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Baleine noire de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis)

Protection actuelle ou autres désignations

À l’échelle internationale, les baleines noires sont protégées contre la chasse par la Commission baleinière internationale (CBI) et contre l’exploitation commerciale par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Aux États-Unis, les baleines noires jouissent de mesures de protection législatives parmi les plus fortes jamais promulguées en faveur d’espèces sauvages rares grâce aux dispositions de la Endangered Species Act (ESA) et de la Marine Mammal Protection Act (MMPA). Aux États-Unis, le National Marine Fisheries Service (NMFS) est l’organisme chargé de la gestion des baleines noires. Au Canada, elles sont protégées par le Règlement sur les mammifères marins pris en application de la Loi sur les pêches; le ministère des Pêches et des Océans est l’organisme chargé des questions relatives aux baleines noires.

Aux États-Unis, le NMFS a identifié trois « habitats critiques » : la baie du cap Cod, le Grand chenal Sud et les eaux côtières du Sud-Est des États-Unis entre Jacksonville en Floride et Brunswick en Géorgie, sur une largeur de quinze milles. Au Canada, le MPO a identifié deux « aires de conservation » : l’une dans la baie de Fundy et l’autre sur la partie occidentale de la plate-forme Néo‑Écossaise (figure 2). Bien que ces deux zones soient officiellement identifiées depuis 1993 et que leurs limites se retrouvent dans des publications nautiques et au dos de deux cartes hydrographiques, aucun cadre imposé par la loi ne réglemente les activités humaines dans ces zones.

Le NMFS publiera bientôt une mise à jour de son Plan de rétablissement de la baleine noire (NMFS, 1991), destinée à servir de schéma directeur pour les actions de l’organisme dans le cadre de l’ESA et de la MMPA. Les équipes de mise en œuvre, qui comprennent des représentants des autorités responsables et des organismes touchés à l’échelle fédérale et des États, sont chargées de s’assurer que des mesures de gestion sont prises dans le but de promouvoir le rétablissement de l’espèce. Ces équipes ont un conseil consultatif permanent composé de scientifiques, d’agents de protection de la nature et de représentants de l’industrie. Le Canada a publié en 2000 un plan de rétablissement (WWF/MPO, 2000), qui présente des recommandations généralement semblables à celles du plan américain, avec lesquelles elles sont compatibles. Parmi les recommandations du Plan canadien de rétablissement qui ont déjà été mises en œuvre se trouve le déplacement des voies de navigation dans la baie de Fundy dans le but de réduire le nombre de collisions avec les baleines noires. Cette proposition de Transports Canada a nécessité l’élaboration d’une justification scientifique, une évaluation minutieuse des implications techniques, des consultations avec les parties intéressées, ainsi que son approbation et son adoption par l’Organisation maritime internationale (OMI). À la suite de l’adoption de cette proposition par l’OMI en décembre 2002, les couloirs d’entrée et de sortie doivent être déplacés au cours de l’été 2003.

Dans le cadre de l’ESA et de la MMPA, le NMFS procède à une estimation annuelle des stocks, laquelle comprend pour chaque stock le niveau de prélèvement biologique potentiel (PBP) permis. Le niveau actuel de PBP pour la population de baleines noires de l’ouest de l’Atlantique Nord est de zéro baleine par an. En 2001, deux baleines noires ont été tuées par des navires, deux sont mortes à la suite d’enchevêtrements dans un engin de pêche et une est morte en mer au large de la Nouvelle-Écosse sans qu’on ait pu en établir la cause; deux autres mortalités sont probablement des morts néonatales dues à des causes naturelles. En 2002, on a signalé que huit baleines se sont retrouvées prisonnières d’un engin de pêche. On sait que l’une d’elles en est morte, et les sept autres incidents ont été considérés comme fatals. Un tel niveau de mortalité indique que la survie des baleines noires de l’Atlantique Nord est clairement en péril; il est probable qu’elle dépendra de la vitesse de mise en œuvre des recommandations des plans de rétablissement américain et canadien.