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Cahier de consultation au sujet de l’inscription sur la Liste des espèces en péril- naseux moucheté, saumon chinook de l’Okanagan et otarie à fourrure du Nord

Information sur les espèces désignées par le COSEPAC

Le reste du cahier de consultation est structuré de manière à fournir de l’information précise sur chacune des trois espèces que le COSEPAC propose d’ajouter à la liste officielle. Des renseignements sur la situation du COSEPAC, la répartition et la biologie de l’espèce, la justification de la désignation du COSEPAC, les possibles mesures de protection et les impacts potentiels. Pour obtenir le rapport de situation complet sur chacune des espèces, y compris les menaces et les facteurs limitatifs, veuillez visiter www.sararegistry.gc.ca.

Lorsque nous analysons les impacts associés à l’inscription d’une espèce à la liste officielle, il est important d’évaluer les impacts que pourraient entraîner les mesures de gestion adoptées pour :

  • respecter les dispositions de la Loi relatives à l’interdiction automatique pour les espèces inscrites sur la liste des espèces disparues, en voie de disparition et menacées;
  • atteindre les objectifs de rétablissement.

En général, les mesures visant le respect des interdictions automatiques sont immédiates, alors que celles qui sont adoptées pour atteindre les objectifs de rétablissement sont des mesures à plus long terme. Un programme de rétablissement élargira probablement les premières mesures de gestion prises pour protéger l’espèce et son habitat essentiel pour les espèces inscrites sur la liste des espèces disparues, en voie de disparition ou menacées. L’application de toute autre mesure ou mesure élargie ne se fera que lorsque d’autres consultations auront été menées.

3.1 Naseux moucheté (en voie de disparition)
3.2 Otarie à fourrure du Nord (menacée)
3.3 Saumon chinook de l’Okanagan (menacée)

Naseux moucheté (Rhinichthys osculus)
StatutEspèce en voie de disparition
Dernier examen du COSEPACAvril 2006
Biologie et répartition de l’espèceLe naseux moucheté du Canada diffère sur le plan morphologique et génétique des populations des États-Unis, parce que la chute Cascade (30 mètres) constitue une barrière naturelle à sa migration vers l’amont, ce qui permet à la lignée canadienne d’évoluer en isolement.
Justification de la désignation du COSEPAC

On trouve l’espèce sur des substrats plus grossiers des habitats troubles et de rives de cours d’eau peu profonds. Le naseux moucheté est un petit méné mesurant de 7 à 9 cm de longueur. Bien qu’aucun cas de comportement de frai ni l’existence d’aucune frayère n’aient été établis en Colombie-Britannique, il se peut que l’espèce fraye à la mi-juillet et que les alevins nouvellement émergés apparaissent au début d’août. Le naseux moucheté peut vivre jusqu’à quatre ans.

La population canadienne a été évaluée en voie de disparition pour les raisons suivantes : faible effectif, répartition limitée et déclin possible à cause de la dégradation de l’habitat.

Le nombre de naseux mouchetés semble être en déclin si l’on se fie aux tendances déduites découlant du nombre d’habitats limitatifs. On estime que la population canadienne de naseux moucheté n’est présente que dans certaines parties du réseau de la rivière Kettle (rivières Kettle, West Kettle et Granby) dans le sud de la Colombie-Britannique. Cependant, d’autres études pourraient révéler que l’abondance et la répartition dans le réseau de la Kettle sont plus importantes que ce qu’indiquent les estimations actuelles.

 

Mesures de protection possibles et impacts potentiels

Il est prévu que les interdictions de la Loi n’auront aucun impact immédiat. Cependant, étant donné que les activités qui entraînent la disparition de l’habitat constituent la principale menace pour l’espèce, son rétablissement futur pourrait exiger la réduction de ces activités, des changements à ces activités ou une gestion différente. On estime que la réduction des débits et la dégradation de la qualité de l’eau attribuables à l’agriculture, à l’industrialisation et à l’urbanisation constituent les principales menaces pour l’espèce.

Par exemple, les mesures de rétablissement respectant les objectifs de possibles futurs programmes de rétablissement pourraient consister :

  • à apporter des changements au traitement de la pollution et des effluents industriels, agricoles et municipaux;
  • à modifier les mesures actuelles de prélèvement d’eau, de protection contre les inondations et d’irrigation;
  • à limiter les activités en rivière et sur les berges;
  • à poursuivre les présentes activités de recherche et de surveillance concernant la situation, la biologie et l’habitat essentiel de la population et les menaces pour cette population.

Les intervenants susceptibles d’être touchés peuvent donc être entre autres les activités de prélèvement de l’eau dans certains tronçons du réseau de la rivièreKettle qui ont un impact sur l’habitat du naseux moucheté. Les activités déversant des effluents dans cestronçons de la Kettle pourraient aussi subir un impact.

Vu la récente nouvelle conception du projet d’aménagement hydroélectrique proposé à la chute Cascade, qui tient compte des menaces sur l’habitat, le projet ne devrait pas être fortement touché par ces mesures.

Il faut se rappeler que les mesures de rétablissement seraient élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et appliquées après la tenue d’autres consultations.

La conservation d’un élément exceptionnel de l’histoire naturelle du Canada compterait parmi les avantages de la protection et du rétablissement de la population de naseux moucheté. De plus, la rivière Kettle et la biodiversité qu’elle soutient ont grande valeur culturelle pour la collectivité autochtone qui vit dans la région. Le naseux moucheté est la clé de la biodiversité parce qu’il joue un rôle écologique en tant que prédateur d’invertébrés aquatiques et en tant que proie de vertébrés plus grands. Par ailleurs, on peut considérer l’espèce comme un indicateur d’une eau de bonne qualité, et tout programme de rétablissement du naseux moucheté comprendra des mesures visant à maintenir ou à améliorer la qualité de l’eau, ce qui aura pour effet d’améliorer le bien-être des humains et d’autres espèces vivant dans l’écosystème de la rivière Kettle.

 

Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)
Statut :Espèce menacée
Dernier examen du COSEPAC :Avril 2006
Biologie et répartition de l’espèce :

L’otarie à fourrure du Nord est la seule espèce d’otarie à fourrure du Canada. Son aire de répartition s’étend du centre du Japon jusqu’aux îles Aléoutiennes, et du golfe de l’Alaska jusqu’à la frontière entre les États-Unis et le Mexique; au Canada, l’espèce est présente dans les eaux côtières du Pacifique, principalement au large du plateau continental durant l’hiver et le printemps. L’otarie exploite les eaux marines pour l’hivernage et la migration. Les individus trouvés au large de la côte de la Colombie-Britannique proviendraient surtout des aires de reproduction situées dans l’est de la mer de Béring (États-Unis). L’espèce ne se reproduit pas auCanada.

L’otarie à fourrure du Nord est le plus petit pinnipède de la côte Ouest du Canada, le mâle atteignant une taille de 1,5 à 2,0 mètres et un poids de 100 à 200 kg, alors que la femelle est beaucoup plus petite et plus légère. La couleur de la fourrure varie du noir au roux chez le mâle et au gris brun chez la femelle; la bourre est brune chez les deux sexes. L’accouplement et la reproduction ont lieu entre mai et août, et les petits sont allaités jusqu’à la fin d’octobre ou le début de novembre. L’épaulard et les gros requins sont des prédateurs de l’espèce; de plus, les otaries de Steller et les renards se nourrissent des petits.

La population des îles Pribilof, qui comptait environ 629 000 individus en 2004, représente près des trois quarts de la population mondiale d’otarie à fourrure du Nord. L’espèce migre en provenance et en direction de la mer de Béringen traversant les eaux de la Colombie-Britannique. Bien que l’effectif demeure relativement élevé, la population, telle qu’estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 54 % sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin a été particulièrement rapide depuis 1998, mais on n’en connaît pas les raisons. La présence de débris marins dans lesquels l’animal reste prisonnier, les perturbations, la pollution et les changements environnementaux sont considérés comme des facteurs ayant contribué au déclin. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d’autres régions où migrent les otaries à fourrure. Le faible effectif du passé a remonté.

 

Justification de la désignation du COSEPAC :La population des îles Pribilof, qui comptait environ 629 000 individus en 2004, représente près des trois quarts de la population mondiale d’otarie à fourrure du Nord. L’espèce migre en provenance et en direction de la mer de Béringen traversant les eaux de la Colombie-Britannique. Bien que l’effectif demeure relativement élevé, la population, telle qu’estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 54 % sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin a été particulièrement rapide depuis 1998, mais on n’en connaît pas les raisons. La présence de débris marins dans lesquels l’animal reste prisonnier, les perturbations, la pollution et les changements environnementaux sont considérés comme des facteurs ayant contribué au déclin. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d’autres régions où migrent les otaries à fourrure. Le faible effectif du passé a remonté.
Mesures de protection possibles et impacts potentiels :

Il est prévu que l’application des interdictions de la Loi ne produira aucun impact immédiat. Pour l’instant, l’otarie à fourrure du Nord est protégée par le Règlement sur les mammifères marins adopté en application de la Loi sur les pêches et qui interdit de déranger l’espèce. De plus, des recommandations sur l’observation des mammifères marins ont été élaborées pour éviter de les perturber.

Par exemple, les mesures de rétablissement respectant les objectifs de possibles futurs programmes de rétablissement pourraient consister :

  • à mener d’autres recherches sur les interactions entre les activités de pêche et les otaries à fourrure et sur la disponibilité des proies;
  • à effectuer des études sur les menaces possibles pour l’espèce et sur l’intensité de l’impact de diverses activités humaines;
  • à établir des recommandations à l’intention des personnes qui veulent mener des recherches sur l’espèce ou dans des zones d’habitat sensible.

Les intervenants susceptibles d’être touchés peuvent donc être notamment le secteur des pêches et d’autres qui pourraient avoir un impact sur la disponibilité des proies.

Il faut se rappeler que les mesures de rétablissement seraient élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et appliquées après la tenue d’autres consultations.

La conservation d’un élément exceptionnel de l’histoire naturelle du Canada compterait parmi les avantages de la protection et du rétablissement de la population d’otarie à fourrure du Nord, qui est la seule espèce d’otarie à fourrure présente au Canada. De plus, l’espèce, faisant partie d’un plus grand écosystème, joue un rôle dans le maintien de celui-ci. L’otarie à fourrure du Nord est récoltée (autorisation du MPO) à des fins de subsistance par les collectivités autochtones, pour lesquelles elle a une grande valeur culturelle.

 

 

Saumon chinook de l’Okanagan (Oncorhynchus tshawytscha)
Situation :Espèce menacée
Dernier examen du COSEPAC :Avril 2006
Biologie et répartition de l’espèce :

Au Canada, le saumon chinook de l’Okanagan ne semble présent que dans la rivière Okanagan, un affluent du fleuve Columbia. Pour l’instant, la limite septentrionale de la population est le barrage McIntyre, situé près d’Oliver (Colombie-Britannique), et sa limite méridionale pourrait être le bassin nord du lac Osoyoos, situé immédiatement au nord de la frontière entre la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Les individus anadromes migrent en provenance de l’océan Pacifique par le fleuve Columbia jusqu’à la rivière Okanagan et au lac Osoyoos, tandis que les individus non anadromes résident dans le lac Osoyoos.

Le saumon chinook de l’Okanagan fraye vers la troisième semaine d’octobre, et les alevins grossissent dans la rivière Okanagan et le lac Osoyoos durant des semaines jusqu’à plus d’un an. Les individus anadromes de la population quitteraient le lac Osoyoos vers avril ou mai ou au début de juillet. La phase marine du cycle biologique de l’espèce dure de un à trois ans, et la plupart des adultes retournent en eau douce vers l’âge de quatre ou cinq ans. Certains saumons chinook de l’Okanagan ne semblent pas migrer, et résident plutôt dans le lac Osoyoos. On ne connaît pas leur succès de reproduction.

 

Justification de la désignation du COSEPAC:Le saumon chinook de l’Okanagan est désigné espèce menacée en raison de sa répartition réduite et limitée, qui est attribuable au barrage McIntyre; la petite taille de la population et plusieurs menaces, dont la disparition de juvéniles et d’adultes en migration et les blessures et la prédation aux barrages et bassins de retenue situés sur le cours principal de la rivière; des pertes indirectes attribuables à une migration tardive; la disparition d’accès à l’habitat situé en amont du barrage McIntyre; et les problèmes de qualité de l’eau dans les frayères et les habitats d’alevinage.
Mesures de protection possibles et impacts potentiels :

Les intervenants pourraient subir les impacts associés au respect des interdictions générales, à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme de rétablissement et à la définition de l’habitat essentiel.

Par exemple, les mesures de rétablissement respectant les objectifs de possibles futurs programmes de rétablissement pourraient consister :

  • à limiter la pêche en mer et en rivière du stock de saumon chinook d’été du fleuve Columbia;
  • à modifier la gestion de l’eau au barrage McIntyre et à d’autres installations d’utilisation de l’eau;
  • à changer les mesures actuelles relatives à l’irrigation et à la protection contre les inondations;
  • à limiter les activités en rivière et sur les berges;
  • à apporter des changements au traitement de la pollution et des effluents industriels, agricoles et municipaux;
  • à poursuivre les présentes activités de recherche et de surveillance concernant la situation, la biologie et l’habitat essentiel et les menaces pour cette population.

Les intervenants susceptibles d’être touchés peuvent donc être entre autres les secteurs de la pêche commerciale, de la pêche récréative, de la transformation des poissons et des fruits de mer, du tourisme et d’autres.

Il faut se rappeler que les mesures de gestion seraient élaborées dans le cadre du processus de planification de la gestion et appliquées après la tenue d’autres consultations.

La conservation d’un élément exceptionnel et précieux de la culture des collectivités autochtones de la région et de possibles occasions de pêches à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles (ASC) pour la nation Okanagan compteraient parmi les avantages de la protection et du rétablissement de la population.