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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la gentiane blanche au Canada – Mise à jour

Taille et tendances des populations

Nous avons dénombré les individus de l'île Walpole le 7 septembre 2000. La section 14 donne les détails de l'opération. En voici les résultats :

            Site A (sablières) : 1 individu, avec 1 tige florifère.

Site B (prairie à Silphium) : 3 individus, 4 tiges florifères.

            Site C (aire naturelle no 3) : 41 individus, 97 tiges florifères, 6 hybrides présumés.

[Comme les sites A et B ne sont séparés que de 500 m, il conviendrait peut-être de considérer qu’ils hébergent une seule et même population.]

Le tableau 1 présente les résultats du relevé de 2000 et des relevés antérieurs.

SiteAnnée
 19841985198719891997*2000
A2i2i-01i1i
B---1i03i
C--19i18i41tf41i 97tf


Au cours des 11 années écoulées depuis le relevé de 1989 effectué pour le rapport du COSEPAC, il semble que la population de gentiane blanche de l'île Walpole ait doublé. Cette augmentation du nombre d’individus observés ne peut pas s’expliquer par l’intensité des recherches, car la superficie occupée par les individus du G. alba a également augmenté de 1989 à 2000. Au site B, le nombre d’individus est passé de 1 à 3; ces trois individus occupent environ 1 m2, à l’intérieur d’un triangle de 100 m2. La portion nord du site C, dont l'effectif se limitait à deux individus en 1989, en compte maintenant 23, tandis que la portion sud en compte 18, soit seulement un de plus qu’en 1989. Les individus de la portion nord progressent vers le sud; si cette expansion se poursuit, l'espace séparant les deux groupes finira par se combler. En 2000, les individus du site C occupaient environ 15 m2 sur une superficie de 8 000 m2. En 1989, la superficie occupée par le site C était d'environ 5 000 m2. L'unique individu du site A occupe moins de 1 m2.

D'après un examen de l'habitat du G. alba en Ontario et au Michigan, il semble que les prairies et les savanes sèches-mésiques qui subsistent à l'île Walpole et dans les îles adjacentes du delta de la rivière Sainte-Claire offrent un habitat potentiel à l'espèce. On ne connaît pas la superficie totale de cet habitat, mais on pourrait la calculer à l'aide de photographies aériennes. La gentiane blanche pourrait être utilisée dans le cadre d'activités de rétablissement de la végétation des prairies et des savanes, activités qui pourraient énormément agrandir l'habitat occupé.