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Gonidée des Rocheuses (Gonidea Angulata)

Résumé

Gonidée des rocheuses

(Gonidea angulata)

 

Description de l’espèce

La mulette Gonidea angulata, connue sous le nom commun de gonidée des Rocheuses, a été décrite par Lea en 1839. La coquille mesure jusqu’à 125 mm de longueur, 65 mm de hauteur et 40 mm de largeur, et le test peut mesurer jusqu’à environ 5 mm d’épaisseur à la moitié antérieure; elle est d’aspect variable mais en général plutôt mince, de forme trapézoïdale, à bord postérieur obliquement aplati et plutôt large, avec une crête postérieure saillante et accusée depuis le sommet jusqu’à l’angle postéro‑basal du bord de chaque valve. Les juvéniles peuvent être de teinte verdâtre ou ocre alors que les adultes sont en général plus foncés, prenant une teinte noir bleuâtre.

 

Répartition

La gonidée des Rocheuses est présente depuis le sud de la Colombie‑Britannique dans le réseau du fleuve Columbia jusque dans l’État de Washington, l’Oregon, l’Idaho, le Nevada et le centre‑sud de la Californie. Récemment (avril 2002), une coquille morte a été récoltée dans le ruisseau Park Rill, tributaire de la rivière Okanagan, à proximité d’Oliver (Colombie-Britannique). Des récoltes récentes (1991) de spécimens vivants ont été effectués en Colombie-Britannique dans les lacs Skaha et Vaseux. D’autres spécimens ont aussi été récoltés dans le lac Osoyoos, dans le lac Okanagan à Okanagan Falls et dans le lac Okanagan (parc Haynes Point). À ces endroits, les spécimens ont été récoltés entre 1906 et 1991 et l’on ne sait pas s’ils étaient morts ou vivants au moment de la récolte. Historiquement, l’espèce était répartie depuis le sud de la Colombie‑Britannique jusque dans le centre‑sud de la Californie; cependant, on pense que son aire de répartition actuelle est beaucoup plus petite.

 

Habitat

L’habitat du G. angulata est généralement décrit comme étant des substrats de lacs et de cours d’eau allant du gravier à la vase ferme et contenant une certaine quantité de matériaux fins (p. ex. sable, limon ou argile). Dans les endroits préférés par cette espèce, le débit est généralement constant, l’eau plutôt peu profonde (en général < 3 m) et le substrat bien oxygéné, surtout lorsque les sédiments sont fins.

 

Biologie

On possède relativement peu de renseignements spécifiques sur la biologie du G. angulata. Pour le moment, on suppose que cette espèce se reproduit de la manière typique des Unionidés, soit par fécondation interne et production de glochidies parasites (commensales) de poissons (dont l’identité est inconnue dans le cas du G. angulata). En partie à cause de la grande aire de répartition historique de l’espèce, il est probable que les glochidies du G. angulata puissent parasiter plus d’une espèce de poisson. Les adultes sont en général sessiles et ne peuvent se déplacer que s’ils sont dérangés plusieurs fois. D’après le décompte des bourrelets de croissance annuels, on pense que le G. angulata peut vivre jusqu’à environ 30 ans.

 

Taille et tendances des populations

En Colombie‑Britannique, la taille des populations n’est pas déterminée; cependant, on pense qu’elles sont en déclin vu le nombre relativement petit de spécimens de G. angulata récoltés et conservés dans les collections au Canada et la diminution de la qualité de l’eau dans son habitat. Dans le réseau de la rivière Okanagan, il semble y avoir deux populations distinctes et très fragmentées. Aux États-Unis, l’espèce est répartie sporadiquement et abondante localement. En général, les populations américaines sont considérées comme en déclin. On a observé à certains endroits des densités atteignant 183/m2 et des populations locales pouvant compter des dizaines de milliers d’individus.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Autant en Colombie‑Britannique que dans l’ouest des États-Unis, cette espèce est menacée par la destruction ou la dégradation de l’habitat propice. En général, les Unionidés sont des moules très sensibles aux changements environnementaux et, par conséquent, cette famille contient un pourcentage élevé d’espèces en voie de disparition en Amérique du Nord. Les autres menaces pesant sur l’espèce sont l’eutrophisation, les métaux lourds et les éléments de transition. À court terme, le projet de réaménagement du cours de la rivière Okanagan pourrait avoir une incidence négative sur les populations de G. angulata, qui pourraient cependant peut‑être en profiter dans le long terme.

 

Importance de l’espèce

Dans le genre Gonidea, la gonidée des Rocheuses est la seule espèce encore vivante. Cependant, ce genre monospécifique contient un grand nombre de mentions de fossiles répertoriés dans les régions de l’ouest des États-Unis et remontant au moins jusqu’au Miocène. Le genre est isolé sur le plan taxinomique et n’est étroitement apparenté avec aucune des nombreuses formes de l’est de l’Amérique du Nord. Il existe peut‑être une autre espèce vivante en Corée, ce qui fournirait l’un des exemples les plus importants des affinités des mollusques d’eau douce de l’ouest de l’Amérique du Nord avec ceux d’Asie.

 

Protection actuelle

Cette espèce ne bénéficie d’aucune protection précise. À l’échelle mondiale, elle est considérée comme une espèce vulnérable. En Colombie-Britannique, la situation exacte du G. angulata est inconnue; cependant, certains pensent actuellement que l’espèce est au moins menacée. Le Gonidea angulata figure sur la liste rouge de la Colombie‑Britannique, qui comprend toute espèce (ou sous‑espèce) indigène ayant le statut d’espèce disparue, en voie de disparition ou menacée en Colombie‑Britannique, ou toute espèce candidate à l’un ou l’autre de ces statuts.

 

HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un organisme consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

(depuis mai 2003)

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du pays (DP)*: Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)**: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.

Espèce préoccupante (P)***: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)****: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)*****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*           Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.
**         Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
***       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
*****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Environnement                 Environment
Canada                           Canada

Service canadien             Canadian Wildlife
de la faune                      Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.