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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chêne de Shumard (Quercus shumardii) au Canada

Taille et tendances des populations

Il n’y a pas eu de relevé exhaustif de l’effectif ni de l’aire de l’espèce dans le sud-ouest de l’Ontario. Cependant, plusieurs personnes ont exploré à différents moments les quatre comtés et la municipalité régionale pour lesquels l’espèce est répertoriée et ont relevé le nombre d’individus et les dimensions de chacun. La plupart des sites comptent un seul individu poussant près d’une clôture ou en plein champ. On signale plusieurs cas de régénération en milieu forestier et quelques-uns en plein champ. Les individus poussant au bord de clôtures sont parfois coupés à ras du sol lors des opérations de débroussaillage, mais ils ne meurent pas pour autant, puisqu’ils sont capables d’émettre des rejets. À l’heure actuelle, seulement une quarantaine de sites sont répertoriés, pour un effectif total probablement très inférieur à 1 000 individus, peut-être même ne dépassant pas 250 individus.

Comté d’Essex

Le premier rapport de situation mentionne 13 localités où des spécimens ont été récoltés et 15 localités où l’espèce a uniquement été observée, l’ensemble révélant une répartition assez large de l’espèce dans le comté. Dans la plupart des cas où la mention est accompagnée d’une indication d’abondance, il s’agit d’un unique individu relique (Waldron et al., 1987).Depuis le premier rapport de situation, des spécimens ont été récoltés dans six autres localités, dont deux sont situées dans le sud-est du comté, où l’espèce n’avait encore jamais été signalée (Oldham, 1998); seulement trois de ces mentions sont accompagnées d’une indication d’effectif : un des sites ne compte qu’un individu, un autre en compte plusieurs, et, dans le troisième, le chêne de Shumard est l’espèce dominante des arbres bordant une clôture (Oldham, 1998). Selon Morsink et Pratt (1984), il y aurait aux alentours de 500 chênes de Shumard dispersés dans le comté d’Essex, dont certains sont peut-être des hybrides (Morsink et Pratt, 1984). 

Comté de Kent 

Le premier rapport de situation mentionnait cinq localités où le chêne de Shumard a été observé dans le sud-ouest du comté de Kent. Depuis, l’espèce a été observée dans une autre localité de la même région (Oldham, 1998). Plusieurs individus se trouvent dans l’aire de conservation Wilson, et plusieurs autres se trouvent juste en dehors de cette aire, de l’autre côté de la route. 

Comté d’Elgin

Un spécimen aurait été répertorié dans une localité du sud-ouest du comté d’Elgin; cela n’est cependant pas mentionné par Waldron et al. (1987). Un nouveau spécimen répertorié récemment (1993) dans le complexe des réserves naturelles de l’ouest du comté aurait été récolté près de la localité mentionnée dans le premier rapport de situation (Oldham, 1998). Il n’y a pas d’indication d’abondance quant à l’effectif de ce site.

Municipalité régionale de Niagara

Il n’y a aucune mention de l’espèce pour la municipalité régionale de Niagara dans le premier rapport de situation. Waldron et al. (1987) mentionnent l’espèce pour deux localités, et la base de données du CIPN renferme des mentions pour deux autres localités (Oldham, 1998). Une seule des mentions est accompagnée d’une indication d’abondance : on dit que l’espèce est « localement commune » (Waldron et al., 1987).

Comté de Lambton

Le premier rapport de situation ne contient aucune mention de l’espèce pour le comté de Lambton. Waldron et al. (1987) la mentionnent pour quatre localités, et la base de données du CIPN contient une mention pour une autre localité.Deux des sites ne comptent qu’un individu, l’espèce est « localement fréquente » dans une autre localité, un autre site compte « seulement quelques individus », et il n’y a aucune indication d’abondance pour la cinquième.

Des renseignements détaillés sur chacun des sites de l'espèce ont été remis au co-président, sous-Comité de spécialistes des plantes et lichens (COSEPAC).