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Baleine noire de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis)

Taille et tendances des populations

La population de baleines noires de l’Atlantique Nord s’est probablement déjà trouvée plus réduite encore autrefois qu’elle ne l’est aujourd’hui (Reeves et al., 1992; Reeves, 2001). Malik et al. (1999) ont trouvé seulement cinq lignées maternelles représentées dans l’ADN mitochondrial (ADNmt) de plus de 200 animaux échantillonnés dans la population de l’ouest de l’Atlantique Nord. Étant donné qu’un individu n’hérite l’ADNmt que de sa mère, cela présume que la population est passée par un « goulot d’étranglement » très étroit dans un passé récent. Néanmoins, il est important de reconnaître que chaque haplotype d’ADNmt peut avoir été représenté par plus d’une femelle. Par conséquent, l’étude de Malik et al. ne suggère pas nécessairement qu’il n’y avait que cinq femelles de baleines noires de l’Atlantique Nord vivantes à un certain moment dans le passé.

La population de l’ouest de l’Atlantique Nord compte actuellement environ 322 individus (IWC, 2001b; Kraus et al., 2001; NEAq, données inédites) et elle semble avoir diminué ces dix dernières années (Caswell et al., 1999; Fujiwara et Caswell, 2001). En supposant qu’environ 26 à 31 p. 100 des individus sont immatures (voir plus haut), on peut penser qu’entre 222 et 238 individus environ sont matures. Par ailleurs, comme la population de l’est de l’Atlantique Nord se chiffre probablement en dizaines tout au plus, elle est certainement trop réduite pour qu’on puisse espérer qu’elle ait un quelconque « effet de sauvetage » sur la population de l’ouest de l’Atlantique Nord. Cette dernière a été vulnérable à une mortalité anthropique importante (Knowlton et Kraus, 2001) et a connu une chute importante des taux de reproduction ces dix dernières années (Kraus et al., 2001). Toutefois, entre 1980 et 1992, les estimations annuelles de la taille de la population, rétrocalculées à partir des données concernant la mise bas et la mortalité, ont été en augmentation constante, passant de 255 individus en 1986 à 295 en 1992, ce qui présume un taux de croissance annuel moyen net de 2,5 p. 100 (Knowlton et al., 1994). Fujiwara et Caswell (2001) ont calculé les taux de croissance asymptotiques de la population entre 1980 et 1995; ils ont trouvé que le taux a chuté de λ = 1,03 (ET = 0,02) en 1980 à λ = 0,98 (ET = 0,03) en 1995. Ces auteurs jugent que, si le taux de croissance de 1995 est maintenu, la population va disparaître d’ici environ 200 ans.