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Chat-fou du Nord (Noturus stigmosus)

Biologie

Potentiel reproductif

Les nids sont aménagés sous de grosses pierres et dans des débris anthropiques comme de gros bidons, des bouteilles de lait et des boîtes. Au Michigan, on a observé que le Noturus stigmosus se reproduisait un peu plus tôt que le Noturus miurus, et ses pontes, plus volumineuses, variaient entre 61 et 141 œufs (Taylor, 1969).

À l’été 1996, MacInnis (1998) a observé et filmé la nidification de 21 chats-fous du Nord adultes dans le lac Sainte‑Claire dans le cadre d’une recherche sur le gobie à taches noires (aussi appelé gobie arrondi), Neogobius melanostomus. Des femelles gravides et des œufs récemment pondus ont été observés le 24 juillet 1996 dans des nids artificiels destinés aux gobies placés près de l’île Peche (voir figure 3). Ces nids étaient installés à un emplacement caractérisé par un courant faible, un fond sablonneux et une épaisse couche de macrophytes aquatiques (principalement des Chara). Les œufs avaient un diamètre d’environ 3 mm et le volume de la ponte variait entre 32 et 160 œufs, selon des estimations prudentes. Le mâle gardait tant les œufs que les alevins nouvellement éclos et n’abandonnait pas le nid en présence d’une perturbation. Des larves et des juvéniles d’une longueur totale approximative de 9 mm gardés par des mâles ont été observés le 13 août. La température était de 23 °C pendant cette période. Un chat-fou tacheté mâle nichant a également été observé pendant la même période, mais il abandonnait son nid en présence d’une perturbation.

Alimentation

Aucune information sur l’alimentation du chat-fou du Nord n’a été publiée, mais selon Rohde (1980), elle ressemblerait à celle de diverses espèces apparentées.

Une analyse inédite récente du contenu stomacal révèle que le chat-fou du Nord se nourrit d’aliments variés, probablement de façon opportuniste. Le contenu stomacal de 11 individus de la rivière Detroit et d’un individu de la rivière Thames a été analysé. Le régime des individus de la rivière Detroit était surtout composé de chironomides, de poissons (ménés pâles, Notropis volucellus), d’éphéméroptères, en particulier l’Hexagenia bilineata et peut-être le H. limbata, de crustacés (malacostracés, dont un amphipode, et un ostracode). En outre, les individus contenaient en quantités moindres des nématodes, des lépidoptères et des phryganes (comme le Triaenodes aba, l’Hydropsyche scalaris et probablement des Polycentropus). L’individu de la rivière Thames contenait surtout des phryganes (surtout des Potamyia flava, mais aussi un Hydropsyche scalaris) et des éphéméroptères (des genres Emphemerella et probablement Stenonema).

Le contenu stomacal de 25 chats-fous du Nord adultes (longueur totale de 82 à 130 mm) capturés dans la rivière Sainte‑Claire a été analysé par G. Crawford, de la University of Michigan (D. Jude, University of Michigan, données inédites[1]). Ces individus ont été capturés près du Algonac State Park (Michigan) en mai et jenuin 1994. Le contenu était surtout constitué d’éphéméroptères (principalement des Baetisca et occasionnellement des Hexagenia et des Baetis). Les phryganes (surtout représentées par des Phryganea, des Banksiola et quelques Hydropsyche) étaient également présentes en quantités substantielles. Des chironomides et des plécoptères étaient présents dans une moindre mesure, et trois petits gobies à taches noires ont été trouvés dans l’estomac d’un spécimen. Les tubes digestifs des juvéniles (longueur totale de 31 à 37 mm) capturés au même endroit contenaient surtout des diptères, mais aussi de bonnes quantités d’éphéméroptères.

Déplacements

Il n’existe pas d’information publiée sur les déplacements ou la migration du chat-fou du Nord.

Comportement et adaptabilité

Le chat-fou du Nord se nourrit (Goodchild, 1993) et fraye (Coad, 1995) probablement la nuit. Le long de transects d’observation en plongée dans la rivière Detroit et le lac Sainte‑Claire, un petit nombre d’individus ont été observés la nuit près de l’île Peche, alors qu’aucun n’a été vu durant le jour (B. Ray, University of Windsor, comm. pers.).



[1]  Ces données ne peuvent être publiées sans la permission de David Jude, de la University of Michigan.