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Chat-fou du Nord (Noturus stigmosus)

Répartition

Le chat-fou du Nord vit dans les bassins du Mississippi, de l’Ouest du lac Érié et du lac Sainte‑Claire (figure 2). Dans le bassin du Mississippi, on le trouve dans plusieurs affluents des États du Mississippi et du Tennessee, dans le tronçon du fleuve constituant la frontière entre l’Arkansas et le Tennessee, ainsi que dans la plus grande partie du bassin de la rivière Ohio au Kentucky, en Indiana, en Ohio et dans certains secteurs de l’Illinois, de la Pennsylvanie et de la Virginie‑Occidentale. Il est présent dans plusieurs affluents de l’Ouest du lac Érié en Indiana, au Michigan et en Ohio, ainsi que dans la rivière Sainte‑Claire, le lac Sainte‑Claire et la rivière Detroit, qui forment la frontière entre le Michigan et l’Ontario (Rohde, 1980; Stauffer et al., 1982; Cincotta et al., 1986).

Figure 2. Répartition nord-américaine du chat-fou du Nord. D’après Rochde (1980) et Page et Burr (1991)

Figure 2. Répartition nord-américaine du chat-fou du Nord. D’après Rochde (1980) et Page et Burr (1991).

Au Canada, le chat-fou du Nord n’a été observé que dans la rivière Detroit, le lac Sainte‑Claire et un affluent de ce dernier, soit la rivière Thames (figure 3). Du côté américain de la rivière Detroit, sa présence est connue depuis 1903 (University of Michigan Museum of Zoology; UMMZ 132009). Au Canada, il a été signalé pour la première fois en 1963, lorsqu’un spécimen unique a été capturé dans le lac Sainte‑Claire près de l’origine de la rivière Detroit (Trautman, 1981). Un autre spécimen a été capturé en 1994 près du site de la première capture, du côté canadien de la rivière Detroit (ROM 68328). En 1996, quelque 50 individus ont été capturés ou observés dans la région de l’île Peche. La même année, trois juvéniles ont été capturés à la senne pendant la nuit dans le lac Sainte‑Claire à l’embouchure de la rivière Belle, à environ 19 kilomètres à l’est de la rivière Detroit.

Figure 3. Répartition canadienne du chat-fou du Nord

Figure 3. Répartition canadienne du chat-fou du Nord.

L’absence d’observation de l’espèce au Canada dans la rivière Detroit et le lac Sainte‑Claire entre 1963 et 1994 s’explique probablement par le fait qu’il y a eu peu de chalutage et de sennage nocturne et par des identifications incorrectes sur le terrain. Les spécimens capturés en 1963 et en 1996 l’ont surtout été par chalutage, technique peu utilisée du côté canadien du lac Sainte‑Claire et de la rivière Detroit (Don MacLennan, MRNO, Lake St. Clair Fisheries Management Unit, comm. pers.). Les spécimens recueillis dans le passé pourraient avoir été mal identifiés étant donné que le chat-fou du Nord ne figure pas dans les clés taxinomiques couramment utilisées au Canada (voir par exemple Scott et Crossman, 1973).

En juillet 1991, un spécimen adulte a été capturé par le Musée royal de l’Ontario dans la rivière Thames près de Wardsville. En août 1997, la capture d’un individus juvénile au site de capture de cet adulte a révélé que le chat-fou du Nord était établi dans cette rivière. Les deux spécimens ont été capturés par sennage dans le sens du courant à un moment où le niveau de l’eau était assez bas pour qu’on puisse marcher dans la rivière. Ces captures ont été effectuées à environ 90 kilomètres du plus proche lieu de signalement au lac Sainte‑Claire, soit Belle River. Il ne semble y avoir jusqu’à Wardsville aucun obstacle (barrage ou autres) qui empêcherait la dispersion de l’espèce dans la rivière Thames.

Le chat-fou du Nord a récemment été signalé du côté michiganais du cours inférieur de la rivière Sainte‑Claire, dans l’Algonac State Park, et semble s’y être établi (voir figure 3) (D. Jude, University of Michigan, comm. pers.). Il est probable que cette population soit parvenue à cet endroit depuis la rivière Detroit par l’intermédiaire du lac Sainte‑Claire. Des échantillonnages effectués par le Musée royal de l’Ontario en 1996 (chalutages diurne et nocturne entre 2 et 10 mètres, et sennage diurne et nocturne entre 0,1 et 1,3 mètre) n’ont pas permis de le capturer du côté canadien de la rivière Sainte‑Claire.