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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le phoque commun de la sous-espèce de l'Atlantique et de l'est de l'Arctique et de la sous-espèce des Lacs des Loups Marins au Canada - Mise à jour

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le COSEPAC a désigné le P. v. mellonae comme espèce préoccupante en avril 1996 (Smith, 1997), et a attribué au P. v. concolor le statut « indéterminée » en avril 1999 (Baird, 2001). Cet ancien statut du COSEPAC est maintenant appelé « données insuffisantes ». NatureServe a attribué au P. v. mellonae la classification N « en péril » au Canada et S « gravement en péril » au Québec (N2S1), et « espèce non classée » au P. v. concolor (NatureServe, 2006).

 La gestion des mammifères marins au Canada est régie par le Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches. Le ministère des Pêches et des Océans n’a pas autorisé de saison de la chasse au phoque commun sur la côte atlantique, et doit délivrer un permis pour l’abattage légal de cette espèce (anonyme, 2003). Certaines échoueries sont protégées contre l’aménagement par des aires protégées fédérales et provinciales.

Dans l’Arctique, la chasse au phoque commun n’est pas actuellement gérée par le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut (Calder, 2005). La chasse est interdite au nord du 55e parallèle au Québec, mais la province n’a pas compétence sur la baie James, la baie d’Hudson et la baie d’Ungava. Ces étendues d’eau relèvent du Nunavut, qui n’a établi aucune restriction quant à la chasse.

Aux termes de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, les phoques d’eau douce au nord du 55e parallèle sont réservés à l’usage exclusif des Cris, des Inuits et des Naskapis.

Selon une analyse de 1996, le Phoca vitulina mellonae est actuellement désigné « données insuffisantes » par l’Union mondiale pour la nature (UICN) (Seal Specialist Group, 1996). Le gouvernement du Québec a désigné la population comme « susceptible d’être désigné espèce menacée ou vulnérable » (Québec, 2003) et a, dans le passé, envisagé d’octroyer une protection juridique à une portion de l’habitat du P. v. mellonae (Dubreuil, 1983; Québec, 1992).