Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Chat-fou du Nord (Noturus stigmosus)

Protection

Au Canada, il n’existe aucune protection juridique spécifique au chat-fou du Nord. Le rapport original du COSEPAC sur le chat-fou du Nord a conclu que l’information scientifique disponible n’était pas suffisante pour attribuer un statut à l’espèce (Goodchild, 1993).

L’espèce ou son habitat peuvent être protégés par la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, la Loi sur les pêches du Canada, la Loi sur les ressources en eau du Canada, la Loi sur les espèces sauvages du Canada, la Loi sur la protection de l’environnement de l’Ontario, la Loi sur les évaluations environnementales de l’Ontario, la Loi sur la chasse et la pêche de l’Ontario, la Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario et la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario. Dans sa section sur le patrimoine naturel (section 2.3), la récente Déclaration de principes provinciale de l’Ontario, faite en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario, réduit la protection accordée aux espèces classées comme vulnérables. Seuls les habitats des espèces menacées ou en voie de disparition sont protégés contre le l’exploitation ou l’altération (Ian Buchanan, ministère des Richesses naturelles, comm. pers.).

La population de chats-fous du Nord de la rivière Detroit se trouve dans l’un des 43 « secteurs préoccupants ». Les États-Unis et le Canada ont reconnu que plusieurs utilisations bénéfiques de la rivière Detroit ont été détériorées. Par exemple, il y a eu dégradation de populations de poissons et d’autres espèces sauvages ainsi que perte d’habitats (Hartig et al., 1996). Un plan d’assainissement a été entrepris et, dans la mesure où il est entièrement mis en œuvre, permettra vraisemblablement d’améliorer la qualité de l’eau, d’accroître la quantité d’habitat propice aux poissons et d’améliorer les perspectives de survie du chat-fou du Nord.

Aux États-Unis, le chat-fou du Nord a été inscrit sur la liste des espèces préoccupantes par Mayden et al. (1992). Johnson (1987) a indiqué qu’il était protégé par la loi au Michigan et en Ohio et qu’il était classé comme espèce préoccupante au Kentucky, au Mississippi et en Virginie‑Occidentale. Il est considéré par Etnier et Starnes (1993) comme une espèce préoccupante au Tennessee. Il a été déclaré espèce menacée au Kentucky par la Kentucky Nature Protection Commission, mais Burr et Warren (1986) ont recommandé de le reclasser comme espèce préoccupante.

Nous avons obtenu auprès du Eastern Regional Office (bureau situé à Boston) de l’organisme The Nature Conservancy les statuts attribués au chat‑fou du Nord à l’échelle mondiale et en Amérique du Nord par les administrations fédérales, les États américains et les provinces canadiennes qui abritent l’espèce, en date du 9 juin 1997. Les cotes attribuées au chat-fou du Nord indiquent qu’il est rare à extrêmement rare dans la totalité de son aire de répartition :

Cote mondiale :                     G3

Cotes nationales :                 É.-U. : N3 Canada : N1

Cotes régionales :               IL (SH-historique), IN (S1), KY (S1), MI (S1), MS (S3?), OH (S1S2), PA (S1), TN (S3), WV (S1), ON (S1)

1 = extrêmement rare, 2 = très rare, 3 = de rare à peu commun, 4 = commun, 5 = très commun