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Chat-fou du Nord (Noturus stigmosus)

COSEPAC Résumé

Chat-fou du Nord

Noturus stigmosus

Le chat-fou du Nord, Noturus stigmosus, est l’une des 25 espèces du genre Noturus appartenant à la famille des barbottes ou Ictaluridés. Au moment de la rédaction du rapport de situation original, un seul spécimen d’origine canadienne était connu; par conséquent, aucun statut n’avait été attribué à l’espèce.  

Répartition

Le chat-fou du Nord vit dans les bassins du Mississippi, de l’ouest du lac Érié et du lac Sainte‑Claire.

 Au Canada, le chat-fou du Nord n’a été observé que dans la rivière Detroit, le lac Sainte‑Claire et un affluent de ce dernier, soit la rivière Thames. Du côté américain de la rivière Detroit, sa présence est connue depuis 1903. Au Canada, il a été signalé pour la première fois en 1963, lorsqu’un spécimen unique a été capturé dans le lac Sainte‑Claire près de l’origine de la rivière Detroit.  

Protection

Au Canada, il n’existe aucune protection juridique spécifique au chat-fou du Nord. Aux États-Unis, il est inscrit sur la liste nationale des espèces préoccupantes. Il est protégé par la loi au Michigan et en Ohio et est classé comme espèce préoccupante au Kentucky, au Mississippi, en Virginie‑Ocidentale et au Tennessee. Cote mondiale : G3. Cotes nationales : É.-U ‑ N3; Canada ‑ N1.Cotes régionales : IL (SH-historique), IN(S1), KY (S1), MI (S1), MS (S3?), OH (S1S2), PA (S1), TN (S3), WV (S1), ON(S1).

Taille et tendances des populations

Aucune étude sur la taille et les tendances des populations canadiennes de chats‑fous du Nord n’a été réalisée. Toutefois, de récentes captures de spécimens au Canada (37 spécimens à 14 sites) et des observations de mâles gardant des larves révèlent que des populations reproductrices viables sont établies dans la rivière Detroit, le lac Sainte‑Claire et la rivière Thames.

 Habitat

Le chat-fou du Nord habite de préférence dans de gros ruisseaux ou de grandes rivières au courant allant de modéré à fort, dont l’eau varie de claire à turbide. Il se rencontre sur des fonds de sable, de gravier et de pierres parfois couverts de limon, de détritus et de débris accumulés, et il est occasionnellement associé à des macrophytes.

 Biologie

 Les nids sont aménagés sous de grosses pierres et dans des débris anthropiques comme de gros bidons, des bouteilles de lait et des boîtes, et les pontes varient entre 61 et 141 œufs. Des femelles gravides et des œufs récemment pondus ont été observés le 24 juillet 1996. Le 13 août, on a observé des larves et des juvéniles d’une longueur totale approximative de 9 mm, gardés par des mâles. La température était de 23 °C pendant cette période.  

Alimentation

Aucune information sur l’alimentation du chat-fou du Nord n’a été publiée, mais elle ressemblerait à celle d’espèces apparentées; ce poisson s’alimenterait de manière opportuniste.

Déplacements

Il n’existe pas d’information publiée sur les déplacements ou la migration du chat-fou du Nord.

Comportement et adaptabilité

Le chat-fou du Nord se nourrit et fraye probablement la nuit. Le long de transects d’observation en plongée dans la rivière Detroit et le lac Sainte‑Claire, un petit nombre d’individus ont été observés la nuit près de l’île Peche, alors qu’aucun n’a été vu pendant le jour.

Facteurs limitatifs

L’absence apparente du chat-fou du Norddu côté canadien, le plus pollué, de la rivière Sainte‑Claire, ainsi que du côté américain, aussi le plus pollué, de la rivière Detroit laisse penser que l’espèce évite les eaux de moindre qualité dans ces rivières. Il se pourrait que sa dispersion vers le nord soit limitée par des températures trop basses pour la fraye (la température propice serait d’au moins 23 ºC).Toutefois, le réchauffement planétaire pourrait permettre à l’espèce d’étendre son aire de répartition vers le nord.

Importance de l'espèce

Les espèces du genre Noturus présentent un comportement cryptique et sont dotées de glandes à venin associées à leurs épines pectorales, caractéristique unique chez l’ichtyofaune du Canada.

Évaluation

Au Canada, le chat-fou du Nord se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition. Récemment, il n’a été trouvé que dans la rivière Detroit, le lac Sainte‑Claire et dans le cours inférieur de la rivière Thames, un des affluents du lac Sainte‑Claire.Des populations reproductrices sont établies dans la rivière Detroit, le lac Sainte‑Claire et la rivière Thames. Ces populations devraient persister dans la mesure où leur habitat ne subit pas d’altérations importantes.


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 MANDAT DU COSEPAC 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.