Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Programme de rétablissement du loup à tête large et du loup tacheté et plan de gestion du loup atlantique au Canada [finale] 2008


Renseignements sur les espèces et évaluation de la situation actuelle

1. Introduction

Le loup de mer (de la famille des Anarhichadidae), aussi appelé « chat de mer » dans l’industrie des pêches, occupe une vaste aire de répartition dans les latitudes nordiques des océans Pacifique et Atlantique (Scott et Scott, 1988). Quatre espèces du genre Anarhichas fréquentent couramment les eaux canadiennes : A. denticulatus (loup à tête large), A. minor (loup tacheté) et A. lupus (loup atlantique) dans les océans Atlantique et Arctique (Barsukov, 1959, Templeman, 1985, 1986b) et, enfin, A. orientalis (loup de Béring) dans l’océan Arctique (Houston et McAllister, 1990). Les trois premières espèces vivent également dans le nord-est de l’Atlantique (Barsukov, 1959, Baranenkova et al., 1960), notamment au sud-est et au sud-ouest du Groenland (Möller et Rätz, 1999, Stransky, 2001), dans ce dernier cas dans un secteur adjacent aux eaux canadiennes. Les espèces présentes à l’ouest du Groenland (A. lupus et A. minor) ont subi un déclin semblable sur les plans spatial et temporel au déclin enregistré dans les eaux canadiennes, contrairement aux espèces présentes à l’est du Groenland (Möller et Rätz, 1999). Ces dernières années, les prises déclarées capturées à l’ouest du Groenland n’ont pas excédé 100 t. L’aire de répartition de chacune des trois espèces s’étend dans les eaux américaines, où elles sont toutefois peu communes (A. lupus) ou rares (A. minor et A. denticulatus).

Kulka et DeBlois (1996) décrivent l’aire de répartition relativement vaste des trois espèces à l’est de Terre-Neuve, qui englobe la majeure partie du plateau continental du Labrador/nord-est de Terre-Neuve (sur une superficie moindre ces dernières années), le secteur sud des Grands Bancs et le Bonnet Flamand (Figure 1). La limite nord pour chacune des trois espèces se situe dans le détroit de Davis. Dans les relevés scientifiques effectués sur le Plateau néo-écossais et dans le golfe du Saint-Laurent, on capture régulièrement A. denticulatus et A. minor, mais à des taux très inférieurs à ceux enregistrés dans la région s’étendant des Grands Bancs au plateau continental du Labrador, ce qui indiquerait que ces premières régions représentent la limite sud de la répartition de ces deux espèces de loup de mer. A. lupus diffère des deux autres espèces du fait que sa population est densément concentrée dans les eaux peu profondes du secteur sud des Grands Bancs (Kulka et DeBlois, 1996). A. lupus est aussi fréquent dans les parties plus profondes du golfe du Saint-Laurent, sur le Plateau néo-écossais, dans la baie de Fundy (McRuer et al., 2001) et dans le golfe du Maine/banc Georges (Nelson et Ross, 1992).

Templeman (1984), qui a effectué des expériences de marquage, croit que le loup de mer est un poisson surtout sédentaire qui migre peu, puisque la plupart des spécimens sont repris à moins de 8 km du site de marquage. Kohler (1968) de même que Keats et al. (1985) rapportent des déplacements saisonniers dans les eaux côtières chez A. lupus. La vaste répartition observée pour les trois espèces, conjuguée aux déplacements limités rapportés par Templeman (1984), semble indiquer l’existence possible d’unités évolutionnaires significatives (UÉS), également appelées unités désignables (UD) ou sous-populations. Des travaux sont en cours pour confirmer cette théorie.

D’après Musick (1999), le loup de mer affiche une productivité relativement faible si l’on se fit aux caractéristiques relatives à la croissance, à la fécondité et à l’âge d’A. lupus dans les eaux américaines. Chez ces espèces, les testicules sont relativement petits, la production de sperme et d’œufs est faible, la fécondation est interne et les œufs et larves sont gros. Wiseman (1997) rapporte que les larves nouvellement écloses d’A. lupus mesurent environ 2 cm. Malgré une faible fécondité, la fécondation interne (Pavlov, 1994), les habitudes de soin et de surveillance des œufs par les parents chez A. lupus (Keats et al., 1985) augmentent efficacement le potentiel de survie des poissons pendant les premiers stades de développement. Dans les eaux terre-neuviennes, le frai a lieu en septembre pour A. lupus, et le stade larvaire se déroule entièrement près du site de l’éclosion (Templeman, 1985 et 1986a). L’information concernant A. minor et A. denticulatus est plus limitée, mais il semblerait que le frai chez A. denticulatus ait lieu à la fin de l’automne ou au début de l’hiver (Templeman, 1985 et 1986a). On n’a observé aucun comportement lié au soin et à la surveillance des œufs chez A. denticulatus ni chez A. minor.

On possède peu de détails sur le cycle biologique du loup de mer dans les eaux atlantiques canadiennes, peut-être parce que le loup de mer ne présente pas d’intérêt commercial. Templeman (1984, 1985, 1986a, 1986b) et Albikovskaya (1982) examinent certains aspects de sa biologie. Kulka et DeBlois (1996) de même que Simpson et Kulka (2002) décrivent son abondance et sa répartition. McRuer et al. (2001) examinent les tailles et la maturité ainsi que l’abondance et la répartition d’A. lupus sur le Plateau néo-écossais et dans le golfe du Saint-Laurent. Cela dit, les connaissances présentent encore de nombreuses lacunes. En particulier, aucune étude des données par âge n’a été réalisée pour le nord-ouest de l’Atlantique; des relations âge-longueur ont toutefois été établies pour le nord-est de l’Atlantique (Shevelev, 1995). La mortalité naturelle et due à la pêche dans la mer de Barents (Shevelev, 1992), la migration (Riget 1986) de même que la répartition et l’abondance à l’ouest du Groenland (Riget et Messtorff, 1987, Messtorff, 1986) ont été examinées. Le potentiel aquacole de deux espèces (A. minor et A. lupus) a été examiné par l’entremise d’expériences portant sur l’incubation des œufs (Falk-Petersen et Hansen, 1994), le taux de croissance (Moksness, 1994, Moksness et Stefanussen, 1990) et l’alimentation (Orlava et al., 1989a, b).

Le loup de mer a déjà fait l’objet d’une pêche dirigée au large du Groenland (Möller et Ratz, 1999, Smidt, 1981) mais n’a jamais représenté qu’une prise accessoire dans les eaux canadiennes. Kulka (1986) rend compte des taux de prises accessoires des trois espèces dans les eaux canadiennes. On remarque que, durant les années 1980, les prises annuelles totalisaient environ 1 000 t pour les trois espèces (combinées) dans de nombreuses pêches dirigées vers d’autres espèces. Environ la moitié des prises d’A. minor et d’A. lupus étaient débarquées et la totalité des prises d’A. denticulatus étaient rejetées. L’information concernant la répartition présentée par Simpson et Kulka (2002) de même que Kulka et DeBlois (1996) indique un potentiel de chevauchement entre les pêches puisque la répartition des espèces de loup de mer s’étendait à l’extérieur de la limite de 200 miles sur les Grands Bancs et le Bonnet Flamand. Cela dit, la plupart des données concernant les prises de ces espèces enregistrées à l’extérieur de la limite de 200 miles ne sont pas disponibles.

Au début des années 1990, le déclin des ressources traditionnelles en poisson de fond (espèces démersales) dans les eaux de Terre-Neuve et du Labrador a entraîné un intérêt accru pour l’exploitation de nouvelles espèces. Ainsi, au milieu des années 1990, on a estimé qu’A. minor et A. lupus pourraient faire l’objet de nouvelles pêches dirigées. Toutefois, la pêche expérimentale n’a pas permis de trouver de secteurs où le loup de mer était présent en concentrations suffisantes pour soutenir une exploitation commerciale dirigée. Cette constatation est conforme aux études qui indiquent que le loup de mer ne forme pas de concentrations denses (Templeman, 1986a, Kulka et DeBlois, 1996, Simpson et Kulka, 2002).

Kulka et DeBlois (1996) de même que Simpson et Kulka (2002) constatent un déclin important dans les indices des relevés scientifiques au chalut (effectifs et poids corporel) des trois espèces depuis la fin des années 1970 et le début des années 1980. Bien que chacune des trois espèces ait subi un déclin substantiel pendant les années 1980 et 1990, la cause proximale demeure incertaine. Ces déclins de l’abondance ont eu lieu en même temps qu’une réduction généralisée de l’abondance de nombreuses espèces démersales dans le secteur s’étendant des Grands Bancs jusqu’à la partie nord du plateau continental du Labrador.

En 2001, A. denticulatus et A. minor ont été désignés par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) comme étant des espèces « menacées ». Cette désignation signifie que l’espèce risque de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour renverser la situation, tandis que la désignation d’espèce « en voie de disparition » renvoie aux espèces qui, de façon imminente, risquent de disparaître du pays ou de la planète. Les rapports de situation du COSEPAC non publiés indiquent que l’abondance des deux espèces a subi un déclin de plus de 90 % sur trois générations, que leur aire de répartition a diminué et que les menaces qui pèsent sur elles comprennent la mortalité due aux captures fortuites dans les pêches commerciales et la perturbation des habitats imputable au chalutage par le fond. La troisième espèce, A. lupus, a été désignée « préoccupante » (particulièrement vulnérable aux activités humaines ou aux événements naturels, mais qui n’est pas « en voie de disparition » ni « menacée »). Chacune des trois espèces de loup de mer a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) au moment de la proclamation de la Loi, en juin 2003.

Le présent document présente un programme pour le rétablissement d’A. denticulatus et d’A. minor de même qu’un plan de gestion pour A. lupus. Son but est de fournir un guide à l’intention des scientifiques, des gestionnaires et d’autres intervenants en vue du rétablissement du loup de mer.

1.1 Renseignements sur les espèces et évaluation de la situation actuelle

1.1.1 Renseignements sur l’espèce : loup à tête large

Noms communs : Loup à tête large, loup denticulé, loup gélatineux, chat de mer

Nom scientifique : Anarhichas denticulatus

Résumé de l’évaluation : 2001 (nouvelle évaluation)

Désignation : Espèce menacée (annexe 1 de la LEP)

Justification de la désignation : Les effectifs de ce grand poisson à croissance lente, longévif, solitaire et nicheur ont subi un déclin de plus de 95 % en trois générations, et son aire de répartition a diminué. Les menaces apparentes qui pèsent sur cette espèce peuvent comprendre la mortalité due aux captures fortuites et à la perturbation des habitats imputable au chalutage par le fond, les rejets en mer et la pollution, et sont peut-être aggravées par les changements environnementaux. La dispersion est limitée (rapport non publié du COSEPAC).

Occurrence au Canada : Océan Arctique, nord de l’Atlantique

Historique de la désignation : Désigné comme espèce « menacée » par le COSEPAC en mai 2001.

1.1.2 Renseignements sur l’espèce : loup tacheté

Noms communs : Loup tacheté, petit loup de mer, chat de mer

Nom scientifique : Anarhichas minor

Résumé de l’évaluation : 2001 (nouvelle évaluation)

Désignation : Espèce menacée (annexe 1 de la LEP)

Justification de la désignation: Les effectifs de ce grand poisson à croissance lente, longévif, solitaire et nicheur ont subi un déclin de plus de 90 % en trois générations, et son aire de répartition a diminué. Les menaces apparentes qui pèsent sur cette espèce peuvent comprendre la mortalité due aux captures fortuites et à la perturbation des habitats imputable au chalutage par le fond, les rejets en mer et la pollution, et sont peut-être aggravées par les changements environnementaux. La dispersion est limitée (rapport non publié du COSEPAC).

Occurrence au Canada : Océan Arctique, nord de l’Atlantique

Historique de la désignation : Désigné comme espèce « menacée » par le COSEPAC en mai 2001.

1.1.3 Renseignements sur l’espèce : loup atlantique

Noms communs : Loup atlantique, loup de l’Atlantique, loup de mer à peau mince, chat de mer

Nom scientifique : Anarhichas lupus

Résumé de l’évaluation : Novembre 2000 (nouvelle évaluation)

Désignation : Espèce préoccupante (annexe 1 de la LEP)

Justification de la désignation :Les effectifs de ce grand poisson benthique solitaire, à croissance lente et à maturité tardive qui surveille ses œufs ont diminué sensiblement depuis les années 1970 dans une partie de son aire de répartition. Les menaces apparentes qui pèsent sur cette espèce sont peut-être liées à la pêche et à la perturbation des habitats, aux rejets en mer et à la pollution, et sont peut-être aggravées par les changements environnementaux (rapport non publié du COSEPAC).

Occurrence au Canada : Nord de l’Atlantique

Historique de la désignation : Désigné comme espèce « préoccupante » par le COSEPAC en novembre 2000. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

1.1.4 Description générale de la famille des Anarhichadidae

Le loup de mer (de la famille des Anarhichadidae) est un poisson au corps allongé qui habite une vaste aire de répartition à diverses profondeurs dans les latitudes nordiques des océans Pacifique, Atlantique et Arctique (Scott et Scott, 1988). Il tire son nom de ses grandes mâchoires puissantes qui s’ouvrent, à l’avant, sur des dents proéminentes de forme conique (semblables à des canines); de grandes dents aplaties situées sur les côtés lui servent à broyer les divers invertébrés qui composent ses proies (Rodriguez-Marine et al., 1994, Albikovskaya, 1983). Il possède une nageoire dorsale à rayons mous, une petite nageoire caudale et de grandes nageoires pectorales en éventail, et est dépourvu de nageoires pelviennes (Scott et Scott, 1988).

Les caractéristiques distinctives des trois espèces atlantiques sont les suivantes. A. denticulatus possède une coloration plus uniforme (foncée) et une tête massive par rapport au corps, d’où son appellation de loup à tête large. Templeman (1986b) décrit également une forme rare tachetée d’A. denticulatus, que l’on a déjà proposée comme étant une forme hybride d’A. lupus et d’A. minor (Luhmann, 1954). A. minor est tacheté et affiche une coloration plus foncée qui va de l’olive pâle au brun chocolat. A. lupus est gris et présente des bandes transversales sur la majeure partie de son corps. L’information la plus récente concernant la biologie, la répartition et la situation du loup de mer dans les eaux atlantiques canadiennes figure dans McRuer et al. (2001) pour le golfe du Saint-Laurent et le Plateau néo-écossais, et dans Simpson et Kulka (2002) pour les Grands Bancs et le plateau continental du Labrador/nord-est de Terre-Neuve. Les caractéristiques du cycle biologique des trois espèces sont résumées au tableau 1. Le loup de mer est répandu mais ne forme pas de concentrations suffisamment denses pour soutenir une pêche commerciale importante. D’ailleurs, aucune pêche dirigée ne cible ces espèces dans les eaux canadiennes de l’Atlantique. Par contre, ces trois espèces sont souvent prises de façon fortuite dans diverses pêches. A. minor et A. lupus ont déjà été débarqués pour être vendus sur le marché.

Tableau 1. Comparaison des caractéristiques essentielles du cycle biologique des trois espèces d’Anarhichas rencontrées dans les eaux de l’est du Canada. Les chiffres en exposant renvoient à la section intitulée Travaux cités.

Caractéristiques essentielles du cycle biologiqueA. denticulatus
(loup à tête large)
A. minor
(loup tacheté)
A. lupus
(loup atlantique)
ALIMENTATION
Type de proies (adultes)

Principalement bathypélagiques :

- cténophores;

- méduses.

Certaines proies infrapélagiques.

Aussi des invertébrés benthiques1.

Principalement des invertébrés benthiques :

- échinodermes;

- mollusques;

- crustacés.

Aussi certains poissons1.

Principalement des invertébrés benthiques :

- échinodermes;

- mollusques;

- crustacés.

Aussi certains poissons1.

% du contenu de l’estomac (selon le volume)Surtout des poissons pélagiques.77 % d’invertébrés, 23 % de poissons, les individus qui s’alimentaient de poissons étaient plus grands (entre 90 et 107 cm)3.85 % d’invertébrés, 15 % de poissons2.
Remplacement des dents

- Une fois par année1, probablement durant le frai.

- Réduction ou arrêt de l’alimentation8.

- Nouvelles dents plus petites, plus tranchantes, qui s’usent moins rapidement1.

- Une fois par année1, probablement durant le frai.

- Réduction ou arrêt de l’alimentation8.

- Une fois par année1, durant le frai4.

- Réduction ou arrêt de l’alimentation8.

Type de proies (larves)Similaires à A. lupus8.Similaires à A. lupus8.Crustacés, larves de poisson5, 6 et œufs de poisson6.
REPRODUCTION
Maturité> 80 cm8 (mer de Barents).Femelle entre 75 et 80 cm au N.-O. de l’Atlantique3.

Femelle – 43 cm au nord (Labrador),

58 cm au sud (banc de Saint-Pierre et sud des Grands Bancs)4.

Femelle et mâle – Entre 5 et 7 ans, 35 cm6.

Fécondité

Faible :

23 485 œufs @ 112 cm8,

23 380 œufs @ 134 cm8

(mer de Barents).

Faible :

5 080 œufs @ 65 cm,

19 760 œufs @ 91 cm3

(T.-N.L.).

Faible :

2 440 œufs @ 40 cm,

35 320 œufs @ 120 cm4

(T.-N.L.);

2 100 œufs/kg (fécondité relative)7.

Caractéristiques des œufs

- Entre 7,25 et 8,0 mm8.

- Similaires à A. lupus8.

- Entre 5,5 et 6,5 mm11.

- Similaires à A. lupus8.

- 6,0 mm9.

- Une seule masse compacte11, 12.

- Ne collent pas au substrat12.

- Pondus dans des crevasses12.

- Sur fond rocheux8.

Méthode de fécondation?Interne10.Interne7, 11.
Comportement de parade nuptiale??Longue, commence de 4 à 5 mois avant le frai11, 12.
Soins parentaux??

- Le père surveille la masse d’œufs12.

- De même, il aère et retourne la masse, et l’enduit de mucus cutané pour prévenir l’infection13.

FraiÀ la fin de l’année.T.-N.L. – Probablement durant ou après juillet et août3.

T.-N.L. – Sept.-oct.12

Mer Blanche – Juil.-sept.6

Période d’incubation??Entre 7 et 9 mois durant l’hiver9.
LARVES
Taille à l’éclosionEntre 25 et 26 mm18.Entre 20 et 24 mm10.Plus de 20 mm9.
Caractéristiques à l’éclosionSimilaires aux autres loups de mer8.

- Petit sac vitellin10.

- Grands yeux fonctionnels.

- Pigmentation foncée.

- Nageoires bien développées.

- Petit sac vitellin9.

- Grands yeux fonctionnels9.

- Pigmentation foncée9 (comme pour le loup tacheté).

- Nageoires bien développées9.

Premier repas?Dans les premiers jours suivant l’éclosion10.Dans les premiers jours suivant l’éclosion9.
ComportementPélagique14.S’alimentent et vivent dans la haute mer pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’elles atteignent entre 40 et 60 mm10.- Principalement pélagique jusqu’à ce qu’elles atteignent entre 30 et 35 mm9.
RÉPARTITION

1980-1984 – Plus grandes concentrations sur le plateau continental du Labrador/N.-E. de T.-N. et sur les Bancs, est également souvent observé sur les pentes S.-E. et S.-O. des Grands Bancs et le long du chenal Laurentien. Peu commun dans le golfe du Saint-Laurent et rare sur le Plateau néo-écossais.

1995-2003 – Aire occupée et densité faibles sur les plateaux de T.-N et du Labrador17, 19.

1980-1984 – Concentré sur le plateau continental du Labrador/N.-E de T.-N. et sur les Bancs, au sud sur les pentes S.-E. et S.-O. des Grands Bancs. Aussi présent dans le golfe du Saint-Laurent et sur le Plateau néo-écossais.

1995-2003 – Aire occupée et densité faibles sur les plateaux de T.-N. et du Labrador17, 19.

1980-1984 – Similaire à A. denticulatus en plus d’être concentré sur le secteur sud des Grands Bancs, dans le golfe du Saint-Laurent, sur le Plateau néo-écossais et sur le banc Georges. Aire occupée et densité faibles dans la partie nord de l’aire étudiée, répartition relativement constante sur le secteur sud des Grands Bancs, sur le Plateau néo-écossais et dans le golfe du Saint-Laurent17, 19.
MIGRATIONSur des distances limitées d’après les expériences de marquage14.Sur des distances limitées d’après les expériences de marquage14.

- Courtes distances, quelques déplacements plus longs observés dans les expériences de marquage14.

- Migrations observées dans les eaux côtières pour le frai12.

- Les jeunes poissons pélagiques peuvent être dispersés par les marées6.

TEMPÉRATURE

T.-N.L.– Plus fréquent entre 2 et 5 °C15.

N.-E. de l’Atlantique – Fourchette entre -1,0 et 6,3 °C, plus fréquent entre 1 et 2 °C16.

T.-N.L. – Plus fréquent entre 1,5 et 5 °C15.

N.-E. de l’Atlantique – Fourchette entre -1 et 7 °C, plus fréquent entre 1 et 2 °C16.

T.-N.L. – Plus fréquent entre -1,5 et 4,0 °C15.

N.-E. de l’Atlantique – Fourchette entre -1,3 et 10,2 °C, plus fréquent entre 1 et 4 °C16.

PROFONDEUR

T.-N.L.– Fourchette de profondeurs plus grande que les autres espèces, entre 38 et 1 504 m, principalement entre >500 m et 1 000 m19

N.-E. de l’Atlantique – Jusqu’à 840 m, meilleurs taux de prises entre 70 et 300 m16.

T.-N.L.– Rare dans les eaux peu profondes, entre 56 et 1 046 m, principalement entre 200 et 750 m15.

N.-E. de l’Atlantique – Jusqu’à 600 m, meilleurs taux de prises entre 200 et 530 m16.

T.-N.L.– Dans les eaux côtières jusqu’à 918 m, principalement entre 150 et 350 m15.

N.-E. de l’Atlantique – Jusqu’à 500 m, meilleurs taux de prises à <100 m16.

TYPE DE FOND

- Fond rocheux (au moins) durant le frai8.

- Observé sur tous les types de fonds, mais concentrations plus élevées sur des fonds composés d’un mélange de sable et de coquillages dans les relevés d’automne et sur des fonds de sable grossier au printemps.

- Fond pierreux (au moins) durant le frai8.

- Observé sur tous les types de fonds, mais concentrations plus élevées sur des fonds composés d’un mélange de sable et de coquillages dans les relevés d’automne et sur des fonds de sable grossier au printemps.

- Fond pierreux durant le frai8.

- Pour s’alimenter, préfère le relief complexe des rochers, rarement dans les algues ou sur des fonds de sable et de limon homogènes, habituellement observé dans des abris6.

- Abris situés sur des pentes entre 15 et 30°, où l’eau circule librement, sur un fond légèrement vaseux, entre 1 et 5 ouvertures6.

- Occupe les meilleurs abris, ne demeure pas au même endroit et ne le défend pas6.

- Peut former des colonies6.