Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Polémoine de Van Brunt (Polemonium vanbruntiae) au Canada

Importance de l'espèce

  • Le Polemonium vanbruntiae est endémique du centre des Appalaches, et se trouve au Canada et aux États-Unis.

  • L’espèce ne remplit pas un rôle écologique important, sauf peut-être pour la survie des insectes qui s’en nourrissent dans les localités où la plante existe.

  • Le genre Polemonium n’est pas monotypique, mais le P. vanbruntiae est la seule de ce genre qui soit indigène du Canada à l’est de l’Alberta (Scoggan, 1979).

  • L’espèce n’est pas en péril à l’échelle mondiale mais elle y est rare (G3) et sporadique (Lavoie, 1992; Argus et Pryer, 1990; NatureServe, 2001).

  • Le taxon est protégé au Canada, étant désigné espèce menacée au Canada depuis 1994 (COSEPAC, 2000) et au Québec depuis 1998 (ministère de l’Environnement, 2001; Coursol, 2001). Il figure sur la liste des plantes rares du Canada depuis 1990 (Argus et Pryer, 1990). Il n’y a pas de formes apparentées qui soient menacées.

  • Les populations canadiennes peuvent présenter une diversité génétique importante pour l’espèce, puisqu’elles se trouvent à la périphérie nord de l’aire de répartition.

  • La polémoine de Van Brunt présente un intérêt scientifique par son caractère primitif; selon Grant (1959), le genre Polemonium est le plus primitif de la tribu des Polémoniacées.

  • La plante est d’intérêt public par sa grande beauté, et ainsi par son potentiel horticole dans les jardins humides. De plus, selon Klimas et Cunningham (1981), les Amérindiens se lavaient les cheveux avec une décoction de ses feuilles. Cox (1985) mentionne les vertus médicinales de deux espèces parentes, les P. caeruleum et P. reptans, comme astringentes et sudorifiques, lesquelles sont recommandées contre la diarrhée, les piqûres, les morsures et les problèmes pulmonaires.

  • Il n’y a pas une opinion publique négative contre cette espèce.

  • On peut confondre le Polemonium vanbruntiae avec le P. caeruleum et le P. reptans, deux espèces cultivées qui s’échappent parfois des cultures, mais poussent dans des milieux un peu plus secs.