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Espèces sauvages 2015: la situation générale des espèces au Canada

Section 4 - Conclusion

Ce rapport représente une très grande réalisation en résumant les évaluations de la situation générale d’un grand nombre et d’une grande variété d’espèces sauvages au Canada. Ces évaluations nous renseignent sur le statut de conservation des espèces et sur le niveau de connaissances que nous possédons à leur sujet.

Proportion d’espèces en sécurité

Au total, 29 848 espèces ont été évaluées dans ce rapport (Figure 38). Le nombre total d’espèces présentes dans chaque province, territoire, et région océanique varie considérablement. Parmi les groupes taxonomiques évalués, les régions les plus riches en espèces sont l’Ontario (15 858 espèces), la Colombie-Britannique (14 838 espèces) et le Québec (14 341 espèces).

Plusieurs espèces sont en sécurité. Nous présentons deux modes de calcul du pourcentage des espèces qui sont apparemment en sécurité ou en sécurité au Canada. Le premier calcul comprend toutes les espèces évaluées et montre que 43% des espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité. Cependant, le pourcentage d’espèces apparemment en sécurité ou en sécurité est faible en raison de la proportion élevée d’espèces inclassables ou non classées. Le deuxième calcul comprend uniquement les rangs numériques (N1 à N5). Ce deuxième calcul permet de se concentrer sur les espèces qui sont actuellement présentes au Canada et pour lesquelles le statut de conservation varie de gravement en péril à en sécurité. Ce calcul indique que 80% des espèces sont apparemment en sécurité ou en sécurité à l’échelle nationale au Canada. Comparativement aux rapports Espèces sauvages précédents, cela représente le pourcentage le plus élevé (Tableau 9). Les différences sont principalement dues à l’augmentation du nombre de groupes taxonomiques évalués dans chaque rapport. Par exemple, plusieurs groupes taxonomiques moins connus ont été ajoutés. Dans le cas de ces groupes taxonomiques moins connus, nous sommes souvent en mesure d’identifier en premier les espèces qui sont répandues et en sécurité, mais nous manquons parfois d’information pour attribuer les statuts de conservation dont la catégorie de risque est plus élevée pour les autres espèces.

Figure 38. Situation générale de toutes les espèces évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2015.
Graphique de barres (see long description below)
Description longue pour la figure 38

La figure 38 montre la situation générale des toutes les espèces évaluées dans le rapport Espèces sauvage 2015. Le graphique à barres montre le nombre total d’espèces dans le rapport classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, en péril, vulnérables, apparemment en sécurité, en sécurité, inclassables, non classées et non applicables au Canada, dans chaque province et territoire et dans les 4 régions océaniques. Des 29848 espèces évaluées au Canada, 45 étaient classées présumées disparues, 80 possiblement disparues, 718 gravement en péril, 816 en péril, 1586 vulnérables, 4846 apparemment en sécurité, 7987 en sécurité, 8026 inclassables, 2661 non classées et 3083 non applicables. Des 5740 espèces évaluées au Yukon, 15 étaient classées possiblement disparues, 138 gravement en péril, 321 en péril, 485 vulnérables, 1327 apparemment en sécurité, 863 en sécurité, 1425 inclassables, 580 non classées et 586 non applicables. Des 5383 espèces évaluées dans les Territoires du Nord-Ouest, 51 étaient classées gravement en péril, 230 en péril, 297 vulnérables, 15236 apparemment en sécurité, 233 en sécurité, 2605 inclassables, 223 non classées et 221 non applicables. Des 2297 espèces évaluées au Nunavut, une était classée présumée disparue, une possiblement disparue, 54 gravement en péril, 131 en péril, 277 vulnérables, 342 apparemment en sécurité, 132 en sécurité, 1147 inclassables, 53 non classées et 159 non applicables. Des 14838 espèces évaluées en Colombie-Britannique, 14 étaient classées présumées disparues, 34 possiblement disparues, 421 gravement en péril, 602 en péril, 1401 vulnérables, 3572 apparemment en sécurité, 2108 en sécurité, 3513 inclassables, 1554 non classées et 1619 non applicables. Des 11321 espèces évaluées en Alberta, 5 étaient classées présumées disparues, 17 possiblement disparues, 388 gravement en péril, 536 en péril, 1966 vulnérables, 2456 apparemment en sécurité, 1041 en sécurité, 2921 inclassables, 1200 non classées et 791 non applicables. Des 8759 espèces évaluées en Saskatchewan, 11 étaient classées présumées disparues, 34 possiblement disparues, 316 gravement en péril, 292 en péril, 933 vulnérables, 2054 apparemment en sécurité, 756 en sécurité, 2793 inclassables, 777 non classées et 793 non applicables. Des 9983 espèces évaluées au Manitoba, 11 étaient classées présumées disparues, 21 possiblement disparues, 322 gravement en péril, 304 en péril, 1345 vulnérables, 1740 apparemment en sécurité, 857 en sécurité, 3387 inclassables, 1071 non classées et 925 non applicables. Des 15858 espèces évaluées en Saskatchewan, 40 étaient classées présumées disparues, 111 possiblement disparues, 556 gravement en péril, 605 en péril, 916 vulnérables, 3718 apparemment en sécurité, 1793 en sécurité, 4433 inclassables, 1599 non classées et 2087 non applicables. Des 14341 espèces évaluées au Québec, 19 étaient classées présumées disparues, 142 possiblement disparues, 448 gravement en péril, 429 en péril, 1029 vulnérables, 2162 apparemment en sécurité, 1848 en sécurité, 2017 inclassables, 4467 non classées et 1780 non applicables. Des 9318 espèces évaluées au Nouveau-Brunswick, 13 étaient classées présumées disparues, 24 possiblement disparues, 369 gravement en péril, 332 en péril, 630 vulnérables, 1735 apparemment en sécurité, 1568 en sécurité, 2799 inclassables, 620 non classées et 1228 non applicables. Des 9086 espèces évaluées en Nouvelle-Écosse, 9 étaient classées présumées disparues, 15 possiblement disparues, 395 gravement en péril, 322 en péril, 419 vulnérables, 825 apparemment en sécurité, 1450 en sécurité, 3412 inclassables, 820 non classées et 1419 non applicables. Des 4207 espèces évaluées à l’Île-du-Prince-Édouard, 7 étaient classées présumées disparues, 16 possiblement disparues, 317 gravement en péril, 195 en péril, 140 vulnérables, 356 apparemment en sécurité, 529 en sécurité, 1568 inclassables, 249 non classées et 830 non applicables. Des 3469 espèces évaluées au Labrador, 2 étaient classées présumées disparues, 8 possiblement disparues, 108 gravement en péril, 325 en péril, 399 vulnérables, 467 apparemment en sécurité, 275 en sécurité, 1238 inclassables, 389 non classées et 258 non applicables. Des 5625 espèces évaluées à Terre-Neuve, une était classée présumée disparue, 19 possiblement disparues, 178 gravement en péril, 392 en péril, 568 vulnérables, 844 apparemment en sécurité, 532 en sécurité, 1584 inclassables, 592 non classées et 915 non applicables. Des 1053 espèces évaluées dans la région de l’océan Pacifique, une était classée gravement en péril, 10 en péril, 94 vulnérables, 30 apparemment en sécurité, 219 en sécurité, 571 inclassables, 2 non classées et 116 non applicables. Des 147 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Ouest, une était classée gravement en péril, une en péril, 3 vulnérables, 6 apparemment en sécurité, 12 en sécurité, 110 inclassables, une non classée et 13 non applicables. Des 482 espèces évaluées dans la région de l’océan Arctique Est, une était classée gravement en péril, 5 en péril, 11 vulnérables, 5 apparemment en sécurité, 49 en sécurité, 374 inclassables, une non classée et 36 non applicables. Des 1239 espèces évaluées dans la région de l’océan Atlantique, 3 étaient classées présumées disparues, 10 gravement en péril, 11 en péril, 38 vulnérables, 24 apparemment en sécurité, 392 en sécurité, 398 inclassables, 7 non classées et 356 non applicables.

 

Tableau 9. Proportion d’espèces apparemment en sécurité ou en sécurité dans les rapports de la série Espèces sauvages.
Rapport Espèces sauvagesNombre d’espèces évaluéesProportion d’espèces apparemment en sécurité ou en sécurité (toutes les espèces)Proportion d’espèces apparemment en sécurité ou en sécurité (rangs numériques seulement)
2000167059%74%
2005773246%70%
201011 95055%77%
201529 84843%80%

Espèces les plus en péril

Dans le présent rapport, 1659 espèces au total ont été classées comme présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada. Les groupes taxonomiques qui comptent le plus de ces espèces sont les plantes vasculaires, suivies des bryophytes, coléoptères, macrolichens, et papillons.

Sur les 1659 espèces, 1032 espèces ont seulement une petite partie de leur aire de répartition au Canada (10% ou moins) et 498 sont intermédiaires (de 11% à 74%). Toutefois, 129 espèces ont 75% ou plus de leur aire de répartition au Canada. Parmi celles-ci, 99 espèces sont considérées comme endémiques au Canada. Les plantes vasculaires, les coléoptères et les papillons sont les groupes taxonomiques qui comptent le plus grand nombre d’espèces endémiques classées comme présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada. La base de données du rapport contient la liste de tous les noms scientifiques de ces espèces.

Aider le COSEPAC à identifier les espèces prioritaires

Les pointages prioritaires déterminés par le Groupe de travail national sur la situation générale dans le cadre du présent rapport peuvent aider le COSEPAC à identifier les espèces qui pourraient faire l’objet d’une évaluation détaillée. Parmi les 1659 espèces classées comme présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada, 296 espèces ont obtenu les pointages prioritaires les plus élevés (entre 1 et 5). Certaines de ces espèces ont déjà fait l’objet d’une évaluation détaillée du COSEPAC (Tableau 10). Le COSEPAC a évalué 65 espèces ayant les pointages prioritaires les plus élevés. Les autres espèces non incluses dans ce tableau et évaluées par le COSEPAC sont des sous-espèces ou des espèces qui sont davantage en sécurité ou ayant des données insuffisantes.

Le COSEPAC compte 10 sous-comités qui s’occupent de groupes d’espèces précis : mousses et lichens, plantes vasculaires, mollusques, arthropodes, poissons marins, poissons d’eau douce, amphibiens et reptiles, oiseaux, mammifères marins, et mammifères terrestres. Lorsque nous répartissons les 1659 espèces entre les différents sous-comités, nous constatons que trois sous-comités (plantes vasculaires, arthropodes, et mousses et lichens) s’occupent de la plupart des espèces présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada (Figure 39).

Tableau 10. Pointage prioritaire des espèces présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada.
Pointage prioritaireNombre d’espècesNombre d’espèces évaluées par le COSEPAC
1 (élevé)3711
2276
3306
48017
512225
68716
7565134
826118
922457
10 (plus faible)22620
Total1659310

 

Figure 39. Proportion d’espèces classées par le Groupe de travail national sur la situation générale comme étant présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada, selon chaque sous-comité du COSEPAC.
Diagramme circulaire (see long description below)
Description longue pour la figure 39

La figure 39 montre le nombre d’espèces classées par le Groupe de travail national sur la situation générale comme étant présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale au Canada, selon chaque sous-comité du COSEPAC. Les proportions d’espèces classées présumées disparues, possiblement disparues, gravement en péril, et en péril à l’échelle nationale sont: 42 % des plantes vasculaires, 4% des mollusques, 29% des arthropodes, 1% des poissons marins, 1% des poissons d’eau douce, 1% des amphibiens et reptiles, 3% des oiseaux, 0% des mammifères marins, 1 % des mammifères terrestres et 18 % des mousses et lichens.

Espèces exotiques

Le grand nombre d’espèces non indigènes au Canada constitue l’une des questions mises en évidence dans ce rapport. Les espèces exotiques sont des espèces que des activités anthropiques ont déplacées au-delà de leur aire de répartition naturelle. Les espèces exotiques ont donc été introduites au Canada, intentionnellement ou non, de partout dans le monde. De plus, les espèces exotiques peuvent également inclure des espèces indigènes qui ont été déplacées de régions du pays où elles se retrouvent traditionnellement, vers des régions où elles ne se trouvaient pas naturellement (vers une autre province ou un territoire par exemple). Qu’elles proviennent de l’étranger ou d’un autre endroit du Canada, les espèces exotiques risquent de nuire aux espèces indigènes d’une variété de façons, y compris par la compétition pour l’espace et les ressources, la prédation, l’hybridation et l’introduction de nouvelles maladies.

Dans le système de classification de NatureServe, les espèces exotiques sont incluses dans le rang non applicable (NA). Le Groupe de travail national sur la situation générale a intentionnellement inclus une colonne additionnelle dans la base de données pour identifier les espèces exotiques parmi les espèces non applicables, afin d’être en mesure de les suivre. Dans ce rapport, sur les 29 848 espèces évaluées, au total 2394 espèces étaient exotiques à l’échelle nationale au Canada. La plupart des espèces exotiques étaient des plantes vasculaires (1315 espèces), représentant 55% de toutes les espèces exotiques évaluées dans le rapport. Les plantes vasculaires possèdent la proportion la plus élevée d’espèces exotiques de tous les groupes couverts dans ce rapport : 25% des espèces de plantes vasculaires établies dans la nature au Canada sont exotiques. Les autres groupes taxonomiques qui présentent de nombreuses espèces exotiques étaient les coléoptères (624 espèces) et les papillons (191 espèces). La liste de tous les noms scientifiques de ces espèces exotiques peut être trouvée dans la base de données du rapport.

Les gouvernements au Canada collaborent et ont développés une stratégie nationale sur les espèces exotiques, appelée la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Cette stratégie joue un rôle important dans la prévention des nouvelles invasions, dans la détection des nouvelles espèces exotiques envahissantes et dans l’intervention à cet égard, ainsi que dans la gestion des espèces exotiques envahissantes établies, et ce, par l’éradication, le confinement et le contrôle. Les espèces qui sont classées exotiques par le Groupe de travail national sur la situation générale dans les rapports Espèces sauvages pourraient être utilisées dans cette stratégie. Les rapports Espèces sauvages représentent l’une des sources d’informations les plus complètes pour identifier quelles espèces exotiques sont présentes au Canada. La stratégie peut utiliser les rapports Espèces sauvagesafin de faire d’autres analyses sur les impacts que ces espèces exotiques ont sur nos écosystèmes.

Manque de connaissances

Les connaissances sur les espèces au Canada sont variables. Par exemple, nous avons généralement davantage d’informations sur les vertébrés, qui incluent des espèces comme les oiseaux, les mammifères, et les amphibiens, et nous avons généralement moins d’informations sur les invertébrés, qui incluent des espèces comme les insectes, les araignées, les coraux, et autres. Les groupes taxonomiques moins connus sont importants dans le programme sur la situation générale des espèces au Canada, car ils représentent la majorité des espèces.

Dans ce rapport, sur le total des 29 848 espèces évaluées, 10 687 espèces étaient classées inclassables ou non classées à l’échelle nationale suite à un manque de connaissances. Les groupes taxonomiques qui avaient le plus grand nombre d’espèces inclassables ou non classées étaient les coléoptères (3624 espèces) et les papillons (3015 espèces). Cependant, les groupes taxonomiques qui étaient les plus inconnus et qui avaient la plus grande proportion d’espèces classées inclassables ou non classées à l’échelle nationale étaient les éponges, éphémères, certains macrochampignons, et neuroptères.

De plus, certains groupes taxonomiques ont aussi présentement un niveau de connaissances qui est trop faible pour être inclus dans les rapports Espèces sauvages. Par exemple, il y a plusieurs groupes d’invertébrés pour lesquelles nous ne sommes pas en mesure de construire une liste d’espèces au Canada. Les listes d’espèces représentent la première étape qui permet l’évaluation du statut de conservation. Nous espérons que davantage d’informations seront également disponibles pour ces groupes. Sans informations sur la situation de ces espèces, il est difficile d’évaluer comment l’utilisation humaine affecte les écosystèmes et les espèces. Étant donné que le Groupe de travail national sur la situation générale évalue des groupes d’espèces peu connus et peu étudiés au Canada, la proportion d’espèces classées inclassables ou non classées sera susceptible d’augmenter. Un des objectifs de ces rapports est de favoriser davantage la collecte de données sur les espèces actuellement classées inclassables ou non classées.

Espèces migratrices

La conservation des espèces migratrices est complexe, car les menaces auxquelles ces espèces sont exposées sont diversifiées et peuvent provenir de l’extérieur du Canada. Par exemple, lorsque des oiseaux du Canada migrent vers le sud pour passer l’hiver dans d’autres pays, ils peuvent être exposés à différentes menaces autant durant leur migration qu’une fois arrivés au site d’hivernage. Au Canada, l’utilisation des qualificatifs pour les populations reproductives, non reproductives, et migratrices permet de véhiculer le statut complet de ces espèces, et aide à déterminer si les menaces s’appliquent à l’ensemble de l’espèce ou à seulement certains aspects de son cycle vital. Les rangs peuvent donc mettre en lumière la nécessité de collaborer avec des partenaires à l’échelle internationale pour assurer le maintien de ces espèces au Canada.

Dans le présent rapport, 578 espèces migratrices ont été évaluées (Tableau 11). La majorité de ces espèces sont des oiseaux (71%) et des poissons (19%). Il y a trois espèces qui sont présumées disparues, 27 espèces qui sont gravement en péril, 20 espèces qui sont en péril, 68 espèces qui sont vulnérables, 77 espèces qui sont apparemment en sécurité, 344 espèces qui sont en sécurité, 38 espèces qui sont inclassables, et une espèce qui est non classée.

Tableau 11. Nombre d’espèces migratrices évaluées dans le rapport Espèces sauvages 2015.
Groupe taxonomiqueNombre d’espèces migratrices
Libellules et demoiselles4
Papillons16
Poissons112
Reptiles4
Oiseaux412
Mammifères30
Total578

Tendances

L’une des réalisations importantes liées au présent rapport est la mise à jour des évaluations du statut des groupes taxonomiques inclus dans les rapports Espèces sauvages précédents. Parmi les groupes taxonomiques réévalués dans le présent rapport, 3301 espèces en tout ont eu un changement dans leur rang national. Au total, 449 espèces ont eu un niveau de risque plus élevé, 414 espèces ont eu un niveau de risque moins élevé, et 1382 espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA. De plus, 596 espèces ont été ajoutées à la liste et 461 espèces ont été effacées de la liste. Comparativement aux rapports Espèces sauvages précédents, une plus grande proportion des espèces ont été déplacées des rangs U, NR, NA (Tableau 12).

Dans le présent rapport, 163 changements au total résultent d’un changement biologique de la taille de la population, de la répartition, ou des menaces de l’espèce, 39 changements résultent d’une nouvelle évaluation du COSEPAC, 212 changements résultent d’une erreur dans le rang précédent, 1638 changements résultent d’une amélioration des connaissances sur l’espèce, 901 changements résultent d’un changement procédural, et 348 changements résultent d’un changement taxonomique. Comparativement aux rapports Espèces sauvages précédents, les changements procéduraux ont constitué une plus grande proportion des changements en 2015, principalement en raison du changement de l’ancien système de classification de la situation générale vers le système de classification de NatureServe et de l’utilisation du calculateur de rangs (Tableau 13). Sauf pour le rapport Espèces sauvages 2005, la plus importante raison des changements est une amélioration des connaissances sur les espèces, et cette raison compte pour environ la moitié des changements observés dans les rangs nationaux.

Tableau 12. Description des changements dans les rapports de la série Espèces sauvages. Il n’y avait pas de changement en 2000 puisqu’il s’agissait du premier rapport.
DescriptionEspèces sauvages 2005Espèces sauvages 2010Espèces sauvages 2015
Niveau de risque plus élevé6995449
Niveau de risque moins élevé52166414
Déplacée des rangs U, NR, NA471021382
Nouvelle espèce33162595
Espèce effacée35101461
Totale2366263301

 

Tableau 13. Raisons des changements dans les rapports de la série Espèces sauvages. Il n’y avait pas de changement en 2000 puisqu’il s’agissait du premier rapport.
RaisonEspèces sauvages 2005Espèces sauvages 2010Espèces sauvages 2015
Changement biologique de la taille de la population, de la répartition, ou des menaces de l’espèce1163163
Nouvelle évaluation du COSEPAC586439
Erreur dans le rang précédent010212
Amélioration des connaissances sur l’espèce293431638
Changement procédural7116901
Changement taxonomique14130348
Non disponible53--
Totale2366263301

Noms communs

Les noms communs constituent un outil important qui permet de faire connaître la diversité des espèces présentes au Canada. Des noms communs ont été créés et normalisés pour plusieurs groupes taxonomiques (Tableau 14). Dans les prochains rapports Espèces sauvages, un plus grand nombre de noms communs seront développés.

Tableau 14. Nombre de noms communs intégrés dans la base de données du rapport Espèces sauvages 2015.
Groupe taxonomiqueNombre d’espècesNombre de noms communs en françaisNombre de noms communs en anglais
Certains macrochampignons878787
Macrolichens85700
Bryophytes137500
Plantes vasculaires521151415151
Éponges212212212
Coraux190190190
Bivalves d'eau douce9300
Escargots et limaces terrestres et d'eau douce32600
Araignées139913991399
Éphémères342342342
Libellules et demoiselles2130213
Plécoptères293293293
Sauterelles et semblables269269269
Neuroptères101101101
Coléoptères796300
Fourmis2120212
Abeilles805805805
Guêpes jaunes10100
Trichoptères688688688
Papillons525700
Mécoptères252525
Simulies160160160
Moustiques808080
Taons144144144
Bombyles116116116
Syrphes5245240
Décapodes316316316
Holothuries757575
Oursins383838
Poissons137900
Amphibiens482148
Reptiles491849
Oiseaux678674674
Mammifères22293222
Total298481181111909

Prochaines étapes

Les rapports de la série Espèces sauvages sont le principal résultat d’un programme national continu. L’un des objectifs prioritaires visés dans le cadre du prochain rapport Espèces sauvages sera de continuer d’augmenter le nombre et la variété des espèces incluses aux fins des évaluations du statut de conservation. Il reste encore de nombreuses espèces à évaluer au Canada, et il est essentiel de déterminer leur statut de conservation pour éviter leur disparition. Une autre priorité sera de continuer de réévaluer les espèces incluses dans les rapports Espèces sauvages précédents, dans le but de détecter tout changement qui pourrait s’être produit concernant leur statut de conservation. À l’avenir, les rapports de la série Espèces sauvagescontinueront de contribuer à la consolidation de nos connaissances sur les espèces du Canada.