d’or (Chrysopa oculata), se nourrissant d’une fleur © Tom D. Schultz

Les neuroptères réfèrent à l’ordre Neuroptera. Les neuroptères sont des insectes à corps mou qui doivent leur nom à leur nervation alaire complexe ressemblant à un réseau de nerfs. Les neuroptères subissent une métamorphose complète (oeuf, larve, pupe et adulte). Ils sont dotés de pièces buccales de type broyeur, d’antennes longues et filiformes et de deux paires d’ailes qui peuvent être repliées en toit au-dessus de leur abdomen au repos. De manière générale, les adultes ont une piètre capacité de vol. La plupart des espèces sont prédatrices, mais certaines se nourrissent de nectar et de pollen. Les parades nuptiales peuvent être complexes, et certaines espèces peuvent faire vibrer leur abdomen et s’accoupler de manière acrobatique pendant des heures, suspendues à un rameau. Les oeufs de certaines espèces sont portés sur un long filament qui les protège des prédateurs (y compris les larves des oeufs adjacents nouvellement éclos). La plupart des larves sont prédatrices et plusieurs espèces aident la production agricole en s’attaquant aux pucerons, acariens et cochenilles. Ils incluent les fourmilions, dont les larves creusent des pièges en entonnoir dans le sable et s’enterrent à la base de ceux-ci, ne laissant dépasser que leurs mandibules, prêtes à dévorer tout insecte qui glisse dans le piège. De façon générale, peu de recherches ont été consacrées aux neuroptères au Canada, même si leur taxonomie est relativement bien connue et que les espèces importantes sur le plan agricole sont mieux étudiées. L’évaluation des menaces pesant sur les neuroptères et du statut de conservation de ces insectes est entravée par notre connaissance restreinte de leur biologie et de leur répartition.

Il y a 101 espèces connues de neuroptères au Canada (Figure 17). Quelques espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (18%). Il y a deux espèces qui sont en péril. Parmi ces deux espèces, une a seulement une petite partie de son aire de répartition au Canada (10% ou moins) et l’autre est intermédiaire (de 11% à 74%). Les deux espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Nous avons également identifié six espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 73 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de neuroptères n’est considérée comme migratrice.

Figure 17. Situation générale des neuroptères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 17

La Figure 17 montre la situation générale des neuroptères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de neuroptères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 101 espèces évaluées au Canada, 2 étaient classées en péril, 2 vulnérables, 14 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 55 inclassables, 18 non classées et 6 non applicables. Des 31 espèces évaluées au Yukon, 12 étaient classées apparemment en sécurité, 18 inclassables et une non classée. Les 14 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest étaient classées inclassables. Les 4 espèces évaluées au Nunavut étaient classées inclassables. Des 80 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée en péril, une vulnérable, une apparemment en sécurité, 4 en sécurité, une inclassable, 67 non classées et 5 non applicables. Des 44 espèces évaluées en Alberta, 2 étaient classées en sécurité, 41 inclassables et une non applicable. Des 32 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées en sécurité et 30 inclassables. Des 31 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées en sécurité, 28 inclassables et une non applicable. Des 48 espèces évaluées en Ontario, une était classée possiblement disparue, 2 en péril, une vulnérable, 2 apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 37 inclassables et 3 non applicables. Des 49 espèces évaluées au Québec, 45 étaient classées inclassables et 4 non applicables. Les 13 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick étaient classées inclassables. Des 30 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 28 étaient classées inclassables et 2 non applicables. Les 6 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Les 7 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 20 espèces évaluées à Terre-Neuve, 2 étaient classées en sécurité, 16 inclassables et 2 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Coléoptères

Photo d’une cicindèle
Photo d’une cicindèle, Cicindela marginipennis © Henri Goulet

Les coléoptères forment l’ordre Coleoptera, groupe extrêmement diversifié qui représente environ 25% de la diversité animale sur Terre. Leur succès est en partie attribuable à leurs ailes antérieures (élytres), durcies et à fonction protectrice, qui leur permettent d’accéder à des habitats inaccessibles aux animaux plus délicats (p. ex. crevasses ou terriers). Les coléoptères subissent une métamorphose complète, et les larves et les adultes ont des moeurs distinctes et ne se concurrencent pas. Les coléoptères ont une importance écologique et sociale considérable. À titre de prédateurs, les coccinelles et les carabes contribuent à la répression des ravageurs agricoles, tandis que certaines espèces de charançons sont d’importants ravageurs des cultures et des grains. Certaines espèces qui s’attaquent au bois peuvent également avoir de graves répercussions sur les écosystèmes forestiers. D’autres espèces comme les nécrophores et les bousiers se nourrissent de carcasses et d’excréments qui, autrement, encombreraient notre environnement, contribuant par le fait même à la fertilisation, à l’amélioration de la perméabilité et à l’aération des sols. Les coléoptères sont d’importants pollinisateurs et indicateurs de la santé de l’environnement. Ils sont également fascinants! Les lucioles attirent leurs partenaires au moyen de signaux bioluminescents (bien que certaines espèces particulièrement « rusées » imitent les signaux émis par les femelles d’autres espèces pour attirer et manger les mâles). Les cicindèles sont des chasseurs si rapides que leurs yeux n’arrivent pas à suivre leur proie! Leur vitesse de course dépasse souvent leur capacité à traiter la lumière et à former une image de leur proie. Elles doivent donc s’arrêter et se réorienter avant de poursuivre leur chasse. Certains coléoptères sont relativement bien étudiés, particulièrement dans les systèmes gérés par les humains. Les menaces pesant sur les coléoptères comprennent la perte d’habitat, les pesticides et la compétition exercée par les espèces envahissantes.

Il y a 7963 espèces connues de coléoptères au Canada (Figure 18). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (43%). Il y a 22 espèces qui sont possiblement disparues, 78 espèces qui sont gravement en péril, et 53 espèces qui sont en péril. Parmi ces 153 espèces, 115 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 26 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, 12 espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Parmi celles-ci, 11 espèces sont considérée comme endémiques au Canada : Hydnobius autumnalis, Lypoglossa manitobae, Macrohydnobius tibiocalcaris, Mitosynum vockerothi, Nebria charlottae, Nebria louiseae, Ophraella nuda, Philonthus turbo, Sanfilippodytes bertae, Subhaida monticola, Tricholochmaea sablensis. Au total, 19 espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 624 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 3624 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de coléoptères n’est considérée comme migratrice.

Les dytiques, les carabes, et les coccinelles ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 303 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 28 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, huit espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 216 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 12 espèces ont été ajoutées à la liste et 39 espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (50%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 18. Situation générale des coléoptères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 18

La Figure 18 montre la situation générale des coléoptères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de coléoptères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 7963 espèces évaluées au Canada, 22 étaient classées possiblement disparues, 78 gravement en péril, 53 en péril, 156 vulnérables, 1423 apparemment en sécurité, 1981 en sécurité, 3608 inclassables, 16 inclassables et 626 non applicables. Des 1046 espèces évaluées au Yukon, 3 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 3 vulnérables, 258 apparemment en sécurité, 151 en sécurité, 361 inclassables, 245 non classées et 22 non applicables. Des 1121 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée en péril, 54 vulnérables, 125 apparemment en sécurité, 902 inclassables, 15 inclassables et 24 non applicables. Des 121 espèces évaluées au Nunavut, une était classée vulnérable, 14 apparemment en sécurité, une en sécurité, 97 inclassables, 7 non classées et une non applicable. Des 3754 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 5 étaient classées gravement en péril, 29 en péril, 12 vulnérables, 866 apparemment en sécurité, 161 en sécurité, 2327 inclassables, 18 non classées, 336 non applicables. Des 2748 espèces évaluées en Alberta, 35 étaient classées gravement en péril, 54 en péril, 563 vulnérables, 640 apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 1256 inclassables et 198 non applicables. Des 2240 espèces évaluées en Saskatchewan, 10 étaient classées gravement en péril, 25 en péril, 264 vulnérables, 377 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 1365 inclassables, une non classée et 194 non applicables. Des 2558 espèces évaluées au Manitoba, 22 étaient classées gravement en péril, 33 en péril, 541 vulnérables, 314 apparemment en sécurité, 1461 inclassables et 187 non applicables. Des 4456 espèces évaluées en Ontario, 17 étaient classées possiblement disparues, 80 gravement en péril, 12 en péril, 43 vulnérables, 1275 apparemment en sécurité, 33 en sécurité, 2572 inclassables, 2 non classées et 422 non applicables. Des 4026 espèces évaluées au Québec, 5 étaient classées présumées disparues, 52 possiblement disparues, 3 gravement en péril, 41 en péril, 118 vulnérables, 862 apparemment en sécurité, 643 en sécurité, 1685 inclassables, 160 non classées et 457 non applicables. Des 2750 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée possiblement disparues, 22 gravement en péril, 28 en péril, 312 vulnérables, 736 apparemment en sécurité, 590 en sécurité, 733 inclassables et 328 non applicables. Des 2273 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées possiblement disparues, 15 gravement en péril, 13 en péril, 159 vulnérables, 188 apparemment en sécurité, 529 en sécurité, 992 inclassables et 375 non applicables. Des 898 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée possiblement disparue, 3 gravement en péril, 9 en péril, 22 vulnérables, 43 apparemment en sécurité, 103 en sécurité, 506 inclassables et 211 non applicables. Des 526 espèces évaluées au Labrador, une était classée en péril, 27 vulnérables, 52 apparemment en sécurité, 70 en sécurité, 348 inclassables et 28 non applicables. Des 1118 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée possiblement disparue, 3 gravement en péril, 4 en péril, 38 vulnérables, 148 apparemment en sécurité, 200 en sécurité, 502 inclassables et 222 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Fourmis

Photo d’une fourmi ouvrière
Photo d’une fourmi ouvrière (Manica invidia) sur une feuille © Sean McCann

Les fourmis réfèrent à la famille Formicidae. Les fourmis sont de petits insectes sociaux à taille fine dotés d’antennes coudées. En général, elles n’ont pas d’ailes, et la plupart des espèces ne sont pas agressives, bien que certaines puissent piquer ou mordre. Elles utilisent parfois l’acide formique pour attaquer ou se défendre. Leurs colonies comptent quelques centaines à plusieurs millions d’individus et sont divisées en castes distinctes : la reine reproductrice, les ouvrières qui sont les principales responsables de l’élevage des jeunes et de l’approvisionnement en nourriture, et les mâles, qui meurent peu après l’accouplement. La plupart des fourmis sont omnivores, et certaines d’entre elles sont d’importants prédateurs de ravageurs forestiers. Les éclaireuses cherchent la nourriture et laissent derrière elles une piste odorante que les autres ouvrières peuvent suivre jusqu’à la source. Certaines fourmis font « l’élevage » de pucerons afin de boire le miellat sucré qu’ils produisent. Les fourmis draculas ont l’habitude unique et plutôt troublante de se nourrir presque entièrement du sang (hémolymphe) de leur progéniture. Les adultes étant eux-mêmes incapables de manger de la nourriture solide, ils offrent un chilopode à leur couvain, puis percent l’exosquelette de leurs larves pour en extraire les nutriments. Les fourmis sont le biote le plus abondant dans de nombreux systèmes, et elles jouent des rôles écologiques clés à titre d’agents de dispersion des graines, de décomposeurs, et de proies pour des vertébrés et invertébrés. Leurs effets sur le mélange et l’aération des sols sont comparables à ceux des vers de terre. Les fourmis ont toujours fasciné les gens, et elles sont relativement bien connues comparativement à la majorité des invertébrés. Elles sont principalement menacées par la perte d’habitat et la compétition exercée par les espèces envahissantes.

Il y a 212 espèces connues de fourmis au Canada (Figure 19). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (65%). Il y a deux espèces qui sont possiblement disparues. Ces deux espèces ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et ont un pointage prioritaire plus faible. Nous avons également identifié 15 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 53 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de fourmis n’est considérée comme migratrice.

Figure 19. Situation générale des fourmis au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 19

La Figure 19 montre la situation générale des fourmis au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de fourmis classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 212 espèces évaluées au Canada, 2 étaient classées possiblement disparues, 5 vulnérables, 18 apparemment en sécurité, 119 en sécurité, 45 inclassables, 8 non classées et 15 non applicables. Des 15 espèces évaluées au Yukon, 2 étaient classées apparemment en sécurité, 7 en sécurité et 6 inclassables. Les 12 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest étaient classées inclassables. Des 10 espèces évaluées au Nunavut, une était classée apparemment en sécurité et 9 en sécurité. Des 115 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée vulnérable, 11 apparemment en sécurité, 73 en sécurité, 11 inclassables, 12 non classées et 7 non applicables. Des 100 espèces évaluées en Alberta, une était classée vulnérable, 16 apparemment en sécurité, 74 en sécurité, 7 inclassables et 2 non applicables. Des 54 espèces évaluées en Saskatchewan, 10 étaient classées apparemment en sécurité, 37 en sécurité et 7 inclassables. Des 78 espèces évaluées au Manitoba, une était classée vulnérable, 13 apparemment en sécurité, 56 en sécurité et 8 inclassables. Des 101 espèces évaluées en Ontario, 3 étaient classées possiblement disparues, 2 vulnérables, 28 apparemment en sécurité, 33 en sécurité, 33 inclassables et 2 non applicables. Des 102 espèces évaluées au Québec, une était classée en péril, 10 vulnérables, 19 apparemment en sécurité, 54 en sécurité, 5 inclassables et 13 non applicables. Des 58 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 56 étaient classées inclassables et 2 non applicables. Des 33 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 32 étaient classées inclassables et une non applicable. Des 14 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 13 étaient classées inclassables et une non applicable. Les 12 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 21 espèces évaluées à Terre-Neuve, 10 étaient classées apparemment en sécurité, 10 inclassables et une non applicable. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Abeilles

Photo d’une abeille, Bourdon tricolore
Photo d’une abeille, Bourdon tricolore (Bombus ternarius) collectant du pollen © Yves Déry

Les abeilles réfèrent au clade Anthophila. Les abeilles sont des insectes ailés au corps velu qui dépendent entièrement des fleurs pour leur alimentation, tant au stade larvaire qu’à l’âge adulte. Certaines espèces ont des systèmes sociaux intéressants, allant de nids simplement partagés à des sociétés complexes comportant des divisions de travail. La plupart d’entre elles sont toutefois solitaires, et certaines pondent même leurs oeufs dans les nids d’autres espèces, laissant à leurs hôtes la responsabilité de nourrir leur progéniture. Les abeilles indigènes piquent rarement et produisent très peu de miel. Le nectar est leur principale source d’énergie, et elles récoltent du pollen riche en protéines pour nourrir leur progéniture. Leur contribution à la pollinisation et, par conséquent, au fonctionnement des écosystèmes et à la production de nourriture est énorme. Les bourdons sont particulièrement efficaces, car ils continuent de chercher leur nourriture même par temps frais; leur bourdonnement facilite la libération du pollen, et leur corps velu amasse de grandes quantités de pollen. Avec l’apparition du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles domestiques, on s’intéresse de plus en plus aux pollinisateurs indigènes. Toutefois, des études additionnelles s’imposent pour amasser des données de référence, déterminer les tendances des populations et cerner les besoins en matière de conservation. Les menaces pesant sur les abeilles comprennent la disparition et la fragmentation de l’habitat, la disparition des sources de nourriture et de ressources nécessaires à l’aménagement des nids, l’exposition aux pesticides, les maladies et la transmission d’agents pathogènes des populations d’abeilles domestiques aux espèces sauvages, ainsi que les changements climatiques.

Il y a 805 espèces connues d’abeilles au Canada (Figure 20). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (41%). Il y a quatre espèces qui sont gravement en péril et 30 espèces qui sont en péril. Parmi ces 34 espèces, 25 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et sept sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, deux espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Ces deux espèces sont considérées comme endémiques au Canada : Halicte de l’île de Sable (Lasioglossum sablense), Halicte du Yukon (Lasioglossum yukonae). Au total, trois espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 18 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 349 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’abeilles n’est considérée comme migratrice.

Les bourdons ont été évalués dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 25 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 22 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, deux espèces ont été ajoutées à la liste et une espèce a été effacée de la liste. La plupart des changements (92%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 20. Situation générale des abeilles au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 20

La Figure 20 montre la situation générale des abeilles au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’abeilles classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 805 espèces évaluées au Canada, 4 étaient classées gravement en péril, 30 en péril, 76 vulnérables, 88 apparemment en sécurité, 240 en sécurité, 347 inclassables, 2 non classées et 18 non applicables. Des 83 espèces évaluées au Yukon, une était classée gravement en péril, 2 en péril, 9 vulnérables, 11 apparemment en sécurité, 54 en sécurité, 5 inclassables et une non applicable. Des 109 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 2 étaient classées en péril, 3 vulnérables, 21 apparemment en sécurité, 82 inclassables et une non applicable. Des 16 espèces évaluées au Nunavut, une était classée vulnérable, une apparemment en sécurité, 11 en sécurité, 2 inclassables et une non applicable. Des 430 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée gravement en péril, 24 en péril, 77 vulnérables, 45 apparemment en sécurité, 145 en sécurité, 131 inclassables et 7 non applicables. Des 326 espèces évaluées en Alberta, une était classée gravement en péril, 7 en péril, 53 vulnérables, 47 apparemment en sécurité, 133 en sécurité, 80 inclassables et 5 non applicables. Des 233 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées gravement en péril, 56 vulnérables, 21 apparemment en sécurité, 95 en sécurité, 55 inclassables et 4 non applicables. Des 236 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées gravement en péril, 53 vulnérables, 24 apparemment en sécurité, 111 en sécurité, 41 inclassables et 5 non applicables. Des 388 espèces évaluées en Ontario, 3 étaient classées gravement en péril, 10 en péril, 114 vulnérables, 37 apparemment en sécurité, 139 en sécurité, 69 inclassables et 16 non applicables. Des 265 espèces évaluées au Québec, 2 étaient classées gravement en péril, une en péril, 2 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 16 en sécurité, 232 inclassables et 9 non applicables. Des 207 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée possiblement disparue, une gravement en péril, une vulnérable, 20 apparemment en sécurité, 8 en sécurité, 170 inclassables et 6 non applicables. Des 227 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 3 étaient classées gravement en péril, une vulnérable, 9 apparemment en sécurité, 7 en sécurité, 199 inclassables et 8 non applicables. Des 157 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée gravement en péril, une vulnérable, 3 apparemment en sécurité, 3 en sécurité, 142 inclassables et 7 non applicables. Des 44 espèces évaluées au Labrador, 5 étaient classées apparemment en sécurité, 38 inclassable et une non applicable. Des 79 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée gravement en péril, 3 vulnérables, 14 apparemment en sécurité, 54 inclassables et 7 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Guêpes jaunes

Photo de six guêpes jaunes
Photo de six guêpes jaunes, Vespula maculifrons, sur leur nid © Jeffrey L. Moore

Les guêpes jaunes réfèrent à la famille Vespidae. Les vespidés sont une famille diversifiée de guêpes qui comprennent des espèces sociales (p. ex. les guêpes jaunes, les frelons et les guêpes à papier) et des espèces solitaires. La coloration et les motifs varient selon les espèces, mais les espèces sociales arborent plus souvent une coloration aposématique (« coloration avertissante ») plus vive que leurs consoeurs solitaires. Leur abdomen mince et leurs ailes repliées leur confèrent une apparence étroite, et leur ovipositeur peut être modifié en un dard. Certaines espèces construisent des nids à partir de boue ou de matières végétales (qui ressemblent à du papier une fois mâchées), tandis que d’autres creusent des galeries dans le bois ou le sol. Les espèces sociales peuvent se montrer agressives à proximité de leurs colonies et, en cas de danger, elles peuvent faire appel aux autres membres de la colonie pour contrer les menaces. Contrairement aux abeilles, les guêpes peuvent piquer à répétition, bien que la plupart des vespidés piquent rarement, voire jamais. Elles sont bénéfiques aux humains, car elles jouent un rôle important dans la lutte biologique contre les ravageurs agricoles. La plupart des espèces nourrissent leur progéniture avec des insectes immatures, et certaines pondent leurs oeufs dans des chenilles vivantes afin d’assurer une source de nourriture fraîche à leurs larves, qui dévorent leur hôte de l’intérieur. Certaines plantes libèrent même des substances de défense qui attirent les guêpes lorsqu’elles sont attaquées par des chenilles. À l’âge adulte, certaines espèces sont prédatrices, tandis que d’autres sont des pollinisateurs qui se nourrissent de nectar. En général, les vespidés sont bien connus au Canada, particulièrement les espèces qui forment des colonies et vivent près des humains. Leur répartition et leur statut de conservation demeurent toutefois méconnus dans de nombreuses régions du pays. Les menaces pesant sur les guêpes jaunes comprennent la disparition et l’altération de l’habitat et les pesticides.

Il y a 101 espèces connues de guêpes jaunes au Canada (Figure 21). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (37%). Il y a 12 espèces qui sont gravement en péril, et 19 espèces qui sont en péril. Parmi ces 31 espèces, 26 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et cinq sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutes les espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Nous avons également identifié six espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur six espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de guêpes jaunes n’est considérée comme migratrice.

Figure 21. Situation générale des guêpes jaunes au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 21

La Figure 21 montre la situation générale des guêpes jaunes au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de guêpes jaunes classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 101 espèces évaluées au Canada, 12 étaient classées gravement en péril, 19 en péril, 14 vulnérables, 10 apparemment en sécurité, 27 en sécurité, 6 inclassables et 13 non applicables. Des 24 espèces évaluées au Yukon, 13 étaient classées apparemment en sécurité, 5 en sécurité et 6 inclassables. Des 24 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 6 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité et 17 inclassables. Des 2 espèces évaluées au Nunavut, une était classée en péril et une vulnérable. Des 66 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 12 étaient classées gravement en péril, 12 en péril, 19 vulnérables, 11 apparemment en sécurité, 9 en sécurité et 3 non applicables. Des 54 espèces évaluées en Alberta, 3 étaient classées gravement en péril, 10 en péril, 14 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 14 en sécurité, 4 inclassables et 3 non applicables. Des 43 espèces évaluées au Saskatchewan, 5 étaient classées gravement en péril, 13 en péril, 11 vulnérables, 7 apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 2 inclassables et 3 non applicables. Des 41 espèces évaluées au Manitoba, 3 étaient classées gravement en péril, 8 en péril, 15 vulnérables, 10 apparemment en sécurité, 2 inclassables et 3 non applicables. Des 66 étaient classées en Ontario, une était classée possiblement disparue, 8 gravement en péril, 8 en péril, 14 vulnérables, 20 apparemment en sécurité, 2 en sécurité et 13 non applicables. Des 42 espèces évaluées au Québec, 4 étaient classées gravement en péril, 5 en péril, 17 vulnérables, 10 apparemment en sécurité, une inclassable et 5 non applicables. Des 34 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée apparemment en sécurité, 8 en sécurité, 22 inclassables et 3 non applicables. Des 30 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 27 étaient classées inclassables et 3 non applicables. Les 26 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Les 12 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 17 espèces évaluées à Terre-Neuve, 15 étaient classées inclassables et 2 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Trichoptères

Photo d’un trichoptère
Photo d’un trichoptère, Brachycentre de Solomon (Brachycentrus solomoni), dans son fourreau protecteur © David H. Funk

Les trichoptères réfèrent à l’ordre Trichoptera. Ils ressemblent à des papillons de nuit et peuvent replier leurs ailes poilues sur le dos lorsqu’ils sont au repos. Les larves sont aquatiques et ressemblent à des chenilles; elles sont bien connues pour le fourreau protecteur qu’elles construisent à partir de gravier, de sable et de matières végétales réunis avec de la soie. Les larves de certaines espèces construisent des fourreaux remarquables, et des artistes ont offert des pierres précieuses à des larves élevées en captivité afin qu’elles les intègrent à leurs fourreaux. La plupart des espèces larvaires se nourrissent de matières végétales en décomposition et contribuent ainsi à la décomposition de la matière organique et à la purification de l’eau. Certaines espèces s’adonnent même au jardinage, fertilisant leur environnement immédiat en déposant leurs déjections dans des endroits choisis afin de favoriser la croissance d’algues, ce qui leur permet de limiter leurs déplacements pour se nourrir. Les adultes ne vivent pas longtemps et servent de nourriture à de nombreuses espèces de poissons de pêche sportive et commerciale. Les trichoptères sont utilisés comme indicateurs de la santé des écosystèmes, et leur systématique, leur biologie et leur écologie sont bien étudiées au Canada. Les connaissances sur leur situation générale et leur répartition sont toutefois incomplètes. Les menaces pesant sur les trichoptères comprennent la disparition et l’altération de l’habitat, les changements hydrologiques, la pollution, la rareté de l’eau, ainsi que les changements climatiques, dont les répercussions peuvent être particulièrement importantes, notamment pour certaines espèces confinées aux cours d’eau de montagne alimentés par des glaciers.

Il y a 688 espèces connues de trichoptères au Canada (Figure 22). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (31%). Il y a une espèce qui est en péril. Cette espèce a environ 50% de son aire de répartition au Canada et a un pointage prioritaire plus faible. Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 470 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de trichoptères n’est considérée comme migratrice.

Figure 22. Situation générale des trichoptères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 22

La Figure 22 montre la situation générale des trichoptères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de trichoptères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 688 espèces évaluées au Canada, une était classée en péril, une vulnérable, 107 apparemment en sécurité, 109 en sécurité, 428 inclassables et 42 non classées. Des 151 espèces évaluées au Yukon, une était classée vulnérable, 15 apparemment en sécurité, 18 en sécurité, 12 inclassables, 104 non classées et une non applicable. Des 122 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 2 étaient classées vulnérables, 8 apparemment en sécurité et 112 inclassables. Des 12 espèces évaluées au Nunavut, une était classée apparemment en sécurité et 11 inclassables. Des 323 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée en péril, 104 apparemment en sécurité, une en sécurité et 217 inclassables. Des 253 espèces évaluées en Alberta, une était classée en péril, 81 apparemment en sécurité et 171 inclassables. Des 207 espèces évaluées en Saskatchewan, 87 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité et 119 inclassables. Des 219 espèces évaluées au Manitoba, 21 étaient classées apparemment en sécurité, 197 inclassables et une non applicable. Des 320 espèces évaluées en Ontario, 55 étaient classées apparemment en sécurité et 265 inclassables. Les 383 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Les 171 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick étaient classées inclassables. Des 204 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 202 étaient classées inclassables et 2 non applicables. Les espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Les 32 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 136 espèces évaluées à Terre-Neuve, 27 étaient classées apparemment en sécurité et 109 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Papillons

Photo d’un papillon
Photo d’un papillon Papilio canadensis © Rémi Hébert

Les papillons réfèrent à l’ordre Lepidoptera. De façon générale, les papillons de jour sont parés de couleurs vives tandis que les papillons de nuit sont souvent plus ternes. Les deux groupes possèdent une langue enroulée sur elle-même comme le ressort d’une montre, deux paires d’ailes couvertes d’écailles, et des antennes. Les femelles déposent leurs oeufs sur les végétaux qui constituent la nourriture préférée des larves (appelées chenilles). Les chenilles se nourrissent voracement et subissent un certain nombre de mues (remplacement des téguments) à mesure qu’elles grandissent. Le stade adulte est bref et axé sur la reproduction. En général, les papillons de jour utilisent des repères visuels pour trouver leurs partenaires, tandis que les papillons de nuit, reconnus pour leur odorat, se localisent à l’aide de phéromones à longue portée. Les adultes de nombreuses espèces se nourrissent de nectar, pollinisant parfois les fleurs au passage, mais d’autres adultes ne se nourrissent pas, puisant à même les réserves de graisses accumulées durant la vie larvaire. Le Monarque (Danaus plexippus) est un magnifique papillon de jour orange et noir bien apprécié du public dont les chenilles se nourrissent exclusivement d’asclépiades. Les adultes migrent au Mexique ou en Californie pour y passer l’hiver, conservant leur énergie pendant le voyage en se laissant porter par les courants d’air ascendants, parfois jusqu’à une hauteur de 1 km. Même si plus de 90 % des papillons sont nocturnes, les espèces diurnes, plus attrayantes, attirent beaucoup plus l’attention et sont relativement bien étudiées. Bien que des études aient été consacrées à certaines espèces de papillons de nuit considérées comme des ravageurs agricoles et forestiers, nos connaissances sur la plupart des espèces demeurent lacunaires. Les principales menaces pesant sur les papillons sont la destruction et l’altération de l’habitat, les pesticides, la pollution, les espèces exotiques et, dans le cas des papillons de nuit, l’éclairage artificiel.

Il y a 5257 espèces connues de papillons au Canada (Figure 23). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (31%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, deux espèces qui sont possiblement disparues, 33 espèces qui sont gravement en péril, et 56 espèces qui sont en péril. Parmi ces 92 espèces, 62 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 18 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, 12 espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Parmi celles-ci, 10 espèces sont considérées comme endémiques au Canada : Agrotis arenarius, Coenonympha nipisiquit, Colias johanseni, Colias rankinensis, Eucosma sableana, Euxoa unica, Lasionycta haida, Lasionycta macleani, Schinia verna, Xanthorhoe clarkeata. Au total, 15 espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 191 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 3015 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, 16 espèces de papillons sont considérées comme migratrices.

Les papillons de jour et certains papillons de nuit ont été évalués dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 124 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 29 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 13 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 56 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 15 espèces ont été ajoutées à la liste et 11 espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (44%) résultent d’un changement procédural.

Figure 23. Situation générale des papillons au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 23

La Figure 23 montre la situation générale des papillons au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de papillons classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 5257 espèces évaluées au Canada, 1 était classée présumée disparue, 2 possiblement disparues, 33 gravement en péril, 56 en péril, 244 vulnérables, 738 apparemment en sécurité, 904 en sécurité, 541 inclassables, 2474 non classées et264 non applicables. Des 716 espèces évaluées au Yukon, 2 étaient classées en péril, 26 vulnérables, 173 apparemment en sécurité, 70 en sécurité, 286 inclassables, 154 non classées et 5 non applicables. Des 598 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 5 étaient classées vulnérables, 75 apparemment en sécurité, 306 inclassables, 207 non classées et 5 non applicables. Des 134 espèces évaluées au Nunavut, 3 étaient classées en péril, 18 vulnérables, 13 apparemment en sécurité, 17 en sécurité, 35 inclassables, 44 non classées et 4 non applicables. Des 2759 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 10 gravement en péril, 33 en péril, 324 vulnérables, 789 apparemment en sécurité, 161 en sécurité, 82 inclassables, 1218 non classées et 140 non applicables. Des 2470 espèces évaluées en Alberta, 5 étaient classées possiblement disparues, 8 gravement en péril, 36 en péril, 308 vulnérables, 526 apparemment en sécurité, 87 en sécurité, 238 inclassables, 1200 non classées et 62 non applicables. Des 1925 espèces évaluées en Saskatchewan, 3 étaient classées présumées disparues, 27 gravement en péril, 27 en péril, 232 vulnérables, 235 apparemment en sécurité, 61 en sécurité, 513 inclassables, 774 non classées et 53 non applicables. Des 2177 espèces évaluées au Manitoba, une était classée présumée disparue, 7 possiblement disparues, 15 gravement en péril, 27 en péril, 224 vulnérables, 388 apparemment en sécurité, 73 en sécurité, 396 inclassables, 973 non classées et 73 non applicables. Des 3120 espèces évaluées en Ontario, 2 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 25 gravement en péril, 40 en péril, 174 vulnérables, 562 apparemment en sécurité, 242 en sécurité, 299 inclassables, 1596 non classées et 179 non applicables. Des 2880 espèces évaluées au Québec, une était classée présumée disparue, 3 possiblement disparues, 2 gravement en péril, 10 en péril, 16 vulnérables, 12 apparemment en sécurité, 74 en sécurité, 19 inclassables, 2600 non classées et 143 non applicables. Des 1685 espèces évaluées au New Brunswick, 7 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 19 vulnérables, 372 apparemment en sécurité, 41 en sécurité, 535 inclassables, 611 non classées et 97 non applicables. Des 1832 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 11 étaient classées gravement en péril, 10 en péril, 11 vulnérables, 162 apparemment en sécurité, 31 en sécurité, 695 inclassables, 814 non classées et 98 non applicables. Des 721 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 16 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 5 vulnérables, 16 apparemment en sécurité, 44 en sécurité, 352 inclassables, 241 non classées et 44 non applicables. Des 477 espèces évaluées au Labrador, une était classée en péril, 25 vulnérables, 25 apparemment en sécurité, 9 en sécurité, 108 inclassables, 297 non classées et 12 non applicables. Des 883 espèces évaluées à Terre-Neuve, 27 étaient classées vulnérables, 66 apparemment en sécurité, 15 en sécurité, 234 inclassables, 470 non classées et 71 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Mécoptères

Photo d’un mécoptère mâle, Panorpe claire
Photo d’un mécoptère mâle, Panorpe claire (Panorpa claripennis) © Steve Marshall

Les mécoptères réfèrent à l’ordre Mecoptera. Les mécoptères sont des insectes de taille moyenne pourvus d’un long rostre orienté vers le bas. Sur l’abdomen de certains mâles, on retrouve un appendice inoffensif qui ressemble à la queue d’un scorpion. La plupart des mécoptères vivent dans le sous-étage forestier, et certaines espèces sont actives même sur la neige. Les adultes sont omnivores et peuvent subtiliser leurs repas dans des toiles d’araignées (un comportement qui entraîne, comme on peut s’y attendre, un taux de prédation élevé de la part des araignées) ou capturer des abeilles avec leurs pattes postérieures et les manipuler avec prudence jusqu’à ce qu’ils puissent les transpercer. Les mâles de certaines espèces offrent une proie à leur partenaire comme incitatif (ou distraction) à l’accouplement. Ces offrandes nuptiales, qui sont parfois volées à d’autres mâles, contribuent à accroître la durée et le succès de l’accouplement. Les oeufs sont pondus sur le sol ou à proximité, et les larves, qui ressemblent à des chenilles ou à des vers, se nourrissent d’insectes, de champignons et de matières végétales. Comme ils sont rarement observés, les mécoptères ont été peu étudiés, ce qui rend difficile l’évaluation des menaces auxquelles ils sont exposés. La plupart des espèces sont des prédateurs généralistes et ne sont pas considérées comme en péril; toutefois, certaines ont des répartitions très localisées et sont menacées par la perte et la dégradation de l’habitat.

Il y a 25 espèces connues de mécoptères au Canada (Figure 24). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (48%). Il y a une espèce qui est gravement en péril et deux espèces qui sont en péril. Parmi ces trois espèces, une a seulement une petite partie de son aire de répartition au Canada (10% ou moins) et une autre est intermédiaire (de 11% à 74%). Toutefois, une autre espèce a 75% ou plus de son aire de répartition au Canada. Cette espèce est considérée comme endémique au Canada : Borée insulaire (Boreus insulanus). Au total, une espèce a un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur huit espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de mécoptères n’est considérée comme migratrice.

Figure 24. Situation générale des mécoptères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 24

La Figure 24 montre la situation générale des mécoptères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de mécoptères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 25 espèces évaluées au Canada, une était classée gravement en péril, 2 en péril, 2 vulnérables, 11 apparemment en sécurité, une en sécurité et 8 inclassables. Des 2 espèces évaluées au Yukon, une était classée apparemment en sécurité et une inclassable. Aucune espèce n’était présente dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Des 6 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée gravement en péril, 2 vulnérables, 2 apparemment en sécurité et une en sécurité. Les 2 espèces évaluées en Alberta étaient classées inclassables. Aucune espèce n’était présente en Saskatchewan. Les 3 espèces évaluées au Manitoba étaient classées inclassables. Des 19 espèces évaluées en Ontario, 3 étaient classées en péril, 9 apparemment en sécurité et 7 inclassables. Les 14 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Les 10 espèces évaluées au New Brunswick étaient classées inclassables. Les 7 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse étaient classées inclassables. Les 3 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Aucune espèce n’était présente au Labrador et à Terre-Neuve. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Simulies

Photo d’une mouche noire
Photo d’une mouche noire Simulium sp. © Tom Murray

Les simulies (aussi appelées mouches noires) réfèrent à la famille Simuliidae. Petites, foncées, trapues et bossues, elles atteignent leur abondance maximale dans les régions boréales, mais elles sont présentes presque dans toutes les régions du Canada où il y a de l’eau vive. Les larves se fixent au substrat des cours d’eau et filtrent l’eau vive pour en tirer leur nourriture. Les larves contribuent au cycle des nutriments dans les milieux aquatiques, et leur grand nombre en fait d’importants acteurs au sein du réseau trophique. Les adultes se nourrissent de nectar, mais les femelles de la plupart des espèces doivent prendre un repas sanguin pour assurer le développement des oeufs jusqu’à maturité. Leur morsure tourmente de nombreux animaux (dont évidemment nous, les humains!) et elle entraîne, chez le bétail canadien, une perte de poids, une diminution de la production de lait et même la mort. Leur voracité peut même empêcher les caribous de s’alimenter correctement durant la brève saison estivale. Les simulies ont été étudiées assez intensivement depuis les années 1950, particulièrement en ce qui a trait à leurs impacts sociaux, mais dans de nombreuses régions, en particulier dans le nord du Canada, très peu de relevés ont été effectués. Les principales menaces pesant sur les simulies sont la pollution de l’eau et les changements climatiques.

Il y a 160 espèces connues de simulies au Canada (Figure 25). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (61%). Il y a une espèce qui est gravement en péril, et quatre espèces qui sont en péril. Ces cinq espèces ont une aire de répartition au Canada qui est intermédiaire (de 11% à 74%). Au total, une espèce a un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 42 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de simulies n’est considérée comme migratrice.

Toutes les espèces de simulies ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 39 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, huit espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, trois espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 24 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, une espèce a été ajoutée à la liste et trois espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (90%) résultent d’un changement procédural.

Figure 25. Situation générale des simulies au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 25

La Figure 25 montre la situation générale des simulies au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de simulies classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 160 espèces évaluées au Canada, une était classée gravement en péril, 4 en péril, 15 vulnérables, 47 apparemment en sécurité, 51 en sécurité et 42 inclassables. Des 51 espèces évaluées au Yukon, 4 étaient classées vulnérables, 27 apparemment en sécurité, une en sécurité et 19 inclassables. Des 60 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 5 étaient classées vulnérables, 38 apparemment en sécurité et 17 inclassables. Des 35 espèces évaluées au Nunavut, 7 étaient classées vulnérables, 20 apparemment en sécurité et 8 inclassables. Des 81 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée en péril, 8 en péril, 22 vulnérables, 34 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 11 inclassables et une non classée. Des 70 espèces évaluées en Alberta, une était classée en péril, 30 vulnérables, 29 apparemment en sécurité et 10 inclassables. Des 45 espèces évaluées en Saskatchewan, 6 étaient classées vulnérables, 21 apparemment en sécurité et 18 inclassables. Des 42 espèces évaluées au Manitoba, 6 étaient classées vulnérables, 20 apparemment en sécurité, une en sécurité et 15 inclassables. Des 64 espèces évaluées en Ontario, 31 étaient classées apparemment en sécurité, une en sécurité et 32 inclassables. Les 66 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Les 24 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick étaient classées inclassables. Les 13 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse étaient classées inclassables. Les 20 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Des 30 espèces évaluées au Labrador, 6 étaient classées apparemment en sécurité et 24 inclassables. Des 26 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée vulnérable, 15 apparemment en sécurité et 10 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Moustiques

Photo d’un Moustique des marais
Photo: Moustique des marais (Anopheles walkeri) © Tom Murray

Les moustiques réfèrent à la famille Culicidae. Les moustiques sont de minces insectes volants dotés de longues pattes et d’un long proboscis (trompe). Les femelles pondent leurs oeufs à la surface de plans d’eau stagnante, et les larves, aquatiques, se nourrissent de détritus organiques et respirent par un tube situé à l’extrémité postérieure de leur corps. Les larves sont consommées par diverses espèces de poissons, des larves de libellules et d’autres invertébrés aquatiques, tandis que les adultes sont les proies de libellules, de chauves-souris et d’oiseaux. Le nectar est la principale source d’énergie de tous les moustiques, mais les femelles ont également besoin d’un repas sanguin pour assurer le développement de leurs oeufs, et elles sont attirées par le dioxyde de carbone et la chaleur libérés par les hôtes vertébrés. Bien que nous, les humains, ne soyons habituellement pas le premier choix des moustiques, notre peau mince et relativement glabre fait de nous des cibles attirantes. Après avoir produit une première ponte, les femelles doivent prendre un nouveau repas sanguin pour assurer la maturation des pontes subséquentes, et elles peuvent alors transmettre des maladies, comme le virus du Nil occidental, lorsqu’elles piquent un nouvel hôte. Même si les espèces nuisibles et vectrices de virus ont été largement étudiées, la majorité des moustiques ne se nourrissent pas du sang des humains et sont peu connus. Les menaces pesant sur les moustiques comprennent la perte de milieux humides et de forêts, la pollution de l’eau, les pesticides (qui peuvent tuer les espèces de moustiques non nuisibles et entraîner une résistance aux pesticides chez les espèces nuisibles) et les changements climatiques.

Il y a 80 espèces connues de moustiques au Canada (Figure 26). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (80%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Nous avons également identifié trois espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 12 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de moustiques n’est considérée comme migratrice.

Toutes les espèces de moustiques ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 13 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 11 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, une espèce a été ajoutée à la liste et une espèce a été effacée de la liste. La plupart des changements (62%) résultent d’un changement procédural.

Figure 26. Situation générale des moustiques au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 26

La Figure 26 montre la situation générale des moustiques au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de moustiques classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 80 espèces évaluées au Canada, une était classée vulnérable, 8 apparemment en sécurité, 56 en sécurité, 12 inclassables et 3 non applicables. Des 30 espèces évaluées au Yukon, 8 étaient classées apparemment en sécurité, 10 en sécurité et 12 inclassables. Des 33 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 18 étaient classées apparemment en sécurité et 15 inclassables. Des 11 espèces évaluées au Nunavut, 2 étaient classées apparemment en sécurité et 9 en sécurité. Des 46 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 2 étaient classées vulnérables, 10 apparemment en sécurité, 30 en sécurité, 3 inclassables et une non applicable. Des 42 espèces évaluées en Alberta, 26 étaient classées apparemment en sécurité, 15 en sécurité et une inclassable. Des 40 espèces évaluées en Saskatchewan, 26 étaient classées apparemment en sécurité, 12 en sécurité et 2 inclassables. Des 45 espèces évaluées au Manitoba, 28 étaient classées apparemment en sécurité, 15 en sécurité et 2 inclassables. Des 64 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée vulnérable, 18 apparemment en sécurité, 34 en sécurité, 9 inclassables et 2 non applicables. Des 50 espèces évaluées au Québec, 49 étaient classées non classées et une non applicable. Des 42 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée apparemment en sécurité, 17 en sécurité, 21 inclassables et 3 non applicables. Des 27 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées apparemment en sécurité, 9 en sécurité, 15 inclassables et une non applicable. Des 31 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 17 étaient classées apparemment en sécurité et 14 inclassables. Les 26 espèces évaluées au Labrador étaient classées inclassables. Des 26 espèces évaluées à Terre-Neuve, 5 étaient classées apparemment en sécurité et 21 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Taons

Photo d’un Taon excité
Photo d’un Taon excité (Chrysops excitans) © Stephen Luk

Les taons (aussi appelés mouches à cheval ou mouches à chevreuil) réfèrent la famille Tabanidae. Pour de nombreux amateurs de plein air, les taons n’ont pas besoin de présentation. Ils sont gros, agressifs et persistants, et ils mordent. Leurs yeux proéminents sont souvent iridescents et, chez les mâles, peuvent couvrir la majeure partie de la tête. Les taons du genre Chrysops sont souvent plus petits et dotés d’ailes rayées. Les larves des taons sont aquatiques et prédatrices d’autres insectes immatures. Les adultes se nourrissent du nectar des plantes, et la plupart des femelles ont besoin de sang pour assurer la maturation de leurs oeufs. Elles se nourrissent de sang en utilisant leurs pièces buccales coupantes pour entailler la peau, puis lape le sang. Fait intéressant, le Taon de Hine (Hybomitra hinei) est l’insecte volant connu le plus rapide, ayant été chronométré à 145 km/h pendant un bref instant à son envol. De nombreuses espèces se rassemblent souvent au sommet de collines, et les mâles effectuent des manoeuvres acrobatiques rapides pour attraper et s’accoupler avec les femelles qui ont aussi un vol rapide. Les taons sont plus actifs par temps chaud et ensoleillé. Bien que les taons adultes servent de proies à de nombreux oiseaux et insectes volants, ce sont les prédateurs d’oeufs, en particulier les guêpes parasitoïdes, qui sont les agents de contrôle les plus importants. Bien que les taons aient retenu l’attention des chercheurs en raison de leur aptitude à mordre, de nombreux aspects de leur cycle vital, de leur taxonomie et de leur écologie demeurent méconnus. Leur répartition générale est bien connue à l’échelle du Canada, mais de nombreuses lacunes dans les connaissances persistent à l’échelle régionale. Les menaces potentielles pesant sur les taons incluent la destruction ou la dégradation des milieux humides et des forêts.

Il y a 144 espèces connues de taons au Canada (Figure 27). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (72%). Il y a une espèce qui est possiblement disparue, quatre espèces qui sont gravement en péril, et sept espèces qui sont en péril. Parmi ces 12 espèces, 10 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et deux sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutes les espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 22 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de taons n’est considérée comme migratrice.

Toutes les espèces de taons ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 19 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, cinq espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, une espèce a eu un niveau de risque moins élevé, et 11 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, une espèce a été ajoutée à la liste et une espèce a été effacée de la liste. La plupart des changements (63%) résultent d’un changement procédural.

Figure 27. Situation générale des taons au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 27

La Figure 27 montre la situation générale des taons au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de taons classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 144 espèces évaluées au Canada, une était classée possiblement disparue, 4 gravement en péril, 7 en péril, 7 vulnérables, 45 apparemment en sécurité, 58 en sécurité et 22 inclassables. Des 29 espèces évaluées au Yukon, 9 étaient classées apparemment en sécurité, 9 en sécurité et 11 inclassables. Des 25 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée vulnérable, 15 apparemment en sécurité et 9 inclassables. Des 25 espèces évaluées au Nunavut, une était classée vulnérable et 24 inclassables. Des 63 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 4 étaient classées en péril, 10 vulnérables, 31 apparemment en sécurité, 10 en sécurité et 8 inclassables. Des 50 espèces évaluées en Alberta, 17 étaient classées vulnérables, 20 apparemment en sécurité et 13 inclassables. Des 38 espèces évaluées en Saskatchewan, 11 étaient classées vulnérables, 18 apparemment en sécurité et 9 inclassables. Des 54 espèces évaluées au Manitoba, 10 étaient classées vulnérables, 25 apparemment en sécurité et 19 inclassables. Des 101 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée possiblement disparue, 4 gravement en péril, 4 en péril, 4 vulnérables, 43 apparemment en sécurité, 23 en sécurité et 22 inclassables. Les 78 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Des 62 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 4 étaient classées gravement en péril, 4 en péril, une vulnérable, 8 apparemment en sécurité, 34 en sécurité et 11 inclassables. Des 57 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée en péril, 22 en sécurité et 34 inclassables. Les 20 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. Des 26 espèces évaluées au Labrador, 15 étaient classées apparemment en sécurité et 11 inclassables. Des 23 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée vulnérable, 11 apparemment en sécurité et 11 inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Bombyles

Photo d’un Bombyle barbu
Photo d’un Bombyle barbu (Anastoechus barbatus) © Jeffrey P. Gruber

Les bombyles réfèrent à la famille Bombyliidae. Certaines espèces sont couvertes de poils dorés et sont considérées comme particulièrement mignonnes. Les bombyles émettent souvent un vrombissement aigu lorsqu’ils effectuent un vol stationnaire près des fleurs. Les adultes aspirent le nectar avec leur long proboscis (trompe), et les poils collants qui couvrent leurs pattes et leur corps en font des pollinisateurs efficaces. Les larves se nourrissent d’insectes immatures et contribuent à la répression de ravageurs agricoles. Les femelles enrobent leurs oeufs de sable pour les protéger et les déposent près d’une source de nourriture larvaire, comme un nid d’insectes. Une fois que les larves ont trouvé un hôte adéquat, elles s’y accrochent avec leur bouche et entreprennent lentement de le dévorer vivant. Les bombyles sont peu connus au Canada, bien que certaines espèces plus faciles à observer soient relativement bien représentées dans les collections générales. Les bombyles font actuellement l’objet de recherches taxonomiques, et leur rôle de pollinisateurs suscite un intérêt accru. Les bombyles sont principalement menacés par la perte d’habitat, les pesticides, et l’utilisation du feu pour l’entretien des prairies.

Il y a 116 espèces connues de bombyles au Canada (Figure 28). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (28%). Il y a une espèce qui est possiblement disparue, neuf espèces qui sont gravement en péril, et six espèces qui sont en péril. Parmi ces 16 espèces, 15 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et une est intermédiaire (de 11% à 74%). Toutes les espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 48 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de bombyles n’est considérée comme migratrice.

Figure 28. Situation générale des bombyles au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 28

La Figure 28 montre la situation générale des bombyles au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de bombyles classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 116 espèces évaluées au Canada, une était classée possiblement disparue, 9 gravement en péril, 16 vulnérables, 24 apparemment en sécurité, 9 en sécurité, 47 inclassables, une non classée et 3 non applicables. Des 12 espèces évaluées au Yukon, 8 étaient classées apparemment en sécurité et 4 inclassables. Des 12 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 2 étaient classées apparemment en sécurité et 10 inclassables. Aucune espèce n’était présente au Nunavut. Des 68 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée possiblement disparue, 8 gravement en péril, 4 en péril, 18 vulnérables, 13 apparemment en sécurité, 3 en sécurité et 21 inclassables. Des 58 espèces évaluées en Alberta, 20 étaient classées vulnérables, 6 apparemment en sécurité et 32 inclassables. Des 40 espèces évaluées en Saskatchewan, 7 étaient classées vulnérables, 2 apparemment en sécurité et 31 inclassables. Des 30 espèces évaluées au Manitoba, 5 étaient classées vulnérables, 3 apparemment en sécurité et 22 inclassables. Des 52 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées possiblement disparues, 3 gravement en péril, 4 en péril, 14 vulnérables, 10 apparemment en sécurité, 3 en sécurité et 16 inclassables. Les 29 espèces évaluées au Québec étaient non classées. Des 19 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 14 inclassables et 2 non applicables. Des 6 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées en sécurité, 3 inclassables et une non applicable. Les 4 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard étaient classées inclassables. La seule espèce évaluée au Labrador était classée inclassable. Les 3 espèces évaluées à Terre-Neuve étaient classées inclassables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Syrphes

Photo d’un Syrphe à pattes jaunes
Photo d’un Syrphe à pattes jaunes Xanthogramma flavipes © Tom D. Schultz

Les syrphes réfèrent la famille Syrphidae. Les syrphes sont des insectes colorés et voyants que l’on peut souvent observer en vol stationnaire près de fleurs. Bon nombre d’entre eux arborent des rayures jaunes et noires, imitant efficacement les abeilles et les guêpes pour décourager leurs prédateurs potentiels. Toutefois, ils ne piquent pas, et ils possèdent deux ailes, contrairement aux abeilles et aux guêpes qui en ont quatre. Les syrphes sont d’une importance écologique et économique considérable; les adultes sont d’importants pollinisateurs, et les larves de nombreuses espèces sont des prédateurs voraces de ravageurs agricoles, tels les pucerons. D’autres espèces sont des as de la supercherie, produisant des phéromones semblables à celles des fourmis, ce qui leur permet de vivre dans des colonies de fourmis et de se nourrir de leurs hôtes. Bien que le cycle vital, la répartition et les besoins en matière d’habitat de certaines espèces demeurent en grande partie méconnus, les services environnementaux rendus par ces insectes retiennent de plus en plus l’attention des chercheurs. Les menaces pesant sur les syrphes comprennent la destruction et l’altération de l’habitat, la pollution, les insecticides, et l’urbanisation. Les espèces qui dépendent de milieux spécifiques tels que le sommet de collines ou les cavités d’arbres dans les forêts anciennes sont les plus vulnérables.

Il y a 524 espèces connues de syrphes au Canada (Figure 29). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (50%). Il y a quatre espèces qui sont gravement en péril, et 15 espèces qui sont en péril. Parmi ces 19 espèces, 11 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et sept sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, une espèce a 75% ou plus de son aire de répartition au Canada. Cette espèce est considérée comme endémique au Canada : Syrphe à pattes hispides (Platycheirus hispidipes). Au total, trois espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié neuf espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 189 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de syrphes n’est considérée comme migratrice.

Figure 29. Situation générale des syrphes au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 29

La Figure 29 montre la situation générale des syrphes au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de syrphes classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 524 espèces évaluées au Canada, 4 étaient classées gravement en péril, 15 en péril, 44 vulnérables, 140 apparemment en sécurité, 122 en sécurité, 184 inclassables, 5 non classées et 10 non applicables. Des 160 espèces évaluées au Yukon, une était classée en péril, 79 apparemment en sécurité, 16 en sécurité, 61 inclassables, une non classée et 2 non applicables. Des 136 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 4 étaient classées vulnérables, 48 apparemment en sécurité, 83 inclassables et une non applicable. Des 35 espèces évaluées au Nunavut, une était classée possiblement disparue, 11 vulnérables, 7 apparemment en sécurité et 16 inclassables. Des 332 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 4 étaient classées gravement en péril, 16 en péril, 74 vulnérables, 123 apparemment en sécurité, 5 en sécurité, 101 inclassables et 9 non applicables. Des 256 espèces évaluées en Alberta, 3 étaient classées gravement en péril, 8 en péril, 65 vulnérables, 65 apparemment en sécurité, 109 inclassables et 6 non applicables. Des 124 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée présumée disparue, une gravement en péril, une en péril, 32 vulnérables, 23 apparemment en sécurité, 61 inclassables et 5 non applicables. Des 205 espèces évaluées au Manitoba, 4 étaient classées gravement en péril, 4 en péril, 58 vulnérables, 45 apparemment en sécurité, 89 inclassables et 5 non applicables. Des 310 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée possiblement disparue, 2 gravement en péril, 10 en péril, 51 vulnérables, 152 apparemment en sécurité, 19 en sécurité, 63 inclassables et 12 non applicables. Des 283 espèces évaluées au Québec, 276 étaient non classées et 7 non applicables. Des 205 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée possiblement disparues, 25 apparemment en sécurité, 12 en sécurité, 161 inclassables et 6 non applicables. Des 186 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée présumée disparue, 12 apparemment en sécurité, 4 en sécurité, 161 inclassables et 8 non applicables. Des 42 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 37 étaient classées inclassables et 5 non applicables. Des 75 espèces évaluées au Labrador, 72 étaient non classées et 3 non applicables. Des 99 espèces évaluées à Terre-Neuve, 93 étaient non classées et 6 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Décapodes

Photo d’un Écrevisse à pinces bleues
Photo d’un Écrevisse à pinces bleues (Orconectes virilis) © Casey Swecker

Les décapodes forment l’ordre Decapoda. Ce grand ordre de crustacés englobe à la fois des animaux marins (homards, crabes et crevettes) et des animaux d’eau douce (écrevisses). Les décapodes respirent à l’aide de branchies, et possèdent 10 paires de pattes et des yeux pédonculés qui peuvent voir dans toutes les directions. Bon nombre d’entre eux sont omnivores, et ils utilisent leurs antennes pour sentir la nourriture dans l’eau. Les décapodes possèdent un exosquelette articulé et muent plusieurs fois à mesure qu’ils grandissent. Les décapodes marins sont importants sur le plan écologique; en réduisant les herbivores, ils contribuent au maintien des forêts de laminaires, des herbes de marais et d’autres habitats cruciaux. De plus, ils constituent une grande part du revenu des pêches canadiennes, et les espèces d’intérêt commercial sont bien étudiées. Des chercheurs canadiens ont récemment élaboré une méthode de détermination de l’âge des homards, des crabes et des crevettes fondée sur le nombre d’anneaux de croissance sur le pédoncule oculaire, l’une des rares parties du corps conservées après la mue. Ces renseignements sont primordiaux à la gestion des stocks. Les menaces pour les espèces marines englobent la surpêche, la pollution, l’acidification et les changements climatiques, tandis que les espèces d’eau douce sont menacées par la perte d’habitat, la compétition avec les espèces exotiques, la pollution et l’acidification.

Il y a 316 espèces connues de décapodes au Canada (Figure 30). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (43%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Nous avons également identifié cinq espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 148 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce de décapodes n’est considérée comme migratrice.

Les écrevisses ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, aucune espèce n’a eu de changement dans leur statut à l’échelle nationale.

Figure 30. Situation générale des décapodes au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 30

La Figure 30 montre la situation générale des décapodes au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de décapodes classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérable, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicable au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 316 espèces évaluées au Canada, 9 étaient classées vulnérables, 9 apparemment en sécurité, 128 en sécurité, 145 inclassables, 3 non classées et 22 non applicables. Aucune espèce n’était présente au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. La seule espèce évaluée en Colombie-Britannique était classée apparemment en sécurité. La seule espèce évaluée en Alberta était classée inclassable. La seule espèce évaluée en Saskatchewan était classée inclassable. Des 3 espèces évaluées au Manitoba, une était classée vulnérable, une apparemment en sécurité et une non applicable. Des 12 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées vulnérables, 5 apparemment en sécurité, une inclassable et 4 non applicables. Des 8 espèces évaluées au Québec, 5 étaient classées apparemment en sécurité et 3 non applicables. Des 3 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée en sécurité et 2 non applicables. La seule espèce évaluée en Nouvelle-Écosse était classée non applicable. Aucune espèce n’était présente à l’Île-du-Prince-Édouard, au Labrador et à Terre-Neuve. Des 200 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 6 étaient classées vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 88 en sécurité, 83 inclassables et 20 non applicables. Les 20 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest étaient classées inclassables. Des 42 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 14 étaient classées en sécurité et 28 inclassables. Des 112 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, une était classée vulnérable, une apparemment en sécurité, 40 en sécurité, 62 inclassables, 3 non classées et 5 non applicables.

Holothuries

Photo d’une Holothurie à papilles blanches
Photo d’une Holothurie à papilles blanches (Apostichopus leukothele) © Neil McDaniel

Les holothuries (aussi appelées concombres de mer) réfèrent à la classe Holothuroidea. Les holothuries sont des animaux cylindriques à corps mou qui vivent sur le plancher océanique. Leur mobilité est réduite, mais ils peuvent parcourir quelques mètres en une journée lorsqu’ils se nourrissent, et certains d’entre eux entreprennent des déplacements saisonniers à différentes profondeurs. À l’une de leur extrémité, ils sont dotés d’une bouche entourée de tentacules collants pour attirer la nourriture, et à l’autre extrémité, d’un anus qui excrète les déchets et pompe l’eau dans leur arbre respiratoire. La plupart des holothuries se reproduisent en diffusant leur sperme ou leurs oeufs dans l’eau pour la fécondation. Les jeunes flottent pendant quelques semaines avant de s’établir et, dans les régions tempérées, prennent plusieurs années pour atteindre la maturité. Sur le plan écologique, les holothuries sont des recycleurs de nutriments et les hôtes de nombreuses espèces commensales qui vivent sur eux ou à l’intérieur d’eux. Lorsqu’elles sont menacées, certaines espèces peuvent expulser leurs organes internes (qui se régénèrent par la suite), piégeant ainsi leur prédateur dans un vrai fouillis. Les holothuries ont fait l’objet d’une attention accrue au cours des dernières décennies, et leur valeur économique a augmenté. Malgré un plus grand nombre d’études sur les espèces d’intérêt commercial, il existe toujours de nombreuses lacunes dans les connaissances. Il est difficile d’observer des individus juvéniles ou de déterminer l’âge des adultes, ce qui fait de l’évaluation des stocks un défi. Les menaces englobent la surpêche, la mortalité due aux prises accessoires, le dragage, les déversements d’hydrocarbures, la déforestation (qui accroît le ruissellement) et les changements hydrologiques causés par les barrages hydroélectriques.

Il y a 75 espèces connues d’holothuries au Canada (Figure 31). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (59%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 29 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’holothuries n’est considérée comme migratrice.

Figure 31. Situation générale des holothuries au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 31

La Figure 31 montre la situation générale des holothuries au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’holothuries classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 75 espèces évaluées au Canada, 44 étaient classées en sécurité, 27 inclassables, 2 non classées et 2 non applicables. Des 47 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 26 étaient classées en sécurité, 19 inclassables et 2 non applicables. Les 9 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest étaient classées inclassables. Des 10 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 3 étaient classées en sécurité et 7 inclassables. Des 24 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 18 étaient classées en sécurité, 4 inclassables et 2 non classées.

Oursins

Photo de plusieurs Oursins pourpres
Photo de plusieurs Oursins pourpres (Strongylocentrotus purpuratus) © Fletcher & Baylis

Les oursins réfèrent à la classe Echinoidea. Les oursins, parfois appelés « hérissons de mer », sont des animaux invertébrés sphériques munis d’une carapace couverte de piquants. Ils se déplacent lentement sur le plancher océanique au moyen de pieds tubulaires et adhésifs (« podia »), et leur bouche orientée vers le bas est pourvue de dents pointues qui leur permettent de gratter les algues, d’écraser de petits animaux ou de creuser des refuges dans la roche ou le corail. Les femelles libèrent des millions d’oeufs aux fins de fécondation externe, et les larves flottant librement ont besoin de plusieurs mois pour effectuer leur développement avant de s’établir sur le plancher océanique et se métamorphoser. Les oursins sont des ingénieurs des écosystèmes, et ils peuvent dévaster la productivité des zones côtières en broutant les forêts de laminaires pour les transformer en « déserts d’oursins » lorsque leurs populations ne sont pas régulées. Les juvéniles sont vulnérables à la prédation et se réfugient souvent sous les piquants de leurs aînés. Les adultes sont mieux protégés, bien qu’ils soient chassés par des crustacés, des poissons, et des loutres de mer qui utilisent des roches pour craquer leur carapace. Les pêches canadiennes se sont développées pour récolter leurs gonades. Les menaces pour les oursins englobent la pollution et les changements climatiques. Certaines larves sont restreintes par la température, et un agent pathogène qui affecte les populations du Canada atlantique élargit son aire de répartition grâce à la hausse des températures hivernales. L’acidification des océans causée par le dioxyde de carbone nuit à la capacité des oursins de former leur carapace, ce qui a des répercussions sur leur croissance, leur alimentation, leur capacité de déplacement et leur sensibilité à la température de l’eau.

Il y a 38 espèces connues d’oursins au Canada (Figure 32). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (55%). Aucune espèce possiblement en péril n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 16 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Aucune espèce d’oursins n’est considérée comme migratrice.

Figure 32. Situation générale des oursins au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 32

La Figure 32 montre la situation générale des oursins au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’oursins classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 38 espèces évaluées au Canada, une était classée vulnérable, 21 en sécurité, 15 inclassables et une non classée. Des 19 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, une était classée vulnérable, 6 en sécurité et 12 inclassables. Les 3 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest étaient classées inclassables. Des 8 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 6 étaient classées en sécurité et 2 inclassables. Des 20 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 17 étaient classées en sécurité, 2 inclassables et une non classée.

Poissons

Photo d’un poisson
Photo d’un poisson Gadus morhua © Kelly Bentham

Les poissons réfèrent à la superclasse Agnatha (poissons dépourvus de mâchoire, comme les lamproies), à la classe Chondrichthyes (poissons cartilagineux, comme les requins) et à la superclasse Osteichthyes (poissons osseux, comme les saumons). Les poissons ont évolué à la suite de nombreux événements à partir de différentes lignées. Ils sont des vertébrés ectothermes (à sang froid) qui vivent sous l’eau, respirent par des branchies et sont habituellement pourvus d’écailles. Certaines espèces vivent exclusivement en eau douce, d’autres exclusivement en eau salée, tandis que d’autres migrent d’un type d’eau à l’autre pour se reproduire. En général, les poissons pondent des oeufs et s’occupent peu de leur descendance. Leur nourriture est variée, englobant notamment des algues, des végétaux, des invertébrés et d’autres poissons. Les prédateurs actifs, comme les thons, sont fusiformes et rapides; d’autres prédateurs guettent leurs proies et créent des embuscades; et les poissons qui se nourrissent de plancton, comme les harengs, filtrent leur nourriture avec leurs branchicténies. De nombreuses recherches ont été effectuées sur les espèces importantes pour les pêches commerciales et récréatives; d’autres espèces sont moins bien connues, particulièrement les espèces marines vivant en eaux profondes et les espèces arctiques. La surpêche est une grande menace pour les poissons marins. Certaines espèces ont connu un déclin important à cause des activités de pêche. Les autres préoccupations entourant les poissons canadiens englobent la perte et la dégradation de l’habitat, la pollution, la contamination, les changements climatiques, les interactions avec les poissons d’élevage, et les espèces envahissantes.

Il y a 1379 espèces connues de poissons au Canada (Figure 33). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (31%). Il y a trois espèces qui sont présumées disparues, une espèce qui est possiblement disparue, neuf espèces qui sont gravement en péril, et 25 espèces qui sont en péril. Parmi ces 38 espèces, 19 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 15 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, quatre espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Parmi celles-ci, trois espèces sont considérées comme endémiques au Canada : Coregonus huntsmani, Entosphenus macrostomus, Moxostoma hubbsi. Au total, sept espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 15 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 521 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, 112 espèces de poissons sont considérées comme migratrices.

Toutes les espèces de poissons ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2005. Depuis, 729 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 15 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 29 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 523 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 76 espèces ont été ajoutées à la liste et 86 espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (88%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 33. Situation générale des poissons au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 33

La Figure 33 montre la situation générale des poissons au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de poissons classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 1379 espèces évaluées au Canada, 3 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 9 gravement en péril, 25 en péril, 54 vulnérables, 53 apparemment en sécurité, 381 en sécurité, 521 inclassables et 332 non applicables. Des 37 espèces évaluées au Yukon, une était classée gravement en péril, 7 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, 6 en sécurité, 5 inclassables, 2 non classées et 3 non applicables. Des 51 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 4 étaient classées en péril, une en sécurité, 10 inclassables et 7 non applicables. Des 28 espèces évaluées au Nunavut, 5 étaient classées vulnérables, 7 en sécurité, 15 inclassables et une non applicable. Des 86 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 3 étaient classées gravement en péril, 9 en péril, 8 vulnérables, 21 apparemment en sécurité, 21 en sécurité, 4 inclassables, 3 non classées et 17 non applicables. Des 65 espèces évaluées en Alberta, 3 étaient classées gravement en péril, 9 en péril, 6 vulnérables, 4 apparemment en sécurité, 25 en sécurité, 5 inclassables et 13 non applicables. Des 70 espèces évaluées en Saskatchewan, 6 étaient classées en péril, 17 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, 26 en sécurité, une inclassable et 11 non applicables. Des 93 espèces évaluées au Manitoba, 6 étaient classées en péril, 4 vulnérables, 8 apparemment en sécurité, 57 en sécurité, 4 inclassables et 14 non applicables. Des 154 espèces évaluées en Saskatchewan, 3 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 6 gravement en péril, 13 en péril, 14 vulnérables, 43 apparemment en sécurité, 46 en sécurité, 8 inclassables et 20 non applicables. Des 116 espèces évaluées au Québec, 4 étaient classées gravement en péril, 5 en péril, 18 vulnérables, 30 apparemment en sécurité, 46 en sécurité, une inclassable, une non classée et 11 non applicables. Des 52 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée gravement en péril, une en péril, 5 vulnérables, 10 apparemment en sécurité, 26 en sécurité, une inclassable et 8 non applicables. Des 40 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 6 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 18 en sécurité, une inclassable et 7 non applicables. Des 26 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 4 étaient classées en péril, 3 apparemment en sécurité, 10 en sécurité, une inclassable et 8 non applicables. Des 28 espèces évaluées au Labrador, 4 étaient classées vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 12 en sécurité, 3 inclassables et 6 non applicables. Des 19 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée gravement en péril, 5 vulnérables, 4 apparemment en sécurité, 3 en sécurité et 6 non applicables. Des 432 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 4 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 22 vulnérables, 73 en sécurité, 295 inclassables et 35 non applicables. Des 75 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest, une était classée en péril, 2 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 9 en sécurité, 56 inclassables et 4 non applicables. Des 287 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 4 étaient classées en péril, 6 vulnérables, 15 en sécurité, 237 inclassables et 25 non applicables. Des 776 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, une était classée gravement en péril, 10 en péril, 19 vulnérables, 13 apparemment en sécurité, 232 en sécurité, 197 inclassables et 304 non applicables.

Amphibiens

Photo d’un crapaud
Photo d’un crapaud, (Anaxyrus cognatus) © Erik Enderson

Les amphibiens forment la classe Amphibia. Les amphibiens sont des vertébrés ectothermes (à sang froid) qui ont une peau lisse et humide. De nombreuses espèces de grenouilles, de crapauds, de tritons et de salamandres du Canada ont des larves aquatiques qui se développent en adultes terrestres. Les amphibiens peuvent respirer par la peau, qui est perméable à l’eau. Ils sont ainsi à risque de déshydratation, et ils sont souvent actifs la nuit pour réduire leur perte en eau. La Grenouille des bois (Lithobates sylvaticus), qui a l’aire de répartition la plus septentrionale, produit des cryoprotecteurs semblables à de l’antigel pour protéger ses tissus pendant l’hibernation. Ces grenouilles sont étudiées par des scientifiques qui cherchent des méthodes de congélation d’organes aux fins de transplantation. La biologie, la physiologie et l’histoire naturelle de nombreuses espèces du Canada sont bien connues. La répartition, l’abondance et la structure des populations de certains groupes régionaux sont moins bien comprises. La surveillance est difficile en raison de la petite taille, de l’apparence cryptique, ainsi que des comportements discrets de nombreuses espèces. La perte et la fragmentation de l’habitat constituent les principales menaces pour les amphibiens; dans certaines régions du Canada, 90 % des milieux humides ont disparu. Les autres menaces englobent la mortalité routière, la pollution, la contamination et les espèces exotiques.

Il y a 48 espèces connues d’amphibiens au Canada (Figure 34). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (63%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, deux espèces qui sont gravement en péril, et cinq espèces qui sont en péril. Toutes ces huit espèces ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et ont un pointage prioritaire plus faible. Aussi, aucune espèce exotique n’est connue à l’échelle nationale. Aucune espèce n’est classée NU ou NNR suite à une manque de connaissances. Aucune espèce d’amphibiens n’est considérée comme migratrice.

Toutes les espèces d’amphibiens ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 10 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, trois espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, et six espèces ont eu un niveau de risque moins élevé. De plus, une espèce a été ajoutée à la liste. La plupart des changements (50%) résultent d’un changement procédural.

Figure 34. Situation générale des amphibiens au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 34

La Figure 34 montre la situation générale des amphibiens au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’amphibiens classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 48 espèces évaluées au Canada, une était classée présumée disparue, 2 gravement en péril, 5 en péril, 9 vulnérables, 12 apparemment en sécurité, 18 en sécurité et une non applicable. Des 5 espèces évaluées au Yukon, une était classée gravement en péril, une en péril, une vulnérable, une apparemment en sécurité et une en sécurité. Des 4 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, une était classée gravement en péril, une en péril, une vulnérable et une apparemment en sécurité. Les 2 espèces évaluées au Nunavut étaient classées inclassables. Des 22 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 2 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 5 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, une en sécurité et 2 non applicables. Des 10 espèces évaluées en Alberta, 2 étaient classées en péril, 5 vulnérables, une apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Des 7 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées vulnérables, 3 apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Des 20 espèces évaluées au Manitoba, une était classée gravement en péril, 2 en péril, 4 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 3 en sécurité et 4 non applicables. Des 26 espèces évaluées en Saskatchewan, 3 étaient classées présumées disparues, 3 gravement en péril, 2 en péril, 8 apparemment en sécurité et 10 en sécurité. Des 21 espèces évaluées au Québec, 3 étaient classées en péril, 3 vulnérables, 13 apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Des 16 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée gravement en péril, une vulnérable, 2 apparemment en sécurité et 12 en sécurité. Des 13 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée vulnérable et 12 en sécurité. Des 10 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée gravement en péril, 4 apparemment en sécurité et 5 en sécurité. Des 7 espèces évaluées au Labrador, une était classée gravement en péril, 2 vulnérables, 2 apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Les 4 espèces évaluées à Terre-Neuve étaient classées non applicables. Aucune espèce n’était présente dans les régions océaniques.

Reptiles

Photo d’une Tortue des bois
Photo d’une Tortue des bois (Glyptemys insculpta) © John Mosesso Jr.

Les reptiles forment la classe Reptilia. Les reptiles sont des vertébrés pourvus d’une peau écailleuse ou d’une carapace osseuse. La plupart des serpents, des lézards et des tortues atteignent leur limite septentrionale dans le sud du Canada. Ils sont ectothermes (à sang froid), ils s’exposent au soleil ou se cachent à l’ombre pour réguler leur température, et ils hibernent pour échapper aux longs hivers froids. De manière générale, les reptiles pondent des oeufs dont la coquille molle ressemble à du cuir, mais quelques espèces donnent naissance à des petits déjà éclos, les protégeant davantage des températures extrêmes et des prédateurs. Certains reptiles ont des organes sensoriels supplémentaires : de nombreux serpents « sentent » les substances chimiques avec leur langue, les crotales ressentent la chaleur des proies à sang chaud, et les tortues de mer utilisent les champs magnétiques pour parcourir des milliers de kilomètres jusqu’à leurs plages de nidification tropicales. Étant solitaires, les espèces discrètes ne font pas l’objet de beaucoup de recherches, tandis que d’autres espèces, comme la Couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis), qui hiberne dans des tanières communes pouvant contenir jusqu’à 10 000 individus, font partie des serpents les plus étudiés du monde. Les menaces pour les reptiles terrestres et d’eau douce englobent la fragmentation et la destruction de l’habitat, la mortalité routière, la capture d’individus aux fins du commerce d’animaux de compagnie, les prédateurs, la pollution, les espèces envahissantes, les maladies, et la persécution par les humains. Les tortues de mer sont menacées par la récolte des oeufs, la perte et l’altération de plages de nidification, la pollution, la consommation de déchets confondus avec des proies, et les blessures causées par l’équipement de pêche.

Il y a 49 espèces connues de reptiles au Canada (Figure 35). Plusieurs espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (29%). Il y a quatre espèces qui sont présumées disparues, cinq espèces qui sont gravement en péril, et six espèces qui sont en péril. Parmi ces 15 espèces, 13 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et deux sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutes les espèces ont un pointage prioritaire plus faible. Nous avons également identifié deux espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur deux espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, quatre espèces de reptiles sont considérées comme migratrices.

Toutes les espèces de reptiles ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 17 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, deux espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 11 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et trois espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, une espèce a été ajoutée à la liste. La plupart des changements (47%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 35. Situation générale des reptiles au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 35

La Figure 35 montre la situation générale des reptiles au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de reptiles classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 49 espèces évaluées au Canada, 4 étaient classées présumées disparues, 5 gravement en péril, 6 en péril, 15 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 9 en sécurité, 2 inclassables et 3 non applicables. Aucune espèce n’était présente au Yukon. La seule espèce évaluée dans les Territoires du Nord-Ouest était classée en péril. Aucune espèce n’était présente au Nunavut. Des 16 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 2 étaient classées présumées disparues, 2 gravement en péril, une en péril, 4 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 2 en sécurité et 2 non applicables. Des 9 espèces évaluées en Alberta, 3 étaient classées en péril, 2 vulnérables, 3 apparemment en sécurité et une inclassable. Des 12 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée gravement en péril, 2 en péril, 3 vulnérables, 4 apparemment en sécurité, une en sécurité et une inclassable. Des 11 espèces évaluées au Manitoba, 2 étaient classées gravement en péril, 3 vulnérables, 3 apparemment en sécurité et 3 non applicables. Des 27 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées présumées disparues, une gravement en péril, 5 en péril, 11 vulnérables, 3 apparemment en sécurité, 4 en sécurité et une non applicable. Des 17 espèces évaluées au Québec, une était classée gravement en péril, 4 en péril, 4 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, une en sécurité et 2 inclassables. Des 7 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, une était classée en péril, une vulnérable, 3 apparemment en sécurité et 2 en sécurité. Des 10 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, une était classée gravement en péril, 2 en péril, une vulnérable, 3 en sécurité et une non applicable. Des 3 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, une était classée en péril, une apparemment en sécurité et une en sécurité. Aucune espèce n’était présente au Labrador. La seule espèce évaluée à Terre-Neuve était classée non applicable. Des 4 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, une était classée gravement en péril, une inclassable et 2 non applicables. Aucune espèce n’était présente dans la région de l’océan Arctique Ouest et dans la région de l’océan Arctique Est. Des 4 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 2 étaient classées gravement en péril et 2 inclassables.

Oiseaux

Photo d’un Bécasseau maubèche
Photo d’un Bécasseau maubèche (Calidris canutus) © Raymond Belhumeur

Les oiseaux forment la classe Aves. Les oiseaux sont des vertébrés endothermes (à sang chaud) qui pondent des oeufs et sont pourvus de plumes, d’ailes et d’un bec. Leur capacité de voler leur donne un plus grand accès aux habitats et aux ressources. La plupart des espèces d’oiseaux sont migratrices, se reproduisant au Canada pendant l’été et passant l’hiver dans les pays du sud. La Sterne arctique (Sterna paradisaea) effectue l’une des plus longues migrations, soit de l’Arctique jusqu’à l’Antarctique. Toutefois, d’autres espèces ne migrent pas et demeurent toute l’année au Canada. La parade nuptiale des oiseaux est fascinante, et elle comporte des chants et des manifestations complexes, la fourniture de nourriture aux partenaires potentiels, ou la construction de multiples nids. L’étude de la parade nuptiale a mené à de nombreux progrès dans les domaines de l’évolution et de la sélection sexuelle. Les oiseaux sont bien étudiés parce qu’ils sont relativement faciles à observer et qu’ils sont populaires auprès des scientifiques et du public. Les relevés à long terme permettent d’évaluer la taille et les tendances des populations du Canada, bien que les connaissances soient limitées pour les espèces qui se reproduisent dans le nord et pour celles dont les populations varient selon les cycles de leurs sources de nourriture. Les menaces, qui peuvent toucher les oiseaux tant au Canada que dans leurs aires d’hivernage, englobent la perte et la fragmentation de l’habitat, la pollution, la contamination, la prédation (particulièrement par les chats), le parasitisme, les maladies, la surexploitation, la compétition avec les espèces envahissantes, les changements climatiques et les collisions.

Il y a 678 espèces connues d’oiseaux au Canada (Figure 36). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (51%). Il y a quatre espèces qui sont présumées disparues, 26 espèces qui sont gravement en péril, et 14 espèces qui sont en péril. Parmi ces 44 espèces, 30 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 13 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, une espèce avait 75% ou plus de son aire de répartition au Canada. Au total, huit espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 10 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur 17 espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, 412 espèces d’oiseaux sont considérées comme migratrices.

Toutes les espèces d’oiseaux ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 122 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 18 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 38 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 24 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 28 espèces ont été ajoutées à la liste et 14 espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (37%) résultent d’un changement procédural.

Figure 36. Situation générale des oiseaux au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 36

La Figure 36 montre la situation générale des oiseaux au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces d’oiseaux classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 678 espèces évaluées au Canada, 4 étaient classées présumées disparues, 26 gravement en péril, 14 en péril, 48 vulnérables, 71 apparemment en sécurité, 276 en sécurité, 16 inclassables, une non classée et 222 non applicables. Des 326 espèces évaluées au Yukon, 31 étaient classées gravement en péril, 10 en péril, 48 vulnérables, 75 apparemment en sécurité, 52 en sécurité, 12 inclassables, une non classée et 97 non applicables. Des 285 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 5 étaient classées gravement en péril, 7 en péril, 31 vulnérables, 53 apparemment en sécurité, 98 en sécurité, 43 inclassables et 48 non applicables. Des 278 espèces évaluées au Nunavut, une était classée présumée disparue, 3 gravement en péril, 3 en péril, 22 vulnérables, 19 apparemment en sécurité, 26 en sécurité, 75 inclassables, 2 non classées et 127 non applicables. Des 492 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 3 étaient classées présumées disparues, 19 gravement en péril, 18 en péril, 41 vulnérables, 103 apparemment en sécurité, 134 en sécurité, 22 inclassables, 3 non classées et 149 non applicables. Des 420 espèces évaluées en Alberta, 3 étaient classées présumées disparues, 5 gravement en péril, 11 en péril, 48 vulnérables, 75 apparemment en sécurité, 122 en sécurité, 39 inclassables et 117 non applicables. Des 438 espèces évaluées en Saskatchewan, 4 étaient classées présumées disparues, 11 gravement en péril, 15 en péril, 27 vulnérables, 87 apparemment en sécurité, 147 en sécurité, 3 inclassables et 144 non applicables. Des 431 espèces évaluées au Manitoba, 5 étaient classées présumées disparues, 14 gravement en péril, 9 en péril, 34 vulnérables, 89 apparemment en sécurité, 122 en sécurité, 10 inclassables et 148 non applicables. Des 487 espèces évaluées en Saskatchewan, 3 étaient classées présumées disparues, 3 possiblement disparues, 12 gravement en péril, 11 en péril, 22 vulnérables, 150 apparemment en sécurité, 81 en sécurité, 3 inclassables, une non classée et 201 non applicables. Des 447 espèces évaluées au Québec, 4 étaient classées présumées disparues, 12 gravement en péril, 12 en péril, 91 vulnérables, 106 apparemment en sécurité, 77 en sécurité et 145 non applicables. Des 398 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 4 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 40 gravement en péril, 34 en péril, 35 vulnérables, 57 apparemment en sécurité, 68 en sécurité, 6 inclassables, 2 non classées et 151 non applicables. Des 444 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 5 étaient classées présumées disparues, 6 possiblement disparues, 29 gravement en péril, 33 en péril, 51 vulnérables, 40 apparemment en sécurité, 58 en sécurité, 11 inclassables, 2 non classées et 209 non applicables. Des 341 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 2 étaient classées présumées disparues, 5 possiblement disparues, 29 gravement en péril, 27 en péril, 24 vulnérables, 34 apparemment en sécurité, 58 en sécurité, 21 inclassables, une non classée et 140 non applicables. Des 269 espèces évaluées au Labrador, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 14 gravement en péril, 28 en péril, 51 vulnérables, 36 apparemment en sécurité, 39 en sécurité, 6 inclassables, une non classée et 92 non applicables. Des 389 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 17 gravement en péril, 26 en péril, 42 vulnérables, 45 apparemment en sécurité, 45 en sécurité, une inclassable, 5 non classées et 206 non applicables. Des 146 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 3 était classée gravement en péril, 4 en péril, 19 vulnérables, 27 apparemment en sécurité, 17 en sécurité, 23 inclassables, 2 non classées et 35 non applicables. Des 10 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest, une était classée gravement en péril, une vulnérable, 2 apparemment en sécurité, une en sécurité, 3 inclassables, une non classée et une non applicable. Des 13 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, une était classée gravement en péril, une en péril, 2 vulnérables, 2 apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 4 inclassables et une non classée. Des 103 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 2 étaient classées présumées disparues, 4 gravement en péril, une en péril, 6 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 28 en sécurité, 15 inclassables et 41 non applicables.

Mammifères

Photo d’un mâle Orignal
Photo d’un mâle Orignal (Alces americanus) © Colin Pacitti

Les mammifères forment la classe Mammalia. Les mammifères sont des vertébrés poilus et endothermes (à sang chaud) qui produisent du lait pour nourrir leurs petits. Depuis la disparition des dinosaures, il y a environ 65 millions d’années, les mammifères se sont répandus et diversifiés pour atteindre leur répartition mondiale actuelle. Les mammifères arctiques sont particulièrement distincts, avec leurs adaptations au froid telles qu’une fourrure épaisse (p. ex. le Renard arctique, Vulpes lagopus); des formes larges et compactes (p. ex. le Boeuf musqué, Ovibos moschatus); et une circulation sanguine spécialisée (p. ex. le Caribou, Rangifer tarandus). D’autres mammifères vivent dans les océans canadiens, comme les baleines et les dauphins. En général, la biologie, la physiologie, la répartition et l’écologie des mammifères sont bien comprises, particulièrement en ce qui concerne les espèces de grande taille. D’autres espèces, de plus petite taille, sont de plus en plus reconnues. Par exemple, les chauves-souris peuvent aider à contrôler les populations d’insectes en consommant une grande proportion de leur masse corporelle en une seule nuit. Les menaces auxquelles font face les mammifères englobent l’altération de l’habitat, la surexploitation, les maladies (comme le syndrome du museau blanc, qui touche les chauves-souris), les espèces exotiques, l’hybridation et les changements climatiques. Les menaces propres aux espèces marines englobent l’enchevêtrement dans des engins de pêche, les collisions avec des bateaux, l’activité sismique, la pollution par le bruit, et une vulnérabilité relativement élevée à la contamination.

Il y a 222 espèces connues de mammifères au Canada (Figure 37). La majorité de ces espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité (61%). Il y a une espèce qui est présumée disparue, une espèce qui est possiblement disparue, 11 espèces qui sont gravement en péril, et 10 espèces qui sont en péril. Parmi ces 23 espèces, 16 ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et cinq sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, deux espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Ces deux espèces sont considérée comme endémiques au Canada : Dicrostonyx nunatakensis, Marmota vancouverensis. Au total, quatre espèces ont un pointage prioritaire élevé (entre 1 et 5). Nous avons également identifié 12 espèces exotiques à l’échelle nationale. Nous n’avons pas suffisamment de connaissances sur huit espèces pour leur attribuer un rang autre que NU ou NNR. Au total, 30 espèces de mammifères sont considérées comme migratrices.

Toutes les espèces de mammifères ont été évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2010. Depuis, 35 espèces ont eu un changement dans leur statut à l’échelle nationale. Au total, 11 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, huit espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et quatre espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, huit espèces ont été ajoutées à la liste et quatre espèces ont été effacées de la liste. La plupart des changements (37%) résultent d’une amélioration des connaissances des espèces.

Figure 37. Situation générale des mammifères au Canada en 2015.
Graphique des barres (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 37

La Figure 37 montre la situation générale des mammifères au Canada en 2015. Le graphique à barres montre le nombre d’espèces de mammifères classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 222 espèces évaluées au Canada, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 11 gravement en péril, 10 en péril, 31 vulnérables, 24 apparemment en sécurité, 112 en sécurité, 8 inclassables et 24 non applicables. Des 71 espèces évaluées au Yukon, 3 étaient classées gravement en péril, 7 en péril, 11 vulnérables, 14 apparemment en sécurité, 24 en sécurité, 7 inclassables et 5 non applicables. Des 71 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 3 étaient classées gravement en péril, 4 en péril, 6 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 35 en sécurité, 16 inclassables et 2 non applicables. Des 34 espèces évaluées au Nunavut, 4 étaient classées vulnérables, 4 apparemment en sécurité, 20 en sécurité et 6 inclassables. Des 121 espèces évaluées en Colombie-Britannique, une était classée présumée disparue, 5 gravement en péril, 6 en péril, 20 vulnérables, 26 apparemment en sécurité, 52 en sécurité, 2 inclassables et 9 non applicables. Des 96 espèces évaluées en Alberta, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 5 gravement en péril, 7 en péril, 13 vulnérables, 21 apparemment en sécurité, 35 en sécurité, 2 inclassables et 11 non applicables. Des 85 espèces évaluées en Saskatchewan, 2 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 8 en péril, 7 vulnérables, 26 apparemment en sécurité, 30 en sécurité, 2 inclassables et 9 non applicables. Des 86 espèces évaluées au Manitoba, 5 étaient classées présumées disparues, une possiblement disparue, 3 en péril, 21 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 43 en sécurité, une non classée et 6 non applicables. Des 83 espèces évaluées en Saskatchewan, une était classée possiblement disparue, 4 gravement en péril, 6 en péril, 5 vulnérables, 15 apparemment en sécurité, 37 en sécurité, 2 inclassables et 13 non applicables. Des 74 espèces évaluées au Québec, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 7 gravement en péril, 3 en péril, 9 vulnérables, 9 apparemment en sécurité, 40 en sécurité et 4 non applicables. Des 57 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 3 étaient classées présumées disparues, 4 gravement en péril, 2 en péril, 4 vulnérables, 2 apparemment en sécurité, 34 en sécurité, 4 inclassables et 4 non applicables. Des 59 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 2 étaient classées présumées disparues, 6 gravement en péril, 3 en péril, 4 vulnérables, une apparemment en sécurité, 30 en sécurité, 4 inclassables et 9 non applicables. Des 35 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 5 étaient classées présumées disparues, 3 gravement en péril, une en péril, 2 apparemment en sécurité et 7 non applicables. Des 44 espèces évaluées au Labrador, une était classée présumée disparue, 4 gravement en péril, 3 en péril, 3 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 21 en sécurité, 2 inclassables et 5 non applicables. Des 34 espèces évaluées à Terre-Neuve, 2 étaient classées en péril, 4 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 5 en sécurité et 18 non applicables. Des 31 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, 3 étaient classées gravement en péril, 3 en péril, 5 vulnérables, 9 en sécurité, 5 inclassables et 6 non applicables. Des 13 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest, une était classée apparemment en sécurité, 2 en sécurité, 2 inclassables et 8 non applicables. Des 21 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, 3 étaient classées vulnérables, une apparemment en sécurité, 5 en sécurité, une inclassable et 11 non applicables. Des 32 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, une était classée présumée disparue, 3 gravement en péril, 6 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 14 en sécurité, 2 inclassables et 6 non applicables.