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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la gentiane blanche au Canada – Mise à jour

Facteurs limitatifs et menaces

Tous les facteurs limitatifs traités dans le rapport de 1990, sauf le broutage par les animaux domestiques, sont encore présents en 2000.  

Le Gentiana alba est confiné aux prairies et aux savanes mésiques et sèches à sol calcaire. Or, la superficie de ces types de communautés a beaucoup diminué en Ontario et en Amérique du Nord. En 1992, on estimait que la superficie des prairies et des savanes subsistant en Ontario était de 2 100 ha, soit environ 3 p. 100 de la superficie présente avant la colonisation par les Européens (Bakowsky et Riley, 1994). De toute évidence, une proportion importante de l'habitat potentiel de l'espèce a disparu.

Les facteurs limitatifs et les menaces propres à la population actuelle sont les suivants : prédation des graines; feux détruisant les nouvelles pousses à la fin du printemps et en été; ombre des plantes ligneuses, dont la croissance est favorisée par l’absence d’incendies; expansion des chemins et des sentiers; circulation des véhicules tout-terrain; expansion de l'agriculture, des sablières, du lieu d'enfouissement et du cimetière; construction résidentielle; hybridation introgressive probable avec le Gentiana andrewsii.

Les graines de toutes les populations examinées, y compris celles du Michigan et de l'unique individu du Ojibway Nature Centre, étaient parasitées par la chenille d'un lépidoptère non identifié. Ce ravageur détruit la majeure partie des graines présentes dans un groupe de capsules donné.

Depuis 1989, de nombreuses maisons neuves ont été construites à l’île Walpole. Certaines sont situées dans les savanes de la portion nord de l'île, le long de la route Chiefs, au nord de la route Austin. Ces habitations et les aménagements paysagers qui leur sont associés ont remplacé une partie de l'habitat potentiel de l'espèce; pire encore, ils ont fait augmenter les pressions visant à ce que les feux de végétation soient maîtrisés de manière à protéger ces propriétés (M. Williams, comm. pers.). Malgré cela, le feu est encore présent, et les effets de brûlages récents (dates et participants inconnus) sont évidents dans les sites B et C (tiges ligneuses carbonisées et mortes). En revanche, il ne semble pas y avoir eu de feu récent dans le site A, où le couvert arbustif se densifie. L'unique individu de ce site reçoit beaucoup d'ombre et semble perdre de la vigueur. Dans l'immédiat, il est davantage menacé par l'agrandissement du cimetière vers l'est, car il se retrouvera à seulement quelques centimètres du terrain qui sera déboisé et nivelé à cette fin.

Une terre agricole en friche, située à une centaine de mètres à l'ouest du site C, pourrait être remise en production en 2001.

Un sentier est apparu le long de la crête sableuse où poussent les individus du site C. Ce sentier non officiel passe presque au milieu de la population de G. alba, dont certains individus risquent d'être piétinés. L'utilisation du sentier par les véhicules tout-terrain est encore plus préoccupante, car elle a pour effet d'élargir considérablement le sentier et d'accroître les dommages dus à l'écrasement de la végétation, ainsi qu'au compactage du sol. Des signes de tels dommages étaient visibles en 2000.

En 1989, quatre hybrides présumés (G. alba X G. andrewsii) ont été recensés. En 2000, six hybrides ont été observés.

Le rapport de 1990 décrit brièvement le régime de propriété, qui est demeuré le même en 2000.