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Chat-fou du Nord (Noturus stigmosus)

Facteurs limitatifs

La répartition restreinte et les faibles effectifs du chat-fou du Nord laissent croire que l’espèce a des besoins écologiques particuliers (Goodchild, 1993). Vu la persistance apparente de populations de chats-fous du Nord dans la rivière Detroit, un des secteurs les plus fortement pollués des Grands Lacs, on peut penser que cette espèce est relativement tolérante aux perturbations dues aux activités humaines. Toutefois, son absence apparente du côté canadien, le plus pollué, de la rivière Sainte‑Claire (Griffiths et al., 1991), ainsi que du côté américain, aussi le plus pollué, de la rivière Detroit (David Jude, comm. pers.) laisse croire que l’espèce évite les eaux de moindre qualité dans ces rivières. Il se pourrait que sa dispersion vers le nord soit limitée par des températures insuffisamment élevées pour la fraye (la température propice serait d‘au moins 23 ºC).Toutefois, le réchauffement planétaire pourrait permettre à l’espèce d’étendre son aire de répartition vers le nord. Par ailleurs, les populations de gobie à taches noires, en expansion rapide dans le lac Sainte‑Claire et la rivière Detroit, menacent certaines espèces indigènes telles que le chabot tacheté, Cottus bairdi (Jude et al., 1996). L’impact de ce gobie sur le chat-fou du Nord est cependant inconnu.